Varicelle [ Publications ]

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  • Le virus varicella-zoster (VZV) occupe une place prépondérante parmi les facteurs infectieux à l’origine de vasculopathies cérébrales et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) pédiatriques. Une atteinte virale directe de la paroi vasculaire a été démontrée dans de rares observations neuropathologiques ainsi que la présence de marqueurs viraux dans le LCR. Cela témoigne d’un processus infectieux localisé probablement associé à des phénomènes inflammatoires indirects. Cependant, l’utilité d’un bilan biologique (ponction lombaire [PL]) et d’un traitement antiviral ou anti-inflammatoire reste incertaine au vu de l’évolution souvent monophasique de l’artériopathie cérébrale post-varicelleuse chez l’enfant, expliquant les divergences d’attitude thérapeutique observées. Ce travail présente un état des lieux des modalités pédiatriques de prise en charge diagnostique et thérapeutique des AVC post-varicelleux à partir de l’analyse de 26 observations de la littérature depuis l’année 2000, auxquelles s’ajoutent 3 observations personnelles. L’AVC post-varicelleux est classiquement due à une artériopathie du segment initial de l’artère cérébrale moyenne (ACM) entraînant un infarctus du territoire lenticulo-strié et touche de jeunes enfants immunocompétents. La recherche d’une thrombophilie est en général négative. Une PL a été réalisée dans 17/29 cas. La présence de marqueurs viraux n’a été cherchée que dans 14 cas et ne s’est avérée positive que chez 8 enfants. Un traitement antiviral a été administré dans 11 cas. Sous réserve d’un échantillonnage rétrospectif et de petite taille, les enfants traités n’ont ni une meilleure évolution de la vasculopathie ni un moindre risque des séquelles neurologiques, comparativement à l’évolution spontanée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningo-encéphalomyélite à virus varicelle-zona sans éruption cutanée

  • Monsieur H., 75 ans, est hospitalisé le 18 mars 1997 pour une méningo-encéphalomyélite d'installation rapide. Il a eu initialement trois épisodes de crise convulsive suivis, 48 heures plus tard, d'une paraplégie, d'une rétention aiguë d'urines et d'une confusion fébrile avec agitation. L'examen clinique retrouve un déficit moteur flasque des membres inférieurs, une aréflexie ostéo-tendineuse, sans signe d'irritation pyramidale et sans trouble sensitif objectif. Aucune éruption cutanée n'est retrouvée ni à l'interrogatoire, ni à l'examen clinique. L'électro-encéphalogramme révèle des perturbations globales modérées prédominantes dans le territoire temporal droit. La résonance magnétique nucléaire montre, au niveau encéphalique, une atrophie non spécifique et, au niveau médullaire, un hypersignal centro-médullaire en regard des vertèbres D8 et D11. L'échographie abdominale, réalisée dans le cadre du bilan étiologique, retrouve un anévrisme athéromateux aortique abdominal d'environ 40 mm. Les examens biologiques mettent en évidence un syndrome inflammatoire avec une vitesse de sédimentation à 34 mm à la première heure et une CRP à 41 mg/l. L'étude du liquide céphalorachidien (LCR) révèle un liquide eau de roche modérément hyperprotéinorachique à 1,2 g/l, une glycorachie à 0,61 g/l, une hyperleucocytose avec 290 leucocytes par mm3 dont 70 % de lymphocytes. L'examen bactériologique direct et la culture du LCR sont négatifs. Des anticorps antivirus varicelle-zona (VZV) et anti-herpès simplex virus sont retrouvés dans le sang et le LCR (tableau 1). La recherche du génome herpétique par amplification génique (PCR) dans le LCR prélevé le 19 mars est négative , en revanche, celle de l'ADN du VZV est positive et a permis de confirmer le diagnostic. Sous traitement antiviral par aciclovir à raison de 30 mg/kg/j, l'évolution est marquée par une régression de la symptomatologie encéphalitique , en revanche, la paraplégie persiste à J30 et la prise en charge en rééducation fonctionnelle est poursuivie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Penser à la pneumopathie varicelleuse chez un immunodéprimé

  • L'observation Monsieur P., âgé de 68 ans, ancien fumeur, avec tabagisme interrompu à l'âge de 53 ans, est suivi et traité depuis 1989 pour un lymphome malin récemment évolutif sur un mode lympho-plasmocytaire. En août 1996, la découverte d'une infiltration lombo-aortique englobant le pédicule rénal droit motive une nouvelle cure de chimiothérapie. Monsieur P. est hospitalisé en septembre 1996 dans un service de pneumologie pour prise en charge d'une pneumopathie atypique. Il présente une hyperthermie à 38,6°, une dyspnée de repos, des lèvres cyanosées. L'auscultation pulmonaire est normale. Des lésions prurigineuses diffuses (non métamériques), vésiculo-croûteuses bordées d'un liséré rouge, sont découvertes essentiellement sur le tronc et les membres. Cette éruption est apparue trois jours auparavant. Les examens complémentaires permettent de découvrir des opacités thoraciques micronodulaires bilatérales prédominantes à droite, une lymphopénie (400 lymphocytes par mm3), une VS à 110 mm à la 1re heure et une alcalose respiratoire modérée. La recherche d'agents microbiens dans les prélèvements sanguins et endobronchiques est négative. Le lavage broncho-alvéolaire ramène un liquide avec une prédominance de polynucléaires neutrophiles (85 %), mais aucun agent pathogène bactérien ou parasitaire n'est isolé. Une biopsie des lésions cutanées est effectuée, et après mise en culture sur cellules fibroblastiques (MRC5), la présence de virus varicelle-zona (VZV) est détectée sur les cellules infectées. Le traitement a comporté, outre une oxygénothérapie par voie nasale, du Zovirax® par voie intraveineuse, 10 mg/kg toutes les 8 heures, pendant 7 à 10 jours, ainsi que des soins antiseptiques des lésions cutanées et des antipyrétiques. L'évolution a été favorable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thrombophlébite cérébrale post-varicelle avec anticorps anti-protéine S : à propos d’un cas pédiatrique

  • Le purpura fulminans et les thromboses veineuses sont des complications rares de la varicelle. Nous rapportons le cas d'une enfant de 6 ans, sans antécédents particuliers, ayant présenté une thrombophlébite cérébrale, 3 semaines après une varicelle. L'IRM, effectuée à son admission, a montré une thrombose du sinus longitudinal ainsi qu'un hématome frontal parenchymateux droit. Parallèlement, une séroconversion récente de la varicelle a été mise en évidence. Le bilan de thrombophilie, quant à lui, a objectivé une diminution importante de la protéine S libre et de son activité, sans CIVD associé. Une origine acquise à ce déficit a été confirmée par la mise en évidence d'anticorps (IgG et IgM) dirigés contre la protéine S totale par méthode Elisa. Après évaluation du rapport bénéfice/risque seule une anticoagulation a été instaurée. L'évolution clinicobiologique a été favorable, avec normalisation rapide de la protéine S et diminution des anticorps anti-protéine S. De nombreuses études rapportent la présence de ces anticorps anti-protéine S chez des jeunes enfants au décours d'une varicelle, sans que leur fréquence exacte ne soit déterminée. La diminution du taux de protéine S qu'ils entraînent conduit à un état d'hypercoagulabilité transitoire qui peut se traduire par différents tableaux cliniques. Les cas de purpura fulminans semblent plus fréquents alors que les thromboses veineuses isolées post-varicelle, parfois atypiques, apparaissent plus rares.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Manifestations neurologiques associées à la varicelle : apport de l’amplification génique dans le liquide céphalo-rachidien

  • Les manifestations neurologiques sont responsables de 7,6 à 25 % des hospitalisations pour varicelle et leur diagnostic est le plus souvent aisé du fait de l’exanthème associé. Dans ces situations, la pertinence de l’amplification génique (PCR) qualitative de l’ADN du virus varicelle-zona (VZV) dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) n’est pas établie. Le but de notre étude était d’évaluer la valeur pronostique de cet examen et d’évaluer son impact sur la prise en charge thérapeutique. Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique chez des enfants présentant des manifestations neurologiques au cours d’une varicelle, comparant ceux ayant une PCR-VZV du LCR positive à ceux pour lesquels elle était négative. Sept enfants avec PCR positive et 16 avec PCR négative ont été inclus. Leur âge médian était respectivement de 3 (1,6 à 12) et de 2 ans (0,6 à 5). La durée médiane d’hospitalisation avait été de 3 jours dans les 2 groupes (respectivement 0 à 6 jours et 2 à 7 jours) et tous les enfants avaient évolué favorablement (retour au domicile). Il n’y avait pas non plus de différence significative entre les 2 groupes en termes de fréquence de traitement , 2 enfants (28,5 %) avaient été traités par acyclovir dans le groupe à PCR positive et 4 (25 %) dans le groupe à PCR négative. Notre étude n’a pas montré de valeur pronostique de la PCR-VZV qualitative dans le LCR sur l’évolution des patients et remet en cause sa réalisation dans le cadre d’un diagnostic clinique de varicelle avec manifestations neurologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vascularite cérébrale avec sténoses et ectasies due au virus varicelle-zona au cours de l’infection par le VIH : une nouvelle entité compliquant le sida

  • Nous rapportons trois cas d’angiopathie cérébrale avec sténoses et ectasies dus à une infection méningée par le virus varicelle-zona au cours du sida. Les tableaux cliniques étaient stéréotypés : immunodépression sévère due à l’infection par le VIH, maladie cérébrovasculaire ischémique multifocale responsable d’infarctus territoriaux, méningite lymphocytaire normoglycorachique dans deux cas, hypoglycorachique dans un cas, angiopathie multifocale des artères cérébrales de gros et moyen calibre comportant à la fois des sténoses et des ectasies, guérison avec ou sans séquelles après traitement par aciclovir. La responsabilité du virus varicelle-zona était prouvée dans les trois cas par la positivité de la PCR VZV dans le liquide cérébrospinal (LCS). Une biopsie cérébrale a été effectuée dans un cas montrant la présence du VZV au sein des lésions vasculaires et l’absence d’autre cause. Bien que le virus varicelle-zona soit connu comme cause d’atteintes vasculaires intracrâniennes, il s’agit de la première description d’une angiopathie particulière, associant sténoses et ectasies. La cause infectieuse et son caractère évolutif en l’absence de traitement imposent de l’envisager rapidement en cas de pathologie cérébrovasculaire chez un patient immunodéprimé infecté par le VIH. Le traitement antiviral par aciclovir (30 mg/kg par jour, 15 jours) a été efficace dans les trois cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Infection du système nerveux central par le virus de la varicelle et du zona au cours du SIDA.

  • Nous avons analysé 23 cas anatomo-cliniques d'infection du système nerveux central par le virus zona varicelle au cours du syndrome d'immunodéficience acquise, rapportés dans la littérature dont 11 provenant de notre série. Ceci nous a permis de définir 5 tableaux clinico-pathologiques parfois associés. Dans la majorité des cas, la présence du virus a été démontrée par hybridation in situ ou immunocytochimie. Les leucoencéphalites multifocales, touchent de façon prédominante la substance blanche et sont habituellement secondaires à une diffusion hématogène de l'infection. Les ventriculites associent une destruction plus ou moins complète de la paroi ventriculaire par des foyers de nécroses, et une vascularite patente, un aspect irrégulier des parois ventriculaires avec protrusion des cellules infectées dans la lumière ventriculaire sans ulcération pourrait correspondre à une forme débutante. La méningo-myélo-radiculite aiguë hémorragique avec vascularite nécrosante est parfois associée à une ventriculite suggérant une dissémination liquidienne de l'infection à partir des cellules épendymaires infectées desquamant dans la lumière ventriculaire. Les encéphalites et myélites nécrosantes focales faisant suite à une lésion zostérienne dans le territoire sensitif correspondant, sont considérées comme liées à une diffusion par voie axonale rétrograde de l'infection. Une vascularite touchant les artères leptoméningées peut être responsable de ramollissements cérébraux, elle est associée à une méningite dans la majorité des cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport du laboratoire en cas de résistance à l'aciclovir des virus herpes simplex et varicelle zona

  • Les virus herpes simplex (HSV) et le virus varicelle zona (VZV) sont sensibles à l'aciclovir qui inhibe la réplication virale par l'intermédiaire de deux enzymes virales, la thymidine kinase et l'ADN polymérase. Des résistances peuvent survenir, elles sont peu fréquentes et sans conséquences cliniques chez les sujets immunocompétents, en revanche, elles sont plus fréquentes et souvent graves chez les patients immunodéprimés. Cela implique la mise en place d'un suivi virologique adapté chez les patients à risque pour détecter au plus tôt l'apparition de virus résistants grâce à des tests phénotypiques réalisés sur des virus isolés en culture. Il est également possible de caractériser génétiquement les virus résistants en recherchant les mutations dans les deux gènes cibles de l'antiviral. Les paramètres pharmacologiques sont aussi à prendre en compte et un dosage plasmatique de l'aciclovir est souhaitable face à un échec thérapeutique inexpliqué. L'amélioration de l'état immunitaire, quand cela est possible, permet le plus souvent de venir à bout de ces infections. Des traitements alternatifs utilisant des molécules antivirales telles que le foscarnet ou le cidofovir qui n'ont pas le même mécanisme d'action que l'aciclovir, sont indiqués mais ces molécules sont plus toxiques que l'aciclovir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Infection par le virus varicelle-zona après greffe de moelle osseuse. Présentations inhabituelles et intérêt de la prophylaxie.

  • INTRODUCTION : Les lymphoproliférations malignes et leucémies sont des situations à haut risque d'infection ou de résurgence d'infection à virus varicelle-zona (VZV). Les complications à type de localisation viscérale restent rares, mais aggravent le pronostic. Elles soulèvent une question qui n'a pas encore de réponse précise, celle de la prophylaxie anti-virale. OBSERVATIONS : Nous rapportons ici 2 observations de complication viscérale rare de l'infection à VZV, dont l'une mortelle. Il s'agit d'une part d'un patient de 42 ans traité par allogreffe de moelle pour leucémie myéloïde chronique, compliquée d'une réaction de greffon contre hôte sévère et ayant eu une myélite transverse, 3 mois après l'arrêt de sa chimioprophylaxie anti-virale, d'évolution rapidement défavorable malgré un traitement anti viral. L'autre patiente, aussi âgée de 42 ans, est traitée par autogreffe de moelle dans un contexte de lymphome malin non hodgkinien , une pancréatite aiguë zostérienne, survenue peu de temps après l'arrêt de la prophylaxie, a été d'évolution favorable sous traitement anti-viral curatif. CONCLUSION : Ces 2 observations illustrent la gravité potentielle de l'infection par le VZV ainsi que le problème de la validité des schémas actuels de chimioprophylaxie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge d'un purpura fulminans varicelleux : à propos d'un cas pédiatrique

  • Les auteurs rapportent le cas d'une enfant âgée de quatre ans ayant présenté un purpura fulminans nécrotique suite à une varicelle. Les lésions sont apparues cinq jours après le diagnostic de varicelle et ont été rapidement extensives avec l'évolution vers une nécrose cutanéograisseuse touchant la face externe des cuisses et la face postérieure du mollet droit. Une prise en charge médicale a été réalisée avec administration de plasma frais congelé, de culots globulaires, d'antithrombine 3 et de fibrinogène. Des traitements spécifiques ont été instaurés : héparinothérapie à dose hypocoagulante et administration de protéine C activée recombinante. Le traitement chirurgical a été réalisé au bout de cinq semaines et a consisté en un parage des zones de nécrose avec greffe de peau pleine mince prélevée sur le scalp. Les suites opératoires ont été très satisfaisantes rapidement. Le recul est de trois ans avec des séquelles esthétiques et fonctionnelles peu importantes. Quelques cas de purpura varicelleux chez l'enfant ont été décrits dans la littérature avec des lésions sévères. La prise en charge doit être multidisciplinaire. Le traitement chirurgical doit être effectué une fois les lésions stabilisées. Le scalp est une zone donneuse pour greffe de peau très satisfaisante car elle permet l'obtention d'une grande quantité de tissus avec une rançon cicatricielle quasi inexistante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pneumonie varicelleuse du nouveau-né: à propos ďun cas.

  • La varicelle est une maladie contagieuse fréquente chez ľenfant, mais rare chez la femme enceinte. La survenue de varicelle pendant la grossesse peut entrainer des complications périnatales dont la pneumonie varicelleuse du nouveau-né. Cette atteinte pulmonaire est accompagnée ďun taux élevé de décès. Nous rapportons un cas de pneumonie varicelleuse grave chez un nouveau-né qui a été contaminé par le virus de la varicelle par voie transplacentaire. Le tableau clinique associait un syndrome infectieux, une détresse respiratoire sévère avec coma, des râles sous-crépitants diffus aux deux champs pulmonaires, et une éruption cutanée disséminée faite de macules, vésicules, croûtes, évocatrice de la varicelle. La radiographie du thorax montrait un syndrome interstitiel diffus aux deux poumons. Un traitement par ľaciclovir injectable associé à ľoxygénothérapie continue a permis une évolution vers la guérison. La pneumonie varicelleuse du nouveau-né est situation associée à une forte mortalité mais dont le traitement par ľaciclovir injectable peut permettre la guérison. La prophylaxie par administration intraveineuse ďaciclovir ou ďimmunoglobulines polyvalentes chez le nouveau-né permet de diminuer la sévérité et la mortalité de la varicelle périnatale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Accidents vasculaires cérébraux multiples et primo-infection varicelleuse chez un adulte.

  • Introduction. La primo-infection varicelleuse est un important facteur de risque d'accident vasculaire cérébral chez l'enfant, mais les descriptions chez l'adulte sont exceptionnelles. Observation. Nous rapportons le cas d'un patient, âgé de 37 ans qui présenta une éruption varicelleuse suivie, huit jours plus tard, de la survenue d'accidents vasculaires cérébraux pariétal droit et occipital gauche associés à de multiples lacunes. L'artériographie cérébrale mit en évidence l'existence d'un rétrécissement irrégulier de l'artère pariétale interne droite et un vide vasculaire dans différents territoires. Le patient ne présentait pas d'antécédent ni de facteur de risque cardiovasculaire. On ne retrouva pas de réaction cellulaire dans le liquide céphalo-rachidien (LCR). La sérologie et la PCR pour le virus Varicelle Zona furent négatives dans le LCR. Une amélioration clinique fut observée sous corticothérapie et aciclovir. Conclusion. La varicelle est une cause rare de vascularite cérébrale, surtout chez l'adulte. Un mécanisme de dissémination hématogène du virus responsable d'une vascularite semble le plus probable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Varicelle récurrente et infection par le VIH. A propos de 10 cas observés à Lomé.

  • Le zona est une affection fréquente au cours de l'immunodépression liée à l'infection par le VIH en Afrique. Il correspond à la réactivation du virus varicelle-zona. La varicelle, habituellement considérée comme l'expression d'une primo-infection à ce virus, peut récidiver chez un même sujet lors d'un état d'immunodépression, définissant la varicelle récurrente. De tels faits, rarement rapportés en Afrique noire, ont été observés à 10 reprises à Lomé chez 9 adultes et 1 enfant Dans 6 cas, c'est la survenue de la varicelle qui a permis de révéler l'infection à VIH. Cliniquement, il s'agissait de varicelles sévères, caractérisées par l'importante dissémination des lésions et la présence constante d'une altération fébrile de l'état général ce qui a justifié l'hospitalisation de 9 des 10 patients. Dans tous les cas, l'évolution a été prolongée au delà de 3 semaines, Ces observations démontrent que la varicelle chez un adulte peut constituer une manifestation clinique inaugurale de l'infection par le VIH en zone tropicale et qu'il convient de rechercher celle-ci particulièrement quand la varicelle est récurrente.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Connaissance et application des recommandations vaccinales concernant la varicelle en institut de soins infirmiers en France

  • Depuis 2004, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France recommande la vaccination varicelle pour les étudiants entrant en première année d'études médicales ou paramédicales, sans antécédent de varicelle et ayant une sérologie négative. Une enquête transversale a été menée auprès des directeurs des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) pour évaluer leur connaissance de ces nouvelles recommandations. Un questionnaire a été envoyé par courrier à chaque directeur des 332 instituts identifiés sur l'ensemble de la France. Moins de la moitié (41 %) des 147 directeurs ayant répondu étaient au courant de l'existence des recommandations, et seulement 31 % reconnaissaient en connaître réellement le contenu. Seulement 21 % s'enquièrent des antécédents de varicelle des étudiants s'inscrivant dans leur établissement et 9 % prévoient des mesures de contrôle sérologique chez les étudiants sans antécédents connus de varicelle ou de zona. Un effort doit être fait, pour la diffusion des recommandations vaccinales et leur mise en pratique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pneumopathie fulminante au cours de la varicelle chez une fillette de 16 mois immunocompétente

  • La varicelle est une infection virale cosmopolite, très contagieuse, due au virus varicelle-zona (VZV) et caractérisée par de la fièvre et une éruption papulo-vésiculeuse prurigineuse. Le traitement symptomatique a pour but de normaliser la température, de contrôler le prurit et d’éviter la surinfection bactérienne. Les formes graves, les formes compliquées et le décès surviennent chez la femme enceinte, le nouveau-né, l’enfant immunodéprimé et l’adulte non immunisé. Contrairement à l’adulte immunocompétent chez qui une pneumopathie varicelleuse est observée dans 50 % des formes compliquées, cette complication est rare chez l’enfant. Nous rapportons un cas de varicelle compliquée d’une pneumopathie hypoxémiante d’évolution fatale chez un nourrisson de 16 mois sans déficit immunitaire connu. Nous discutons à partir d’une revue de la littérature les principaux aspects diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs. La prévention de la varicelle repose sur la vaccination indiquée à partir de l’âge de 12 mois.

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Séroépidémiologie de la rubéole, de la varicelle et des infections par le cytomégalovirus et le parvovirus B19 chez les femmes enceintes dans la région de Sousse, Tunisie.

  • Le but de cette étude est de déterminer les séroprévalences des virus de la rubéole (VR), du cytomégalovirus (CMV), du virus de la varicelle et du zona (VZV) et du parvovirus B 19 (PB 19) chez 404 femmes enceintes tunisiennes consultant à la maternité du CHU Farhat-Hached de Sousse et d'étudier la fiabilité des antécédents éruptifs rapportés. Les caractéristiques sociodémographiques et les antécédents ont été recueillis à l'aide d'un questionnaire. L'analyse des facteurs de risque a été réalisée par régression logistique uni- et multivariée. Les prévalences étaient de 79,7 % pour la rubéole, 96,3 % pour le CMV, 80,9 % pour la varicelle et 76,2 % pour le PB 19. Les facteurs associés à une forte prévalence étaient: le nombre de personnes par pièce pendant l'enfance (>

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La pneumonie varicelleuse : une complication grave de la varicelle chez l’adulte

  • La pneumonie varicelleuse est la complication la plus préoccupante de la varicelle de l’adulte en raison de sa fréquence et de sa gravité. Nous rapportons deux cas de pneumopathie varicelleuse chez deux adultes immunocompétents de 36 et 41 ans qui se sont présentés dans un tableau de détresse respiratoire aiguë, n’ayant pas nécessité le recours aux soins intensifs, associé à une éruption cutanée évocatrice de varicelle. L’imagerie thoracique a objectivé des opacités micronodulaires bilatérales associées à un aspect en verre dépoli. Des anomalies biologiques à type de thrombopénie, de cytolyse hépatique et d’une augmentation des lacticodéshydrogénases ont été constatées. Sous traitement antiviral associé à une oxygénothérapie, l’évolution a été favorable sur le plan clinique, biologique et radiologique. La pneumonie varicelleuse est la complication la plus fréquente et la plus grave de la varicelle chez l’adulte. Son évolution est souvent favorable sous traitement antiviral.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Névrite optique rétrobulbaire et varicelle chez un enfant

  • Nous rapportons le cas d'un enfant de trois ans présentant une névrite optique rétrobulbaire au cours de la phase invasive d'une varicelle. Ce tableau clinique, peu fréquent, peut être dû à une atteinte directe du virus ou être secondaire à un mécanisme auto-immun. L'examen du fond de l'œil, le profil du liquide céphalorachidien, l'imagerie par résonance magnétique et la mesure des potentiels évoqués visuels permettent de poser le diagnostic et d'identifier le type d'atteinte. Il n'existe pas de consensus sur le traitement de ces névrites optiques rétrobulbaires et l'attitude actuelle est l'abstention thérapeutique en raison d'une amélioration spontanément rapide. Cérébellites, méningites peuvent aussi se rencontrer lors d'une varicelle. Leur évolution est rapidement favorable, ne nécessitant pas d'examen complémentaire. Les encéphalites peuvent résulter d'une atteinte auto-immune de la substance blanche et nécessitent alors l'usage des corticoïdes sous couverture antivirale.

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Pneumopathie varicelleuse sévère au cours d'un traitement par azathioprine pour une maladie de Cröhn.

  • Introduction Bien que l'utilisation de l'azathioprine soit largement répandue pour la prise en charge des maladies inflammatoires du tube digestif, la survenue d'une forme grave de varicelle est inhabituelle au cours de ce traitement. Cas clinique Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 18 ans atteinte d'une maladie de Cröhn qui a développé une pneumopathie varicelleuse sévère alors qu'elle était sous traitement par azathioprine depuis 9 mois et dont l'évolution a été favorable après arrêt transitoire du traitement immunosuppresseur et administration précoce d'aciclovir par voie intraveineuse. Conclusions Les recommandations actuelles concernant les mesures préventives (vaccination, immunoglobulines, chimiothérapie antivirale) et la prise en charge thérapeutique de la varicelle chez le sujet immunodéprimé sont rappelées.

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Dermo-hypodermite nécrosante compliquant la varicelle chez l'enfant sous anti-inflammatoires non stéroïdiens: à propos de 2 cas.

  • Nous rapportons deux cas de fasciite avec dermo hypodermite nécrosante du pied et du bras compliquant la varicelle d'enfants immunocompétents mis sous anti-inflammatoires non stéroidiens. L'effraction de la barrière cutanée, l'altération des fonctions immunitaires par le virus VZV et l'exposition aux anti inflammatoires non stéroidiens favorisent les infections cutanées nécrosantes à streptocoque bêta hémolytique du groupe A. L'IRM peut affirmer la nécrose de l'aponévrose superficielle, qui définit la fasciite nécrosante. Toutefois, elle ne doit pas retarder la prise en charge chirurgicale toujours indiquée en cas de fasciite nécrosante et parfois nécessaire dans les dermo-hypodermites nécrosantes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov