Tremblement [ Publications ]

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  • Le tremblement est un signe d'appel courant en neurologie. L'examen clinique permet d'en préciser la topographie, la fréquence approximative, la régularité, l'amplitude et surtout les circonstances de survenue. L'exploration neurophysiologique permet d'affirmer l'existence d'un tremblement, de le différencier d'autres mouvements involontaires comme les myoclonies, d'en préciser les caractéristiques et donc d'orienter parfois de façon décisive le diagnostic étiologique. L'exploration comporte une étude accélérométrique qui étudie la mécanique du mouvement. Elle fournit, grâce à une analyse spectrale par FFT, la fréquence dominante et un index de quantification. Elle est toujours couplée à une étude électromyographique par électrodes de surface, qui concerne au moins un couple de muscles antagonistes. Elle permet d'objectiver des bouffées d'activité rythmique, leur fréquence, leur durée, le type d'activation, alterne ou synchrone sur un couple. L'exploration neurophysiologique peut donc différencier un vrai tremblement de repos d'un tremblement postural paraissant persister au repos en raison d'un relâchement incomplet. L'obtention d'interruptions brèves du tremblement lors de manœuvres de distraction fait évoquer une composante psychogène. L'EMG peut également révéler des myoclonies positives et négatives, parfois pseudo-rythmiques, s'exprimant cliniquement comme un tremblement mais dont le bilan étiologique est alors différent. Certaines caractéristiques, surtout la fréquence lente, font évoquer un tremblement mésencéphalique ou thalamique et orientent topographiquement vers les voies cérébelleuses. Enfin seule l'exploration neurophysiologique peut confirmer un tremblement primaire de l'écriture parfois suspecté cliniquement, ou affirmer un tremblement orthostatique primaire pour lequel la fréquence est pathognomonique mais la symptomatologie pour le moins trompeuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dysfonction des voies respiratoires supérieures chez des patients ayant un tremblement essentiel.

  • Objectifs : Etudier les anomalies de la fonction pulmonaire dans le tremblement essentiel. Méthodes : Enregistrement des courbes débit-volume maximum à l'inspiration et à l'expiration chez 41 patients non sélectionnés qui ont un tremblement essentiel (14 hommes et 27 femmes âgés de 61,7 ± 2,14 ans). Evaluation de la sévérité du tremblement essentiel au moyen de l'échelle clinique de Fahn, Tolosa et Marin. Résultats : Des oscillations sur les courbes débit-volume étaient constatées chez 16 patients (39 p. 100) (8 seulement pendant l'expiration, 7 durant l'inspiration et l'expiration, et 1 patient chez qui les oscillations du flux observées pendant l'inspiration se combinaient à une obstruction). La durée et la sévérité du tremblement essentiel n'exercèrent aucune influence sur la forme de la courbe , cependant, les courbes anormales étaient plus fréquentes chez les patients qui souffraient d'un tremblement de la voix. Un certain nombre de corrélations significatives fut trouvé, bien que sans grande signification statistique, entre les échelles spécifiques du tremblement essentiel et les paramètres spirographiques. Quatre patients (9,8 p. 100) réunissaient les critères d'une obstruction physiologique des voies respiratoires supérieures : 2 montraient un contour lisse de la boucle débit-volume et 2 présentaient des oscillations du flux à la fois à l'inspiration et à l'expiration. Conclusion : On observe habituellement, dans les tremblements essentiels, des anomalies de la courbe débit-volume. Ces anomalies traduisent probablement l'implication de la musculature des voies respiratoires supérieures au point de produire un syndrome clinique d'obstruction des voies respiratoires supérieures chez certains patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dystonies et tremblements d’utilisation instrumentale répétitive

  • Trois tableaux équivalents regroupant 24 patients qui ont en commun les éléments suivants sont présentés : l’usage excessivement répété d’un instrument qui peut être celui de l’écriture, un instrument de musique ou un outil, l’installation après cet usage intensif d’un phénomène neurologique central qui comporte une dystonie localisée à la main ou à la bouche dans l’un des tableaux , un tremblement dans un autre , l’association d’un tremblement et d’une dystonie dans le troisième, le tout précisément localisé dans le territoire musculaire correspondant à cet usage. Nous insistons sur le rôle prédominant de l’usage instrumental excessivement répétitif par rapport à celui de la fonction ou de la tâche, associé à un facteur probable de susceptibilité génétique. L’absence d’amélioration par le repos distingue cette pathologie centrale des problèmes locaux qui intéressent les activités répétitives. Faute de prise en charge thérapeutique, quand l’activité en cause est poursuivie, l’évolution est lentement péjorative. Elle se fait en trois stades : (1) trouble spécifique intéressant exclusivement l’usage d’un instrument déterminé , (2) atteinte élargie touchant d’autres activités , (3) éventuellement une dystonie non spécifique plus ou moins associée à un tremblement ou un tremblement postural, toujours dans la localisation initiale. La conséquence thérapeutique à déduire du rôle pathogène du geste répétitif est de conseiller un nouvel apprentissage de l’usage instrumental, associé à la consigne de varier les nouveaux usages gestuels.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Caractérisation et discrimination du tremblement cinétique dans la maladie de Parkinson.

  • Le but de cette étude était de caractériser et de discriminer le tremblement cinétique pendant une tâche de poursuite compensatoire exécutée avec l'index. Le tremblement de 21 sujets atteints de la maladie de Parkinson (MP) dont l'amplitude du tremblement était de faible à modérée et de 30 sujets contrôles a été enregistré avec un laser. Les neuf caractéristiques examinées ont révélé des différences significatives entre les deux groupes. Les plus discriminantes reflétaient surtout une différence dans la distribution des fréquences des mouvements (i.e., puissance proportionnelle dans l'intervalle 3-4 Hz, harmonicité et fréquence médiane). Curieusement ces caractéristiques étaient faiblement corrélées avec l'amplitude du tremblement postural et avec son évaluation clinique. Les quatre méthodes de discrimination examinées ont permis de classer correctement jusqu'à 66,7 p. 100 des sujets parkinsoniens. D'autre part la combinaison de la fréquence et de l'amplitude a permis de classer correctement 52.4 p. 100 des sujets. Cependant la combinaison de la distribution de fréquence des tremblements cinétique et postural enregistrés chez les mêmes sujets a produit une discrimination de 90 p. 100. Ces résultats suggèrent qu'en combinant l'information provenant des tremblements postural et cinétique, il est possible d'isoler une composante spécifique à la MP qui pourrait permettre de réévaluer les formes akinéto-rigide et tremblante de la MP indépendamment de l'amplitude du tremblement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le tremblement chez les personnes âgées.

  • Les différentes causes de tremblement sont envisagées par ordre de prévalence, en gardant pour axe l'âge avancé. Ceci mène à insister sur le tremblement essentiel et sur le tremblement parkinsonien. Le premier touche 5 % de la population au-delà de 65 ans et se caractérise par son aspect clinique : c'est un tremblement qui accompagne l'activité musculaire et qui intéresse, dans les formes complètes, les deux membres supérieurs, la tête et la voix, selon des degrés de sévérité très variables. Son évolution est très lente et les critères de diagnostic sont purement cliniques, après avoir éliminé les autres causes, iatrogènes et métaboliques. Le tremblement parkinsonien s'oppose point par point au tremblement essentiel. Néanmoins, des confusions sont possibles, du fait de situations intermédiaires que la pharmacologie ou le DaTSCAN© aident à résoudre. D'autres causes sont envisagées, sans perspective d'exhaustivité, en donnant la priorité aux aspects pratiques et thérapeutiques. La question du vécu du tremblement est ensuite abordée. Ici prend place le nécessaire soutien psychologique afin de lutter contre les préjugés qui reposent sur des terminologies péjoratives, comme le tremblement sénile, ou qui minimisent le handicap, comme le tremblement bénin, sans tenir compte du retentissement relationnel et social.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Approche chirurgicale d'un tremblement de Holmes associé à un tremblement synchrone de haute fréquence.

  • Introduction. Si l'efficacité de la stimulation thalamique est maintenant démontrée dans le tremblement essentiel, il n'en est pas de même pour d'autres tremblements. Observation. Nous rapportons le cas d'une jeune femme souffrant d'un tremblement de Holmes apparu deux mois après une hémorragie pédonculo-protubérantielle secondaire à une malformation artério-veineuse. L'approche thérapeutique médicamenteuse fut peu contributive et, compte tenu d'une invalidité sévère persistant à deux ans, une approche chirurgicale fut décidée. La patiente bénéficia avec un recul de plus de 18 mois d'une stimulation thalamique droite (Vim) entraînant une amélioration majeure du tremblement. Conclusion. Une revue de la littérature semble corroborer l'intérêt de la chirurgie dans la prise en charge thérapeutique du tremblement de Holmes. La physiopathologie de ce tremblement incriminant les voies dentato-rubro-thalamiques est discutée. De façon particulière, ce tremblement était associé à une composante posturale synchrone de haute fréquence pour laquelle la chirurgie s'est avérée finalement contributive. Il est suggéré que ce tremblement résulte d'une atteinte des voies cérébelleuses.

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Tremblement essentiel.

  • Tremblement essentiel. Le tremblement essentiel est très fréquent dans la population générale avec souvent une histoire familiale. C’est un tremblement postural familial survenant à l’âge adulte, évoluant très progressivement et dont la sévérité peut varier d’un individu à un autre. Une réponse positive du tremblement à l’alcool est classiquement rapportée. Sa physiopathologie reste mal connue mais des gènes candidats ont été identifiés dans quelques familles. D’un point de vue thérapeutique, un traitement de première ligne à base de propranolol ou de primidone peut être prescrit en cas de gêne. En cas d’inefficacité ou d’intolérance, des traitements de seconde ligne sont disponibles mais leur effet anti-trémorigène est très aléatoire au niveau interindividuel. En cas de pharmacorésistance, la stimulation du noyau ventral intermédiaire du thalamus est une option neurochirurgicale très efficace. En cas de contre-indication à la stimulation, la thalamotomie par Gamma knife (radiochirurgie) peut également être envisagée. Récemment, il a été mis en évidence que la thalamotomie par ultrasons pourrait être une thérapie prometteuse dans le tremblement essentiel.

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Tremblement postural et ataxie révélant une prémutation X fragile ou syndrome FXTAS

  • Nous rapportons une observation de syndrome de prémutation X fragile ou FXTAS caractérisée par un tremblement postural et du chef, une ataxie cérébelleuse modérée, des troubles dysexécutifs d’évolution lentement progressive chez un homme de 58 ans. L’imagerie en IRM révéla des lésions très évocatrices caractérisées par une atrophie cérébelleuse et des hypersignaux flair et T2 des pédoncules cérébelleux moyens et de la substance blanche hémisphérique. Le diagnostic fut confirmé par l’expansion de 100-120 triplets CGG du gène FMR1. Le syndrome FXTAS est de description récente, encore méconnu quoiqu’estimé relativement fréquent. Cette observation attire l’attention sur la démarche diagnostique face à des troubles moteurs ou cognitifs peu spécifiques montrant l’intérêt de l’imagerie cérébrale et des études génétiques lorsqu’il existe des arguments cliniques ou paracliniques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Myoclonies rythmiques et tremblement de repos révélant une métastase mésencéphalique.

  • Un cas de myoclonies rythmiques, à l'origine d'un tremblement de repos, symptomatique d'une métastase thalamo-sous-thalamique d'un cancer bronchique est rapporté. Ce tremblement à 4 Hz disparaissait à l'attitude et lors du mouvement volontaire. Les contractions musculaires qui le généraient étaient brusques. Il intéressait le membre supérieur et la face et il était associé à un phénomène de la roue dentée, une hypotonie et des perturbations de la gestualité automatique et volontaire. L'enregistrement électromyographique de surface montra, au repos, une activité rythmique synchrone sur les muscles biceps brachial et triceps. L'examen, pathologique révéla une destruction du noyau rouge et de ses connexions et une compression sévère de la substantia nigra.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tremblement synchrone de haute fréquence associé à un tremblement mésencéphalique alterne.

  • Nous décrivons une patiente ayant présenté une hémorragie cérébrale due à la rupture d'une malformation artério-veineuse mésencéphalique traitée par neurochirurgie puis radiochirurgie. La patiente développa ensuite un tremblement mésencéphalique asynchrone des membres supérieurs à une fréquence de 4.5-6 Hz. Ce tremblement était présent au repos, au maintien d'attitude et s'aggravait lors des mouvements volontaires. En outre, elle présentait lors du maintien d'attitude des membres supérieurs des bouffées de tremblement synchrone de haute fréquence (15-16 Hz). Ce tremblement était absent dans les membres inférieurs et disparaissait lors de la flexion forcée du poignet. L'IRM cérébrale montrait une anomalie de signal dans le mésencéphale et une dilatation marquée du 4

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Tremblement orthostatique primaire. 10 observations cliniques et électrophysiologiques.

  • Perçu non comme un tremblement mais comme une sensation d'instabilité ou de crampes des membres inférieurs, le tremblement orthostatique primaire a été aisément diagnostiqué chez 10 malades par l'accélérométrie et l'électromyographie qui ont indiqué sa fréquence rapide de l'ordre de 16 Hz. Source de handicap, responsable de staso-basophobie voire de chutes, il est amélioré par le clonazépam, la primidone, le phénobarbital mais reste insensible au propranolol ce qui - entre autres - le distingue du tremblement essentiel. Si sa physiopathologie exacte est inconnue, l'implication des voies gabaergiques est vraisemblable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement du tremblement par chirurgie stéréotaxique.

  • Le traitement chirurgical du tremblement consiste habituellement en une thalamotomie intéressant la région du noyau ventral latéral. Si les résultats sont satisfaisants dans la maladie de Parkinson et à un moindre degré dans le tremblement essentiel, certaines complications peuvent survenir. Les explorations électrophysiologiques faites avant thalamotomie ayant montré qu'une stimulation à haute fréquence de la région visée permettait d'abolir le tremblement, une technique de stimulation chronique par électrode implantée a été développée. Ses résultats sont comparables à ceux de la thalamotomie dans le tremblement parkinsonien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le tremblement orthostatique primaire.

  • Le tremblement orthostatique primaire (TOP) est un tremblement particulier caractérisé par des circonstances d’apparition en orthostatisme. Il disparaît à la marche et lors de la position assise ou couchée. La plainte principale qu’il induit est une instabilité souvent très invalidante. L’examen neurologique est le plus souvent normal de même que l’imagerie cérébrale. Par contre, l’électromyogramme (EMG), s’il est réalisé en position debout, permet de poser le diagnostic en mettant en évidence un tremblement rapide et régulier dont la fréquence se situe entre 12Hz et 18Hz. Sa physiopathologie exacte reste partiellement méconnue. Différents traitements symptomatiques peuvent être proposés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comment je traite ... un tremblement essentiel.

  • Le tremblement essentiel est le plus fréquent des mouvements involontaires. C’est une affection qualifiée de bénigne, mais elle est parfois à l’origine d’un handicap social, professionnel et psychologique considérable. Ce tremblement affecte des personnes de tout âge, mais sa prévalence augmente avec l’âge (jusqu’à 5 % des patients âgés de 65 ans et plus). Après avoir discuté certains aspects cliniques de cette affection, nous passons en revue les options thérapeutiques médicales et chirurgicales que nous pouvons actuellement proposer. La chirurgie peut apporter des améliorations spectaculaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement du tremblement parkinsonien par stimulation chronique du noyau ventral intermédaire du thalamus.

  • Une stimulation chronique à haute fréquence (130 Hz) a été effectuée chez 4 patients. Le tremblement a été supprimé chez tous les patients, les effets bénéfiques et secondaires (paresthésies légères) ont été immédiatement supprimés à l'arrêt de la stimulation.

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Dystonie et tremblement dans une lésion bilatérale du mésencéphale postérieur et du vermis.

  • L'association d'une dystonie diffuse et d'un tremblement dans une lésion bilatérale étendue du tectum et du tegmentum mésencéphaliques est rapportée. Après intervention chirurgicale sur un méningiome de la partie supérieure du 4

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Le tremblement harmalinique: topographie de l'activité au niveau du cortex cérébelleux chez le rat.

  • Les régions du système olivocérébelleux activées par l'harmaline chez le rat sont homologues de celles déjà connues chez le chat et ne correspondent pas aux régions de l'olive ou une innervation sérotominergique a été décrite.

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Effets du tremblement de terre de 1985 sur le réseau hospitalier mexicain.

  • Les structures sanitaires ont été affectées par la perte de 29 spécialistes, 68 internes, 156 infirmières, plus de 700 malades hospitalisés et par la destruction totale ou partielle des 5 plus grands hôpitaux publiques et de 11 hôpitaux privés. Les soins d'urgence ont pu néanmoins être apportés à 12601 blessés avec 241 décès.

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Soins de base après le tremblement de terre de Port-au-Prince du 12 janvier 2010.

  • Des soins de base effectués dans des camps de sinistrés du tremblement de terre à Haïti ont permis d'observer une population en relativement bon état général et d'avoir une fonction de dépistage précoce des éventuelles épidémies.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov