Troubles du goût [ Publications ]

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  • Les troubles du goût au cours de la sclérose en plaques (SEP) sont des manifestations rares mais connues. Ils ont été décrits au cours des formes chroniques progressives de la maladie mais aussi au cours des poussées. Nous rapportons ici cinq observations de patients porteurs d'une SEP cliniquement certaine, ayant présenté des troubles du goût portant sur au moins deux sensations gustatives primaires au cours de poussées de leur maladie. Dans trois cas, ces troubles sont survenus au cours de la première attaque neurologique et ont ainsi participé à la révélation de la maladie. Ils sont généralement régressifs avec ou sans traitement par corticoïdes. Ils semb!ent être liés à des lésions démyélinisantes des voies gustatives au niveau du thalamus ou du tronc cérébral. Des troubles de l'olfaction sont parfois associés, liés à une démyélinisation touchant les voies olfactives, notamment au niveau du cortex temporal et frontal inférieur. Des troubles du goût sont aussi rencontrés dans d'autres maladies et notamment les affections systémiques dysimmunitaires telles que la sarcoïdose, ou le syndrome de Sjögren. Ils peuvent aussi être induits par des médicaments.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Troubles du goût d'origine médicamenteuse : analyse de la Banque Nationale de Pharmacovigilance et revue de la littérature

  • Les troubles gustatifs constituent un effet peu étudié, dont les étiologies sont variées. De 1985 à 1997, 305 observations de troubles gustatifs attribués à des médicaments on été notifiées aux Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Les patients avaient en moyenne 54.4 ans et 58 pour cent d'entre eux étaient des femmes. Des troubles quantitatifs et qualitatifs ont été signalés. Les médicaments ou classes médicamenteuses le plus fréquemment rencontrés étaient les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, la terbinafine, la zopiclone, la D-pénicillamine, les imidazolés, les macrolides, les quinolones, le carbimazole et les inhibiteurs calciques. L'évolution a été favorable pour 60.3 pour cent de patients. Les effets bénéfiques éventuels d'une supplémentation en zinc sont discutés. Les troubles gustatifs ne constituent générale-ment pas un effet grave, mais peuvent altérer la qualité de vie des patients et induire une mauvaise observance du traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov