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  • Objectifs : Notre travail porte sur l'étude de l'effet de la corticothérapie sur la production des interleukines 8, 12 et du monoxyde d'azote (NO) au cours des uvéites Behçet et idiopathique. Méthodes : Le sang périphérique veineux a été obtenu à partir de 38 patients atteints d'uvéite idiopathique active, de 32 patients atteints d'uvéite Behçet active avant et pendant la corticothérapie et de 30 sujets sains. Après la collecte du plasma, les cellules mononucléées du sang périphérique ont été séparées immédiatement et mises en culture en présence ou en absence de phytohémagglutinine A (PHA). Les concentrations des interleukines 8 et 12 (IL-8 et IL-12) ont été mesurées dans le plasma et les surnageants de culture par dosage immuno-enzymatique spécifique (ELISA sandwich). Les taux du NO sont estimés par une méthode de Griess modifiée. Résultats : Avant thérapie, les deux catégories de patients ont montré, in vivo et in vitro, une augmentation très significative des taux des IL-8, IL-12 et du NO chez les patients atteints d'uvéite idiopathique et Behçet par comparaison aux sujets sains. Les taux de l'IL-8 et du NO ont montré une diminution significative, in vivo et in vitro, suite à l'administration des corticoïdes aux deux catégories de patients. De même, in vitro, l'IL-12 a montré une diminution significative après administration des corticoïdes au cours des deux pathologies. À l'inverse, les taux plasmatiques d'IL-12 ont significativement diminué au cours de l'uvéite idiopathique. Cet effet n'a pas été observé chez les patients atteints d'uvéite Behçet. Conclusion: Nos résultats suggèrent l'implication des cytokines: IL-8 et IL-12 et du monoxyde d'azote dans les mécanismes physiopathologiques des uvéites idiopathique et Behçet. Chacune de ces molécules a montré une sensibilité spécifique à l'action des glucocorticoïdes reflétant des voies de régulations différentes sous l'action de la corticothérapie au cours des deux pathologies. Notre étude indique dans sa globalité que l'IL-8 pourrait servir de marqueur inflammatoire. À l'inverse, l'IL-12 constituerait un marqueur de la réponse immunitaire spécifique des phases aiguës des uvéites.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hypertonie cortisonique après injection sous-ténonienne de triamcinolone acétonide au cours de l'uvéite.

  • Introduction : Les nouvelles approches thérapeutiques de l'inflammation oculaire font régulièrement appel à la voie locale périoculaire et plus rarement intraoculaire. L'hypertonie cortisonique est une complication potentielle de ce type d'administration. Patients et méthodes : Le traitement périoculaire a été proposé en cas d'inflammation unilatérale stricte ou bilatérale asymétrique intéressant le segment postérieur. Tout antécédent de glaucome cortisonique constituait une contre-indication absolue. Nous avons rétrospectivement analysé la réponse anti-inflammatoire et la survenue d'une hypertonie oculaire chez les patients traités par une ou plusieurs injections de triamcinolone acétonide entre mai et octobre 2001. La tension oculaire a été contrôlée avant et après chaque injection. L'efficacité du traitement sur l'inflammation oculaire a été évaluée par mesure de l'acuité visuelle et par angiographie à la fluorescéine. Résultats : L'injection sous-ténonienne a été pratiquée chez 61 patients. Une hypertonie cortisonique a été notée dans 13 cas (21,3 %). Le traitement hypotonisant local et général s'est avéré inefficace chez 3 patients. L'ablation chirurgicale d'un dépôt résiduel localisé au niveau du point d'injection a permis une normalisation tensionnelle dans tous les cas, sans traitement adjuvant. Le traitement a été efficace après une ou plusieurs injections dans 52,45 % des cas : amélioration d'au moins deux lignes d'acuité visuelle et/ou régression des signes inflammatoires à l'angiographie à la fluorescéine. Discussion et conclusions : Le traitement local de l'uvéite postérieure non infectieuse par injection sous-ténonienne de triamcinolone acétonide est généralement bien toléré. L'hypertonie cortisonique sévère est une complication rare et semble réversible après ablation du dépôt sous-ténonien résiduel. L'analyse pharmacologique du dépôt montre la présence de concentrations non négligeables de stéroïdes plusieurs mois après l'injection.

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Thérapeutiques du futur dans le traitement des uvéites.

  • Le progrès des connaissances en immunologie et les progrès de la pharmacologie ont élargi le champ d'efficacité de la thérapeutique contre les maladies auto-immunes. Les principaux effets anti-inflammatoires des corticostéroïdes se traduisent par une atténuation des réactions d'hypersensibilité, une séquestration des lymphocytes intravasculaires et une inhibition de la production de cytokines et d'éïcosanoïdes. Les agents anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) forment un autre groupe de médicaments bien connus et particulièrement utiles dans le traitement des uvéites chroniques. Plusieurs nouveaux inhibiteurs des Cox-2 sont en ce moment sous essais cliniques et certains sont disponibles commercialement. Ils ont une caractéristique en commun, celle d'être exempts de la plupart des effets indésirables produits par les AINS à action non sélective, notamment des effets gastro-intestinaux et d'inhibition de l'agrégation des plaquettes. Les agents cyclophosphamide, leukeran, imuran, méthotrexate et cyclosporine ont été largement utilisés dans le traitement des uvéites graves. Par son efficacité démontrée dans le traitement de l'arthrite rhumatoïde, son innocuité et son aptitude à inverser les effets secondaires, le méthotrexate est le médicament immunosuppresseur de première ligne dans le traitement des uvéites résistantes aux corticostéroïdes. Bien que les médicaments décrits précédemment exercent une activité immunosuppressive efficace, ils demeurent associés à des complications systémiques comme des infections opportunistes et une toxicité rénale ou hépatique, du fait que leur action est non sélective. Diverses approches thérapeutques sont proposées à titre de solutions de traitements de l'uvéité en réponse à divers problèmes cliniques. Une rétro-régulation de la multiplication et de l'activité des cytokines Th1 freinera ce mécanisme vers un type moins vigoureux de réponse immune.

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Uvéites sarcoïdosiques : actualités diagnostiques et thérapeutiques

  • Les uvéites sont une manifestation fréquente (20–50 %) et précoce de la sarcoïdose. La présentation classique est une uvéite antérieure granulomateuse bilatérale avec des synéchies antérieures et postérieures. L’atteinte du segment postérieur comporte une hyalite, une vascularite rétinienne et une choroïdite. Les complications sont fréquentes et l’œdème maculaire cystoïde est la lésion la plus grave menaçant le pronostic visuel. Les examens utiles pour le diagnostic comportent la radiographie et la tomodensitométrie thoraciques, la fibroscopie bronchique et le lavage bronchoalvéolaire, l’enzyme de conversion de l’angiotensine, le lysozyme, la scintigraphie au gallium et les prélèvements biopsiques. La preuve histologique est considérée comme la référence pour le diagnostic. Un groupe d’experts internationaux a récemment établi des critères pour le diagnostic de « sarcoïdose intra-oculaire » (uvéite sarcoïdosique) à partir de signes ophtalmologiques et d’investigations paracliniques évocateurs quand les biopsies n’ont pas été réalisées ou sont négatives. De nouvelles méthodes paracliniques telles que la tomodensitométrie par émission de positons et les cytoponctions échoguidées des adénopathies thoraciques per endoscopiques doivent être évaluées. Les uvéites antérieures et les uvéites unilatérales du segment postérieur sont habituellement traitées par corticothérapie locale. La corticothérapie systémique est indiquée en cas d’échec du traitement topique ou en cas d’atteinte bilatérale du segment postérieur , en particulier en cas d’œdème maculaire ou de vascularite occlusive. Chez 5 à 20 % des patients qui sont résistants à la corticothérapie ou qui présentent une corticodépendance à dose élevée, des immunosuppresseurs sont associés, parmi lesquels, le méthotrexate, le léflunomide et le mycophénolate mofétil. Comme pour la sarcoïdose systémique, l’infliximab a récemment été utilisé avec succès au cours d’uvéites sarcoïdosiques réfractaires ou menaçantes.

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Recherche étiologique de cent dix uvéites. Intérêt des ponctions d'humeur aqueuse et du vitré.

  • But de l'étude Etudier la fréquence de chaque étiologie, la confronter aux données de la littérature, actuelles et plus anciennes, montrer les pathologies moins classiques, et rappeler l'intérêt de certains examens complémentaires. Matériels et méthode Etude prospective de cent dix uvéites ayant subi une série d'examens complémentaires dans un but étiologique, comportant chaque fois que possible ou nécessaire une ponction de chambre antérieure et une ponction-biopsie du vitré. Résultats a été retrouvée dans 65 % des cas. La toxoplasmose représente encore le plus grand nombre des cas reconnus. Mais elle est suivie de près par les causes virales (15 %), Herpes simplex en tête (9 %), ce qui est une nouveauté par rapport aux grandes statistiques, même récentes. Les allergies tuberculiniques et le rhumatisme (pelvispondylite rhumatismale) représentent les deux autres grands groupes (5 %). Le reste se répartit en quantité faible entre les autres classiques étiologies. Ces résultats, en particulier la toxoplasmose et les virus, reposent toujours sur une affirmation biologique, le rapport de Witmer-Desmonts dans l'humeur aqueuse, voire le même rapport établi dans le vitré. Conclusion Cette étude confirme le rôle primordial de la ponction de chambre antérieure, seule possibilité d'affirmer incontestablement le diagnostic pour une certaine catégorie d'uvéites (toxoplasmose et virus), on comprend difficilement comment cette pratique peut être remise en question au profit d'un diagnostic purement biomicroscopique, source d'erreurs évidentes, comme le démontrent les résultats des ponctions de chambre antérieure. Cette étude montre aussi, grâce à la ponction de chambre antérieure, la place prise progressivement par les virus dans l'étiologie des uvéites, avec ce que cela comporte de risques concernant les traitements corticoîdes utilisés de principe devant toute uvéite.

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Œdème maculaire au cours des uvéites

  • L’œdème maculaire (OM) peut compliquer les uvéites antérieures, intermédiaires ou postérieures, qui relèvent d’étiologies très variées infectieuses, tumorales, ou auto-immunes. La rupture des barrières hémato-rétiniennes interne ou externe contribue à la genèse de l’œdème maculaire inflammatoire. Le diagnostic est confirmé par la tomographie en cohérence optique qui s’est imposé par ses qualités d’examen non invasif, reproductible et sensible, entre autre dans cette indication. L’angiographie rétinienne à la fluorescéine complétée par l’indocyanine permet, en plus de l’analyse maculaire, le dépistage des vasculites associées, leur éventuel caractère occlusif, le diagnostic aisé des complications néovasculaires prérétiniennes, prépapillaires ou choroïdiennes , elle fournit des arguments étiologiques et peut être nécessaire pour apprécier la réponse thérapeutique. Le traitement de l’OM inflammatoire relève de traitements spécifiques en cas d’étiologies infectieuses ou tumorales qui pourront nécessiter l’adjonction de traitement anti-inflammatoire en cas de persistance de l’OM. Les corticoïdes, puissamment anti-œdémateux sont largement administrés par voie locale en injection sous-conjonctivales, sous-ténoniennes ou intra-vitréennes. Les limites de la voie locale incluent glaucome et cataracte cortisoniques et une action limitée dans le temps. Les produits retard sont susceptibles de révéler une infection rétinienne. C’est pourquoi en cas d’uvéites postérieures chroniques bilatérales potentiellement cécitantes, la voie systémique est souvent requise et la corticothérapie représente le traitement classique de première ligne. En cas de corticodépendance, une association avec un immunosuppresseur ou immunomodulateur est requise tant pour l’activité anti-inflammatoire propre que par son effet d’épargne cortisonique , certaines de ces molécules sont maintenant disponibles en intra-vitréen.

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Nouveaux concepts étiologiques dans l’uvéite

  • L’uvéite demeure une cause importante de déficience visuelle chez les patients jeunes, en pleine activité professionnelle. Les formes idiopathiques de l’inflammation intraoculaire ne doivent plus être considérées comme une entité présumée clinique absolue et l’ophtalmologiste doit réévaluer l’étiologie spécifique d’une uvéite lorsque l’examen clinique ne permet pas de mettre en évidence une cause potentielle mais aussi quand l’évolution thérapeutique sous corticoïdes semble atypique. Les examens complémentaires, en particulier les analyses sérologiques, ont une portée limitée et ne doivent pas être considérés comme une preuve absolue au cours de différentes présentations cliniques. La stratégie diagnostique des uvéites infectieuses a été améliorée par l’emploi des techniques d’analyse moléculaire appliquées aux liquides et tissus oculaires. La réaction en chaîne à la polymérase (PCR) est un outil diagnostique puissant qui peut être proposé en cas d’uvéite ou de rétinite atypique mais potentiellement infectieuses. Cette stratégie est une étape majeure avant l’utilisation d’immunomodulateurs non conventionnels de nouvelle génération comme les anti-TNF alpha. Grâce à l’utilisation de procédures expérimentales strictes incluant des contrôles adéquats et réduisant les risques de contamination, la PCR et ses variantes ont modifié l’approche pratique de l’inflammation intraoculaire et ont fourni des détails intéressants pour une meilleure compréhension de la physiopathologie des uvéites infectieuses. Le concept d’inflammation intraoculaire induite par un agent pathogène pourrait être précisé à la lumière des résultats moléculaires obtenus à partir des liquides oculaires.

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Uvéite à hypopion chez des patients présentant un syndrome d'immunodéficience acquise et traités par Rifabutine.

  • Objectifs La survenue d'iridocyclite a été décrite chez des patients présentant un syndrome d'immunodépression acquise et traités par Rifabutine pour une infection à Mycobacterium avium. Ces uvéites ont été considérées comme un effet secondaire de la Rifabutine. Nous rapportons les cas de 6 patients sidéens ayant présenté une uvéite à hypopion avec ce traitement et analysons son éventuelle responsabilité. Matériel et méthodes Il s'agit d'une étude rétrospective. Les patients étaient suivis dans un service de médecine interne. Les six patients étaient âgés de 29 à 65 ans, il s'agissait d'une femme et de 5 hommes. Un examen ophtalmologique complet a été pratiqué dans tous les cas, ainsi que la recherche de foyers infectieux. Résultats Tous les patients étaient traités par Rifabutine (300 à 600 mg/jour) pour une infection à Mycobacterium avium et 4 par Fluconazole. Les 6 patients ont présenté une uvéite à hypopion associée à une hyalite masquant le fond d'œil. Le bilan effectué n'a pas permis de mettre en évidence de germe. Un traitement par injections d'antibiotiques en intravitréen associé dans 4 cas à une antibiothérapie par voie générale, mais sans corticothérapie, a permis une amélioration rapide dans tous les cas. Conclusion Il pourrait exister une relation entre l'utilisation de Rifabutine dans le traitement de l'injection à Mycobacterium avium et la survenue d'une uvéite à hypopion. Rien ne permet cependant de l'affirmer. Le mécanisme reste obscur et le rôle d'un agent infectieux ne peut être totalement écarté.

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Profil épidémiologique des uvéites: à propos de 105 cas.

  • La difficulté du diagnostic des uvéites réside dans la multiplicité des étiologies. La détermination des facteurs épidémiologiques des uvéites permettent une meilleure orientation diagnostique et facilitent leur prise en charge thérapeutique. C'une étude rétrospective s’étalant sur 4 ans de janvier 2012 à décembre 2015. Nous avons colligé 105 dossiers d'uvéite et étudié les aspects épidémiologiques, cliniques et étiologiques. L’âge moyen était de 42 ans, la tranche d’âge la plus touchée était de 40-50ans. Les hommes étaient plus atteints (57,14%) que les femmes (42,86%). L'uvéite était unilatérale dans 60,95% des cas. Nous avons noté une uvéite antérieure dans 35,24%, une uvéite intermédiaire dans 5,71%, une uvéite postérieure dans 10,48% et une panuvéite dans 48,57%. Les étiologies étaient dominées par la maladie de Behçet, la sarcoïdose, et la maladie de Vogt-Koyanagi-Harada. L'origine restait indéterminée dans 43,81% des cas. L’évolution était variable. Les uvéites sont des inflammations intraoculaires qui peuvent représenter une réelle menace pour la vision. La démarche permettant de découvrir la cause doit être codifiée et repose sur plusieurs étapes. Nos résultats sont relativement proches de ceux de la littérature. Les uvéites constituent une entité clinique où ophtalmologie et médecine interne se rejoignent. Le champ des causes et des investigations permettant le diagnostic est vaste voire illimité. Cette étude a permis de mettre en évidence les difficultés cliniques et de souligner les limites de notre formation sanitaire dans la prise en charge des uvéites.

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Les uvéites virales

  • Les maladies oculaires d’origine virale sont classiquement associées à des uvéites dont les caractéristiques sont bien documentées. Cependant, les modèles expérimentaux et les nouvelles données cliniques ont mis en évidence le rôle d’un agent infectieux, en particulier viral à l’origine de différentes atteintes auto immunes. L’utilisation des techniques d’analyse moléculaire est particulièrement importante pour la mise en évidence du sous-groupe des uvéites présumées virales mais également pour l’identification de virus conventionnels ou émergents responsables de formes atypiques d’uvéites considérées jusqu’à présent d’origine auto immune mais résistant au traitement anti-inflammatoire classique. La détection de l’ADN viral par PCR est une technique rapide, sensible et précise. L’analyse de l’humeur aqueuse pourrait être proposée en cas d’uvéite corticorésistante ou corticodépendante même si le tableau clinique n’évoque pas initialement une infection virale. La confirmation d’une étiologie infectieuse permet alors de proposer un traitement spécifique et d’échapper aux différentes classes d’immunosuppresseurs. Ainsi, de nouvelles entités virales ont été récemment identifiées comme l’uvéite antérieure chronique à cytomégalovirus ou les rétinopathies non-nécrosantes virales chez les patients immunocompétents. Le traitement antiviral systémique doit être proposé rapidement avant même la confirmation étiologique afin de contrôler la réplication virale et permettre l’initiation d’une corticothérapie. Le traitement d’entretien semble réduire la fréquence des rechutes.

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Uvéite syphilitique et surdité : à propos d’un cas

  • Nous rapportons le cas d’un patient masculin de 43 ans se présentant à la consultation de neuro-ophtalmologie et uvéites du CHU de Clermont-Ferrand pour une baisse d’acuité visuelle de l’œil droit. Deux mois plus tôt, le patient avait présenté une baisse d’audition gauche non étiquetée. Le fond d’œil et l’angiographie retrouvent un aspect de vascularite avec un aspect de plaque choroïdienne, ainsi qu’une papillite. La sérologie TPHA-VDRL est positive dans le sang et le liquide céphalorachidien. Mais le bilan de médecine interne retrouve de nombreuses anomalies associées : hyperhomocystéinémie, anticorps anticardiolipides positifs, anticorps anti-β2GP1 positifs, allongement du TCA non corrigé par l’adjonction de plasma témoin, présence d’un anticorps à activité antiprothrombinase, test de résistance à la protéine C activée positif. Sur le plan ORL, il existe un syndrome vestibulaire gauche harmonieux, l’audiogramme montre une surdité de perception de −40 dB. Le patient reçoit un traitement de neurosyphilis permettant la disparition de la vascularite, la plaque choroïdienne et de la papillite. Sur le plan ORL, le syndrome vestibulaire a régressé et l’aréflexie vestibulaire a disparu. L’audiogramme s’améliore avec la persistance d’une hypoacousie gauche de l’ordre de −20 dB. Les anomalies immunologiques ont elles aussi disparues. Notre cas illustre le polymorphisme de présentation de la syphilis et ses possibilités d’association avec une surdité de perception ainsi que des anomalies immunologiques.

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Les uvéites de l'enfant. A propos de 20 cas.

  • Introduction : Les uvéites de l'enfant sont rares , elles représentent 3 à 8 % de l'ensemble des uvéites. La découverte d'une uvéite chez l'enfant nécessite une démarche diagnostique et étiologique proche de celle de l'adulte avec les particularités d'un examen difficile et d'une évolution insidieuse. Matériel d'étude : Au cours d'une étude rétrospective menée de 1995 à 2000, 20 cas d'uvéites ont été recensés. Ces patients ont bénéficié d'un bilan ophtalmologique et d'un traitement, puis ont été suivis avec un recul allant de 6 mois à 5 ans. Résultats : Vingt enfants présentant une uvéite, âgés de 4 à 16 ans, dont le bilan étiologique révèle : 8 cas de maladie de Behçet, 2 cas de syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada (VKH), 1 cas de sarcoïdose, 1 uvéite associée à une maladie cœiaque, 1 toxoplasmose, 1 ophtalmie sympathique, 1 uvéite post-streptococcique, 3 cas de toxocarose oculaire et 2 cas où l'étiologie est indéterminée. Un traitement étiologique est instauré dans le cas de toxoplasmose et de l'uvéite post streptococcique, les autres cas ont bénéficié d'une corticothéraple par voie générale à fortes doses puis à doses dégressives Analyse: Nous avons relevé l'importance de l'incidence de la maladie de Behçet dans cette série, une évolution marquée par des récidives fréquentes pour un cas de VKH et pour le cas de toxoplasmose, la fréquence des cataractes compliquées dans l'ensemble. Discussion: Nous proposons de discuter les caractéristiques cliniques, l'orientation diagnostique et la prise en charge thérapeutique des uvéites chez l'enfant.

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Uvéite antérieure chez des patients infectés par le VIH. 3 cas chez des patients traités par une antiprotéase.

  • OBJECTIF : Les uvéites sont des manifestations oculaires peu fréquentes chez les patients infectés par le VIH. Nous rapportons 3 cas d'uvéite antérieure, sans rétinite évolutive, chez des patients recevant un traitement antirétroviral incluant une antiprotéase. OBSERVATIONS : Un patient a eu un premier épisode d'uvéite alors qu'il était traité par ritonavir puis 2 récidives sous indinavir. Un autre patient était traité par indinavir. Un troisième patient a eu un premier épisode sous indinavir et un deuxième sous l'association ritonavir et saquinavir. L'uvéite était unilatérale lors de 4 épisodes. Ces uvéites se manifestaient par une rougeur et une sensation de gène et, lors de 2 épisodes, par une baisse de l'acuité visuelle. L'antiprotéase a été arrêtée lors de 4 épisodes sur 6. L'évolution a chaque fois été rapidement favorable. COMMENTAIRES : Chez le patient infecté par le VIH, les uvéites peuvent être antérieures pures et une cause médicamenteuse doit être recherchée : en particulier prise de rifabutine , ou bien totales, associées à une atteinte choroïdo-rétinienne, et les causes infectieuses prédominent : cytomégalovirus, virus varicelle - zona, syphilis, toxoplasmose. Les antiprotéases semblent être une nouvelle cause d'uvéite antérieure chez le patient infecté par le VIH.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Avis d’experts pour le traitement des uvéites non infectieuses.

  • Les immunosuppresseurs conventionnels, les anticorps anti-TNF alpha et d’autres biothérapies ont étoffé ces dernières années l’arsenal thérapeutique permettant de mieux contrôler les uvéites antérieures, les uvéites postérieures et les panuvéites non infectieuses. Ce travail est le fruit d’une concertation d’experts ophtalmologistes, rhumatologues et internistes se fondant sur les données actuelles de la littérature. En cas de menace du pronostic fonctionnel ou de corticodépendance, le recours aux immunosuppresseurs conventionnels (méthotrexate, azathioprine et mycophénolate mofétil) et/ou aux anticorps anti-TNF alpha (adalimumab, infliximab) est préconisé. L’interféron est un immunomodulateur efficace en deuxième intention pour des indications précises (œdèmes maculaires réfractaires, vascularites liées à la maladie de Behçet). D’autres agents biologiques, en particulier le tocilizumab, ont montré des résultats prometteurs dans les formes réfractaires. Les traitements locaux (corticoïdes, sirolimus, etc.) peuvent être utilisés en traitements adjuvants en cas de poussée inflammatoire unilatérale. La réponse thérapeutique doit être évaluée précisément par l’examen clinique et les examens complémentaires itératifs (photométrie automatisée du Tyndall, imagerie multimodale, périmétrie, électrorétinographie).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Uvéite, arthralgies et pseudo-jaunisse chez une patiente séronégative pour le VIH traitée par rifabutine.

  • La rifabutine est un traitement de première intention de l'infection pulmonaire à Mycobacterium avium complex (MAC). Habituellement bien tolérée, les effets indésirables sont exceptionnels chez les sujets non porteurs du syndrome l'immunfidéficience acquise (SIDA). Nous rapportons l'observation d'une patiente de 35 ans, séronégative pour le virus le l'immunodéficience humaine (VIII), suivie pour une infection à MAC localisée au parenchyme pulmonaire. Traitée par 600 mg/j de rifabutine associiée à la clarithromycine et à l'éthambutol, elle a présenté successivement une uvéite, puis une « pseuio-jaunisse et des polyarthralgies, alors que l'infection à MAC régressait. Associée aux anti-inflammatoires non stéroïdiens et à une corticothérapie locale à visée oculaire, Ici diminution le posologie à 300 mg/j de la rifabutine entraînait ici régression de la symptomatologie articulaire et oculaire. Ces effets n'ont jamais été décrits à cette posologie chez un patient non porteur du VIH. Le mécanisme de survenue de ces effets indésirables reste inconnu. La diminution de la posologie associée aux traitements symptomatiques permet de conserver ce traitement efficace face à l'infection à MAC.

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Uvéite bilatérale et hypotonie définitive due au cidofovir intraveineux. A propos d'un cas.

  • Nous rapportons le cas d'un patient de 52 ans infecté par le VIH, au stade SIDA avec une rétinite bilatérale à CMV, traitée par ganciclovir (cymevan®) puis par du cidofovir. Au cours du traitement d'attaque, le patient se plaint d'une baisse d'acuité visuelle majeure bilatérale. Un traitement ophtalmologique local associant anti-inflammatoire stéroïdien et cycloplégiques est institué. Devant la sévérité du tableau et la non réponse au traitement local, on décide l'arrêt du cidofovir relayé par du foscarnet (foscavir®). L'inflammation disparaît mais l'arrêt de sécrétion ciliaire persiste toujours avec un recul de 12 mois. Le patient présente une hypermétropisation majeure de + 11 avec un oedème choroïdien important et l'installation progressive d'une cataracte bilatérale. Cette observation est originale par la bilatéralité de l'uvéite et surtout par le caractère permanent de l'hypotonie. La revue de la littérature retrouve 3 % d'hypotonie définitive due au cidofovir en administration systémique. On peut émettre l'hypothèse d'une nécrose bilatérale du corps ciliaire d'origine iatrogène comme cela a été décrit sur des modèles animaux.

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Traitement des uveites par les immunosuppresseurs: antimétabolites et agents alkylants.

  • Les corticostéroïdes oraux restent le traitement de choix de l'uvéite ne répondant par aux traitement locaux. Cependant leur usage chronique peut entraîner une toxicité osseuse ( ostéoporose ou retard de croissance de l'enfant) pouvant être redoutable. Les immunosuppresseurs sont utilisés comme agents permettant d'épargner la cortisone et/ou permettant un meilleur contrôle des uvéites sévères à mauvais pronostic visuel. Le méthotrexate est bien toléré chez les jeunes et est non carcinogénique mais moins efficace. L'azathioprine est bien tolérée mais son risque carcinogénique et sa lenteur d'action feront d'elle un bon traitement de l'uvéite chronique de la personne âgée. Le cyclophosphamide et la cortisone intraveineuse permettent de contrôler des situations d'urgence. Le chlorambucil est toxique et carcinogénique mais pourrait permettre un meilleur taux de rémission de l'uvéite et pourrait être utile en traitement de courte durée. Quel que soit le traitement choisi, il sera nécessaire de faire un suivi régulier du patient en collaboration avec un interniste habitué à l'usage de ce type de traitements.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude en fluorophotométrie de l'altération des barrières hémato-oculaires au cours de l'uvéite intermédiaire.

  • But de l'étude L'uvéite intermédiaire constitue une entité clinique spécifique se caractérisant par une inflammation du corps vitré et de la rétine périphérique. Du point de vue physiopathogénique, cette maladie se caractérise par une rupture des barrières hémato-oculaires. Afin de déterminer les sites spécifiques altérés, une fluorophotométrie du vitré a été pratiquée chez des patients atteints d'une uvéite intermédiaire et chez un groupe contrôle de patients sains. Matériel et méthode soixante-et-onze patients atteints d'uvéite intermédiaire ont bénéficié d'une exploration fluorophotométrique à l'aide du « Fluorotron Master ». La diffusion du colorant a été suivie après 5 minutes et après 60 minutes dans les trois secteurs du vitré (postérieur, moyen, antérieur) ainsi que dans la chambre antérieure et comparée à un groupe de témoins normaux d'âge identique. Résultats Dans le segment postérieur de l'œil, une augmentation significative de la perméabilité des barrières hémato-rétiniennes est observée dans les trois secteurs vitréens en comparant le groupe de patients avec le groupe de témoins (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats opératoires de la cataracte chez les malades atteints d'uvéite.

  • But de l'étude L'extraction de la cataracte avec mise en place d'implant de chambre postérieure a été entreprise avec des résultats encourageants pour certains types d'uvéite légère, mais le nombre des patients opérés est très minime. Nous présentons une étude sur des cas où l'intensité de l'uvéite était plus importante. Matériel et méthodes Nous avons étudié 28 yeux chez 20 patients qui ont subi une extraction de la cataracte développée au cours des uvéites. Résultats Toutes les interventions ont été menées par phacoémulsification et aspiration (PER), pour les 23 yeux qui ont reçu la mise en place d'implant de chambre postérieure. Les diagnostics étiologiques des uvéites comportaient 8 sarcoïdoses, 5 Behçet, 3 syndromes du Vogt-Koyanagi-Harada et 12 d'autres étiologies. Quatre-vingt pour cent des patients opérés ont obtenu une acuité visuelle postopératoires supérieure à 0,6. Il n'y a pas eu de complication postopératoire grave. Conclusions L'indication d'implantation peut être posée à condition que les patients soient âgés de plus de 35 ans et qu'il n'y ait pas de signes inflammatoires uvéaux dans les 3 mois avant l'implantation envisagée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Caractéristiques des uvéites de novo chez les patients de plus de 60 ans.

  • Introduction : Les uvéites sont réputées rares chez le sujet âgé La présente étude a pour but de décrire les caractéristiques cliniques des uvéites de novo chez le patient âgé. Patients : Parmi un total de 193 patients pris en charge dans le service d'Ophtalmologie du CHU de Bicêtre pour bilan d'uvéite entre janvier 1995 et janvier 2000, les dossiers de 57 patients, ayant présenté leur premier épisode d'uvéite après 60 ans, ont été revus rétrospectivement afin de préciser les caractéristiques cliniques et les étiologies de ces uvéites. Résultats : Les principales étiologies retrouvées étaient en grande majorité les uvéites idiopathiques, les infections par les virus de type Herpès, la sarcoïdose et la choroïdopathie de Birdshot. Seuls, 3 cas de pseudo-uvéites ont été diagnostiqués avec 2 cas de lymphome intra-oculaire et un cas de métastase choroïdienne d'un mélanome viscéral. Conclusion: Les fausses uvéites n'apparaissent pas comme la première cause d'inflammation intra-oculaire chez le sujet âgé. Ce sont les uvéites idiopathiques et herpétiques qui semblent prédominer.

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