Tumeurs stromales gastro-intestinales [ Publications ]

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  • Contexte : La prise en charge des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) a considérablement évolué récemment, avec notamment la mise à disposition de l’imatinib. Les standards de prise en charge restaient mal définis. Nous rapportons le travail d’un groupe d’experts français sur l’adaptation française des recommandations de pratiques de la European Society of Medical Oncology (ESMO) récemment rapportées. Matériels et méthodes : Un groupe de 22 experts français s’est réuni pour analyser le document de consensus de l’ESMO et l’adapter à la pratique française. Quatre groupes de travail ont ainsi revu les propositions concernant l’anatomopathologie et la biologie moléculaire, l’imagerie en situation localisée ou métastatique et la prise en charge diagnostique des tumeurs de petite taille, la chirurgie des GIST localisées et métastatiques, le traitement systémique des GIST. Résultats : L’examen histologique standard doit être complété par une analyse immunohistochimique à l’aide des marqueurs CD117, CD34, PS100, desmine et SMA. Le recours à la biologie moléculaire pour l’identification de la mutation des gènes KIT et PDGFRA est souhaitable pour les GIST présentant un immunomarquage négatif avec CD117 et pour prédire la réponse au traitement mais reste un examen de recherche. La chirurgie de la tumeur primaire doit comprendre une résection tumorale complète, incluant des marges tumorales négatives. L’administration d’imatinib en traitement adjuvant ou néoadjuvant est considérée comme une approche expérimentale, à effectuer dans le cadre d’études cliniques prospectives. La résection des métastases est également considérée comme une procédure expérimentale avant, pendant ou après échec d’un traitement par imatinib. Il est recommandé d’instaurer l’imatinib dès le diagnostic de récidive métastatique et de le poursuivre jusqu’à intolérance ou progression multifocale de la maladie. Les critères optimaux de réponse tumorale à l’imatinib font encore l’objet de travaux prospectifs : ils peuvent inclure une réduction de taille de la tumeur ou une stabilisation de la maladie, une diminution de la densité tumorale (unités Hounsfield) sur la tomodensitométrie, une diminution de l’activité métabolique (mesurée par la captation de FDG sur TEP), la diminution de la vascularisation tumorale, mésurée par échodoppler avec injection de produit de contraste. Une augmentation de la taille de la tumeur ne traduit pas nécessairement une progression et doit donc être soigneusement évaluée, sans interrompre le traitement par imatinib avant confirmation définitive. Conclusion : Les recommandations françaises pour la prise en charge des GIST adoptent la plupart des recommandations établies par l’ESMO et les complètent du point de vue du gastroentérologue. Ce travail collégial a été soumis à une revue de pathologie, de gastroentérologie et d’oncologie et son impact sur les pratiques sera évalué prospectivement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects moléculaires et stratégies thérapeutiques des tumeurs stromales gastro-intestinales

  • Les tumeurs stromales gastrointestinales (GIST) sont caractérisées dans près de 90 % des cas par une mutation activatrice des gènes KIT ou PDGFRα leur conférant une sensibilité à l'imatinib, inhibiteur de tyrosine kinase, dont l'introduction au début des années 2000 a littéralement bouleversé la prise en charge des patients concernés par cette tumeur rare. Cette drogue entraîne ainsi un bénéfice clinique durable, incluant les stabilisations tumorales, chez 80 % des patients, ce bénéfice étant variable en fonction du profil mutationnel de la tumeur. Néanmoins, une grande majorité d'entre eux vont présenter une progression de leur maladie malgré la poursuite du traitement du fait d'une résistance,le plus souvent en rapport avec la survenue de mutations secondaires du récepteur c-Kit, en particulier en cas de mutation primaire de l'exon 11. Le sunitinib, par son action inhibitrice sur les récepteurs de la famille VEGF et PDGFp, présente une puissante activité anti-angiogénique outre son activité antitumorale directe via l'inhibition des récepteurs KIT et PDGFRa. Cet inhibiteur de tyrosine kinase a démontré une activité clinique chez près de 25 % des patients porteurs d'une GIST résistante à l'imatinib et cette activité dépend aussi du profil moléculaire des tumeurs. Une meilleure connaissance des mécanismes moléculaires impliqués dans la progression tumorale et le développement de nouvelles molécules ciblées permettront dans un proche avenir de définir de nouvelles stratégies thérapeutiques adaptées, notamment aux caractéristiques génomiques tumorales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualités chirurgicales des sarcomes, des fibromatoses et des tumeurs stromales gastro-intestinales

  • L'approche multidisciplinaire, à la fois médicale et technique, a permis d'améliorer les taux de conservation des membres atteints d'un sarcome. Sur le plan de la technique chirurgicale, des dissections vasculaires et nerveuses plus précises, l'apport des lambeaux de reconstruction et la perfusion de membre isolé sous CEC ont été déterminants. Si l'extension de la chirurgie des sarcomes rétropéritonéaux reste débattue, le contrôle local semble néanmoins meilleur avec des exérèses compartimentales. L'impact de la radiothérapie préopératoire va être évalué dans un essai randomisé de l'EORTC. La chirurgie « systématique » des fibromatoses périphériques est actuellement discutée, car il semble que les deux tiers de ces lésions ne soient plus évolutives après une progression initiale. Des études biologiques en cours sur l'hôte et la tumeur permettront peut-être à l'avenir un traitement « à la carte ». Les GIST survenant aux extrêmes évolutifs posent également des problèmes thérapeutiques nouveaux et croissants sur le plan chirurgical , d'une part, les toutes petites lésions de découverte fortuite, pour lesquelles la question de la surveillance peut se poser et, d'autre part, les métastases hépatiques ou péritonéales traitées par les antityrosineskinases de toutes générations où l'impact de la chirurgie additionnelle est actuellement évalué dans un essai de l'EORTC.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualisation des indications chirurgicales des tumeurs stromales gastro-intestinales.

  • La prise en charge des tumeurs stromales gastro-intestinales (GISTs) a été complètement modifiée par l'introduction de l'Imatinib qui a transformé l'évolution des formes métastatiques. Les indications et les règles chirurgicales des formes primitives localisées ne sont que peu modifiées, récemment nuancées en fonction de la topographie tumorale. Dans ces présentations localisées, trois études randomisées ont été effectuées évaluant le bénéfice potentiel d'un traitement adjuvant par Imatinib. Deux ont été publiées avec des résultats positifs en faveur du traitement adjuvant des hauts risques: l'étude ACOSOG Z9001, qui montre un bénéfice sur la survie sans progression avec un an d'Imatinib adjuvant, et plus récemment l'étude germano-scandinave (AIO-SSG) qui montre à la fois un bénéfice sur la survie sans progression et sur la survie globale pour les patients qui on reçu trois ans d'Imatinib en adjuvant. À l'opposé de ces formes primitives localisées, les formes cliniques situées aux extrêmes évolutifs de cette pathologie posent des problèmes thérapeutiques nouveaux et croissants sur le plan des indications chirurgicales. D'une part les toutes petites lésions de découverte fortuite, et d'autre part les métastases hépatiques ou péritonéales traitées par les anti-tyrosines kinases de toutes générations.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) de taille limitée (inférieure à 5cm): revue de la littérature et propositions pour la prise en charge.

  • Des recommandations de prise en charge des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST), basées essentiellement sur des avis d'experts, ont été élaborées. Néanmoins, elles abordent peu le problème spécifique des GIST de petite taille, généralement de quelques centimètres de diamètre, que rencontrent plus souvent les hépato-gastroentérologues. Le but de travail était dans un premier temps de réaliser une analyse de la littérature existante sur les GIST de taille inférieure à 5 cm, afin de mettre en exergue les éléments connus mais aussi les points pour lesquels on ne dispose pas de données suffisantes, notamment pour la prise en charge. Dans une deuxième partie, des questions pratiques ont été posées à un panel d'experts afin d'élaborer des propositions pour le diagnostic et la prise en charge des GIST de taille inférieure à 5 cm.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tumeurs stromales gastro-intestinales : définition, caractéristiques histologiques, immunohistochimiques et génétiques, stratégie diagnostique

  • Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont les tumeurs conjonctives les plus fréquentes du tube digestif. Des progrès considérables ont été récemment réalisés dans leur définition et leur classification et dans la compréhension de leurs mécanismes moléculaires. Ces progrès ont conduit à la mise au point d’un traitement qui constitue désormais un modèle de thérapeutique ciblée en oncologie. Les GIST sont définies comme des tumeurs du tube digestif, éventuellement du mésentère ou du péritoine, constituées par une prolifération de cellules le plus souvent fusiformes, plus rarement épithélioïdes, exprimant habituellement, mais non constamment, la protéine KIT. La très grande majorité des GIST s’associent à des anomalies moléculaires dans deux gènes cibles :

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Rôle du pathologiste dans la prise en charge des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST).

  • Des progrès considérables ont été réalisés, ces dernières années, dans la compréhension des mécanismes moléculaires et le traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST). Leur diagnostic reste fondé sur la morphologie et l'immunohistochimie. L'évaluation du pronostic des GIST était jusque-là difficile mais une nouvelle classification histopronostique actuellement en vigueur permet une meilleure prise en charge thérapeutique. La recherche de mutations KIT et PDGFRA est recommandée et permet d'adapter une thérapie ciblée par des inhibiteurs de KIT. Le pathologiste joue un rôle crucial dans la prise en charge des GIST puisque c'est sur lui que repose le diagnostic, l'évaluation du pronostic et du traitement (chirurgical et par les inhibiteurs de KIT).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les tumeurs stromales gastro-intestinales.

  • Les tumeurs stromales gastro-intestinales surviennent chez des patients dont l'âge moyen se situe entre 55 et 60 ans. Leur fréquence diminue de l'estomac vers le rectum, et les localisations oesophagienne et pancréatique sont exceptionnelles. Une classification histo-pronostique de ces tumeurs a été élaborée en tenant compte de la taille tumorale et de l'index mitotique. L'intérêt majeur qu'elles ont suscité est lié à la découverte quasi simultanée d'une anomalie moléculaire activatrice (la mutation du gène KIT) qui a permis de les individualiser par rapport aux autres tumeurs mésenchymateuses viscérales, et d'un traitement médical spécifique qui bloque la tyrosine kinase transmembranaire mutée, l'imatinib (Glivec). Si une chirurgie complète reste « l'étalon or » pour toutes les tumeurs stromales gastro-intestinales primitives résécables, l'imatinib a transformé le pronostic des tumeurs métastatiques ou non résécables.

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Place de l'imagerie par Tomographie par Emission de Positons pour les tumeurs stromales gastro-intestinales.

  • La TDM abdominopelvienne est considérée comme la méthode d'imagerie de référence pour le bilan d'extension et le suivi thérapeutique des tumeurs stromales gastro-intestinales. L'intérêt d'un examen corps entier de TEP au FDG dans le bilan d'extension apparaît limité en raison de la rareté des lésions extra-abdominales et de sa sensibilité inférieure à celle de la TDM. Toutefois, la réalisation d'une TEP lors du bilan préthérapeutique peut être indiquée s'il est prévu d'évaluer précocement l'efficacité d'un traitement par imatinib, car elle permet d'observer une réponse dès le 8

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Tumeurs stromales gastro-intestinales.

  • Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont les tumeurs mésenchymateuses digestives les plus fréquentes. Les GIST sont caractérisées par une hyperexpression d'une tyrosine kinase (c-KIT). Le seul traitement curatif des GIST est l'exérèse chirurgicale. Des traitements par inhibiteurs des tyrosine kinases ont montré de très bons résultats en termes de survie des patients avec tumeurs irrésécables. Les GIST présentent divers degrés de malignité, avec un pronostic excellent pour les GIST de bas degré de malignité (survie >

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Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) - À l'avant-garde des thérapies ciblées antitumorales.

  • Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) étaient très souvent méconnues jusqu’en 1998, alors que ce sont les sarcomes les plus fréquents chez l’homme. Elles dérivent des cellules de Cajal et se développent dans le tractus digestif préférentiellement à partir de l’estomac ou de l’intestin grêle. Elles sont caractérisées par une expression très fréquente de KIT (CD117), et des mutations de

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