Tumeurs du colon [ Publications ]

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  • Depuis la découverte de la p561ck (lymphocyte cellular kinase) en 1982 dans des thymomes murins, il a été montré que cette tyrosine kinase joue un rôle clé à la fois dans la maturation des thymocytes et dans l'activation et la prolifération des lymphocytes T périphériques. L'analyse de sa séquence a révélé une grande homologie avec celle de l'oncogène p60c-src et l'organisation de son gène en exons et introns a suggéré l'hypothèse de sa formation par recrutement d'exons du gène ancestral Src. Cependant, et malgré cette parenté avec un oncogène fréquemment impliqué dans les tumeurs humaines, la p56lck semble être impliquée dans aucune pathologie lymphoproliférative, que ce soit par surexpression ou par mutations activatrices. Par contre, elle est présente dans diverses tumeurs solides (côlon, poumon et sein), à un niveau égalant parfois celui des lignées T lymphoblastiques. Ces observations surprenantes sont restées longtemps énigmatiques. Les recherches menées ces dernières années sur les facteurs de transcription ainsi que l'analyse d'un nombre croissant de tumeurs permettent maintenant d'apporter quelques éclaircissements quant aux mécanismes qui conduisent à l'expression ectopique de cette protéine lymphocytaire. Nous présentons ces principaux résultats et discutons des voies de signalisation que la p561ck (illégitimement exprimée dans ces cellules épithéliales) pourrait perturber. Ces analyses suggèrent en particulier son implication dans le développement des métastases, par facilitation de la perte d'adhésion des cellules épithéliales tumorales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les tumeurs du côlon transverse.

  • Les cancers du côlon transverse représentent environ 10 % des cancers colorectaux. Leur diagnostic est souvent tardif , ils se révèlent sous une forme compliquée dans 30 à 50 % des cas (occlusion, perforation, fistule interne). L'évolution des symptômes est souvent insidieuse. Les tumeurs du côlon tranverse droit sont souvent volumineuses, parfois abcédées dans la paroi abdominale antérieure ou dans le rétropéritoine. Elles peuvent aussi envahir les organes de voisinage et fistuliser. Les tumeurs du côlon transverse gauche sont souvent des petits cancers sténosant occlusifs. Les formes T4 représentent 20 à 40 % des cas. La tomodensitométrie volumique est l'examen le plus performant pour réaliser le bilan d'extension de ces tumeurs de stade évolué. Du fait de leur localisation centrale dans l'abdomen et de la fréquence des formes évoluées, les diagnostics différentiels des tumeurs du côlon transverse sont nombreux. Les cancers du côlon transverse médian posent des problèmes de curage ganglionnaire et de rétablissement de continuité. Le choix du type de résection dépend notamment des conditions anatomiques. Les récidives loco-régionales se présentent sous forme de masses tumorales fixées au rétropéritoine. Les séries chirurgicales concernant les tumeurs du côlon transverse datent des années 70-80. La chirurgie était curative dans moins de 50 % des cas. La morbi-mortalité était d'environ 20 %. La survie globale à 5 ans était inférieure à 35 %. Les tumeurs du côlon transverse étaient de mauvais pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov