Tuberculose urogenitale [ Publications ]

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  • A partir des résultats d'une étude rétrospective portant sur 60 malades traités entre janvier 1984 et décembre 1994, les auteurs font une mise au point sur les aspects évolutifs actuels de la tuberculose urogénitale. Le sex-ratio est à prédominance masculine de 65 %. L'âge moyen est de 48 ans. La cystite et les lombalgies sont les principales manifestations de la maladie. L'UIV faite chez tous les malades, a montré des images pathologiques dans 98,3 % des cas. La bacilloscopie urinaire est positive dans 23 cas, sur les 50 cas où elle a été réalisée. Les formes graves sont relativement fréquentes. Il peut s'agir d'une atteinte bilatérale dans 12 cas avec une insuffisance rénale chez 4 d'entre eux, ou d'un rein détruit d'un seul côté dans 43 cas. Tous les malades ont bénéficié d'un traitement antituberculeux triple ou quadruple. Cinquante-quatre malades ont nécessité un ou plusieurs gestes chirurgicaux: 43 néphrectomies, 7 réimplantations urétéro-vésicales, 11 entérocystoplasties d'agrandissement, 1 urétéro-iléostomie type Bricker, 3 urétérostomies, 1 résection urétérale et 4 épididymectomies. Deux malades admis dans un tableau d'altération de l'état général, sont décédés dans les jours suivant leur admission. Cinquante-six malades ont été revus avec un recul minimum de 6 mois. Deux sont guéris par le seul traitement médical. Parmi les 54 malades opérés, l'amélioration clinique est constatée chez 43 malades (91%) et l'amélioration radiologique dans 33 cas sur les 36 fois où l'UIV a été faite (91%). En conclusion, malgré les différentes campagnes de lutte antituberculeuse, la localisation urogénitale reste grave du fait essentiellement du retard diagnostique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge diagnostique et thérapeutique de la tuberculose urogénitale

  • Quatrième localisation extra-pulmonaire de l’infection tuberculeuse en termes de fréquence, l’atteinte urogénitale est pourtant souvent sous-estimée par les cliniciens. La présentation pauci-symptomatique et l’évolution insidieuse sont à l’origine d’un retard diagnostique. Les atteintes les plus fréquentes sont les sténoses urétérales pour les formes urinaires, le nodule épididymaire chez l’homme et la salpingite chronique chez la femme pour les formes génitales. La documentation bactériologique reste le seul examen permettant, d’une part, un diagnostic de certitude et, d’autre part, de tester la sensibilité de la souche aux antituberculeux. Cependant, les atteintes tuberculeuses urogénitales étant très fréquemment pauci-bacillaires, notamment les formes génitales de la femme, le diagnostic est souvent porté sur un faisceau d’argument comportant différentes imageries (uro-scanner, échographie pelvienne, hystérosalpingographie, IRM) et parfois des explorations endoscopiques voire chirurgicales, avec réalisation de prélèvements à visée histologique et bactériologique. Comme pour les autres formes de tuberculose, le traitement est principalement médicamenteux et comporte une quadrithérapie par rifampicine, isoniazide, éthambutol et pyrazinamide puis une bithérapie pour une durée totale de six mois. Un geste thérapeutique chirurgical peut s’avérer nécessaire afin de traiter ou de limiter le retentissement des principales séquelles que sont l’insuffisance rénale chronique, les troubles mictionnels et l’infertilité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La tuberculose urogénitale. A propos de 80 cas.

  • La tuberculose urogénitale pose des problèmes diagnostiques majeurs du fait de la symptomatologie clinique souvent atypique et déroutante. Elle est grave de par les lésions souvent multifocales et étendues, nécessitant une chirurgie lourde d'exérèse et de plastie de la voie urinaire. La prévention de cette affection repose sur la généralisation de la vaccination par le BCG et le traitement adéquat des tuberculoses pulmonaires. De 1985 à 1995, 80 patients souffrant de tuberculose urogénitale ont été traités dans notre service. Ces patients se repartissent en 50 hommes (62,5 %) et 30 femmes (37,5 %) dont l'âge moyen est de 38 ans avec des extrêmes allant de 20 à 50 ans. L'UIV a montré une mutité rénale dans 26 % des cas, une urétéro-hydronéphrose dans 36 % des cas, une petite vessie dans 17 % des cas, elle n'était normale que dans 5 % des cas. La fonction rénale est altérée chez 32 % de patients. Le diagnostic est confirmé par la recherche positive de BK dans les urines 64 %, la biopsie vésicale 20 % et par l'examen anatomo-pathologique de la pièce opératoire 20 %. Le traitement a consisté en un geste de dérivation urinaire provisoire (32 %), une chimiothérapie antibacillaire chez tous les patients, la corticothérapie chez 8,7 % des patients. Le recours au traitement chirurgical est nécessaire chez 95 % des malades: néphrectomie partielle (2,5 %), néphrectomie (50 %), entérocystoplastie (18 %), iléo-urétéroplastie (5 %), réimplantation urétérale (12,5 %), anastomose urétérocalicielle (1,2 %).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

tuberculose urogénitale chez l'enfant

  • La tuberculose urogénitale est rare chez l'enfant. Observations. - Cas I. Un garçon âgé de 10 ans a consulté pour une cystite traînante, l'ECBU montre une pyurie sans germes avec absence de bacille de Koch à l'examen direct et à la culture. L'UIV a mis en évidence une urétérohydronéphrose gauche avec rein droit muet lequel, à l'échographie, était le siège d'une néphrite «xanthogranulomateuse ». L'histologie de la pièce opératoire de la néphrectomie droite a identifié des follicules épithélio-gigantocellulaires. Malgré le traitement, l'évolution est émaillée de complications vésicales. Cas 2. Un garçon âgé de 9 ans a été admis pour suspicion d'appendicite. L'échographie rénale montrait un aspect d'abcès rénal droit dont l'exploration chirurgicale évoquait une origine tuberculeuse confirmée par l'histologie. Le bacille de Koch a été identifié dans les urines. Sous traitement médical, l'évolution a été favorable. Conclusions. - La tuberculose urogénitale pose des difficultés diagnostiques et thérapeutiques. Malgré l'apport des antibacillaires, le pronostic est fonction de la précocité du diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La tuberculose urogénitale: difficultés diagnostiques à propos de 5 observations.

  • Objectifs. - Le but de notre étude est : ○ de souligner les problèmes diagnostiques que pose la tuberculose urogénitale en raison de son expression clinique polymorphe, ○ d'inciter les praticiens à la rechercher plus souvent. Matériel et méthode. - Cinq cas de tuberculose urogénitale ont été diagnostiqués sur une période de 10 ans et inclus dans une étude rétrospective. Résultats. - Nous avons recensé une localisation rénale et une vésicale chez 2 femmes diagnostiquées grâce à l'ECBU et 3 localisations épididymaires diagnostiquées à l'histopathologie. Conclusion. - La symptomatologie de la tuberculose urogénitale est atypique et déroutante, l'histopathologie prend une part de plus en plus importante dans le diagnostic, les techniques de diagnostic sérologique permettront de l'améliorer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cause rare d'anuries obstructives: la tuberculose urogénitale.

  • Les auteurs rapportent une cause rare d'insuffisance rénale aiguë obstructive : la tuberculose urogénitale, chez un patient de 44 ans ayant un rein unique anatomique et mettent l'accent sur l'intérêt de l'opacification de la voie excrétrice par néphrostomie percutanée qui permet parfois la découverte fortuite d'anomalies très évocatrices de tuberculose urogénitale et la recherche de bacille de Koch dans le liquide de ponction de la'voie excrétrice ou d'une caverne rénale dont les chances de positivité sont supérieures à l'examen bactériologique sur les urines recueillies dans la vessie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov