Trisomie [ Publications ]

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  • Durant de nombreuses années, le dépistage de la trisomie 21 a reposé sur le dosage des marqueurs sériques maternels du second trimestre. Une autre stratégie tardive reposait sur le « sonogramme génétique » réalisé au cours de l'échographie du second trimestre parmi des populations à risque du fait de l'âge maternel élevé ou des marqueurs sériques du second trimestre. De nouvelles stratégies de dépistage de la trisomie 21 sont désormais possibles, se caractérisant par une augmentation importante de la sensibilité du dépistage de la trisomie 21 tout en garantissant une bien meilleure sécurité par une réduction très significative du taux de faux positifs. L'échographie du premier trimestre de la grossesse s'est révélée être un test de dépistage performant, la sensibilité de la mesure de la clarté nucale se situant entre 60 et 77 % pour un taux de faux positifs de 5 %. En combinant la mesure de la clarté nucale au dosage de la PAPP-A et de la β-hCG libre (dépistage combiné du premier trimestre), la sensibilité augmente à 82 %. La stratégie la plus spécifique repose sur le dépistage intégré, c'est-à-dire l'intégration du quadruple test réalisé au deuxième trimestre de la grossesse (dosage de l'inhibine dimérique A, de la β-hCG totale, de l'AFP, et de l'uE3) au dépistage combiné du premier trimestre : pour un taux de détection fixé à 85 %, le taux de faux positifs est estimé à 0,9 %. Toutefois, il n'est éthique qu'avec le consentement éclairé de la patiente, car il interdit l'accès à l'information sur le risque du premier trimestre, et prive la patiente d'un diagnostic précoce par biopsie de trophoblaste. C'est pourquoi, deux stratégies alternatives ont été proposées : le dépistage séquentiel en deux étapes et le dépistage séquentiel conditionnel. Dans le dépistage séquentiel en deux étapes, le caryotype est proposé si le résultat du test combiné est au-delà d'un seuil spécifié. Si le résultat du dépistage du premier trimestre est en dessous du seuil, le quadruple test est proposé à la patiente, et le risque final du deuxième trimestre est déterminé en intégrant les résultats du quadruple test aux résultats du test combiné. Le dépistage séquentiel conditionnel commence également par la réalisation d'un test combiné au premier trimestre. En fonction des résultats du test combiné, les patientes sont considérées dans un des trois groupes de risque suivants : élevé, intermédiaire, ou faible. Un caryotype précoce est proposé au groupe à risque élevé après test combiné. Le groupe à risque faible après test combiné est rassuré et le quadruple test n'est donc pas réalisé. En revanche, le quadruple test est proposé au groupe à risque intermédiaire et le risque final comporte l'intégration du résultat du test combiné au résultat du quadruple test. Le taux global de détection du dépistage séquentiel en deux étapes ou conditionnel est estimé à 84 % pour un taux de caryotypes de 2 %.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Marqueurs sériques maternels de la trisomie 21 fœtale

  • Le diagnostic de certitude d’anomalie chromosomique repose sur l’analyse du caryotype fœtal réalisé à partir d’un prélèvement de villosités choriales, de cellules amniotiques ou de sang fœtal. Le dépistage consiste à cibler des patientes à risque accru d’anomalie chromosomique chez lesquelles le prélèvement pour caryotype fœtal sera réalisé. Le facteur de risque d’anomalie chromosomique le mieux établi est l’âge maternel. À 20 ans le risque de trisomie 21 est de 1/1 500, à 40 ans il est de 1/100. Aussi, jusqu’au milieu des années 1980, la seule stratégie de dépistage était de proposer une amniocentèse aux femmes âgées de 38 ans et plus au moment de la conception (risque supérieur à 1/200). Puis, les progrès liés au développement de l’échographie ont contribué à mettre en évidence des anomalies fœtales permettant ainsi le dépistage des anomalies chromosomiques chez les femmes plus jeunes, et enfin, l’existence de marqueurs biochimiques dans le sérum maternel a permis une extension du dépistage à toutes les femmes enceintes. En 1984, une première étude montrait que l’alphafœtoproteine (AFP) était plus basse dans le sérum maternel lorsque le fœtus était atteint de trisomie 21 [1]. En 1987 et 1988 l’intérêt de l’hCG, de sa fraction b libre et de l’œstriol non conjugué (uE3) était démontré [2-5]. Différentes associations combinant âge maternel et un ou plusieurs de ces marqueurs ont été proposées pour améliorer leur valeur prédictive. En 1988, Wald proposait un calcul de risque qui est celui utilisé actuellement dans tous les logiciels validés en France [6]. Le principe du dépistage de la trisomie 21 fœtale par les marqueurs sériques maternels repose sur le calcul d’un risque individuel de trisomie 21 en pondérant le risque lié à l’âge maternel par un facteur de correction lié aux valeurs des concentrations de substances dosées dans le sérum maternel. En moyenne, le taux de détection de la trisomie 21 est de 60 % pour un taux de faux-positifs (amniocentèses induites) de 5 % [7]. De nombreux autres marqueurs ont été étudiés, mais en pratique, seuls les quatre marqueurs initiaux sont utilisés : hCG totale ou sa fraction bhCG libre, AFP et uE3 [8].

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic anténatal de la trisomie 21 : expérience du service A du centre de maternité de Tunis

  • La trisomie 21 (T21) ou syndrome de Down est l'anomalie chromosomique congénitale la plus fréquente chez l'homme. Les signes cliniques sont actuellement bien connus. Les moyens de dépistage anténatal de la T21 se sont nettement améliorés depuis une vingtaine d'années. Objectif: Il s'agit de rapporter notre expérience en matière de dépistage anténatal de la T21 en évaluant les moyens utilisés et les résultats obtenus. Matériel et méthodes: Il s'agit d'une étude rétrospective menée sur quatre ans. Nous avons évalué les circonstances de diagnostic anténatal de T21. Nous avons adopté une stratégie de dépistage séquentielle. Résultats: Nous avons colligé 22 cas de T21 durant la période d'étude. La prévalence totale de la T21 était de 0,98 %o grossesses. Le diagnostic de T21 a été posé en anténatal chez 13 patientes. Une patiente régulièrement suivie dans notre unité a échappé au diagnostic. Les signes échographiques ont constitué le principal motif ayant mené au diagnostic de T21. Le terme moyen de diagnostic était tardif: 21 semaines d'aménorrhée (SA). Conclusion: La T21 est généralement mal acceptée tant sur le plan social que familial, et ce d'autant plus il n'existe pas de centres spécialisés pour la prise en charge des enfants trisomiques en Tunisie. L'établissement d'une stratégie de dépistage anténatal de la T21 est nécessaire afin d'espérer réduire le handicap. Il faudrait commencer par généraliser l'échographie du premier trimestre avec mesure de la clarté nucale (CN). En même temps, le dosage des marqueurs sériques devrait pouvoir être proposé à toutes les patientes. Le diagnostic prénatal permet actuellement de dépister précocement les anomalies et malformations foetales. S'il existe une demande du couple d'interrompre la grossesse à risque, le comité d'éthique local se réunit, discute le cas et autorise l'interruption de grossesse si les anomalies ou le risque d'handicap sont jugés importants. Le calcul du risque intégré permettra sans doute de réduire le recours aux amniocentèses systématiques indiquées si l'âge maternel est avancé.

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Etude cytogénétique d'une hypomélanose de Ito chez une malade atteinte d'une trisomie 13 en mosaïque.

  • Introduction. L'hypomélanose de Ito a été individualisée en 1952 par Ito qui la décrivit sous le terme d'« incontinentia pigmenti achromians ». Il s'agit d'une affection rare caractérisée par une hypopigmentation suivant les lignes de Blaschko et dont la gravité est liée à l'association possible avec d'autres anomalies, en particulier neurologiques, squelettiques et ophtalmologiques. Les cas sont sporadiques et un mosaïcisme chromosomique est souvent décrit. Nous rapportons ici un cas avec une mosaïque à quatre clones. Observation. Une femme de 26 ans était atteinte dune trisomie 13 en mosaïque, et d'une forme neurocutanée d'hypomélanose de Ito. Des signes squelettiques et ophtalmologiques complétaient le tableau. En microscopie optique, on trouvait une diminution des marquages PS1oo et Melan A en peau hypopigmentée par rapport à la peau normale. La microscopie électronique montrait une diminution des mélanocytes et des mélanosomes en zone hypopigmentée. L'étude cytogénétique effectuée dans les zones de peau normale et hypopigmentée sur fibroblastes révélait une nouvelle mosaïque à quatre clones. Discussion. Il s'agit du troisième cas de trisomie 13 en mosaïque associée à une hypomélanose de Ito, alors que d'autres anomalies du chromosome 13 ont déjà été décrites. Happle a récemment décrit des cas d'hypopigmentations dites phylloïdes et qui, contrairement à l'hypomélanose de Ito, seraient presque toujours associées à la trisomie 13. Il s'agit de la première observation de mosaïque à quatre clones, qui peut s'expliquer par des mutations successives durant l'embryogenèse. Des anomalies des chromosomes 5, 6 et 21 n'avaient jamais été mises en évidence. La définition de l'hypomélanose de Ito n'est pas encore très précise et cette entité est en train de disparaître au sein d'un groupe plus large de « dysplasies pigmentaires » dont le dénominateur commun est le mosaïcisme génétique, ce qui pourrait compliquer encore la distinction des différentes entités et leur compréhension physiopathogénique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Elastome perforant serpigineux avec hypovitaminose A chez une enfant ayant une trisomie 21.

  • Introduction. L'élastome perforant serpigineux est fréquent au cours de la trisomie 21. Aucune cause n'est habituellement trouvée. L'originalité de l'observation que nous rapportons est l'existence d'une hypovitaminose A qui a pu contribuer à l'apparition des lésions cutanées. Observation. Une fillette de 11 ans atteinte d'une trisomie 21 avait une éruption papulo-kératosique à disposition linéaire et serpigineuse, prédominant aux membres inférieurs. L'étude ultrastructurale montrait la pénétration de l'épiderme par des fibres élastiques nombreuses avec disparition de la membrane basale. Elle présentait par ailleurs un canal atrio-ventriculaire complet avec hypoplasie du ventricule gauche compliqué d'un foie cardiaque. Un dosage de la vitamine A trouvait un taux bas 0,56 μmol/l (N supérieure à 1,55). Un traitement par acitrétine à 1/2 mg/kg/j était arrêté après deux mois en raison d'un taux élevé des enzymes hépatiques et malgré une nette amélioration clinique. Discussion. Nous rapportons l'association d'un élastome perforant serpigineux et d'une hypovitaminose A chez une fillette atteinte d'une trisomie 21. Cette association n'est pas connue. L'hypovitaminose A a pu contribuer à l'apparition ou à l'aggravation des lésions cutanées. L'hypovitaminose A était probablement en rapport avec l'hépatopathie d'origine cardiaque. L'action kératorégulatrice de la vitamine A est bien connue mais ses effets sur le tissu élastique le sont moins. Le traitement par rétinoïdes a été arrêté en raison de son hépatotoxicité malgré son efficacité clinique. Le traitement par vitamine A naturelle par voie parentérale serait probablement intéressant à étudier, mais le risque d'effets secondaires est a priori plus important qu'avec les rétinoïdes synthétiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome de Rothmund-Thomson, trisomie 8 en mosaïque et mutation du gène RECQ4.

  • Introduction. Nous rapportons un cas de syndrome de Rothmund-Thomson associé à une trisomie 8 en mosaïque, et à une mutation du gène RECQ4. Observation. Un jeune homme de 18 ans avait une poïkilodermie des zones photoexposées et des fesses. Ces lésions étaient apparues dans la première année de vie, et s'étaient secondairement associées à une alopécie, une hypotrichose, des kératoses actiniques, et des verrues récidivantes. Il existait également un retard staturo-pondéral, un faciès particulier, une agénésie des pouces et des rotules, et des malformations plantaires. L'étude du caryotype lymphocytaire mettait en évidence une instabilité chromosomique et une trisomie 8 en mosaïque. Le taux d'excision-réparation de l'ADN était normal. L'analyse moléculaire mettait en évidence une mutation du gène RECQ4. Discussion. Le syndrome de Rothmund-Thomson est une génodermatose rare. Elle se caractérise par l'apparition précoce d'une poïkilodermie qui s'associe à diverses anomalies comme une photosensibilité, une cataracte, des anomalies osseuses, et une incidence anormalement élevée de cancers cutanés ou extra cutanés. Les résultats des études génétiques sont hétérogènes. Dans de nombreuses publications, aucune anomalie n'est trouvée, alors que dans d'autres, des anomalies du caryotype ou d'excision - réparation de l'ADN ont été mises en évidence. Récemment des mutations du gène RECQ4 ont été décrites chez 5 malades atteints d'un syndrome de Rothmund-Thomson. Ainsi, le syndrome de Rothmund-Thomson est très polymorphe, tant sur le plan clinique que génétique. Il serait donc intéressant d'établir des corrélations entre génotype et phénotype.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Psychose révélant une maladie coeliaque silencieuse chez une jeune femme ayant une trisomie 21.

  • Introduction La trisomie 21 est caractérisée par une fréquence anormale de maladies coeliaques et par l'apparition fréquente et précoce de troubles neurologiques dégénératifs comme la maladie d'Alzheimer. Au contraire, les troubles psychotiques, comme dans notre observation, y sont rares. Observation Nous rapportons le cas d'une femme, âgée de 41 ans, ayant une trisomie 21, vivant au domicile de ses parents et socialement insérée, chez laquelle sont survenus très brutalement des hallucinations somesthésiques, des troubles de l'humeur, une dépression, une anorexie et un repli autistique. Les explorations biologiques ont trouvé une macrocytose, une hypergammaglobulinémie IgA et IgG polyclonale ainsi que des anticorps anti-gliadine d'isotypes IgG et IgA à taux forts. Le scanner cérébral était normal. Devant l'absence d'atrophie villositaire, nous avons conclu à une maladie coeliaque silencieuse. Après un an de régime sans gluten, nous avons pu constater une amélioration spectaculaire des troubles psychotiques et du syndrome dépressif. Discussion Les effets des interactions anormales entre le gluten et le système immunitaire pourraient s'exprimer non seulement dans le tractus digestif (maladie coeliaque) mais aussi dans le système nerveux (psychose) chez des patients génétiquement prédisposés tels que les trisomiques 21. Chez notre patiente, il existe un lien entre les perturbations psychiatriques constatées et l'intolérance au gluten. Conclusion Notre observation montre qu'avant de conclure à une forme précoce de maladie d'Alzheimer chez le trisomique 21, la recherche d'une intolérance au gluten est utile, le régime d'exclusion pouvant améliorer les symptômes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Placenta et trisomie 21.

  • La trisomie 21 est l'anomalie génétique viable la plus fréquente et la cause majeure de retard mental. Le diagnostic prénatal de la trisomie 21 repose sur l'établissement du caryotype foetal obtenu le plus souvent après amniocentèse. L'amniocentèse est proposée aux patientes selon trois critères : l'âge maternel, la présence d'anomalies foetales à l'échographie ou des marqueurs sériques maternels anormaux. La plupart des marqueurs maternels utilisés pour le dépistage de la trisomie 21 foetale sont d'origine placentaire. Or le développement du placenta dans la trisomie 21 esttrès mal connu. Nous avons étudié le syncytiotrophoblaste, un des constituants essentiels du placenta humain qui joue un rôle clef au cours la grossesse par son implication dans les échanges fœtomaternels et dans la sécrétion des hormones spécifiques de la grossesse. In vivo et in vitro ce syncytiotrophoblaste multinucléé se forme par différenciation et fusion des cytotrophoblastes mononucléés. Nous avons montré que dans la trisomie 21 il existe un défaut et/ou un retard de formation du syncytiotrophoblaste. Cette anomalie est associée à un défaut de synthèse et de sécrétion des hormones spécifiques de la grossesse. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives dans la compréhension des marqueurs sériques maternels d'origine placentaire utilisés pour le dépistage prénatal de la trisomie 21 et dans la compréhension des conséquences des anomalies placentaires sur le développement foetal dans la trisomie 21.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage du risque de trisomie 21 fœtale par les marqueurs sériques maternels : expérience d'un cercle d'utilisateurs

  • Le dosage des marqueurs sériques maternels pour le dépistage du risque individuel de trisomie 21 foetale, nécessite une assurance de qualité spécifique. Le but de ce travail est de présenter le rôle d'un groupe d'utilisateurs (Cercle des utilisateurs Trisomie 21 Abbott) dans la surveillance des performances du couple réactif (βhCG totale et AFP AxSYM) - logiciel (Maciel). L'analyse périodique sur une durée de 3 années (1998 à 2000) des résultats obtenus par l'ensemble des cinq laboratoires, a porté sur les médianes de chaque paramètre, les médianes des MoM (multiple of the median) ainsi que du pourcentage de patientes à risque accru (seuil 1/250 utilisé en France). L'importance de l'effectif observé (31 020 femmes sur la période étudiée) augmente la pertinence des calculs statistiques. Ainsi, en juillet 1999, cinq mois après une modification de réactifs et des médianes, ces dernières ont pu être réajustées en partenariat avec le fabricant. Notre expérience montre que seule l'analyse simultanée des différents paramètres (médianes, MoM, pourcentage de patientes à risque accru) permet de réagir à une dérive (liée ou non à l'évolution du réactif). De plus, le fonctionnement en Club utilisateur des laboratoires utilisant la même technologie renforce la démarche individuelle d'assurance qualité et permet d'assurer une plus grande stabilité dans le temps de cette qualité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage de la trisomie 21 par échographie

  • La clarté nucale est définie par l'espace normal sous-cutané, entre la peau et les tissus mous recouvrant la nuque du fœtus, observé lors de l'échographie du premier trimestre. L'épaisseur de nuque augmente avec l'âge gestationnel. L'association entre l'hyperclarté nucale et le risque de trisomie 21 fut en premier lieu retrouvée dans les populations à haut risque comme un âge maternel avancé ou chez les patientes ayant déjà eu un enfant trisomique 21. Cependant, ces études sont rétrospectives et surtout ne rapportent l'issue que pour les grossesses pour lesquelles il y avait une hyperclarté nucale. De plus, comme les performances des tests de dépistage sont dépendantes de la prévalence de la maladie dans la population étudiée, les résultats obtenus ne peuvent pas être extrapolés à la population générale. Il existe 11 études prospectives évaluant la performance de la mesure de la clarté nucale en population générale, incluant environ 125 000 patientes. La sensibilité globale du test de dépistage de la trisomie 21 est de 70 % pour un taux de faux-positifs de 5 %. Pour un risque ajusté sur l'âge maternel, le taux de détection augmente à 77 %. S'il ne fait aucun doute que la mesure de la clarté nucale est un test de dépistage précoce et performant, des incertitudes demeurent néanmoins quant à sa reproductibilité en population générale. Pour effectuer correctement une mesure de la clarté nucale, il faut avoir reçu une formation théorique et pratique préalable, garante d'une mesure adéquate et reproductible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Signes échographiques de trisomie 21 au deuxième trimestre de la grossesse: valeur actuelle après analyse de la littérature.

  • Objectif. Évaluer l'intérêt et comparer entre eux les principaux signes échographiques de trisomie 21 au deuxième trimestre de la grossesse. Méthodes. Une revue de la littérature a été effectuée concernant la majorité des signes échographiques décrits et évalués jusqu'ici. Pour chaque étude et en moyenne pour chaque signe, nous avons calculé sa sensibilité, sa spécificité, ses valeurs prédictives positive et négative à partir des chiffres publiés dans la littérature. Nous avons ensuite comparé les rapports bénéfice/risque de ces signes: le nombre de trisomie 21 détectées pour un foetus sain perdu par complication de l'amniocentèse. Résultats. Les signes peuvent se classer comme suit, par ordre décroissant de leur rapport bénéfice/risque: nuque épaisse, écartement des orteils, pyélectasie, angle iliaque large, humérus court, fémur court, hypoplasie de la deuxième phalange du cinquième doigt. Conclusion. Ces résultats suggèrent que les signes échographiques de trisomie 21 au deuxième trimestre de la grossesse doivent être interprétés en fonction de la prévalence du risque de trisomie dans la population que l'on étudie. Leur présence n'indique pas forcément la réalisation d'une amniocentèse, elle doit faire réévaluer le risque individuel de trisomie 21.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage prénatal de la trisomie 21 : étude des corrélations en fonction de deux types de tubes, tube sec et tube avec séparateur de gel

  • Dans l’optique d’une demande d’accréditation selon la norme NF EN 15189 du secteur de diagnostic prénatal de la trisomie 21 fœtale, nous avons comparé les résultats obtenus, lors d’une demande de dépistage prénatal de la trisomie 21 fœtale, pour l’AFP, l’hCG, l’hCGb, la PAPP-A ainsi que pour les risques, en fonction de 2 types de tubes de prélèvement : tube sec et tube avec séparateur de gel. Pour 107 patientes, l’étude des régressions de Passing-Bablok entre les résultats obtenus avec les deux types de tubes, a montré des corrélations étroites pour les quatre marqueurs dosés (AFP, hCG, hCGb et PAPP-A) ainsi que pour les risques de trisomie 21 (premier et deuxième trimestre). Une patiente qui présentait un risque accru de trisomie 21 fœtale (risque à 1/244) pour le sérum issu du tube sec n’était pas dans la zone à risque pour le sérum issu du tube avec séparateur de gel (risque à 1/295). Le fait que ces 2 valeurs soient très proches du seuil fixé à 1/250 peut probablement expliquer la discordance observée. Travaillant sur tube sec, cette étude valide les demandes de dépistage prénatal de la trisomie 21 fœtale, prélevées sur tube avec séparateur de gel, que nous recevons de la part de divers laboratoires extérieurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Métabolisme des substrats monocarbonés et trisomie 21 : analyse de l’impact des polymorphismes génétiques

  • La trisomie 21 est la cause la plus commune des aberrations chromosomiques caractérisée par la présence d'un chromosome 21 surnuméraire. La conséquence clinique attribuée à la trisomie 21 est le syndrome de Down. Du fait de l'activité accrue de la cystathionine β-synthase localisée sur le chromosome 21 et de son implication dans le métabolisme des monocarbones, l'homocystéinémie est diminuée chez les enfants présentant le syndrome de Down. L'étude de la régulation du métabolisme des monocarbones s'impose en vue de la recherche d'un rééquilibrage métabolique et de la détection des sensibilités thérapeutiques. Ainsi, l'importance des polymorphismes ponctuels des gènes codant les enzymes du métabolisme des monocarbones dans le syndrome de Down reste à préciser. Cet exposé fait état de réflexions sur l'impact que pourraient avoir ces polymorphismes dans le métabolisme des monocarbones, ainsi que leur répercussion dans l'hétérogénéité du syndrome. Une meilleure connaissance des effets de ces polymorphismes pourrait contribuer au développement de nouvelles orientations dans la recherche sur le syndrome de Down.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport des registres à la décision en Santé Publique: l'exemple de la trisomie 21.

  • Les registres de malformations sont d'excellents outils d'évaluation des politiques de dépistage anténatal. L'analyse des données permet d'observer que la prévalence globale de la trisomie 21 (T21) a augmenté régulièrement ces dernières années comme le laissait prévoir l'augmentation de l'âge moyen à la maternité: elle a doublé en moins de 10 ans. Le recours au diagnostic anténatal a également augmenté régulièrement mais n'a pas permis de diminuer la prévalence à la naissance. La politique de remboursement exclusif des actes aux femmes de 38 ans et plus ne dissuade pas les femmes de 35 à 37 ans d'avoir largement recours au diagnostic anténatal, puisque plus du tiers des T21 ont été dépistées et interrompues dans cette classe d'âge maternel. Cette absence de prise en charge financière induit une inégalité sociale dans le recours. Les registres de malformations sont des observatoires des pratiques de soins dans le domaine du dépistage et du diagnostic anténatal, domaine en plein essor et très encadré en France. Les registres sont également d'excellents outils pour la construction d'enquêtes épidémiologiques en population.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouvelles méthodes d'évaluation du risque de trisomie 21 en consultation prénatale.

  • La trisomie 21 est la première cause génétique de retard mental. L’âge maternel, principal facteur de risque, définit dans les années 70 la seule stratégie de dépistage. De nouvelles stratégies sont actuellement disponibles qui permettent une augmentation importante de la sensibilité et garantissent une meilleure sécurité en diminuant le taux de gestes invasifs. Ces stratégies reposent essentiellement sur des marqueurs échographiques et sériques maternels. La stratégie la plus spécifique, mais la plus complexe, repose sur le dépistage intégré, c’est-à-dire l’intégration du quadruple test sérologique du deuxième trimestre au test combiné du premier trimestre. Elle permet une sensibilité de 85% pour un taux de faux positifs de 0,9%, mais empêche de recourir à un diagnostic précoce. Des alternatives existent en réalisant des taux de détection similaires, mais au prix d’une augmentation du taux de faux positifs. Actuellement, le dépistage de la trisomie 21 ne bénéficie pas d’une coordination nationale, cela serait nécessaire pour assurer la formation des échographistes, réaliser des audits de qualité et réduire la disparité des pratiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Atteintes rénales de la trisomies 21.

  • La trisomie 21 (T21) est fréquemment associée à des malformations congénitales, habituellement cardiaques : les atteintes rénales sont peu connues. L’objectif de notre travail est de présenter la diversité de ces anomalies. Les uropathies malformatives sont les plus fréquemment rapportées, parmi lesquelles les pyélectasies, les méga-uretères et les valves de l’urètre postérieur. Les anomalies rénales sont principalement l’hypodysplasie, le rein en fer en cheval et l’ectopie rénale. Des facteurs favorisant l’insuffisance rénale aiguë sont également décrits : anomalies bilatérales et atteintes dites « mineures » comme par exemple les microkystes glomérulaires, les dilatations tubulaires et les glomérules immatures. Les lésions histologiques observées ne sont pas spécifiques mais surviennent plus précocement que dans la population générale. Deux particularités métaboliques sont à noter : la baisse de la clairance de l’acide urique et l’hypercalciurie par hyperabsorption passive du calcium. Ces anomalies peuvent évoluer vers l’insuffisance rénale terminale, soulevant la problématique du choix de la meilleure prise en charge. Les anomalies rénales de la T21 méritent d’être connues afin de préserver le pronostic fonctionnel rénal, en proposant un dépistage systématique par échographie rénale et des voies urinaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La trisomie 21 dans les arts visuels

  • La trisomie 21 a été décrite par J. Langdon Down en 1866, d’où le nom de syndrome de Down utilisé dans la littérature médicale anglo-saxonne. L’individualisation relativement tardive de cette pathologie, dont J. Lejeune, M. Gautier et R. Turpin ont démontré en 1959 qu’elle était due à la trisomie du chromosome 21, a conduit à s’interroger sur son ancienneté. Trois approches permettent de répondre à cette question : la recherche de sa représentation dans les œuvres d’art les plus anciennes, la paléo – ostéologie et l’étude de l’apparition du chromosome 21 et de sa pathologie dans le cadre de l’évolution chromosomique. Des sculptures, des figurines évocatrices d’une trisomie 21 ont été observées dans l’antiquité gréco-romaine, dans différentes cultures méso-américaines, ainsi que dans des temples de la civilisation khmère. En Europe, à la Renaissance, elle est représentée par des peintres italiens et flamands sur des tableaux d’inspiration religieuse. Les recherches sur l’origine et la pathologie du chromosome 21 ont montré que la trisomie 21 remontait aux premiers temps de la lignée des primates et pourrait être la conséquence d’une mutation chromosomique datant de plusieurs millions d’années.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Annonce de la trisomie 21 et accueil de l'enfant en maternité: les propositions faites aux parents.

  • Quelles prises en charge de l'enfant sont-elles proposées aux parents après l'annonce de la trisomie 21 en maternité ? A l'issue du recensement des enfants trisomiques 21 nés en 1980-1989 et abandonnés à la naissance à Paris, une enquête a été menée auprès de 13 maternités qui totalisent plus de 60 % de ces abandons. Le discours des professionnels a été analysé. Les enfants trisomiques 21 représentent 10 % des enfants confiés en vue d'adoption, ces abandons représentent 22 % des naissances d'enfants trisomiques. On constate un lien entre le nombre d'abandons, le type de maternité et le milieu social des parents. Le handicap, les modalités de l'annonce et les propositions faites aux parents ont une influence sur la décision d'abandon (1/3 des maternités évoquent directement cette solution). Celle-ci a majoritairement été prise sous le choc, trop rapidement et hors du cadre légal de la procédure de remise en vue d'adoption. Un temps de réflexion est nécessaire pour décider du projet pour l'enfant. Les parents doivent pouvoir être écoutés, accompagnés en dehors de toute urgence par des professionnels très informés sur les structures d'accueil et d'aide.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Trisomie 21. Epidémiologie, diagnostic, évolution.

  • La trisomie 21, encore appelée syndrome de Down dans les pays anglo-saxons, est la plus fréquente des anomalies chromosomiques et la principale cause génétique de retard mental. Décrite pour la première fois en 1846 par Seguin, elle est la première aberration chromosomique reconnue chez l'homme en 1959 par Lejeune, Gauthier et Turpin. Elle est caractérisée le plus souvent par la présence d'un chromosome 21 surnuméraire. C'est essentiellement la région 21q22 qui contiendrait les gènes responsables de l'expression phénotypique de la maladie. Un effet de « dosage génique » (1,5 fois le taux normal) pour les protéines codées par cette région du chromosome 21 pourrait expliquer les manifestations de la trisomie 21. Le chromosome 21 vient d'être séquencé entièrement (mai 2000). Il contient peu de gènes (225, soit 2 fois moins que le chromosome 22 de même taille). C'est une étape importante vers une connaissance plus approfondie de la trísomie 21. Le diagnostic de la trisomie 21, posé de plus en plus souvent en période anténatale sur des signes d'appel échographiques ou dans le cadre d'un dépistage, soulève d'importantes questions éthiques. Une prise en charge précoce et suivie est essentielle pour améliorer le devenir des patients atteints de trisomie 21.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Trisomie 21 et cancers

  • Les patients atteints de trisomie 21, encore appelée syndrome de Down, présentent un profil tumoral particulier par rapport à la population générale avec une prédominance de leucémies en bas âge et un risque faible de cancer solide chez l’adulte. Les enfants T21 présentent en effet un risque 50 fois plus élevé de développer une leucémie par rapport aux enfants, de même âge, de la population générale et la grande majorité développe un trouble myélodysplasique caractéristique appelé trouble myéloprolifératif transitoire. Malgré la faible incidence des tumeurs solides, certaines sont très rares comme le cancer du sein, le néphroblastome, le neuroblastome et le médulloblastome, tandis que d’autres restent plus fréquentes comme le rétinoblastome, les lymphomes et les tumeurs germinales gonadiques et extragonadiques. Dans cette revue, nous présentons des mécanismes possibles pouvant favoriser ou, au contraire, réprimer la formation et la progression tumorale chez les patients trisomiques 21, et liés au dosage de gènes, oncogènes ou suppresseurs de tumeurs, localisés sur le chromosome 21, à l’angiogenèse tumorale, l’apoptose cellulaire et aux interactions cellules épithéliales-stroma.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov