Vulvodynie [ Publications ]

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  • Les vulvodynies provoquées représentent la première cause de dyspareunie avant la ménopause. Les brûlures ou douleurs ressenties au cours des vulvodynies correspondent à une douleur neurogène à laquelle s’ajoutent selon les cas une hypersensibilité de la muqueuse vulvaire (le plus souvent vestibulaire), un dysfonctionnement des muscles périnéaux, un trouble de la perception générale de la douleur et/ou un syndrome douloureux associé tel que fibromyalgie, glossodynie, cystite interstitielle… Les infections vaginales telles que candidoses et vaginoses représentent des facteurs de risque importants. Les patientes sont souvent décrites comme vulnérables, pessimistes, avec un sentiment de culpabilité vis-à-vis de leur partenaire et une tendance à surestimer la douleur, ce qui entraîne des réactions catastrophiques de dramatisation de la douleur (rumination, amplification, désespoir) et des conduites d’évitement (modèle peur-évitement). Le diagnostic repose sur l’interrogatoire, l’examen clinique (test du coton-tige) et l’élimination d’une infection vaginale. La prise en charge est multidisciplinaire associant des soins locaux (émollients, anesthésiants, hormonothérapie locale si besoin), des séances de kinésithérapie vaginale spécialisées, un traitement médicamenteux de la douleur à l’aide d’antidépresseurs (amitriptyline…) ou d’anticonvulsivants (prégabaline…) et une prise en charge psycho-sexologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vulvodynie et dermographisme.

  • Introduction. La vulvodynie est un syndrome multifactoriel caractérisé par des plaintes vulvaires chroniques, associant prurit, sensations de brûlures et douleurs vulvaires. En l'absence de signes cliniques, ce syndrome est souvent perçu comme un problème principalement psychosomatique. Un contexte de dermographisme symptomatique a rarement été décrit. Malades et méthodes. Dans notre consultation de dermatologie vulvaire, un test d'urticaire factice est systématiquement pratiqué, ce qui nous a permis de réunir 14 cas d'urticaires factices associés à une symptomatologie de vulvodynie dans une période de 17 mois. Résultats. Les symptômes principaux étaient prurit, hyperesthésie vulvaire, et dyspareunie. Rapports sexuels, habits étroits et stress étaient les principaux facteurs d'aggravation L'effet bénéfique d'un traitement antihistaminique systémique a été observé chez nos malades indiquant que certaines vulvodynies étaient une manifestation d'un dermographisme symptomatique d'expression vulvaire. Discussion. La prise en charge initiale d'une vulvodynie devrait comporter un test d'urticaire factice. La prévalence d'une association causale entre une vulvodynie et une urticaire factice reste à être déterminée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les vulvodynies.

  • Définition : On regroupe sous le terme de vulvodynies, l'ensemble des plaintes vulvaires avec un examen clinique normal. Ces plaintes sont chroniques et spontanées, parfois aggravées par les rapports sexuels. Elles se traduisent le plus souvent par des brûlures vulvaires. Conduite à tenir : Devant toute suspicion de vulvodynie, la démarche diagnostique et thérapeutique est longue et difficile. Les examens complémentaires sont certes utiles au départ, mais il est inutile de les répéter trop souvent. Ils élimineront les infections vulvo-vaginales (candidoses, maladies sexuellement transmissibles ) et les dermatoses à localisation vulvaire. L'étape suivante est celle de la classification des vulvodynies : vulvovaginite cyclique, vestibulite et vulvodynie essentielle (ou dysesthésique). Prise en charge adaptée et multidisciplinaire : Chacune de ces entités a une prise en charge particulière. Dans tous les cas, il faut considérér la dimension psychosomatique des troubles et instituer une prise en charge multi-disciplinaire. Cette dernière associera selon les cas : médecin généraliste, gynécologue, dermatologue, algologue, psychologue, psychiatre, kinésithérapeuthe etc.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Approche psychosomatique des vulvodynies

  • La vulvodynie est considérée comme un trouble fonctionnel, c’est-à-dire, une plainte concernant un organe non sous-tendue par un substratum anatomique. Comme tout trouble fonctionnel, la vulvodynie peut révéler une dépression associée ou non à une anxiété. Il est donc important que les somaticiens auxquels s’adressent toujours les patientes en première intention, puissent eux-mêmes, seuls ou en collaboration avec un psychiatre, faire le diagnostic de dépression et entreprendre le traitement approprié de cette dépression. Par ailleurs, la vulvodynie survient lors de deux grandes entités pathologiques : l’hystérie et l’hypocondrie. Il est fondamental, pour le somaticien, de reconnaître les principales caractéristiques psychopathologiques de ces deux entités afin d’éviter des écueils relationnels qui entraveraient les démarches diagnostique et thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov