Tumeurs du sein [ Publications ]

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  • Malgré les progrès réalisés dans la détection précoce, la chirurgie et les thérapies systémiques, le cancer du sein au stade métastatique reste l'une des principales causes de décès par cancer. Les cancers du sein de type luminal exprimant un récepteur hormonal (RH) à l'estrogène (ER) ou à la progestérone (PR) et ne surexprimant pas HER2 sont généralement sensibles à l'hormonothérapie, mais posent le problème de la survenue de résistance au traitement, en particulier au stade métastatique. Une meilleure compréhension de l'hormonorésistance permet d'orienter le développement de nouvelles classes thérapeutiques. Les stratégies consistent à potentialiser les effets de l'hormonothérapie en optimisant ses schémas thérapeutiques ou en développant des traitements ciblant spécifiquement les voies moléculaires impliquées dans l'hormonorésistance, en particulier les voies PI3K-AKT mTOR et la voie des Cyclin Dependant Kinase (CDK). L'année 2014 a été marquée par la confirmation de l'intérêt d'une utilisation du fulvestrant à la dose de 500 mg par mois (et non 250 mg), et la commercialisation de l'évérolimus, premier inhibiteur de mTOR dans cette indication. Cette molécule associée à l'exémestane permet une très nette amélioration du contrôle tumorale pour les patientes progressant sous anti-aromatase. On notera également le développement d'inhibiteurs des CDK, nouvelles molécules très prometteuses en association à l'hormonothérapie. De nombreuses autres stratégies sont à l'essai, en particulier de nouvelles associations d'hormonothérapie à des inhibiteurs de PI3K, du récepteur du facteur de croissance à pseudo-insulinique (IGF-1R) ou des histones désacétylases (HDAC). Les années qui viennent devraient être riches de résultats et pourraient changer radicalement notre façon de traiter ces patientes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiogenèse et tumeurs du sein. L'apport du pathologiste

  • L'angiogenèse constitue une étape essentielle de la croissance tumorale et de sa dissémination métastatique, assurant à la tumeur son apport nutritionnel et par le contact avec les lumières vasculaires, son extension à distance. Sa survenue met en jeu un nombre élevé de molécules qui l'activent directement et qui interagissent avec la matrice extracellulaire. Les vaisseaux intratumoraux constituent un réseau irrégulier comportant de nombreux shunts et leur paroi est anormale, incomplètement recouverte de myocytes et péricytes, avec une membrane basale morcelée. Ces particularités morphologiques sont à l'origine, malgré l'abondance du réseau vasculaire, d'une moins bonne oxygénation de la tumeur, hypoxie qui génère la production de facteurs angiogéniques, créant une autoactivation. Le pathologiste est aujourd'hui aidé à évaluer l'angiogenèse par l'immunohistochimie. Celle-ci facilite la détection des vaisseaux par l'utilisation d'anticorps spécifiques de l'endothélium (CD31, CD34, fVIII), permettant son évaluation quantitative ou « densité vasculaire ». Son importance apparaît très variable d'un patient à l'autre et à différents secteurs d'une même tumeur, prédominant généralement à sa périphérie. Malgré cette hétérogénéité et la complexité des mécanismes en jeu, cette quantification est aujourd'hui un facteur pronostique indépendant de la plupart des tumeurs : plus celles-ci sont vascularisées plus le risque de dissémination métastatique augmente. L'immunohistochimie permet également l'évaluation d'activateurs (VEGF, FGF etc.) et celle de leurs récepteurs (VEGF-R). Leur quantification s'avère également être pronostique mais cette analyse paraît surtout utile à la sélection des médicaments anti-angiogéniques qui seront bientôt commercialisés, mais nécessitera une standardisation de ces techniques immunohistochimiques associée à la mise en place d'un contrôle de qualité externe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Y a-t-il un rationnel pour irradier les aires ganglionnaires des tumeurs du sein de stades pN1mi et pN0(i+) ?

  • La pratique de la technique du ganglion sentinelle a entraîné une modification de la stadification ganglionnaire, avec l’apparition ganglionnaire, avec l’apparition de nouvelles entités représentées par les micrométastases et les cellules isolées. Par ailleurs, le caractère thérapeutique du curage axillaire est de plus en plus remis en cause et la radiothérapie a été montrée équivalente au curage complémentaire en l’absence d’envahissement ganglionnaire clinique. Cet article aborde les données de la littérature permettant, en cas d’abstention de curage axillaire complémentaire en présence d’un cancer du sein de stade pN0(i+) ou pN1mi, d’orienter la décision thérapeutique vers une radiothérapie axillaire pour les tumeurs de stade pN1mi traitées par mastectomie, ou vers l’abstention de radiothérapie ganglionnaire sur le seul facteur pN0(i+) ou pN1mi dans le cadre d’une approche conservatrice et d’un traitement systémique adjuvant. L’intérêt de l’irradiation des aires ganglionnaires accessoires dans le cas d’un envahissement axillaire n’excédant pas 2 mm est également discuté.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mise en évidence de deux régions délétées sur le bras court du chromosome 1 dans les tumeurs du sein.

  • Les altérations du chromosome 1 sont les anomalies cytogénétiques les plus fréquemment observées dans les tumeurs du sein. Les études cytogénétiques ont montré l'existence, de façon indépendante, de gains du bras long et de pertes du bras court de ce chromosome. Nous avons analysé, au niveau moléculaire, les délétions du bras court du chromosome 1, en utilisant des marqueurs polymorphes, régulièrement répartis sur le bras court (22 marqueurs) et le bras long (six marqueurs). Trente-cinq des 74 tumeurs du sein étudiées (47%) présentent une délétion sur au moins un locus du bras court du chromosome 1. Deux régions communes de délétions, en 1p13-p21 et en 1p32-pter, ont été identifiées. Nos résultats suggèrent que deux gènes suppresseurs de cancer impliqués dans le développement du cancer du sein puisse être localisés sur le bras court du chromosome 1.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov