Tumeurs trophoblastiques [ Publications ]

tumeurs trophoblastiques [ Publications ]

Publications > tumeurs trophoblastiques

  • Les tumeurs trophoblastiques gestationnelles résultent d’une prolifération anormale des différents types de cellules trophoblastiques. Chaque entité pathologique se caractérise par sa particularité clinique, sa morphologie, ainsi que son profil immunohistochimique et cytogénétique. Les môles hydatiformes sont des placentas malformés résultant des aberrations chromosomiques des cellules trophoblastiques villeuses. La môle hydatiforme complète se singularise par une dégénérescence hydropique de toutes les villosités avec prolifération plus ou moins marquée des cellules trophoblastiques. Elle est partielle quand les vésicules môlaires sont mêlées à des villosités normales. Dans la môle infiltrante ou chorio-adénome destruens, les vésicules môlaires envahissent le myomètre et réalisent une tumeur dissociant la paroi utérine. Le choriocarcinome est une prolifération maligne de cellules trophoblastiques villeuses sans formation de villosités placentaires. La nécrose, l’hémorragie, la colonisation vasculaire avec diffusion métastatique contribuent à son mauvais pronostic. La tumeur du site d’implantation placentaire, nettement plus rare, est une prolifération des cellules trophoblastiques extravilleuses particulières par leur sécrétion en hormone lactogène placentaire (hPL). Cette tumeur, exceptionnellement maligne, doit être différenciée du site placentaire exubérant, et de ses variantes. À part la tumeur du site d’implantation placentaire, toutes les tumeurs trophoblastiques, bénignes ou malignes, sécrètent la fraction β de l’hormone gonadotrophine chorionique (β-hCG) dont le taux plasmatique ou urinaire est proportionnel au volume tumoral. Ce taux constitue la base de la surveillance biologique de ces tumeurs. La prise en charge pluridisciplinaire des formes à haut risque permet d’obtenir la guérison, en conservant la fonction de reproduction de l’utérus.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de la chirurgie dans la prise en charge des tumeurs trophoblastiques gestationnelles

  • Les tumeurs trophoblastiques gestationnelles sont d'authentiques tumeurs malignes liées à la fécondation. Elles sont le plus souvent chimiosensibles. Chez les femmes jeunes, la place de la chirurgie semble actuellement restreinte et de plus en plus codifiée. L'hystérectomie conserve un intérêt certain chez les femmes qui ne désirent pas conserver leur fertilité. Elle limite alors les complications de la chimiothérapie et optimise les chances de guérison sans récidive. Si une chimiothérapie doit malgré tout être effectuée, l'hystérectomie diminue le nombre de cures nécessaires pour obtenir la rémission complète de la maladie. La chirurgie est également indispensable pour les tumeurs résistantes à la chimiothérapie. Elle permet l'exérèse des foyers résiduels localisés ou des métastases isolées. Les autres indications de la chirurgie sont les hémorragies incontrôlables vaginales ou intra-abdominales et les tumeurs du site placentaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tumeurs trophoblastiques gestationnelles - À propos d’un cas de tumeur trophoblastique du site placentaire et d’un cas de tumeur trophoblastique épithélioïde

  • Parmi les tumeurs trophoblastiques gestationnelles, la tumeur trophoblastique du site placentaire et la tumeur trophoblastique épithélioïde sont des lésions rares. Elles apparaissent toutes deux dans le même contexte et ont un profil évolutif commun. Nous en rapportons deux cas chez des patientes de 44 et 20 ans. Ces lésions atteignent des femmes en général jeunes, ayant de nombreux antécédents gestationnels. Elles se manifestent par des métrorragies, une élévation modérée du taux sérique des ßHCG et par une masse utérine. Ces proliférations trophoblastiques, distinctes morphologiquement, ont le plus souvent une évolution bénigne, si une exérèse complète est réalisée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov