Trachome [ Publications ]

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  • En 1997 l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a engagé une nouvelle stratégie pour contrôler le trachome cécitant d’ici l’année 2020. Une méthode d’appréciation rapide du trachome, « l’ART », a été développée par l’OMS pour désigner les communautés où sévit un trachome cécitant et pour classer les villages d’endémie par ordre de priorité d’intervention. Cette méthode a été appliquée dans des communautés trachomateuses du Mali et comparée ensuite à une enquête de prévalence classique. Sept villages du pays dogon au Mali ont été soumis à la méthode rapide puis à une enquête ophtalmologique exhaustive. La première équipe chargée de l’évaluation rapide a demandé aux membres des communautés d’identifier eux-mêmes les patients trichiasiques , elle a ensuite choisi 50 enfants de moins de 10 ans dans les quartiers les plus défavorisés et les a soumis à un examen ophtalmologique à l’aide de loupes de grossissement 2,5. Une équipe ophtalmologique a ensuite visité tous ces villages et examiné tous les habitants présents. Les résultats des deux méthodes ont ensuite été confrontés. L’évaluation rapide a permis de recruter 18 patients à opérer sur les 52 qui nécessitaient réellement une intervention. La sensibilité de la méthode était égale à 34,6 % et sa spécificité à 98 %. Pour l’ensemble des villages la prévalence du trachome actif a été estimée à 29,9 % par l’évaluation rapide alors qu’elle était de 29,0 % dans la contre-enquête. Comme les deux méthodes n’ont pas identifié correctement les mêmes individus, la sensibilité était égale à 54,6 % et la spécificité à 79,6 %. Le coefficient kappa de concordance entre les deux examinateurs successifs était égal à 0,34. Le classement des villages par ordre de priorité était quelque peu différent selon la méthode. Avec l’appréciation rapide cinq villages sur sept auraient été classés comme ayant une prévalence supérieure au seuil de 20 %, qui témoigne selon l’OMS d’une situation préocupante, alors qu’il y en avait en fait six sur sept lors de l’enquête exhaustive. Cette méthode rapide ne remplace pas une évaluation épidémiologique classique et ne permet pas d’inférer des prévalences. Elle permet néanmoins de désigner les communautés à traiter en priorité et d’orienter l’action des programmes de lutte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Que savons-nous de la prévalence du trachome dans la population infantile économiquement défavorisée de la region de Kara au Togo?

  • Objectif: Décrire la distribution du trachome dans la population infantile économiquement défavorisée de la région de Kara (Togo). Matériels et Méthodes: Une enquête transversale descriptive a été réalisée dans 6 districts sanitaires de la région de Kara, en novembre 2009. Dans chacun des 2 villages de l'aire sanitaire de chaque unité de soins périphérique (USP), 15 écoliers âgés de 6 à 9 ans puis 35 enfants de la communauté âgés de 1 à 5 ans ont été examinés à la recherche de signes de trachome à l'aide d'une lampe torche couplée d'une loupe de magnification 2.5x. Résultats: Un total de 10100 enfants ont été examinés dans 202 villages des aires sanitaires de 101 USP. Parmi les 7070 enfants âgés de 1-5 ans, 289 présentaient une inflammation trachomateuse folliculaire (TF) et 131 une inflammation trachomateuse intense (TI) soit une prévalence de 5,94%. Parmi les 3030 écoliers examinés, 68 présentaient un TF et 62 un TI, correspondant à une prévalence de 4,29%. La prévalence du trachome actif est actuellement de 5,44 % dans la population infantile défavorisée de cette région. Conclusion: Cette enquête nous a permis de savoir que le trachome actif est encore endémique dans cette région chez les jeunes enfants. Une autre enquête sera réalisée à court terme pour évaluer la prévalence du trachome chez les sujets adultes dans cette région. Cette enquête permettra de rassembler une base de données suffisante pour entreprendre les mesures thérapeutiques nécessaires pour éradiquer cette maladie. Conclusion: This investigation could confirm that active trachoma still exists in this region. Another investigation will be carried out to determine the prevalence of trachoma among the adult subjects in order to have a more complete data base in view of further action for trachoma elimination in this region.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evolution du trachome sous traitement par collyre à l'oxytétracycline 1%.

  • But de l'étude. Afin d'optimiser la durée du traitement du trachome, nous vons réalisé une étude prospecitve dont l'objectif était d'observer, l'évolution de la maladie au cours d'un traitement prolongé par un collyre à l'oxytétracycline (chlorhydrate) à 1%. Matériel et méthodes. L'étude a été porté sur 50 enfants, âgés de 2 à 12 ans, résidant dans trois villages du Mali. L'existence du trachome actif était cliniquement caractérisée par lé présence d'au moins 5 follicules trachomateux associés à une hyperplasie papillaire de la conjonctive tarsale supérieure. Le traitement a été administré à raison d'une goutte 4 fois par jour, tous les jours, pendant deux mois. Tous les patients ont été examinés avant le traitement, puis au 15°, 30° et 60° jour. La présence et l'importance des follicules, des papilles et de la cicatrisation conjunctivale ont été jugées en utilisant des scores. Résultats. Aucun patient n'a presenté d'aggravation de son score folliculaire pendant le traitement. Les formes modérées ont réagi plus rapidement que les formes sévères. Dans la majorité des cas le régression du nombre de follicules n'est devenue sensible qu'après deux semaines de traitement. Par contre l'hyperplasie inflammatoire a diminué rapidement, dès le quinzième jour. Le score cicatriciel a été constant et les cicatrices préexistantes ne sont pas aggravées. A l'issu du traitement 33 patients sur 50 (66%) pouvaient être considérés comme guéris. Conclusion. L'analyse des données laisse penser qu'un traitement plus prolongé aurait permis un taux de guérison plus important. Par contre, tous les cas de trachome inflammatoire intense, potentiellement cécitants, ont régréssé avant la fin de la période de surveillance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le trachome : Une infection pédiatrique toujours d'actualité

  • Le trachome est une conjonctivite granulaire chronique à Chlamydia trachomatis sérotypes A à C, dont la primo-infection survient dans l'enfance alors que les complications visuelles se manifestent à l'âge adulte. Elle sont essentiellement dues à l'opacification de la cornée faisant suite au frottement chronique des cils à sa surface (trichiasis), lui-même conséquence du processus cicatriciel conjonctival induit par la répétition des réinfections. Le trachome sévit encore actuellement dans les pays en voie de développement, non seulement en Afrique mais aussi et surtout en Asie du Sud-est et dans la région du Pacifique occidental. Même si le nombre de cas recensés dans le monde a diminué d'un facteur six sur les vingt dernières années, il est estimé actuellement à 83 millions de patients atteints de trachome actif, ce qui porte à environ 490 millions le nombre de personne qui devraient être traitées à titre curatif ou préventif. La lutte contre le trachome repose sur la stratégie CH.A.N.CE. qui associe la prise en charge chirurgicale du trichiasis, le traitement antibiotique des sujets atteints et contacts (en particulier par l'azithromycine per os en prise unique qui est actuellement le traitement de référence bien que le coût de son administration demeure problématique), le développement des mesures d'hygiène et enfin l'amélioration des conditions environnementales. L'application de ces quatre mesures à grande échelle devrait permettre d'aboutir au but fixé par l'OMS, à savoir l'éradication du trachome à l'horizon 2020.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le trachome au Sénégal: résultats d'une enquête nationale.

  • Une enquête sur la prévalence du trachome été menée entre février et juillet 2000 au Sénégal. Il s'est agit d'une enquête transversale par sondage aléatoire à deux niveaux, stratifiée sur cinq régions ou groupes de régions. Au total 12328 enfants de 0 à 10 ans et 8753 femmes de 14 ans et plus ont été examinés à partir de 150 grappes (30 grappes par strate). La prévalence (sans la strate de Dakar) du trachome actif (TF/TI) chez les enfants de zéro à 10 ans était estimée à 10,8 % (IC 95 % : 9,2-11,4) et celle du trachome intense (TI) à 1,2 % (IC 95 % : 0,5-2,3). Pour la périphérie de Dakar les chiffres étaient respectivement de 3,3 % et 0,3 %. Cette prévalence était maximale entre 2 et 3 ans (17,4 %). Toutefois ces chiffres cachent de grandes disparités entre les strates, car la prévalence variait de 3,3 % à Dakar à 14,2 % à Thiès-Diourbel. Au Sénégal, hormis Dakar, la prévalence de l'entropion trichiasis chez la femme de plus de 14 ans était estimée à 2,6 % (IC 95 % : 1,9-3,4 ) et celle des opacités cornéennes à 1,4 % (IC 95 % : 0,9-1,8). Partout, hormis la région de Tambacounda, la prévalence du trichiasis était supérieure à 1 % atteignant 4 % à Thiès-Diourbel. Après 70 ans, 17,1 % des femmes présentaient un trichiasis. En extrapolant ces données à l'ensemble du Sénégal, 272 020 enfants auraient un trachome actif nécessitant un traitement médical et 115 000 personnes de plus de 14 ans présenteraient un trichiasis nécessitant une intervention chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Stratégies de lutte contre le trachome

  • À partir de la situation épidémiologique Mali, sont envisagées les interventions possibles pour lutter contre la cécité due au trachome. Les différentes stratégies sont passées en revue : il s’agit de l’amélioration de l’environnement domestique et péri-domestique et de l’accès à l’eau, du nettoyage du visage des enfants, de la distribution d’antibiotiques locaux (tétracycline) ou généraux (azithromycine) et, enfin, de la chirurgie du trichiasis par la méthode de Trabut. Une analyse de coût est faite pour la distribution d’antibiotiques et pour la chirurgie du trichiasis. L’analyse économique de l’amélioration de l’environnement doit faire appel à une étude de type coût/bénéfice alors que celle portant sur les antibiotiques ou la chirurgie doit faire l’objet d’une analyse coût/efficacité. L’amélioration de l’hygiène personnelle et de l’environnement devrait entraîner, à long terme, le contrôle de l’endémie trachomateuse. En attendant, l’accent doit être mis sur la prévention de la cécité par l’extension de la chirurgie des paupières.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le trachome au Tchad: résultats d'une enquête épidémiologique.

  • Une étude épidémiologique a été menée au Tchad au cours des années 2000 et 2001. Elle visait à estimer les prévalences du trachome folliculaire et du trachome inflammatoire chez les enfants de moins de dix ans, de l'entropion trichiasis et des opacités cornéennes imputables au trachome chez les femmes de plus de 14 ans. Le codage simplifié du trachome proposé par l'Organisation mondiale de la santé a été utilisé pour recueillir les données. Il s'est agi d'une enquête par sondage aléatoire, descriptive, transversale, stratifiée sur deux zones géographiques (Ouaddaï-Biltine et Lac-Kanem-Chari Baguirmi) et en grappes. Le taux de couverture de l'enquête a été de 95 % pour l'échantillon des enfants et de 92 % pour celui des femmes. L'échantillon de l'enquête était représentatif de la structure de la population du Tchad. Chez les enfants de moins de 10 ans, la prévalence du trachome folliculaire (TF) est estimée à 31,5 % (IC

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La reconnaissance précoce du trachome sur le terrain d'après des critères cliniques.

  • Le trachome au stade initial peut être aisément identifié par l'examen du cul-de-sac supérieur de la conjonctivite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov