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  • Introduction. Les ulcères de jambes peuvent être une manifestation du syndrome des anti-phospholipides, mais leur lien pathogénique avec les phénomènes de thrombose vasculaire secondaires aux anticorps anti-phospholipides est encore mal défini. Une association significative entre anticorps anti-cardiolipines et ulcère de jambe d'origine veineuse a été décrite. Notre étude avait pour objectif de rechercher si une telle association se confirmait en cas d'ulcères veineux et si elle était également présente en cas d'atteinte artérielle et/ou artériolaire. Malades et méthode. Le travail a porté sur 48 malades, hospitalisés entre décembre 1995 et mars 1997, atteints d'ulcères de jambes veineux (27 cas), artério-veineux (9 cas) ou artériolaires associés ou non à une atteinte artérielle (1 2 cas). Le diagnostic étiologique a été porté sur des arguments cliniques et par les données d'un écho-Doppler artériel, veineux superficiel et profond. La recherche d'anticorps antiphospholipides a comporté systématiquement : VDRL, recherche d'anticorps anti-phospholipides IgG et IgM par technique ELISA, et recherche d'anticoagulant circulant de type anti-prothrombinase. Résultats. Au total, un anticoagulant circulant a été trouvé chez 22 malades sur 48 (46 %) : 12/27 atteints d'ulcères de jambes veineux, soit dans 44% (anticorps anticardiolipines : 5 cas, anticoagulant circulant : 4 cas, les 2 : 3 cas) , 1/9 atteints d'ulcères artério-veineux (anticorps anticardiolipines : 5 cas) , 9/12 atteints d'ulcères artériolaires (anticorps anticardiolipines : 3 cas, anticoagulant circulant : 6 cas, les deux : 3 cas). Sept parmi ces 9 malades avaient également une artérite sévère. Un antécédent de thrombose veineuse n'était trouvé que trois fois pour les malades atteints d'ulcères veineux et d'anticorps antiphospholipides. Un malade sur 5 atteints d'ulcères artériolaires avait un antécédent de thrombose artérielle. Commentaires. Notre échantillon, de par sa taille, ne permet pas de tirer de conclusion formelle, mais souligne : - l'association possible entre anticorps anti-phospholipides et ulcère veineux indépendamment d'antécédent thrombotique , l'hypothèse d'une stase leucocytaire et d'une activation des cellules endothéliales à l'origine d'une réaction immunitaire impliquant les anticorps anti-phospholipides a été avancée , l'opportunité d'un traitement antiagrégant, voire anticoagulant, mérite d'être discutée en phase de traitement , - l'association possible entre ulcères artériolaires et anticorps anti-phospholipides qui nécessiterait de plus amples études.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sensibilisation de contact au cours des ulcères de jambe.

  • Introduction. L'eczéma péri-ulcéreux est la première complication des ulcères de jambe. Son diagnostic étiologique est souvent difficile en raison de la multiplicité des topiques utilisés. Malades et méthodes. Cinquante malades, 35 femmes et 15 hommes âgés de 37 à 91 ans (moyenne: 67,8 ans), souffrant d'ulcère de jambe depuis 15 jours à 32 ans (médiane: 2 ans) ont eu une exploration allergologique de contact avec la batterie standard EECDRG, 18 allergènes potentiels et les topiques utilisés. Les lectures ont été faites à 48, puis à 72, 96 ou 120 heures. Résultats, Le taux de sensibilisation s'élevait à 76 p. 100 des malades (90 p. 100 en cas d'antécédent de dermite de contact, 52 p. 100 en son absence). Les pourcentages respectifs de tests positifs étaient les suivants: baume du Pérou 40, fragrance-mix 28, Amerchol L101 18, alcools de lanoline 14, colophane 12, propylène glycol et parabensmix 8, alcool stéarylique, thiomersal, clioquinol et acide sorbique 6, alcool cétyl-stéarylique, alcool cétylique, éosine, cétrimide, chlorocrésol, budésonide, pivalate de tixocortol, bufexamac, formaldéhyde, nickel, thiuram-mix et P.P.D. 4, hexamidine, chlorhexidine, néomycine, benzocaïne, bichromate de potassium et cobalt 2, triéthanolamine, éthanol et autres allergènes de la batterie EECDRG 0. Les tests étaient positifs dans 29 cas avec des spécialités dont les crèmes Biafine® (8 cas) et Parfénac® (7 cas) et la Rifocine ampoules® (3 cas). Dans 13 cas sur 29, les tests étaient positifs avec un ou plusieurs allergènes communs au produit et à la batterie complémentaire. Discussion. La fréquence de la sensibilisation de contact est très élevée. La plupart des tests avaient une pertinence avec la maladie ulcéreuse. Le premier agent en cause est le baume du Pérou. Trente p. 100 des malades étaient sensibilisés à 1 excipient au moins, le plus fréquent étant la lanoline. Vingt-deux p. 100 avaient un test positif à un ou plusieurs antiseptiques et la sensibilité aux conservateurs concernait 18 p. 100 des sujets. L'allergie au caoutchouc et à la néomycine est devenue inhabituelle mais la sensibilisation aux anti-inflammatoires stéroïdiens ou non doit être recherchée. Le principe actif d'un topique n'est pas toujours l'allergène et le détail d'un test positif mériterait d'être effectué. Il y a ainsi lieu d'effectuer une batterie complémentaire systématique, adaptée aux habitudes de prescription dans les ulcères de jambe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les attitudes thérapeutiques des médecins français face à l'ulcère veineux de jambe: diversité et coûts induits: analyse d'une étude prospective médico-économique d'observation.

  • Objectifs : Il s'agit de mieux connaître la prise en charge de l'ulcère veineux de jambe en France, et en particulier cerner la diversité des attitudes thérapeutiques des médecins et leur coût respectif. Matériel et méthode : Une étude prospective d'observation médico-économique a été effectuée auprès de 800 médecins généralistes et spécialistes répartis sur le territoire national, chacun devant inclure et suivre deux patients, l'un présentant un « ulcère nouveau » (de moins de deux semaines), l'autre un « ulcère ancien » (datant de plus de six semaines). Le suivi des patients, jusqu'à cicatrisation ou pendant six mois au maximum, a été effectué à travers des cahiers d'observation remplis à chaque contact. Les informations recueillies permettent de documenter les caractéristiques de l'ulcère à l'inclusion, d'apprécier son évolution, et de relever la nature et le volume des soins médicaux prescrits. Les coûts ont été évalués du point de vue de la Société aux prix de 1996. Résultats: Les dossiers de 1 098 patients, établis par 652 médecins, ont pu être exploités. L'âge moyen des patients est de 72 ans, 74 % des patients sont des femmes. En moyenne les patients ont consulté 4,8 fois leur médecin à un intervalle de 29 jours. Ces visites ont généré un certain nombre d'actes et de prescriptions, représentant un coût moyen par patient de 5 827 FF, dont 48 % pour les actes et soins, 33 % pour les médicaments, 16 % pour les hospitalisations et 3 % pour les arrêts de travail. La guérison a été obtenue dans 77 % des cas après un délai de 3 mois. En utilisant une typologie fondée notamment sur le recours, ou non, à la contention et à la détersion, on a pu faire ressortir la prépondérance de la contention prescrite dans 76 % des Cas lors de la visite d'inclusion. Mais cette prépondérance de la contention n'exclut pas la diversité des attitudes thérapeutiques des médecins, liée en partie au profil des patients, et la variabilité des coûts qui en résultent. Le coût moyen varie de 3 160 FF à 6 697 FF selon l'attitude thérapeutique. La place et les différents types de pansement prescrits ont fait l'objet d'un éclairage particulier.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement non opératoire des perforations d'ulcère gastroduodénal. Résultats d'une étude prospective.

  • Background. - Le traitement conservateur des ulcères perforés est peu utilisé malgré l'introduction des inhibiteurs de la pompe à protons parce que les traitements chirurgicaux permettent une fermeture immédiate de la perforation éventuellement par une voie laparoscopique. Le but de cette étude prospective a été d'évaluer les résultats de la méthode de Taylor et d'identifier les facteurs prédictifs d'échec de ce traitement médical chez les patients présentant une perforation ulcéreuse. Matériel et méthodes.- Entre 1990 et 2000, 82 patients consécutifs avec le diagnostic d'ulcère perforé ont été prospectivement inclus dans cette étude et traités médicalement par l'association d'une sonde nasogastrique et d'un traitement intraveineux d'antihistaminiques ou d'inhibiteurs de la pompe à protons. L'absence d'amélioration clinique après 24 heures de ce traitement conduisait à la réalisation d'un traitement chirurgical. Les facteurs prédictifs d'échec du traitement non opératoire ont été testés en analyse uni- et multivariée. Résultats. - Une amélioration clinique a été obtenue avec le traitement non opératoire chez 54 % des patients (44 sur 82). La mortalité globale était de 1 %. En analyse univariée, les facteurs prédictifs d'échec du traitement non opératoire étaient la taille du pneumopéritoine, la fréquence cardiaque supérieure à 94 par minute, le météorisme abdominal, la douleur au toucher rectal, et l'âge supérieur à 59 ans. En analyse multivariée, les facteurs significatifs étaient la taille du pneumopéritoine, la fréquence cardiaque et le météorisme abdominal. L'association des critères - taille du pneumopéritoine, fréquence cardiaque supérieure à 94, douleurs au toucher rectal et âge supérieur à 59 - conduisait à un traitement chirurgical dans tous les cas. Conclusions. - Ces résultats suggèrent que plus de 50 % des patients ayant un ulcère perforé répondent au traitement conservateur sans intervention chirurgicale, et que l'association de quelques critères (taille du pneumopéritoine, fréquence cardiaque, douleurs au toucher rectal et l'âge) permet de définir les patients nécessitant une chirurgie urgente.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Étude pilote d’un nouvel agent de thérapie matricielle (RGTA OTR4120®) dans les ulcères de cornée et les dystrophies cornéennes rebelles

  • Objectif : Étude pilote exploratrice à usage compassionnel, non contrôlée, visant à évaluer la tolérance et l'efficacité d'une nouvelle solution ophtalmique à base d'agents de régénération, analogues des héparanes sulfates (RGTAs) dans les ulcères de cornée et les dystrophies cornéennes chroniques sévères résistantes aux traitements usuels. Rationnel : Les RGTAs sont des biopolymères de grande taille conçus pour remplacer les héparanes sulfates liés spécifiquement aux protéines de la matrice et aux facteurs de croissance mais détruits lors de lésions tissulaires. Les protéines fixées sur le RGTA sont alors protégées contre une protéolyse, ce qui permet de restaurer le microenvironnement de la matrice extracellulaire. Les signaux endogènes nécessaires au renouvellement cellulaire qui assurent localement l'homéostasie tissulaire sont à nouveau en place sur la matrice restaurée pour déclencher la bonne séquence spatio-temporelle de migration et de multiplication cellulaire. La thérapie matricielle par le RGTA représente une alternative aux thérapies géniques ou cellulaires proposées en médecine régénérative. Dans un modèle pré-clinique d'ulcération sévère de cornée induite par base chez le lapin, une seule instillation avait été suffisante pour augmenter fortement la vitesse et la qualité de la cicatrisation et permettre après seulement une semaine une restauration de la cornée d'une qualité histologique presque normale. Ce sont ces résultats qui nous ont poussés à entreprendre cette première étude clinique dont le but principal était d'évaluer la tolérance locale de cette préparation. Patients et méthodes : Onze yeux de dix patients ont été inclus dans l'étude. Tous les patients avaient des dystrophies cornéennes sévères ou des ulcères cornéens douloureux, avec des douleurs cotées au moins 50 sur une échelle visuelle analogique (EVA) notée de 0 à 100, et en échec de traitement. La solution oculaire à base de RGTA a été instillée par l'investigateur en consultation à r...

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Quand s’inquiéter devant un ulcère de jambe d’origine vasculaire ?

  • Les ulcères de jambe sont une pathologie chronique. Le temps de cicatrisation est long pour les ulcères d’origine veineuse et des complications sont possibles. La plus sévère est l’infection, soit sous forme d’une dermohypodermite bactérienne aiguë, facile à diagnostiquer et relativement facile à traiter à partir du moment où les doses minimales d’antibiotiques sont respectées, soit sous la forme d’infections localisées de diagnostic plus difficile. En effet, il n’y a pas de consensus dans la littérature sur les critères cliniques permettant de retenir le diagnostic d’infection localisée, ni sur l’attitude thérapeutique à proposer. L’attitude la plus logique est de débuter par un traitement local, puis en cas d’inefficacité, de traiter par antibiothérapie par voie générale. Cette attitude est à nuancer en fonction du terrain (patient immunodéprimé, ou artériopathie sévère justifiant un traitement antibiotique par voie générale plus rapidement prescrit). La deuxième complication volontiers observée est l’allergie à un topique appliqué sur la plaie. Le taux de sensibilisation des patients souffrant d’ulcères de jambe est élevé (60 %) même s’il a tendance à diminuer avec l’utilisation des pansements modernes. Il n’y a pas de produits parfaitement sûrs chez les patients polysensibilisés. Le traitement dermocorticoïde est très efficace. Les tests allergologiques sont utiles. Certains ulcères de jambe sont d’emblée inquiétants. Les ulcères creusants, voire nécrotiques, évoquent d’emblée une étiologie artérielle nécessitant des explorations vasculaires rapides et éventuellement une revascularisation. Les ulcères nécrotiques, très douloureux, superficiels et extensifs, par angiodermite nécrotique nécessitent une hospitalisation pour la réalisation de greffes cutanées qui permettent de stopper l’angiodermite et de calmer les douleurs. Les ulcères de localisation atypique, trop bourgeonnants, sont parfois des carcinomes. La biopsie des ulcères de jambe d’aspect ou d’évolution atypique (non-cicatrisation malgré des soins bien conduits) est un impératif dans le suivi de ces patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Quel schéma thérapeutique pour l'éradication d'Helicobacter pylori et la cicatrisation de l'ulcère duodénal. Le traitement minute a-t-il sa place?

  • Actuellement Le schéma recommandé de l'éradication de Helicobacter pylori et de la cicatrisation de l'ulcère duodénal est l'association pendant sept jours d'un anti-sécrétoire gastrique à double dose et de deux antibiotiques, suivie de la prise de l'anti-sécrétoire à dose usuelle pendant trois autres semaines. Ce schéma thérapeutique aboutit, lors des études randomisées, à un taux d'éradication qui est de 80 % à plus de 90 %. Cependant, en pratique quotidienne en France, le taux d'éradication est plus proche de 60 à 75 %. Les questions posées Les phénomènes de résistance des antibiotiques ne sont pas seuls en cause. La non observance est fréquente, engendrée en partie par la tolérance médiocre à l'antibiothérapie. De nombreux essais thérapeutiques récemment publiés apportent des éléments de réponse à plusieurs questions concernant l'éradication de Helicobacter pylori: peut-on diminuer la durée du traitement de l'éradication en associant une triple antibiothérapie ou faut-il au contraire allonger la durée pour être certains que les patients aillent bien au bout des sept jours? Faut-il doubler la dose d'anti-sécrétoires durant le traitement d'éradication? Et, pour la cicatrisation de l'ulcère duodénal, peut-on diminuer la durée du traitement anti-sécrétoire? Au vu des résultats des essais thérapeutiques récemment publiés, il est licite aujourd'hui de prescrire une double antibiothérapie pendant dix à quatorze jours, associée à un traitement anti-sécrétoire à double dose, sans avoir besoin de poursuivre le traitement anti-sécrétoire au-delà de cette période initiale pour cicatriser l'ulcère duodénal. Les études devront préciser la durée optimale entre dix et quatorze jours. Cependant, à ce jour, ce schéma d'éradication de Helicobacter pylori et de cicatrisation de l'ulcère duodénal n'a pas d'AMM et il n'est pas valable pour le traitement de l'ulcère gastrique et pour les lésions gastroduodénales compliquées (notamment hémorragiques).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le traitement laparoscopique de l'ulcère duodénal perforé. Résultats d'une étude rétrospective multicentrique. Société française de chirurgie laparoscopique (SFCL).

  • But de l'étude : Cette étude rétrospective multicentrique avait pour but d'évaluer les techniques opératoires, la mortalité et la morbidité dans une série de patients opérés par laparoscopie d'un ulcère duodénal perforé. Patients et méthodes: Quatre cent dix-neuf patients issus de 18 centres ont été inclus. L'étude a porté sur une période de dix ans (1990 à 1999). Il s'agissait de 299 hommes et 120 femmes âgés de 19 à 98 ans (48 ans en moyenne). Les scores selon la classification de l'American society of anesthesiologists étaient les suivants : I : : 48,7%, II : 31,3%, III : 17,5% , IV : 2,5%. La durée moyenne entre la survenue de la perforation et l'intervention était de 13,4 heures (une à 70 heures). Les procédés utilisés étaient : une suture (76,7 %), une épiplooplastie (9,9 %), un lavage péritonéal seulement (2,7 %). Résultats : Une conversion en laparotomie a été réalisée dans 10,6% des cas. La durée moyenne de l'intervention a été de 85 minutes. Les taux de morbidité et de mortalité ont été respectivement de 13,4% et 1,4%. Dix-sept patients ont été réopérés à cause d'une fistule (n = 5), d'un abcès intrapéritonéal (n = 5), d'une occlusion aigüe du grêle (n = 4), d'une hémorragie ulcéreuse (n = 1), d'une perforation iatrogène de la vésicule (n = 1), et du grêle (n=1). La durée moyenne d'hospitalisation a été de 8,5 jours. Tous les patients sont sortis avec un traitement anti-ulcéreux associé le plus souvent à une antibiothérapie pour éradication de l'Helicobacter pylori. Six patients sur 96 ayant des antécédents ulcéreux ont eu une vagotomie. Conclusion : Le traitement laparoscopique des perforations ulcéreuses duodénales est une option sûre entraînant un faible taux de morbidité, de réintervention et de mortalité et peut être considéré comme le traitement de choix.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Quand faut-il reprendre l'alimentation orale après hémorragie ulcéreuse gastro-duodénale? Etude contrôlée randomisée.

  • Objectifs - Après hémorragie ulcéreuse gastro-duodénale, il est souvent préconisé de retarder de quelques jours la reprise de l'alimentation orale. L'efficacité de cette mesure sur la prévention de récidive hémorragique n'a jamais été démontrée. Le but de cette étude prospective contrôlée a été de déterminer quelle était l'influence de la date de la reprise de l'alimentation orale a) sur le risque de récidive hémorragique et b) sur le pronostic des malades ayant une hémorragie ulcéreuse gastroduodénale. Malades-méthodes.-De janvier à décembre 1995, 26 malades (17 hommes, 9 femmes, d'âge moyen 71 ans) hospitalisés pour hémorragie ulcéreuse grave traitée par injection hémostatique d'adrénaline (J0) ont été randomisés en 2 groupes. Les malades du groupe A (n = 12) ont reçu à J1 une alimentation lactée froide, à J2 une alimentation mixée tiède et à partir de J3 une alimentation normale. Les malades du groupe B (n = 14) ont été maintenus à jeun de J1 à J3 puis ont été réalimentés selon le même protocole que ceux du groupe A. Résultats. - A J0, les paramètres cliniques, biologiques et pathologiques des malades des groupes A et B étaient comparables (M ± DS): hémoglobine (8,8 ± 2,7 vs 8,1±2,0g/dL), concentrés globulaires transfusés durant les 24 premières heures (2,2 ± 2,0 vs 2,1 ± 1,4), localisation des ulcères (ulcères duodénaux 8 vs 9 cas, ulcères gastriques 4 vs 5 cas). Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes A et B en ce qui concerne la récidive hémorragique (0 vs 1 cas) et le nombre total de concentrés globulaires transfusés (2,6±2,1 vs 3,3±2,1). La durée d'hospitalisation a été significativement plus courte dans le groupe A que dans le groupe B (6,8 ± 2,1 vs 9,9 ± 3,7 jours, P = 0,01). Conclusion. - Ces résultats suggèrent que la reprise précoce de l'alimentation orale après hémorragie ulcéreuse sévère traitée par sclérose endoscopique n'aggrave pas le risque de récidive hémorragique et permet de raccourcir la durée d'hospitalisation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des perforations d'ulcère gastroduodénal par suture simple suivie de l'éradication de Helicobacter pylori.

  • Buts de l'étude : Apprécier la prévalence de l'infection par Helicobacter pylori (HP) au Vietnam en cas de perforation d'ulcère gastroduodénal et évaluer l'efficacité du traitement médical sur l'éradication d'HP et la cicatrisation de l'ulcère. Patients et méthodes : Cent onze patients ayant une perforation d'ulcère gastroduodénal ont été traités par suture simple. Le diagnostic de l'infection par HP a été basé sur le test à l'uréase et l'examen histopathologique de biopsies antrales peropératoires et enfin par la recherche postopératoire des immunoglobulines G anti-HP. L'infection par HP était définie par au moins un résultat positif. Le traitement médical consistait en une trithérapie faite d'oméprazole, de clarithromycine, et d'amoxicilline pendant sept jours, suivie par un traitement par oméprazole seul pendant trois semaines en cas d'ulcère duodénal ou cinq semaines en cas d'ulcère gastrique. Un contrôle endoscopique avec biopsies était effectué quatre à six semaines après la fin du traitement. Résultats : Sur les 111 patients, 107 (96 %) étaient infectés par HP. Les quatre patients non infectés par HP ont été traités par oméprazole seul et ont été exclus de l'étude. L'ulcère a cicatrisé chez 99 patients (93 %). L'éradication d'HP a été obtenue chez 102 patients (95%). Les huit patients ayant un ulcère non cicatrisé et les cinq patients pour lesquels l'éradication n'était pas obtenue au premier contrôle endoscopique ont reçu un traitement médical supplémentaire. En définitive, l'éradication et la cicatrisation ont été constatées dans tous les cas. Conclusion : En cas de forte prévalence de l'infection à HP, il n'est pas nécessaire d'associer un geste réduisant l'acidité gastrique à la suture d'un ulcère gastroduodénal perforé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résistance à la protéine C activée et anticorps anti-cardiolipine dans les ulcères de jambe.

  • Introduction. L'objectif de cette étude prospective était d'estimer la prévalence de la résistance à la protéine C activée et des anticorps anti-cardiolipine de type IgG, M ou A dans les ulcères de jambe, qu'ils soient veineux, artériels ou mixtes. Malades et méthodes. Cent quinze malades hospitalisés pour ulcères veineux, artériels ou mixtes sans syndrome des anti-phospholipides connu ont été inclus. La pathologie vasculaire sous-jacente était étudiée par l'examen clinique, un écho-Doppler, voire une artériographie. Une résistance à la protéine C activée a été recherchée par un test classique (en ratio normalisé de temps de céphaline activateur en présence ou non de protéine C activée) et un test de « deuxième génération » (avec dilution préalable dans un plasma déficient en facteur V). En cas de perturbation de ce dernier test, la mutation V Leiden était recherchée par biologie moléculaire. Les anticorps anti-cardiolipine IgG, M et A ont été dosés par technique ELISA, avec un seuil à 20 unités selon les standards de Harris. Résultats. Parmi ces 115 malades, l'origine des ulcères était veineuse dans 50 cas (43,5 p. 100) artérielle dans 23 cas (20 p. 100), mixte dans 42 cas (36,5 p. 100). Un facteur V Leiden existait dans 12 cas (10,4 p. 100) (hétérozygotes) répartis en 7 ulcères veineux, 3 mixtes, 2 artériels. Les anticorps anti-cardiolipine étaient positifs dans 49 cas (42,6 p. 100) : 21 ulcères veineux, 18 mixtes, 10 artériels. Discussion. Dans cette étude, l'augmentation de la prévalence de la mutation V Leiden dans les ulcères veineux (14 p. 100), comparée à une population témoin lorraine (8,6 p. 100), n'apparaît pas statistiquement significative (p = 0,27). Un facteur V Leiden ou des anticorps anti-cardiolipine ont été constatés dans 56 cas (48,7 p. 100) sans différence significative entre les 3 groupes d'ulcères. Le rôle des anomalies de la coagulation dans la pathogenèse des ulcères de jambes, qu'ils soient artériels, veineux ou mixtes, reste discuté.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les injections répétées de streptomycine dans le traitement de l’infection à Mycobacterium ulcerans (ulcère de Buruli) : à propos d’une enquête dans une zone de santé rurale en République démocratique du Congo

  • Cet article présente les résultats d'une étude réalisée sur le traitement de l'infection à Mycobacterium ulcerans, infection appelée également ulcère de Buruli (UB), dans une zone de santé rurale, la plus endémique d'UB, en République démocratique du Congo (RDC). Une enquête a été effectuée auprès d'un premier groupe de 14 patients en fin du traitement par rifampicine et streptomycine associé à la chirurgie, recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la prise en charge de cette affection. S'y est adjoint un second groupe de 14 autres patients (cas-témoins) qui se trouvaient au début de leur traitement, de même sexe, âge, niveau d'études et niveau socioéconomique. Les caractéristiques générales des patients sont identiques à celles décrites dans la littérature : une majorité d'enfants en pleine scolarité ou sans niveau d'études, et des adultes jeunes cultivateurs. Les patients, en fin de traitement, sont plus favorables au schéma proposé par l'OMS que les malades au début du traitement. On note une acceptabilité faible pour le recours à la chirurgie dans les deux groupes interrogés. Les opinions des patients enquêtés vis-à-vis des injections répétées de streptomycine révèlent que leurs connaissances générales sur les effets secondaires de la streptomycine injectable sont faibles : 57 % pour le premier groupe et 28 % pour le second , l'acceptabilité des patients pour les injections répétées de streptomycine reste variable (70 % pour le premier groupe et 57 % pour le second). Mais la majorité des patients d'UB enquêtés préfèrent le remplacement de la streptomycine injectable par un autre produit à administrer par voie orale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude prospective multicentrique des facteurs pronostiques des hémorragies ulcéreuses gastroduodénales. Réévaluation des facteurs cliniques et endoscopiques à l'ère de l'hémostase endoscopique.

  • Le but de cette étude prospective était d'évaluer les facteurs prédictifs de récidive hémorragique et de décès au cours des hémorragies par ulcère gastroduodénal chez des malades sélectionnés pour eur risque élevé de récidive hémorragique et traités en routine par hémostase endoscopique. Malades et méthodes - Dans une étude multicentrique regroupant 8 hôpitaux de l'ouest de la France, incluant 144 malades vus consécutivement avec un ulcère hémorragique de type I ou IIa, b de la classification de Forrest, 34 variables étaient prises en compte pour la recherche de facteurs prédictifs de récidive hémorragique, et 38 pour ceux de décès. Une analyse multivariée par régression ogistique pas à pas était faite à partir des variables trouvées significatives au seuil de 0,10 dans l'analyse univariée. Résultats - Un geste d'hémostase endoscopique était réalisé chez 108 des 144 malades (75 %). Une récidive hémorragique et un décès étaient observés respectivement chez 39 (28 %) et 22 malades (15 %). En analyse multivariée, le seul facteur prédictif de récidives hémorragiques était l'existence d'une hypovolémie à l'admission. Les facteurs prédictifs du décès étaient le score ASA, le score de Goldman et la survenue d'une récidive hémorragique Dans cette étude, la prévalence de l'infection par Helicobacter pylori était faible (41 %), et n'apparaissait pas comme un facteur pronostique. Conclusion - Dans une population sélectionnée par un fort risque de récidive hémorragique, la prévalence de celles-ci et des décès est élevée malgré le recours aux gestes d'hémostase endoscopique. A l'ère de l'hémostase endoscopique, les paramètres cliniques restent les meilleurs facteurs pronostiques des hémorragies ulcéreuses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ulcères gastriques et Helicobacter pylori. Caractéristiques cliniques, endoscopiques et histologiques.

  • Objectifs. - Le but de ce travail a été de comparer, dans un large groupe de malades ayant un ulcère gastrique, les caractéristiques cliniques, endoscopiques et histologiques, en fonction de la présence ou de l'absence d'une infection à Helicobacter pylori (H. pylori). Méthodes. - Cent cinquante malades ayant un ulcère gastrique bénin ont été évalués de façon prospective. Le diagnostic d'infection à H. pylori a été posé sur la base d'une culture positive ou la présence d'une gastrite associée à la positivité d'un autre test diagnostique (test à l'urée, cytologie, histologie, sérologie). Résultats. - Cent cinq malades étaient infectés par H. pylori (70 %) et 45 malades n'étaient pas infectés (30 %). Les caractéristiques des malades, l'aspect endoscopique de l'ulcère et l'analyse histologique de la muqueuse étaient significativement différents entre ces deux groupes. Les malades infectés avaient plus souvent des antécédents d'ulcère (63 vs 12 %), étaient plus âgés (âge moyens 57 vs 50 ans), plus souvent de sexe masculin (48 vs 24 %) et prenaient moins fréquemment des anti-inflammatoires non stéroïdiens (39 vs 75 %). Les ulcères associés à H. pylori étaient plus souvent uniques (79 vs 53 %) et localisés au niveau de la petite courbure (76 vs 33 %). La muqueuse gastrique des malades infectés était toujours inflammatoire, et souvent métaplasique (35 vs 2 %), avec des signes d'évolution vers l'atrophie (45 vs 9 %). Les malades non infectés avaient souvent une muqueuse gastrique normale (53 %) ou une gastrite réactive. (27 %). Conclusions. - Soixante-dix pour cent des malades ulcéreux gastriques sont infectés par H. pylori et correspondent à la forme « classique. » de l'ulcère gastrique. La majorité des ulcères sans infection à H. pylori sont associés à la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Quel rôle aujourd'hui pour l'infection à Helicobacter pylori dans la maladie ulcéreuse gastro-duodénale?

  • Helicobacter pylori (H. pylori) et les traitements par anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) ou aspirine restent aujourd'hui les deux grandes causes des ulcères duodénaux (UD) et gastriques (UG). Néanmoins, dans certains pays ou régions dans lesquels la prévalence de l'infection a baissé de façon importante, et probablement également dans lesquels la consommation d'AINS/aspirine est importante, la proportion d'ulcères non associés à H. pylori est élevée. La proportion d'ulcères liés ni à H. pylori ni aux AINS reste néanmoins faible, inférieure à 6 % dans la majorité des études. Ce chiffre est par ailleurs peut-être surestimé, car la recherche d'H. pylori et surtout celle de la prise d'aspirine ou d'AINS n'ont pas toujours été faites de façon optimale. Il n'y a pas eu suffisamment d'études permettant d'évaluer les caractéristiques des UG considérés idiopathiques (après élimination d'un cancer). Dans deux études, les UD non liés à H. pylori ou aux AINS étaient associés dans deux tiers à trois quarts des cas à des maladies générales souvent sévères (cirrhose, insuffisance respiratoire, rénale, cardiaque, cancer). De nombreuses maladies digestives peuvent donner un ulcère duodénal, la maladie de Crohn est probablement la plus fréquente. Une hypersécrétion gastrique acide, comme chez les UD infectés par H. pylori, semble être le facteur pathogénique de l'UD idiopathique avec, en plus, une augmentation de la charge acide duodénale. Le devenir des ulcères idiopathiques a été peu étudié. Il n'y a pas d'informations fiables concernant le risque de complications. Une éventuelle augmentation du risque de résistance aux antisécrétoires n'est pas démontrée et le traitement repose sur les inhibiteurs de la pompe à protons à la dose permettant la cicatrisation.

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Ulcère veineux de la main secondaire à une fistule artérioveineuse thérapeutique.

  • Introduction. Les fistules artérioveineuses du membre supérieur chez l'hémodialysé doivent être durables et permettre un accès facile à la ponction. Certaines complications secondaires des fistules artérioveineuses, notamment ischémiques, peuvent être sévères. Observation. Une femme de 50 ans, ayant un diabète de type II compliqué d'une insuffisance rénale chronique, consultait pour une ulcération de la face dorsale de la main droite évoluant depuis 1 an. Pour permettre la réalisation d'hémodialyses, une fistule artérioveineuse humérobasilique latérolatérale du pli du coude droit avait été réalisée en 1996. Elle avait eu une greffe rénale en 1999. En 2002, était survenu un ulcère creusant, du dos de la main droite, d'apparition progressive en 1 an, sans amélioration malgré des soins locaux bien conduits. L'écho-doppler et la fistulographie montraient une sténose serrée de la crosse de la veine basilique, ainsi qu'une seconde sténose moins serrée en aval du shunt. Il s'agissait d'un ulcère veineux du dos de la main, secondaire à une hyperpression veineuse dans le territoire de drainage. Discussion. Les complications des fistules artérioveineuses peuvent être graves. Les sténoses vasculaires sont les plus fréquentes. Les sténoses artérielles sont la conséquence d'une hypertrophie intimale. Des signes d'ischémie chronique peuvent être observés, mais le plus souvent le phénomène de vol hémodynamique est asymptomatique. Lorsque la clinique est bruyante, il s'agit d'une urgence chirurgicale. Les sténoses veineuses sont responsables d'une ischémie par surcharge veineuse, entraînant un oedème du membre supérieur, et rarement des troubles trophiques à type d'ulcère veineux, c'était le cas dans l'observation présentée. Le dépistage de sténoses sur le réseau vasculaire veineux doit être systématique avant la réalisation d'une fistule artérioveineuse.

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Eradication d'Helicobacter pylori: quel effet sur les symptômes de la dyspepsie non ulcéreuse?

  • JUSTIFICATIF DE L'ESSAI : La prévalence de l'infection par Helicobacter pylori (HP) chez les patients souffrant de dyspepsie non ulcéreuse est d'au moins 30%. L'intérêt d'une éradication d'HP chez ces patients est controversé. MÉTHODE : Les effets d'un traitement éradicateur d'HP par oméprazole 40 mg/j. amoxycilline 2 g/j, clarythromycine lg/j pendant 14 jours ont été comparés en double insu à un placebo chez 33 patients consécutifs souffrant de dyspepsie non ulcéreuse et infectés par HP. L'attribution des traitements était randomisée. Les symptômes ont été évalués à 1,3,6,9 et 12 mois à l'aide d'une échelle spécifique validée (Gastrointestinal Symtom Rating Scale) à partir d'un questionnaire portant sur les symptômes de la semaine précédant chaque visite de contrôle. L'infection par HP et son éradication à 12 mois ont été documentées par test respiratoires et par étude histologique de biopsies antrales. Le principal critère d'évaluation a été une symptomatologie (douleur ou inconfort) légère ou absente à 12 mois. RÉSULTATS : 292 patients ont été évalués (150 dans le bras traitement et 142 dans le bras placebo). Le taux d'éradication d'HP à 1 an a été de 80 % chez les patients traités et de 5 % chez les patients ayant reçu le placebo. Il n'y avait pas de différence d'efficacité sur les symptômes entre lcs deux groupes (46% versus 50%, p = 0,56), ni entre les patients éradiqués et ceux qui restaient infectés. Une absence complète de symptôme à I an était observée chez 28 % des patients traités et 23 % des patients ayant reçu lc placebo (différence non significative). CONCLUSION : Chez les patients infectés par HP souffrant de dyspepsie non ulcéreuse le traitement éradicateur n'est pas efficace sur les symptômes.

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Les péritonites par perforation d’ulcère gastroduodénal chez l’enfant : à propos de 4 observations

  • La péritonite par perforation d’ulcère gastroduodénal est une entité rare en chirurgie pédiatrique. Au Sénégal, aucune étude à notre connaissance n’a été consacrée aux complications ulcéreuses chez l’enfant. Le but de ce travail était de décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de la perforation d’ulcère gastroduodénal chez les sujets âgés de moins de 15 ans. Cette étude rétrospective a été réalisée aux services des urgences chirurgicales et de chirurgie pédiatrique du centre hospitalier universitaire (CHU) Aristide Le Dantec de Dakar. Elle a permis de recenser en 11 ans (janvier 1999–décembre 2010) 4 enfants ayant présenté une perforation d’ulcère gastroduodénal. Il s’agissait de 3 filles et 1 garçon. L’âge moyen était de 9 ans avec des extrêmes de 7 et 14 ans. Aucun antécédent familial n’a été trouvé. La localisation était duodénale dans 3 cas et gastrique dans 1 cas d’ulcère. Le diagnostic clinique avait été évoqué devant un syndrome d’irritation péritonéale. La radiographie de l’abdomen sans préparation réalisée chez tous les enfants avait objectivé un pneumopéritoine dans 3 cas. L’hyperleucocytose était constante. Le traitement chez tous les enfants avait consisté en une réanimation pré-, per- et postopératoire, une laparotomie médiane sus- et sous-ombilicale permettant de réaliser un avivement – suture de la brèche suivie d’une épiplooplastie et d’un lavage abondant au sérum physiologique tiède. Un traitement adjuvant à base d’antiulcéreux et d’antibiotiques avait été instauré. L’examen bactériologique du liquide péritonéal avait isolé une flore polymicrobienne. L’

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L’ulcère de Buruli au Togo : à propos d’une enquête hospitalière

  • L'ulcère de Buruli (UB) est une maladie émergente signalée avec une forte prévalence dans les pays voisins du Togo. L'objectif de ce travail est d'étudier la situation hospitalière de cette maladie dans notre pays. Cette étude transversale descriptive, menée de janvier 2000 à décembre 2001 (2 ans), a consisté à étudier sur la base des registres d'UB institués dans les hôpitaux, l'incidence de la maladie, ses caractéristiques chez les patients et l'influence du milieu sur la distribution spatiale de la maladie. Le travail a montré que 180 malades ont été recensés pendant la période d'étude, répartis en 102 hommes et 18 femmes, d'âge moyen 20,7 ans, les enfants représentant 20,6 % des cas (n = 37). Les membres inférieurs ont été plus atteints (n = 160) suivis par les membres supérieurs (n = 13), le tronc, la tête et le cou (n = 7). Il s'est agi de lésions ulcératives importantes dans 11,1 % des cas (n = 20), localisées chez 79,4 % des malades (n = 143), diffuses ou métastatiques dans 9,4 % des cas (n = 17) Aucune lésion pré-ulcérative n'a été diagnostiquée. Un accroissement de l'incidence de la maladie a été noté d'une année sur l'autre et des cas ont été signalés dans de nouvelles structures de soins. Les agriculteurs, les jardiniers, les pêcheurs et les écoliers ont été les plus atteints. La provenance des malades a permis d'identifier trois zones à risque: la zone côlière très lagunaire, les terres marécageuses de l'intérieur du pays où se pratiquent les cultures maraîchères et la riziculture, et les vallées des fleuves. L'étude a montré que les cas d'UB traités dans les hôpitaux du Togo augmentent d'une année sur l'autre. Une étude de la charge de morbidité est nécessaire pour évaluer, sur le plan national, l'importance de la maladie.

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Formes plurifocales de l'ulcère de Buruli: aspects cliniques et difficultés de prise en charge, à propos de 11 cas.

  • Objectif: Les formes plurifocales d'ulcère de Buruli ont été signalées dans la littérature par un certain nombre d'auteurs mais aucune étude ne leur a été exclusivement consacrée. Le but de ce travail est d'en préciser les aspects cliniques et les difficultés de prise en charge chirurgicale. Méthode : Les 11 malades retenus pour l'étude ont fait l'objet d'un interrogatoire, d'un examen clinique complet, d'une recherche de bacilles acido-alcoolo-résistants dans les ulcères et les pièces opératoires par examen direct après coloration de Ziehl-Neelsen. Pour chacun de ces malades un traitement chirurgical a été entrepris sous anesthésie générale ou rachianesthésie en fonction du siège des lésions, sous couvert d'une antibiothérapie pré et post opératoire. Résultats : Les lésons initiales siégeaient préférentiellement au niveau des membres, le délai moyen d'apparition des nouveaux foyers a été de 3 mois avec des extrêmes à 1 et 15 mois. Toutes les parties du corps ont pu être le siège de foyers secondaires. Le nombre des foyers variait de 3 à 7 en fonction des malades. Par ailleurs 4 patients ont nécessité une amputation pour parvenir à la cicatrisation. La moyenne des interventions a été de 2,4 par malade, avec des extrêmes de 2 et 5. Nous avons observé une cicatrisation de tous les malades avec un délai moyen d'hospitalisation de 6,3 mois et des extrêmes à 4 et 13 mois. En plus des malades ayant nécessité une amputation, 4 malades ont présenté des séquelles à type de raideurs articulaires, de rétractions de la face dorsale de la main et de bride rétractile du genou. Conclusion : Ces formes plurifocales peuvent être considérées à bon droit comme des formes malignes de l'ulcère de Buruli.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov