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  • Il est actuellement bien établi que les systèmes nerveux, endocrinien et immun communiquent par l'effet de molécules informatives biologiquement actives, synthétisées et produites par ces trois sytèmes: effets immuno-modulateurs d'hormones, action de produits de sécrétion de cellules immunes sur des fonctions endocrines... De plus, ces systèmes expriment conjointement des récepteurs à des hormones, des peptides, des facteurs de croissance, des cytokines. Ces interactions immunoneuroendocriniennes sous-tendent donc leur intervention dans des processus physiologiques, et leur dérégulation peut aboutir à l'émergence de diverses pathologies. Ainsi, les virus, en entretenant des relations complexes avec les cellules spécialisées et différenciées de ces trois systèmes, peuvent altérer les communications intercellulaires et conduire à des processus pathologiques directement liés à ces perturbations. La compréhension du rôle des virus dans la genèse de pathologies neuroimmunoendocriniennes peut être abordée grâce à des modèles expérimentaux, tel celui d'infection cérébrale par le virus de la maladie de Carré (canine distemper virus ou CDV) développé dans le laboratoire. Ce paramyxovirus, proche du virus humain de la rougeole, provoque chez les souris infectées des pathologies neurologiques précoces (encéphalites), associées à une réplication active du virus. Les souris survivant à l'épisode aigu d'infection présentent, au cours de la phase de persistance virale, des déficits moteurs (paralysie, comportement rotatoire) ou un syndrome d'obésité, alors que le virus n'est plus détectable. Cette obésité se caractérise par une hyperinsulinémie, une hyperleptinémie et une hyperplasie des adipocytes, associées à une diminution de l'expression du récepteur hypothalamique à la leptine (OB-Rb) et à une modulation de l'expression de monoamines et de neuropeptides hypothalamiques. Ces observations contribuent à la théorie virale de « délit de fuite » (hit and run), puisque l'impact viral initial dans l'hypothalamus peut être à l'origine de l'altération de communications immunoneuroendocriniennes tardives se développant lorsque le virus n'est plus détectable. Ainsi, certaines pathologies humaines neurodégénératives ou neuroendocriniennes pourraient avoir une étiologie virale antérieure sans que l'agent causal puisse être clairement identifié au cours des épisodes cliniques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Determination des metabolites Monoester de Butylbenzyl-Phthalate (BBP) par GCMS dans les urines de personnes exposees.

  • Le BBP a été rapporté comme une substance ayant une activité oestrogénique faible dans une série d'essaies en vitro. Une recherche récente a démontré que les métabolites monoester phthalate n'ont aucune activité oestrogénique. Afin de pouvoir mettre en évidence la pharmacocinétique de ces métabolites on avait besoin d'une méthode analytique sensible et spécifique. Dans cette présentation on se limite à la détermination sur les urines d' ouvriers exposés aux vapeurs de BBP afin dévaluer la méthode analytique dans des circonstances réelles. Une méthode d'analyse a été développée afin de savoir déterminer les monophthalates ( BeP et BuP) libres et conjugés dans les urines d'ouvriers exposés au BBP. A cause de la présence abondante de phthalates dans l'environnement des précautions spéciales ont été prises afin d'éviter la contamination des extraits d'urine. Une échantillon d'urine a été soumise à une hydrolyse enzymatique avec β-glucuronidase. Le mono-hexylphthalate est ajouté comme étalon interne. Après acidification et addition d'une solution aqueuse de chlorure d'ammonium, l'urine hydrolysée est extraite avec une mélange de n-hexane et de chlorure de méthylène. Cette fraction est conservée pour l'analyse spécifique du BBP. L'autre fraction organique est lavée, sechée et vaporisée. La résidue obtenue est alors methylée à l'aide de diazométhane. Après addition d'une solution aqueuse à pH 8.8 les monophthalates méthylées sont extraites par hexane. Ensuite la phase organique est concentrée et enfin reprise en méthanol avant d'être injectée dans le ion-trap Magnum GCMS. Pour la séparation totale des phthalates il faudrait une colonne chromatographique capillaire apolaire de 50 m. Les chromatogrammes de masse sont enregistrées en mode TIC et converties en SIM après sélection des valeurs m/z étant 91, 149 et 163, ce qui nous procurait une réponse suffisament sensitive pour l'étude pharmacocinétique et le biomonitoring des ouvriers. La sensibilité a été optimalisée davantage en appliquant les possibilités du système Trace 2000 GC et Polaris Q de Finnigan ce qui nous permettait de quantifier en mode (MS)

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dosage de la 8-hydroxy-2’-deoxyguanosine dans les urines : un biomarqueur du stress oxydatif d’origine environnementale ?

  • Le stress oxydatif joue un rôle important dans la survenue de certaines pathologies, notamment dans le processus de cancérogenèse. En effet, les espèces réactives de l'oxygène (ERO) peuvent causer de nombreuses lésions sur l'ADN. Ces attaques créent, entre autres, des bases oxydées qui seront ensuite réparées et éliminées dans les urines. La 8-hydroxy-2'-deoxyguanosine (8-OHdG), la plus abondante de ces bases oxydées, peut être dosée au niveau de l'ADN ou dans les urines par différentes méthodes. Le dosage urinaire a été utilisé dans plusieurs études auprès de sujets exposés à des toxiques professionnels ou environnementaux. Diverses expositions toxiques peuvent en effet contribuer à l'augmentation du stress oxydatif, bien que l'origine de ce dernier reste plurifactorielle. Notre objectif est d'analyser au travers de ces études l'intérêt, les limites et les modalités de mise en oeuvre de ce biomarqueur. La majorité des études révèlent une augmentation de la concentration de 8-OHdG dans les urines lors d'expositions toxiques (hydrocarbures aromatiques polycycliques, métaux, rayonnements ionisants et autres) comparativement à des témoins ou en fonction des niveaux d'exposition. La concentration urinaire de 8-OHdG est soumise à d'importantes variations inter et intra-individuelles. Les études de biosurveillance doivent prendre en compte divers facteurs de confusion, dont les effets sont parfois contradictoires. De plus, les résultats varient nettement selon la méthode analytique employée. D'autres investigations paraissent donc nécessaires pour valider ce biomarqueur et ainsi mieux connaître ses sources de variabilité, sa signification biologique, sa relation dose-réponse et sa cinétique après exposition à des agents générant un stress oxydatif.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La résistance aux fluoroquinolones chez des souches de Klebsiella spp productrices de bêtalactamase à spectre étendu isolées dans les urines

  • L'objectif de ce travail est de faire le point sur la fréquence de la résistance aux fluoroquinolones des souches de Klebsiella spp productrices de bêtalactamase à spectre étendu (BLSE) isolées des urines chez les patients consultants et hospitalisés à l'hôpital des spécialités de Rabat. Il s'agit d'une étude rétrospective sur une période de trois années (2006-2008). Elle porte sur 253 patients présentant une infection urinaire confirmée par le Laboratoire de microbiologie de l'Hôpital des spécialités de Rabat. Klebsiella spp a été impliquée dans 28 % (72/253) de l'ensemble des cas d'infections urinaires recensés. Klebsiella pneumoniae a représenté 86 % de l'ensemble des Klebsielles (14 % pour Klebsiella oxytoca). La fréquence de la résistance de ce germe est estimée à 33 % aux fluoroquinolones et 35 % aux céphalosporines de troisième génération. Nos résultats montrent la présence de 13 souches de Klebsiella spp productrices de β-lactamases à spectre étendu soit 18 % de l'ensemble des Klebsielles. La résistance associée aux fluoroquinolones dans le cas de BLSE est observée dans 85 % (11/13) soit 15 % de l'ensemble des souches de Klebsiella spp (11/72). Aucune souche n'est résistante à l'imipénème. En conclusion, la résistance des entérobactéries, notamment Klebsiella spp, aux fluoroquinolones est devenue préoccupante tant en milieu hospitalier qu'en médecine communautaire. Les onze souches multirésistantes (BLSE + résistance aux FQ) seraient susceptibles d'être porteuses de plasmides codant pour les BLSE et la résistance aux fluoroquinolones. L'avènement de ce mécanisme de résistance implique une utilisation plus rationnelle des fluoroquinolones, en particulier comme traitement de première intention des infections urinaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation du premier jet d'urine dans la détection de Neisseria gonorrhoeae chez des patients paucisymptomatiques à Abdidjan (Côte d'Ivoire).

  • Il existe différentes méthodes de diagnostic sur différents types de prélèvement pour mettre en évidence Neisseria gonorrhoeae. Le prélèvement de premier jet d'urine présente l'avantage d'être non invasif, facilement reproductible et est déjà utilisé dans la détection de N. gonorrhoeae par des techniques moléculaires. L'objectif de cette étude était d'évaluer le premier jet d'urine dans la détection de N. gonorrhoeae par les méthodes classiques de bactériologie chez des patients paucisymptomatiques. Elle a porté sur les prélèvements de premierjet d'urine et de sécrétions urétrales de 87 patients de sexe masculin reçus pour le diagnostic étiologique d'un syndrome d'infections sexuellement transmissibles. Un examen direct du frottis coloré par la technique de Gram et des cultures sur le milieu de Thayer et Martin modifié et sur gélose au sang cuit enrichie en polyvitamines ont été réalisés sur chacun des échantillons. La fréquence des urétrites était de 58,0 %. La gonococcie représentait 7,5 % des cas. Le premierjet d'urines avait une sensibilité de 85,7 % et une spécificité de 97,5 % dans la mise en évidence des diplocoques Gram négatif à l'examen direct. Par contre, il était moins sensible que le prélèvement de sécrétions urétrales dans la mise en évidence des urétrites microscopiques (sensibilité de 44,4% et spécificité de 100%) et de la flore urétrale d'accompagnement (sensibilité de 59 % et spécificité de 96,9 %). Les bonnes performances du premier jet d'urines dans la mise en évidence microscopique des diplocoques Gram négatif pourraient justifier son utilisation dans la détection de Neisseria gonorrhoeae dans un laboratoire de niveau 1. Il pourrait également être utilisé dans les études épidémiologiques et dans les enquêtes de dépistage à grande échelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Activité antibactérienne de l'ofloxacine dans l'urine durant quatre jours après prise orale unique de 400 mg.

  • L'activité antibactérienne de l'ofloxacine dans l'urine a été étudiée après prise orale unique de 400 mg chez dix volontaires sains de sexe féminin. L'urine a été recueillie en 6 périodes, 0-6 h, 6-12 h, 12-24 h, 24-48 h, 48-72 h et 72-96 h. Les concentrations de l'ofloxacine ont été déterminées dans tous les échantillons par la méthode microbiologique et l'HPLC. L'activité antibactérienne de l'urine a été étudiée vis-à-vis de cinq souches bactériennes isolées de l'urine: 2 E. coli, l'un sensible et l'autre résistant à l'acide nalidixique (Nal-A), 1 Klebsiella pneumoniae résistante à l'acide nalidixique (Nal-b), 1 Staphylococcus saprophyticus, 1 Enterococcus faecalis, les CMI de l'ofloxacine vis-à-vis de ces souches sont respectivement égales à 0,06 - 0,25 - 1 - 0,25 - 2 mg/l. Les concentrations urinaires moyennes d'ofloxacine déterminées par la méthode microbiologique ont été de 193,3 ± 30,3 - 138,1 ± 31 - 53,2 ± 7,3 - 8,3 ± 0,8 -1,4 ± 0,2 - 0,6 ± 0,1 mg/l, les résultats de l'HPLC ont été voisins: 216,7 ± 31,6 - 130,7 ± 20,5 - 56,5 ± 7,1 -8,3 ± 0,9 - 1,5 ± 0,3 - 0,5 ± 0,05 mg/l. L'élimination urinaire moyenne de l'ofloxacine a été respectivement de 67,4 ± 3,6 % par la méthode microbiologique et de 72,5 ± 2,5 % par l'HPLC, en 96 heures. L'activité bactériostatique de l'urine vis-à-vis des entérobactéries a été supérieure à 32 le premier jour, dépassant 8192 pour la souche d'E. coli (Nal-S), elle est demeurée globalement égale ou supérieure à 8 le jour suivant pour les souches d'E. coli et de Klebsiella pneumoniae Nal-R. Vis-à-vis du staphylocoque, elle a été égale ou supérieure à 32 les deux premiers jours. Vis-à-vis de l'entérocoque, elle a été supérieure à 8 le premier jour et en moyenne égale à 4 le deuxième jour.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résistance au cisplatine d'une lignée de leucémie murine associée à un défaut d'apoptose.

  • Il a été montré récemment que de nombreux agents antitumoraux, dont le cisplatine, exercent leur toxicité en induisant l'apoptose. Afin de rechercher si des altérations dans les mécanismes de l'apoptose pourraient contribuer à la résistance cellulaire, son induction a été étudiée dans des cellules résistantes au cisplatine (L1210/DDP), sélectionnées à partir de cellules de leucémie murine L1210/0. Nous avons montré, dans un premier temps, que la lignée mutante est résistante à la 5-azacytidine, agent auquel les cellules n'ont jamais été exposées et qui a un mécanisme d'action différent de celui du cisplatine. De plus, après traitement par des doses toxiques de cisplatine ou de 5-azacytidine, ces cellules ne présentent pas de fragmentation de leur ADN ou de modification morphologique typique de l'apoptose. Ce défaut d'induction de l'apoptose dans ces cellules a été lié à la déficience d'une activité endonucléasique nucléaire présente dans la lignée parentale. Cependant, la staurosporine, un puissant inhibiteur des protéines kinase C, qui présente la même toxicité vis-à-vis des deux lignées, induit dans chacune d'elles la fragmentation de l'ADN et les modifications morphologiques caractéristiques de l'apoptose. Ceci indique qu'il existe une voie fonctionnelle d'apoptose conservée dans les cellules résistantes. L'induction de cette voie a été liée à la présence d'une activité endonucléasique cytoplasmique dont la nature est différente de celle existant dans la lignée parentale. En conclusion, nos résultats montrent que les mécanismes contrôlant l'induction de l'apoptose sont différents dans les cellules sensibles et résistantes. L'une des différences concerne la nature et la localisation intracellulaire de l'activité endonucléasique impliquée dans la fragmentation spécifique de l'ADN.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réservoir extra-digestif d’entérobactéries productrices de bêtalactamase à spectre élargi chez des patients non infectés : étude à partir d’une recherche systématique dans les urines et d’autres prélèvements à visée diagnostique

  • Notre objectif était d'étudier le réservoir extra-digestif d'entérobactéries productrices de β-lactamases à spectre élargi (EBLSE) en les recherchant dans des prélèvements à visée diagnostique (PVD) pour lesquels les colonies bactériennes isolées sur les milieux de cultures utilisés ne sont pas obligatoirement analysées (identification bactérienne et antibiogramme) en routine. Pendant une période de 5 semaines, des identifications et des antibiogrammes ont été réalisés de manière systématique pour les colonies correspondant à des entérobactéries isolées dans certains PVD comme les urines, les prélèvements respiratoires, et un groupe de prélèvements appelé divers. Les prélèvements pour lesquels un antibiogramme a été réalisé conformément à la pratique de routine du laboratoire ont été considérés comme infectés. Les prélèvements pour lesquels les entérobactéries ont été recherchées et étudiées suivant le protocole de l'étude ont été considérés comme colonisés. Au cours de l'étude, 2 312 urines, 327 prélèvements respiratoires et 1 887 prélèvements divers ont été envoyés au laboratoire. Parmi les 114 urines colonisées par au moins une entérobactérie, 13 (11,4 %) comportaient une EBLSE, alors que cette proportion était de 5,1 % (35/682) dans les urines infectées (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Validation de la technique de PCR en temps réel réalisée avec la trousse Abbott RealTime CMV sur automate m2000 pour la détection du cytomégalovirus dans les urines

  • L’infection congénitale à cytomégalovirus (CMV) est la première cause de handicap neurosensoriel d’origine infectieuse. La présence de CMV dans les urines au cours des deux premières semaines de vie permet d’établir le diagnostic d’infection congénitale à CMV. La culture des urines est la technique de référence, cependant la PCR, plus sensible et plus rapide pour le rendu des résultats devient une technique de choix. L’objectif de cette étude est la validation de la technique de détection du CMV dans les urines par PCR en temps réel avec la trousse Abbott RealTime CMV sur automate m2000. La répétabilité, la reproductibilité, la limite de détection et la contamination inter-échantillon ont été évaluées. Des échantillons urinaires de patients (n = 141) ont été analysés simultanément en culture et en PCR afin d’évaluer la concordance de ces deux techniques. La sensibilité et la spécificité de la PCR ont été calculées. La technique de PCR en temps réel Abbott RealTime CMV dans les urines est une technique automatisée et sensible (limite de détection 200 UI/mL). La fidélité est très bonne (écart type de répétabilité : 0,08-0,15 LogUI/mL et de reproductibilité : 0,18 LogUI/mL). Il existe une très bonne concordance entre la culture et la PCR en temps réel Abbott RealTime CMV (kappa 0,96). La sensibilité (100 %) et la spécificité (98,2 %) de la PCR en prenant la culture pour référence sont très bonnes. La PCR en temps réel avec la trousse Abbott RealTime CMV sur automate m2000 est une technique à privilégier pour la détection du CMV dans les urines.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine : présentation, problèmes diagnostiques et facteurs de risques

  • La néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine (ICN) se caractérise par une atteinte aiguë réversible et une atteinte chronique irréversible. Histologiquement, la néphrotoxicité aiguë se traduit par des modifications hémodynamioques dues à la vasoconstriction des artérioles essentiellement afférentes qui entraîne une chute du débit de filtration glomérulaire. La néphrotoxicité chronique est caractérisée par une hyalinose artériolaire qui aboutit à une variété de lésions tubulo-interstitielles et glomérulaires, de mécanisme essentiellement ischémique. Cependant, ces lésions histologiques, chroniques ou aiguës, ne sont pas spécifiques de la toxicité des ICN et peuvent être rencontrées au cours de multiples circonstances pathologiques en transplantation rénale. De ce fait, le diagnostic histologique de néphrotoxicité des ICN est rendu difficile par cette absence de spécificité. Par ailleurs, le risque individuel de développer une néphrotoxicité aux ICN, difficilement prévisible par les seuls paramètres pharmacocinétiques d’exposition systémique aux ICN, implique également l’exposition locale (concentrations d’ICN au niveau du greffon) modulée par de nombreux facteurs, notamment pharmacogénétiques. La difficulté du diagnostic de la néphrotoxicité des ICN et la variabilité inter-individuelle de son risque rendent nécessaire la mise au point de nouveaux outils diagnostiques permettant d’identifier les patients les plus à risque de développer des lésions sévères de néphrotoxicité des ICN chez lesquels les protocoles de minimisation auraient le meilleur rapport bénéfice/risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

UreI: une protéine de Helicobacter pylori essentielle à la résistance à l'acidité et aux étapes précoces de l'infection de la muqueuse gastrique murine.

  • Helicobacter pylori (H. pylori) est une bactérie micro-aérophile à Gram négatif de découverte récente, colonisant spécifiquement l'estomac humain. Sa virulence est liée à sa capacité exceptionnelle à résister à l'acidité gastrique par libération d'ammoniac à partir d'urée. La survie en milieu acide nécessite une stimulation de cette activité uréasique pour des valeurs basses de pH et dépend de la présence d'une protéine de la membrane interne, Urel. Objectifs - Le but de ce travail a été de mieux caractériser le rôle de la protéine Urel in vitro dans la résistance à l'acidité de H. pylori, et in vivo lors de la colonisation de la muqueuse gastrique. Méthodes - L'ammoniac produit par une souche de H. pylori sauvage ou déficiente en protéine Urel a été dosé en fonction du pH extracellulaire. D'autre part, nous avons réalisé une cinétique d'élimination d'un mutant de H. pylori déficient en protéine Urel dans un modèle animal murin. Résultats - La présence de la protéine Urel est associée à une augmentation rapide de la production d'ammoniac à pH acide in vitro et apparaît nécessaire in vivo lors des étapes initiales de l'infection par H. pylori de la muqueuse gastrique dans le modèle animal murin. Conclusion - Urel se comporte comme un capteur des variations de pH extracellulaire qui active l'uréase à pH acide in vitro et joue un rôle déterminant lors des étapes précoces de l'infection, probablement en permettant à H. pylori de résister à l'acidité gastrique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Revue des essais cliniques sur la minimisation, l’arrêt et les protocoles sans inhibiteurs de la calcineurine dans la transplantation de différents organes (rein, cœur et foie)

  • L’immunosuppression à base d’inhibiteurs de la calcineurine (ICN) doit être maintenue dans les semaines suivant une transplantation pour éviter le rejet aigu. Cependant, à plus long terme, leur néphrotoxicité et la morbidité qu’elle induit a un impact négatif sur la survie du patient et du greffon. C’est pourquoi, pour chaque organe, l’enjeu est de s’affranchir de la néphrotoxicité des ICN sans risquer la sous-immunosuppression et en conservant une bonne tolérance globale. En transplantation rénale, la minimisation des ICN associée au mycophénolate semble relativement sûre et permet une amélioration de la fonction rénale sans sur-risque de rejet. La stratégie d’arrêt total des ICN au profit d’un inhibiteur du signal de prolifération (ISP) paraît également intéressante. Chez les patients présentant une dysfonction chronique d’allogreffe, la diminution des doses d’ICN de 30 à 50% en association au MPA semble sûre et efficace et leur remplacement par des ISP est pertinent, mais limité par leur effet sur la protéinurie. Chez le greffé hépatique, leur introduction retardée et minimisée sous couvert d’une induction semble sûre et efficace pour préserver la fonction rénale notamment lorsqu’elle est précaire. En transplantation cardiaque, les premières études réalisées sur un petit nombre de patients suggèrent que l’introduction retardée des ICN, leur minimisation et leur élimination tardive semblent possibles et sûres après transplantation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Détecter le cancer de la vessie à partir d'échantillons d'urine.

  • Le cancer de vessie touche principalement la population d’âge mûr et nécessite une surveillance rapprochée et répétée. La cystoscopie souple associée à la cytologie urinaire sont actuellement les méthodes recommandées dans le diagnostic et le suivi. Parce que les techniques d’imagerie médicale restent aujourd’hui peu performantes pour la détection des tumeurs vésicales, la recherche s’est orientée vers la mise en évidence de marqueurs urinaires des cellules cancéreuses. Différentes approches ont été testées avec des résultats insuffisants pour supplanter la cystoscopie. Récemment, le Service d’Urologie du CHU et la Société de Biotechnologie OncoMethylome Sciences ont évalué l’intérêt de la mise en évidence de gènes hyperméthylés à partir d’échantillons d’urine pour le diagnostic du cancer de vessie. Cette méthode est basée sur la technologie de la Methylation-Specific PCR (MSP). L’approche a l’avantage théorique d’être non invasive, reproductible, et basée sur l’analyse de l’ADN dont la stabilité, dans les urines, est supérieure à celle des protéines. Les résultats d’une large étude prospective, récemment publiés dans European Urology, ont montré que l’identification par MSP de 2 gènes méthylés, TWIST1 et NID2, dans les urines est un test sensible (±90%) et spécifique (±93%) pour la détection du cancer de la vessie. La sensibilité du test est largement supérieure à celle de la cytologie alors que la spécificité des 2 méthodes est similaire. Sur base de ces résultats prometteurs, une évaluation de ce test de méthylation dans le cadre du suivi de patients porteurs de tumeurs vésicales superficielles est en cours.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lithogenèse oxalo-calcique: cristallisation en présence d'urine de sujets sains.

  • L'objectif de cette étude, est de mettre en évidence l'influence de l'urine de sujets sains, sur les différentes étapes de la cristallisation des oxalates de calcium. La méthode expérimentale consiste à comparer les courbes turbidimétriques caractérisant la cristallisation dans une urine synthétique à celles obtenues après ajout, à l'urine synthétique, de petites quantités d'urine naturelle de sujets non lithiasiques. Ajoutée même en très faible quantité à la solution mère (4% v/v), l'urine naturelle a une influence tout à fait remarquable sur la nucléation, la croissance et l'agglomération des cristaux. La nucléation est facilitée (temps d'induction plus court et nombre de cristaux plus grand), l'urine naturelle apportant des particules solides, telles que débris cellulaires, sur lesquels les oxalates de calcium se forment par nucléation hétérogène. Par contre, la vitesse de croissance des cristaux est réduite et leur agglomération fortement inhibée. De plus, la nature physique de la phase cristalline qui précipite majoritairement est différente de celle obtenue en l'absence d'urine naturelle. Dans nos conditions de forte sursaturation, l'urine naturelle favorise la nucléation de l'oxalate de calcium dihydraté aux dépens de l'oxalate de calcium trihydraté qui se forme dans l'urine synthétique pure. Une hypothèse sur l'initiation du processus lithogène est présentée et une corrélation morpho-constitutionnelle entre la localisation des calculs oxalo-calciques dans le système urinaire et leurs constituants majoritaires est décrite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place du suivi biologique des traitements immunosuppresseurs : exemple de la mesure de l’activité calcineurine en transplantation hépatique

  • Le suivi thérapeutique des inhibiteurs de la calcineurine (CNA), le tacrolimus et la ciclosporine, repose actuellement sur un suivi pharmacocinétique. Une approche pharmacodynamique basée sur la mesure de l’activité CNA pourrait être intéressante en transplantation hépatique en raison de la large variabilité intra- et interindividuelle de la pharmacocinétique du tacrolimus et de la ciclosporine. Une étude sur la relation pharmacodynamique–pharmacocinétique du tacrolimus a montré que le suivi de l’activité CNA au sein des cellules mononucléées sanguines (PBMC) serait particulièrement pertinent lors des trois premiers mois postgreffe et qu’au-delà, le suivi de la concentration résiduelle de tacrolimus resterait suffisant. Parallèlement, deux études cliniques menées en période post-transplantation tardive et immédiate ont rapporté des résultats prometteurs en montrant une corrélation positive entre l’activité CNA résiduelle et le rejet du greffon hépatique, quel que soit le type de donneur et d’inhibiteur CNA utilisé. Dans chacune des deux études, les patients ayant eu un rejet de leur greffon hépatique présentaient au sein des PBMC une activité CNA résiduelle significativement plus élevée que celle des patients sans rejet. Cependant, le nombre limité de patients inclus dans ces deux études nécessite la réalisation de nouvelles études prospectives pour confirmer l’intérêt du suivi de l’activité CNA comme marqueur de l’immunité cellulaire et de sa complémentarité avec le suivi pharmacocinétique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recherche de cyclophosphamide dans les urines de manipulateurs de cytotoxiques

  • En 1984, des traces de cyclophosphamide dans les urines d'infirmières préparant les chimiothérapies anticancéreuses sont, pour la première fois, mises en évidence par chromatographie en phase gazeuse. L'objectif principal de cette étude est de réaliser un travail similaire avec six préparateurs réalisant 25 000 préparations par an, en utilisant une technique analytique plus sensible (chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse). Deux échantillons urinaires contaminés par le cyclophosphamide sont retrouvés sur un total de 104, soit 1,9 %. Ces deux échantillons positifs sont proches de la limite de quantification de la méthode utilisée. Les quantités moyennes excrétées sont inférieures à celles relevées dans d'autres études et les deux prélèvements positifs correspondent à deux préparateurs différents et à deux semaines de recueil différentes, ce qui montre l'absence de contamination itérative. L'activité individuelle des préparateurs ou l'activité générale dans l'unité de reconstitution centralisée des chimiothérapies et la contamination urinaire ne semblent pas liées. Cette étude met en évidence une exposition très faible et non répétée de manipulateurs de cytotoxiques correctement formés. La contamination étant probablement d'origine cutanée, elle nécessite la détermination précise de toutes les sources de contamination de l'environnement des manipulateurs pour maîtriser leur exposition.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Surveillance de la néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine

  • La néphropathie chronique d’allogreffe (NCA) se caractérise par une augmentation au cours du temps de la fibrose chronique interstitielle, de l’atrophie tubulaire, d’un épaississement fibrointimal, d’une hyalinose artériolaire et d’une glomérulosclérose, se traduisant par une altération progressive de la fonction rénale. Elle est principalement provoquée par la néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine qui entraîne un déséquilibre entre des facteurs vasoconstricteurs et vasodilatateurs. La toxicité de la cyclosporine A est notamment due à l’activation des gènes proapoptotiques conduisant à l’atrophie tubulaire par l’apoptose des cellules tubulaires et à des changements hémodynamiques qui induisent une fibrose interstitielle par l’activation de facteurs stimulant la prolifération des fibroblastes (TGFß, Endothéline-A et Plasminogen activator inhibitor 1). La surveillance du traitement par les inhibiteurs de la calcineurine repose essentiellement sur l’histologie, mais un meilleur suivi de l’exposition de ces molécules post-transplantation en ajustant régulièrement et rapidement les doses afin d’éviter des périodes prolongées de surexposition, pourrait permettre de diminuer leur néphrotoxicité et d’améliorer la survie du greffon chez les patients traités. La réduction de dose des anticalcineurines ou leur remplacement par des inhibiteurs du signal de prolifération pourraient être une alternative thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Variations des parametres biochimiques de l'urine du reveil pendant le mois de Ramadan.

  • L'objectif de ce travail est d'évaluer l'effet de la restriction hydrique et alimentaire en période de jeûne sur les facteurs biochimiques impliqués dans la lithogenèse. Notre étude a porté sur 90 patients subdivisés en 3 groupes: groupe G1: 30 sujets normaux pratiquant le jeûne de Ramadan, groupe G2: 30 sujets normaux ne pratiquant pas le jeûne et groupe G3: 30 sujets lithiasiques calciques en période de régime normal. Les résultats ont montré qu'il existe dans l'ensemble une différence significative pour les promoteurs de la cristallisation et les inhibiteurs étudiés entre d'une part les lithiasiques et les sujets à jeun, et d'autre part les sujets normaux en régime normal. Les sursaturations en oxalates, acide urique et brushite sont pratiquement identiques chez les sujets normaux en période de jeûne (G1) et chez les lithiasiques (G3) et sont nettement supérieures à celles des sujets normaux en régime libre (G2). La cristallurie est plus importante chez le lithiasique comparée au sujet normal en régime libre (58% vs 11.4%). Il n'existe pas de cristaux d'oxalate monohydraté (Whewellite) et d'urates chez le sujet normal et ce taux atteint respectivement 4% et 12 % chez le lithiasique. Le profil de la crislalturie est semblable chez le sujet en période de ramadan à celui du lithiasique. Cependant chez le sujet sain, il existe un équilibre entre les promoteurs et les inhibiteurs de la cristallisation ce qui limite le risque cristallogène et ultérieurement la formation de calculs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation par spectroscopie RMN des lésions rénales provoquées par la lithotripsie extracorporelle à partir d'échantillons d'urine

  • Objet. - L'objectif de cette étude prospective était d'étudier l'effet de la lithotripsie extracorporelle (LEC) sur les reins de patients atteints de maladie lithiasique. Les effets de la LEC étaient évalués en spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN) haute résolution à partir d'échantillons d'urine. Méthodes. - Vingt-trois patients âgés de 31 à 80 ans (moyenne: 55 ans), ayant une pathologie lithiasique urinaire ont été étudiés avant et après une séance de LEC. Une analyse multiparamétrique a été réalisée par spectroscopie RMN sur des échantillons d'urine collectés avant et 5 h après la séance de LEC (seconde miction post-LEC). Résultats. - Les résonances les plus pertinentes déterminées par spectroscopie IRM étaient celles correspondant à l'acétate, le lactate, la N-oxy triméthylamine et les acides aminés. L'excrétion de ces marqueurs était augmentée de manière significative par rapport aux échantillons d'urine pré-LEC. Conclusion. - Ces résultats ont confirmé l'existence de lésions ischémiques précoces suite à une LEC. La spectroscopie RMN a été un outil efficace pour un suivi non invasif des dégâts rénaux générés par une séance de LEC.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de la recherche du polymorphisme de la thiopurine méthyltransférase et du dosage des métabolites chez les patients traités par azathioprine.

  • L’azathioprine, immunosuppresseur largement utilisé en médecine interne, est fréquemment impliqué dans la survenu d’effet indésirable. Parmi ceux-ci la myélotoxicité, effet indésirable dose dépendant, reste le plus préoccupant par sa potentielle gravité. La myélotoxicité sévère, associée à un métabolisme anormal de l’azathioprine, est liée à un polymorphisme génétique sur le gène de la thiopurine méthyltransférase (TPMT) qui a pour conséquence une grande variabilité de son activité enzymatique. Si 89 % des patients ont une activité enzymatique normale, 11 % ont une activité intermédiaire et 0,3 % présentent une activité effondrée les rendant ainsi à haut risque de myélotoxicité. La recherche d’un polymorphisme génétique de la TPMT en pré-thérapeutique permet d’identifier les patients pour lesquels la dose standard d’azathioprine est inadaptée, car à haut risque de toxicité. Par ailleurs, le dosage des métabolites de l’azathioprine est quant à lui utile pour le suivi des patients, et notamment dans les situations d’échec thérapeutique, afin de distinguer les patients non observants des patients sous dosés,

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov