Tumeurs de la tete et du cou [ Publications ]

tumeurs de la tete et du cou [ Publications ]

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  • Objectifs.- La chimiothérapie intratumorale consiste en l'injection directe des médicaments anticancéreux dans les tumeurs. Quoique logique et simple dans son principe, elle reste peu utilisée. Matériels et méthode. - Cet article fait le point ainsi qu'une analyse des travaux expérimentaux et cliniques publiés dans les littératures nationale et internationale. Résultats. - De nombreux travaux expérimentaux ont validé ses avantages théoriques par rapport à la voie intraveineuse: augmentation des concentrations intratumorales de médicament, amélioration de l'effet antitumoral et diminution de la toxicité systémique. Ils ont également mis en évidence ses limites : clairance élevée et distribution hétérogène des médicaments injectés. Les efforts de recherche ont porté sur ces aspects avec une amélioration des résultats qui a autorisé la réalisation d'essais cliniques chez l'homme. Les développements se sont appuyés sur l'utilisation de systèmes à libération prolongée (microsphères, matrice de collagène avec ou sans vasoconstricteur), l'association en solution aqueuse d'un médicament anticancéreux et d'un vasoconstricteur, l'utilisation de l'injection intratumorale associée à l'électrochimiothérapie ou la radiothérapie. Ces essais ont montré la faisabilité de la technique avec, chez des patients en rechute, des taux de réponses de 27 à 50 % des cas et un bénéfice en termes de qualité de vie. Les effets indésirables les plus souvent rapportés sont la douleur dans 24 à 80 % des cas, les ulcérations nécrose et oedème des zones traitées dans 53 à 87,4 % des cas et, lors de l'utilisation d'un vasoconstricteur, des effets généraux comme l'augmentation de la tension artérielle et les palpitations. Conclusions. - La chimiothérapie intratumorale est une thérapeutique efficace même en recours après les traitements classiques. Des progrès restent à réaliser afin de définir au mieux les meilleurs médicaments, les techniques d'injection, la périodicité des traitements et les indications. À l'heure des médicaments et anticorps ciblés qui limitent leur impact au niveau des cellules tumorales en préservant les cellules saines, le potentiel mal exploité de cette thérapeutique ciblée mérite d'être approfondi.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réirradiation des tumeurs de la tête et du cou : volumes cibles, évolutions techniques et perspectives.

  • Les tumeurs malignes de la tête et du cou ont un profil de récidive avant tout locorégional, la plupart des décès résultent de cette progression. L’optimisation de la réirradiation en situation de récidive, est un objectif majeur pour ces patients. Une recherche extensive a été réalisée à l’aide du moteur de recherche PubMed pour retrouver les publications traitant de cette thématique. Les premiers essais de réirradiation de la sphère ORL remontent aux années 1980 et les premiers par radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) à la fin des années 1990. Comparée à la radiothérapie conformationnelle tridimensionnelle, la modulation d’intensité améliore les résultats cliniques et réduit la toxicité. Dans les séries de RCMI, associées ou non à une chimiothérapie concomitante, le taux de contrôle locorégional obtenu à 2 ans était de l’ordre de 45 à 65 % et celui de survie globale de 15 à 60 % selon les facteurs pronostiques. La survenue de toxicité aiguë de grade 3 était de l’ordre de 10 à 30 % des cas et celle de toxicité tardive de grade 3 de l’ordre de 15 à 50 %. Dans une population sélectionnée à faible volume tumoral, une réirradiation stéréotaxique de dose minimale de 35 Gy donnait des résultats du même ordre qu’après RCMI. La réirradiation de tumeurs ORL par protons est encore peu évaluée du fait d'une accessibilité réduite à la technique. Le taux de toxicité semble inférieur à celui habituellement constaté après traitement par photons. Cependant, nous ne disposons pas d’un suivi assez long. Cette technique reste réservée aux protocoles de recherche et représente une perspective d’avenir dans ces situations.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Volumes cibles en radiothérapie des tumeurs de la tête et du cou - Radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (RCMI) des carcinomes du cavum : aspects pratiques de la délinéation des volumes cibles et des organes critiques

  • Cet article tente de donner des repères pratiques à la mise en œuvre de la délinéation des volumes cibles anatomocliniques (CTV1, CTV2) et des organes à risque (OAR) pour la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (RCMI) des carcinomes du cavum, à partir des données anatomiques, d'imagerie, d'histoire naturelle de la maladie, et des impératifs au quotidien du radiothérapeute en charge de ces cancers. Cette délinéation semble pouvoir être plutôt mieux standardisée que celle d'autres localisations ORL, oropharyngées ou endobuccales notamment. La connaissance de l'anatomie locale, clinique et radiologique, permet de l'appréhender de façon plus rationnelle. L'expérience au sein de groupes coopérateurs nationaux et internationaux devrait conduire à l'uniformisation de cette étape initiale, fondamentale, de ce type d'irradiation, particulièrement indiquée pour ces tumeurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La radiothérapie en territoire irradié des tumeurs de la tête et du cou

  • La survenue d'une récidive ou d'un nouveau cancer de la tête et du cou a été pendant longtemps synonyme d'impasse thérapeutique. La chirurgie était considérée comme le traitement standard, mais seuls 25 % des patients y sont éligibles. Un essai randomisé GETTEC-GORTEC (99-01) a démontré le bénéfice en survie sans récidive de l'adjonction d'une radiochimiothérapie à la chirurgie chez une population très sélectionnée. Pour les patients inopérables, trois options peuvent être discutées : les soins de supports seuls, la chimiothérapie ou la radiothérapie associée ou non à la chimiothérapie. Le protocole EXTREME a montré que l'association sels de platine, 5-fluoro-uracile (5FU) et cétuximab améliorait la survie globale pour des récidives ou des formes métastatiques. Cela constitue certainement la meilleure option pour les formes évoluées non accessibles à la radiothérapie. Pour la radiothérapie, seule une étude randomisée a comparé la radiochimiothérapie à la chimiothérapie par méthotrexate seul. L'objectif principal en survie globale

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Considérations chronobiologiques pour la prise en charge des tumeurs de la tête et du cou chez l’homme

  • Les auteurs rappellent les bases expérimentales et cliniques (notamment la cinétique de division cellulaire et son contrôle circadien par les cyclines, l’expression circadienne des gènes-horloge, la chronotolérance aux anticancéreux...) justifiant une réflexion chronobiologique pour le traitement des tumeurs de la tête et du cou chez l’homme. Un programme chronothérapique complexe, (comportant du 5 fluorouracile, de l’acide folinique et du carboplatine) a été administré chez 48 patients. La tolérance s’est avérée globalement excellente et les résultats thérapeutiques intéressants (en terme de taux de réponse et de survie), permettant de conclure à un index thérapeutique optimisé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Organes à risque en radiothérapie conformationnelle des tumeurs de la tête et du cou : aspect pratique de leur délinéation et des contraintes de dose

  • Cet article édite des règles de délinéation des organes à risque pour la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) des tumeurs des voies aérodigestives supérieures, à partir des données anatomiques, d’imagerie et physiopathologiques, en tenant compte des impératifs quotidiens de l’oncologue radiothérapeute. L’uniformisation de la délinéation des organes à risque par un consensus permettrait l’homogénéisation des pratiques et une comparaison objective de la toxicité induite par la radiothérapie dans les essais à venir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Classification de l’OMS 2017 des tumeurs de la tête et du cou : principales nouveautés et mise à jour des méthodes diagnostiques.

  • La parution en 2017 de la nouvelle classification de l’OMS des tumeurs de la tête et du cou a apporté plusieurs modifications importantes, avec notamment l’individualisation d’un nouveau chapitre consacré à l’oropharynx, centré sur la description du carcinome épidermoïde induit par le virus

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov