Vertige [ Publications ]

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  • Objectif. - Cette étude prospective a comme premier objectif, de déterminer les scores normatifs, en fonction de l'âge, de l'échelle du handicap lié aux troubles de l'équilibre et aux vertiges (EHTEV), version française du Dizziness Handicap Inventorv (DHI). Les objectifs secondaires consistent à vérifier l'effet du sexe sur les résultats et la reproductibilité. Population et méthode. - La recherche des scores normatifs et de l'effet du sexe de cette échelle du handicap a été faite sur une population de 120 sujets francophones, sans troubles d'équilibre, 63 femmes et 57 hommes, âgés de 20 à 79 et répartis en 20 par tranche de dix ans. Huit à dix semaines plus tard, 47 sujets d'entre eux ont répondu à nouveau à ce questionnaire pour vérifier la reproductibilité. Résultats. - L'étude montre que les scores du handicap lié aux troubles d'équilibre augmentent avec l'âge. La moyenne globale des scores pour les sujets de 50 à 79 ans est presque quatre fois supérieure à celle de 20 à 49 ans. La corrélation des scores et l'âge est de 0,70 pour le facteur physique, de 0,76 pour le facteur émotionnel, de 0,69 pour le facteur fonctionnel, et de 0,83 pour le score global. Il n'y a pas d'influence significative du sexe sur le score à l'EHTEV et l'étude de la reproductibilité donne un coefficient de corrélation intra-classe de 0,98. Conclusion. - Les scores à l'EHTEV augmentent avec l'âge et nous n'avons pas retrouvé d'effet du sexe sur les résultats. La reproductibilité pour les sujets asymptomatiques est bonne. Cependant, la traduction de cette échelle de l'anglais en français nécessite la validation et la vérification de la fiabilité pour être utilisée couramment dans la littérature. Une autre limite à cette étude est qu'une bonne reproductibilité sur les sujets asymptomatiques ne l'est pas nécessairement pour les malades. Une étude de la reproductibilité et la fiabilité de cette version de l'EHTEV sur des sujets malades est nécessaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les vertiges d'origine ototoxique.

  • Nombreuses sont les substances qui peuvent donner une sensation ébrieuse ou des troubles d'équilibre transitoires liés à une atteinte fonctionnelle du système nerveux central, à une perturbation des afférences visuelles ou à une altération de la proprioception. D'autres agents produisent une instabilité liée à des variations tensionnelles lors des changements de position : antihypertenseurs, médicaments alpha-bloquants utilisés en urologie, neuroleptiques, antidépresseurs tricycliques, vasodilatateurs et dérivés nitrés, antiparkinsoniens dopaminergiques, sédatifs, etc. Nous ne discuterons ici que des substances qui sont à proprement parler ototoxiques, c'est-à-dire capables de léser l'oreille interne (atteinte cochléaire ou vestibulaire) ou le nerf VIII, en altérant l'équilibre et/ou (plus souvent) l'audition. Il n'existe pas de données épidémiologiques valables rapportant l'incidence réelle des phénomènes ototoxiques, mais plus de 130 produits ont été répertoriés comme potentiellement dangereux. La susceptibilité individuelle semble très variable, mais certains facteurs prédisposants particuliers sont connus : l'insuffisance rénale, l'âge, l'association de plusieurs médicaments ototoxiques, une prédisposition familiale aux effets ototoxiques ou un déficit neurosensoriel préalable. Après avoir traité des médicaments qui ont certainement été les plus étudiés et parmi lesquels nous retrouvons notamment plusieurs antibiotiques (aminoglycosides et macrolides, en particulier), les diurétiques de l'anse, des antipaludéens ou des agents chimiothérapiques, nous envisagerons brièvement les toxiques environnementaux et les substances utilisées dans le cadre de toxicomanies, pour lesquels les données sont beaucoup moins nombreuses. L'identification précoce des sujets susceptibles de développer des phénomènes ototoxiques, l'usage du monitoring thérapeutique et la surveillance étroite des fonctions cochléo-vestibulaires dans les situations à risque (ce qui n'est pas toujours facile chez les patients qui souffrent d'affections lourdes) sont les meilleurs moyens de prévenir les complications graves qui ont occasionnellement des conséquences désastreuses sur la qualité de vie ultérieure du patient.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les vertiges d'origine ototoxique.

  • Nombreuses sont les substances qui peuvent donner une sensation ébrieuse ou des troubles d'équilibre transitoires liés à une atteinte fonctionnelle du système nerveux central, à une perturbation des afférences visuelles ou à une altération de la proprioception. D'autres agents produisent une instabilité liée à des variations tensionnelles lors des changements de position: antihypertenseurs, médicaments alpha-bloquants utilisés en urologie, neuroleptiques, antidépresseurs tricycliques, vasodilatateurs et dérivés nitrés, antiparkinsoniens dopaminergiques, sédatifs, etc. Nous ne discuterons ici que des substances qui sont à proprement parler ototoxiques, c'est-à-dire capables de léser l'oreille interne (atteinte cochléaire ou vestibulaire) ou le nerf VIII, en altérant l'équilibre et/ou (plus souvent) l'audition. Il n'existe pas de données épidémiologiques valables rapportant l'incidence réelle des phénomènes ototoxiques, mais plus de 130 produits ont été répertoriés comme potentiellement dangereux. La susceptibilité individuelle semble très variable, mais certains facteurs prédisposants particuliers sont connus: l'insuffisance rénale, l'âge, l'association de plusieurs médicaments ototoxiques, une prédisposition familiale aux effets ototoxiques ou un déficit neurosensoriel préalable. Après avoir traité des médicaments qui ont certainement été les plus étudiés et parmi lesquels nous retrouvons notamment plusieurs antibiotiques (aminoglycosides et macrolides, en particulier), les diurétiques de l'anse, des antipaludéens ou des agents chimiothérapiques, nous envisagerons brièvement les toxiques environnementaux et les substances utilisées dans le cadre de toxicomanies, pour lesquels les données sont beaucoup moins nombreuses. L'identification précoce des sujets susceptibles de développer des phénomènes ototoxiques, l'usage du monitoring thérapeutique et la surveillance étroite des fonctions cochléo-vestibulaires dans les situations à risque (ce qui n'est pas toujours facile chez les patients qui souffrent d'affections lourdes) sont les meilleurs moyens de prévenir les complications graves qui ont occasionnellement des conséquences désastreuses sur la qualité de vie ultérieure du patient.

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Vertige positionnel paroxystique bénin, un fauteuil au service du diagnostic et du traitement: description et intérêt.

  • Objectifs: le vertige positionnel paroxystique bénin est une pathologie très fréquemment rencontrée en milieu ORL. Elle nécessite, pour en établir le diagnostic, des prises de position de la tête dans l'espace, déclenchant divers nystagmus qui sont observés directement par vidéo-nystagmoscopie ou encore analysés par vidéo-nystagmographie. L'objectif de l'article est de décrire l'intérêt diagnostique et thérapeutique d'un fauteuil, maintenant disponible, dont les caractéristiques sont de pouvoir pivoter autour de deux axes de rotation verticale et horizontale, le patient étant totalement solidaire du fauteuil. Il permet ainsi de placer la tête du patient dans la position désirée avec grande précision et facilité. Méthodes: après un rapide descriptif de l'état de l'art rapportant les caractéristiques des fauteuils classiquement utilisés, les auteurs décrivent en détail ce nouveau fauteuil proposé. Sont rapportés ses caractéristiques géométriques et ses capacités, ainsi que son mode d'utilisation: fixation du patient au fauteuil puis mobilisation de l'ensemble «fauteuil-patient» et mise en position de la tête au point de l'espace souhaité par le praticien. Résultats: les auteurs rapportent les principaux avantages de ce fauteuil. Il permet une grande précision du mouvement imprimé aux canaux semi-circulaires, une mobilisation possible avec une amplitude jusque là jamais atteinte, une réduction importante des entrées proprioceptives du patient, une sécurité de l'examen parfaite, une mobilisation possible des patients obèses ou arthrosiques et, enfin, un confort très accru pour le patricien lui-même. Enfin les développements technologiques futurs envisageables sont rapportés. Conclusion: grâce à l'utilisation du fauteuil d'assistance mécanique, la prise en charge diagnostique et thérapeutique des vertiges paroxystiques positionnels bénins parait plus sûre, plus précise et plus pratique à la fois pour le praticien et pour les patients. Une étude multicentrique est en cours pour démontrer encore son intérêt dans cette pathologie.

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Le vertige positionnel paroxystique bénin du canal horizontal.

  • Objectifs : Analyser les aspects cliniques du vertige positionnel paroxystique bénin du canal horizontal (VPPBhor). Patients et méthodes: Etude rétrospective (septembre 1999 à mars 2001) de 25 patients souffrant d'un vertige rotatoire, positionnel, associé à un nystagmus positionnel horizontal, géotropique ou agéotropique. Résultats : Le vertige et le nystagmus horizontal étaient provoqués de façon constante par la manoeuvre spécifique du canal horizontal (rotation latérale de la tête, chez un patient en décubitus dorsal, tête surélevée de 30°) et par la manoeuvre de Dix Hallpike chez 14 patients. Le nystagmus horizontal initial était géotropique dans 15 cas et agéotropique dans 10. Dans 4 cas, ce nystagmus changeait de sens au cours de la période vertigineuse, s'inversant une fois dans 3 cas (géotropique devenant agéotropique dans 2 et inversement dans 1) et 4 fois en 10 jours dans un autre. Dans un cas post-traumatique, un VPPBpost était concomitant d'un VPPBhor. Il est également remarquable que 4 patients avaient des antécédents de VPPBpost ipsilatéral et que 5 autres ont souffert secondairement d'un VPPBpost ipsilatéral. Le VPPBhor a guéri le plus souvent spontanément et grâce à une « rotation barbecue » de 270 degrés ou à la « position prolongée du côté sain » chez certains patients. Conclusion : Tout patient souffrant d'un vertige positionnel doit bénéficier d'une manoeuvre de Dix Hallpike et d'une manoeuvre spécifique du canal horizontal plus sensible pour détecter le VPPBhor. Le changement de sens d'un nystagmus positionnel horizontal et l'association à un VPPBpost plaident en faveur d'un VPPBhor.

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Traitement des vertiges selon leurs mécanismes

  • Le vertige est une illusion de mouvement, rotatoire ou linéaire, traduisant généralement une perturbation fonctionnelle ou lésionnelle du système vestibulaire, de la périphérie à ses connexions centrales. Selon le rapport de l’ANAES en 1997, le vertige paroxystique positionnel bénin, la neuronite vestibulaire et la maladie de Ménière représentent 40 à 50 % des étiologies de tous les vertiges confondus. Les étiologies centrales représenteraient 20 à 40 %, et il reste 10 à 40 % d’autres « vestibulopathies périphériques » plus difficilement classables et incluant le vertige par conflit vasculonerveux du VIII. Les manifestations cliniques des vertiges les plus fréquents, leur diagnostic différentiel et leurs traitements respectifs seront abordés dans ce chapitre. Un paragraphe sera entièrement consacré aux vertiges par compression vasculonerveuse du VIII. Même s’il est important de remettre en cause un certain nombre de publications abordant ce sujet, il paraît certain qu’un syndrome de compression vasculonerveuse peut expliquer certains tableaux de vertiges ou instabilité chroniques invalidants, avec ou sans acouphènes et hypoacousie. Le diagnostique, difficile à établir, doit reposer sur un faisceau d’arguments cliniques et électrophysiologiques. Un test thérapeutique aux antiépileptiques peut se révéler intéressant comme outil diagnostique. Le traitement reposera sur ces traitements en première intention et sur une approche neurochirurgicale dans les cas d’échec du traitement médical.

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Surcroît du flux dans l'artère basilaire durant le vertige de position.

  • Surcroît du flux dans l'artère basilaire durant le vertige de position Objectifs : La recherche a eu pour objet l'étude du flux dans les artères cérébrales chez les individus normaux et chez les patients avec vertige provoqué par les variations de décubitus. Méthodologie : L'étude a été effectuée avec Doppler transcrânien chez 32 sujets normaux et chez 46 patients avec vertige. Chez les sujets normaux (16, âge moyen : 25 ans et 16, âge moyen : 61 ans), le flux a été enregistré dans les artères cérébrales en position assise, couchée, Trendelenburg et après le passage d'une position à l'autre. Chez les patients avec vertige, le flux a été enregistré au repos et durant le vertige provoqué par le passage de la position couchée à la position assise. Résultats : Chez les sujets normaux le flux restait invariable quelle que soit la position du corps et après le passage d'une position à l'autre. Chez les sujets avec vertige le flux dans l'artère basilaire (AB) augmentait quand apparaissait le vertige et revenait à la normale quand celui-ci cessait. Conclusions : Chez les sujets normaux l'autorégulation cérébrale maintient le flux constant quelle que soit la position du corps. L'augmentation du flux dans l'AB durant le vertige est probablement due à un ralentissement de l'autorégulation dans le territoire carotidien, avec suppléance par le territoire vertébro-basilaire, ou à un excès de réponses dans le territoire vertébro-basilaire.

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Echecs du traitement du vertige positionnel paroxystique bénin. Role de la rééducation vestibulaire.

  • Objectif: le but de cette étude est l'évaluation du degré de succès des manoeuvres thérapeutiques effectuées par nos soins et l'analyse de l'efficacité des exercices complémentaires de rééducation vestibulaire (RV) chez des malades atteints de VPPB, présentant une persistance de vertige ou de déséquilibre, après ces manoeuvres. Méthodes: 175 malades des deux sexes ont fait l'objet d'une étude, présentant un VPPB et chez lesquels ont été pratiquées les manoeuvres thérapeutiques, de préférence celle décrite par Semont (MS). Résultats: une semaine après les MS, 79 % des malades étaient guéris, 13 % se plaignaient de déséquilibre ou de vertige mais sans VPPB, 3 %, au cours de la manoeuvre de Dix-Hallpike (MDH), présentaient une persistance de vertige positionnel qui ne s'accompagnait pas de nystagmus, et 5 % des malades continuaient de présenter un VPPB ou considéraient qu 'il s'était aggravé. En ce qui concerne les malades qui ont continué de se plaindre de déséquilibre ou de vertige qui n 'ont pas été provoqués par une position ou un mouvement de la tête, au-delà de 2 semaines avec MDH négatives, des programmes de RV «customized», ont été pris en charge (stimulations optocinétiques, fauteuil rotatoire, entraînement proprioceptif et/ou plate-forme). Les résultats finaux, évalués par posturographie et par le DHI, ont été bons. Conclusions: des programmes de RV ont amélioré ou guérit 16 % des malades.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vertige positionnel paroxystique benin. A propos de 51 observations.

  • 51 observations de vertige positionnel paroxystique bénin (V.P.P.B.) colligées sur 3 ans ont permis de confirmer la particulière fréquence de cette pathologie (18% des patients d'une consultation de vestibulométrie), la possibilité pour ce vertige positionnel de se comporter comme une pathologie opportuniste et d'être associée à d'autres pathologies quelquefois graves (méningiome en plaques, séquelles d'A.V.C., S.E.P.), l'efficacité de la manœuvre de Semont (50% de guérison après une seule manœuvre), les rares indications chirurgicales (3 cas dans notre série, rebelles à toutes les thérapeutiques après plus de 2 ans d'évolution), la possibilité de formes bilatérales (7% dans notre série) ou de formes à bascule (5% dans notre série). Ce travail confirme également l'évolution très souvent récidivante sur des suivis de plus d'un an (50%), la prédominance droite (66%) et la prévalence féminine (66%). Nous mentionnons la possibilité de formes topographiques particulières: 1 cas récidivé sous une forme évoquant une cupulolithiase du canal externe. La fréquence du V.P.P.B. et la possibilité d'associations pathologiques amènent à une particulière rigueur sur le plan du diagnostic positif et une particulière prudence vis-à-vis du caractère de bénignité dans les formes d'évolution longue (supérieure à 6 mois) ou lorsque la durée du nystagmus en position de Hallpike est un peu excessive. (supérieure à 60 sec.).

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Traitement chirurgical des vertiges induits par une ectasie du golfe de la jugulaire.

  • La position du golfe de la jugulaire est extrêmement variable. Une fosse jugulaire haute associée à une ectasie du golfe de la jugulaire peut altérer les mécanismes de l'oreille interne entraînant une surdité de perception, des vertiges et/ou des acouphènes. Neuf cas d'ectasie du golfe de la jugulaire associée à des vertiges méniériformes ont été suivis de 3 mois à 4 ans. L'étude tomodensitométrique montrait un golfe au contact du canal semi circulaire postérieur et occupant la région du sac endolymphatique dans tous les cas. Une hyporéflexie vestibulaire et une surdité de perception unilatérales ont été notées dans 7 cas. Huit patients ont été traités chirurgicalement. Le golfe de la jugulaire a été abordé par une voie mastoïdienne sous-faciale et sous-labyrinthique. L'ectasie a été réduite et maintenue vers le bas par de la cire hémostatique. Dans un cas, une aplasie du sinus controlatéral a contre-indiqué la chirurgie. Les vertiges ont disparu dans tous les cas opérés. Un gain auditif a été noté dans 5 cas, une cophose est survenue dans un cas, l'audition est stable dans les autres cas. Quatre patients ont noté une diminution sensible de l'intensité de leurs acouphènes. Ces résultats suggèrent qu'une anomalie du golfe de la jugulaire doit être recherchée devant des symptômes évoquant une maladie de Ménière et que le vertige peut être guéri par la réduction de l'ectasie.

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Chirurgie des vertiges

  • Le traitement des patients vertigineux est rarement chirurgical, puisque la plupart guérissent par récupération spontanée ou compensation vestibulaire centrale. La maladie de Ménière invalidante et de très rares cas de vertiges paroxystiques positionnels bénins (VPPB) font proposer un traitement chirurgical après échec des possibilités médicales ou physiothérapiques. Dans le cadre de la maladie de Ménière, l’objectif commun est de tenter d’obtenir une compensation vestibulaire laquelle ne peut survenir qu’en présence d’un déficit stabilisé ou non évolutif. Les procédés chirurgicaux peuvent se classer en non destructeurs (décompression du sac endolymphatique – décompression du nerf vestibulaire – colmatage de fistule périlymphatique), sélectivement destructeurs (neurotomie vestibulaire par voie de la fosse moyenne ou rétrosigmoïde – occlusion du canal semi-circulaire latéral), destructeurs (labyrinthectomie). Les indications thérapeutiques sont essentiellement le fait des vertiges dits « invalidants » et dépendent au plan technique de l’état auditif préopératoire. Les excellents résultats de la neurotomie vestibulaire sur les crises vertigineuses sont à mettre en perspective avec l’instabilité résiduelle postopératoire révélée par les échelles fonctionnelles et de qualité de vie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vertiges positionnels paroxystiques bénins des canaux latéraux et antérieurs.

  • Les vertiges positionnels paroxystiques bénins (VPPB) des canaux latéraux et antérieurs sont les deux variétés les moins fréquentes des VPPB, loin derrière ceux du canal postérieur. Leur prise en charge est toutefois plus difficile et encore sujette à controverses. La manoeuvre provocatrice des VPPB du canal latéral (VPPB-SCL) est la manoeuvre de rotation de la tête en décubitus dorsal. On obtient un nystagmus positionnel horizontal. Il existe deux formes de VPPB-SCL: la forme géotropique et la forme agéotropique. Dans la forme géotropique, la manoeuvre libératrice est une rotation barbecue de 180 à 360° vers le côté sain. Dans la forme agéotropique, il n 'y a pas de manoeuvre libératrice universelle et de plus quelques cas d'étiologie neurologique ayant été reconnus, il convient de ne pas s'acharner à multiplier des manoeuvres libératrices inefficaces et traumatisantes. Les VPPB du canal antérieur (VPPB-SCA) sont très rares. La manoeuvre provocatrice est la manoeuvre de Dix et Hallpike. Elle provoque des nystagmus positionnels torsionnels et verticaux de sens inverse de ceux obtenus pour un VPPB du canal postérieur controlatéral. La manoeuvre libératrice consiste en une manoeuvre de Semont identique à celle qu'on ferait pour un VPPB du canal postérieur controlatéral.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vertige positionnel paroxystique découvrant un kyste épidermoïde du quatrième ventricule.

  • Objectif. - Rapporter le cas clinique d'un vertige positionnel atypique permettant de découvrir un kyste épidermoïde du quatrième ventricule. Matériel et méthode. - Nous rapportons le cas d'une femme de 30 ans qui présentait un vertige positionnel avec un nystagmus vertical inférieur. Le reste de l'examen était normal en dehors de céphalées intermittentes. La vidéonystagmographie notait une diminution de la vitesse moyenne des saccades et une baisse des gains lors de la poursuite lente. L'IRM a permis de retrouver un kyste épidermoïde du quatrième ventricule. Résultats. - L'examen clinique peut retrouver plusieurs signes permettant la distinction entre les vertiges d'origine périphérique ou d'origine centrale. Certaines atypies telle que la direction inférieure du nystagmus, l'absence d'inversion du nystagmus lors du retour en position assise et l'absence de latence dans la survenue du vertige et du nystagmus lors de la manoeuvre de Dix-Hallpike évoquent une origine centrale. Conclusion. - Devant des atypies retrouvées à l'interrogatoire ou à l'examen clinique, une origine centrale doit être évoquée et explorée par une IRM cérébrale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Exploration radiologique d'un vertige aigu.

  • Les vertiges ou les sensations de déséquilibre sont une cause très fréquente de consultation. L'évaluation clinique est essentielle, certains vertiges étant de diagnostic clinique et certains recourant à une imagerie, parfois réalisée en urgence (suspicion d'AVC). L'imagerie la plus adéquate sera l'IRM permettant d'explorer le labyrinthe (labyrinthite? hémorragie labyrinthique ?...), le méat acoustique interne (schwannome vestibulaire? autre tumeur?...) et le parenchyme cérébral, en prenant en compte toutes les structures incluses dans le système vestibulaire central: noyaux vestibulaire, vestibulo-cerebellum, voies de l'oculomotricité, cortex vestibulaire... Les étiologies centrales sont nombreuses: AVC, SEP, tumeur... Cependant, certaines causes de vertiges seront mieux explorées en scanner, surtout les causes labyrinthiques: cholestéatome, contexte traumatique, suspicion de déhiscence du canal semi-circulaire (CSC) supérieur, suspicion de fistule périlymphatique... Enfin l'imagerie peut être négative (vertige paroxystique bénin [VPPB], maladie de Ménière, névrite vestibulaire, migraine...) servant essentiellement à éliminer des diagnostics différentiels.

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Vertiges et pathologie de l'angle ponto-cérébelleux.

  • De nombreuses pathologies de l'angle ponto-cérebelleux peuvent être à l'origine de vertiges ou troubles de l'équilibre. Il s'agit en général de pathologies tumorales bénignes ou malignes. La physiopathologie des vertiges tient alors à une atteinte du labyrinthe par érosion, du sac endolympathique par envahissement ou compression, ou directement par une atteinte du nerf vestibulaire lui-même en particulier dans le cas des schwannomes vestibulaires par atteinte intrinsèque ou par atteinte extrinsèque comme c'est la cas des méningiomes par exemple. Enfin, les vertiges peuvent être causés par des atteintes centrales du tronc cérébral ou du cervelet dans le cas de tumeurs volumineuses et compressives. Le vertige constitue dans ces cas souvent un signe d'appel qui associé à d'autres orientera le diagnostic. Il reste néanmoins primordial en dehors du bilan d'imagerie de donner toute son importance aux explorations fonctionnelles qui permettrons de déterminer précisément s'il existe un atteinte du nerf vestibulaire et s'il s'y associe une compression centrale en prévision de la chirurgie.

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Validation clinique d'une échelle du vertige: EEV (European Evaluation of Vertigo).

  • Jusqu'à présent, les questionnaires proposés pour évaluer le vertige reposaient sur le principe de l'auto-questionnaire et quantifiaient les symptômes et/ou leur retentissement. L'European Evaluation of Vertigo (EEV) est un hétéro-questionnaire, permettant au médecin de quantifier le vertige et les symptômes vestibulaires associés et d'en suivre l'évolution. Les items de l'échelle EEV explorent l'ensemble des symptômes du syndrome vestibulaire : l'illusion de mouvement, la durée de l'illusion, l'intolérance au mouvement, les signes neuro-végétatifs et l'instabilité. Vingt-six ORL ont participé à la validation de l'échelle EEV auprès de 123 patients souffrant de vertiges. La précision, la sensibilité et l'exactitude de l'échelle EEV ont été évaluées. Pour déterminer l'exactitude, EEV a été comparée au carnet journalier, à l'échelle de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPHM

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vertiges et troubles de l'equilibre après implantation cochléaire. Analyse préliminaire des données du PHRC national: Diffusion de la technique des implants cochléaires: etude d'impact des conséquences médicales, sociales et economiques.

  • Les vertiges et troubles de l'équilibre sont les complications les plus fréquentes de l'implantation cochléaire. Dans le cadre d'une étude nationale multicentrique (PHRC national) évaluant les aspects médicaux, économiques et sociaux de l'implantation cochléaire, l'incidence des troubles de l'équilibre, leur cause et les mesures thérapeutiques ont été évaluées pour 469 adultes et enfants. Les résultats montrent que l'incidence des troubles de l'équilibre est plus fréquente chez les adultes (16 %) que chez les enfants (3 %). Si dans certains cas une cause est identifiée, en particulier une fistule périlymphatique, dans un nombre non négligeable de cas les mécanismes de ces troubles de l'équilibre demeurent imprécis, l'hypothèse d'un hydrops secondaire étant évoquée.

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Vertige et pathologie du système nerveux central.

  • Le vertige central se traduit le plus souvent par des sensations de déséquilibre non ou mal systématisées mais il peut se présenter aussi sous forme de vertige aigu isolé ou associé à d'autres signes neurologiques. L'examen attentif pourra mettre en évidence des informations cliniques essentielles (ataxie importante, signes neurologiques de focalité, gaze nystagmus, anomalies de la poursuite, etc...). Presque toutes les lésions aiguës des voies vestibulaires centrales à l'instar des périphériques, donnent un syndrome vestibulaire harmonieux. L'atteinte vasculaire du domaine vertébro-basilaire (infarctus et hématomes) et la sclérose en plaques sont les deux causes essentielles. Les formes pseudo-labyrinthiques ont essentiellement été décrites dans les infarctus par occlusion des branches de l'AICA et de la PICA, mais un hématome peut donner le même tableau, le diagnostic des formes pauci- ou monosymptômatiques avec une atteinte périphérique est souvent très difficile. La classification classique des syndromes vestibulaires périphériques et centrales est devenue obsolète et devrait être abandonnée.

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Relations entre la maladie vasculotensionnelle, la surdité brusque et le vertige positionnel paroxystique bénin: intérêt des anticorps anticochléaires.

  • Certaines maladies vasculotensionnelles (MVT) sont liées à un moment donné de leur évolution à des épisodes de surdité brusque (SB) ou de vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB). Il semble que l'efficacité du traitement de la surdité brusque et du vertige positionnel paroxystique bénin ne soit pas influençée par ces associations de pathologies. La recherche d'anticorps anticochléaires s'est révélée positive dans 45 % des maladies vasculotensionnelles. Lorsque celles-ci sont associées à des surdités brusques, ce pourcentage est plus élevé. Par contre, il est plus faible dans la maladie vasculotensionnelle liée à des vertiges positionnels paroxystiques bénins. La présence d'anticorps anticochléaires peut orienter le traitement vers une corticothérapie en cas d'échec des traitements classiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Imagerie des acouphènes, vertiges et surdité post-traumatiques.

  • Les acouphènes, les surdités et plus rarement les sensations de déséquilibre sont des séquelles fréquentes des traumatismes du temporal. L'hémotympan est une cause fréquente, immédiate mais transitoire de surdité de transmission. A distance, La TDM haute résolution permet d'objectiver une luxation ossiculaire (le plus souvent l'enclume) à l'origine d'une surdité de transmission permanente. Les traumatismes du labyrinthe, à l'origine d'une surdité de perception et de vertiges, peuvent exister avec des fractures translabyrinthiques (TDM) ou une simple commotion détectable qu'en IRM par un hypersignal T1, fugace, traduisant une hémorragie (intérêt médico-légal). A distance, seule l'IRM peut identifier des zones de fibrose intra-labyrinthique et la TDM une calcification. Les fistules périlymphatiques sont à chercher en cas de surdité fluctuante la TDM et l'IRM permettent parfois d'objectiver une rupture membranaire, plus rarement une luxation stapédienne intra-vestibulaire ou un pneumolabyrinthe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov