Tachycardie [ Publications ]

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  • L'association de bêtabloquants à l'amiodarone a montré son efficacité dans le traitement des tachycardies ventriculaires chroniques récidivantes. La possible installation d'une bradycardie sinusale excessive sous traitement peut constituer, néanmoins, une limite à l'emploi de cette thérapeutique. Le céliprolol est un bêtabloquant cardio-sélectif avec une activité bêta-2 agoniste partielle et alpha-2 bloquante ayant un faible effet dépresseur sur la fréquence cardiaque. II semblait donc intéressant de l'évaluer en association avec l'amiodarone chez des malades ayant des tachycardies ventriculaires chroniques résistantes à l'amiodarone seule. Douze hommes âgés de 57 ± 16 ans (9 avec infarctus du myocarde ancien) ont reçu 200 mg par jour de céliprolol associés à 2 grammes par semaine d'amiodarone en moyenne. L'échec de l'amiodarone orale seule a été vérifié après recharge (1 200 mg par jour pendant 4 jours) chez 11 malades. La fraction d'éjection moyenne du ventricule gauche était de 36 ± 19 %, elle était ≤30% chez 5 malades. Trois malades étaient au stade 3-4 de la classification fonctionnelle de la NYHA. Les accès de tachycardie étaient paroxystiques chez 10 malades, ils étaient diurnes dans 10 cas. Les effets du traitement ont été évalués par la clinique, la surveillance électrocardiographique permanente, l'épreuve d'effort et l'exploration électrophysiologique endocavitaire. Aucun malade n'a présenté de décompensation cardiaque ou collapsus sous bêtabloquant. Dans un cas, la dose du céliprolol a dû être diminuée à 100 mg par jour pour hypotension. Aucun effet pro-arythmique n'a été noté. La fréquence sinusale est restée la même après adjonction du céliprolol à l'amiodarone (57 ± 3bpm avant contre 56 ± 4 après). A l'épreuve d'effort, la capacité d'effort était préservée et aucune tachyarythmie n'était induite. Les périodes réfractaires du ventricule droit n'ont pas été modifiées par le céliprolol (période effective moyenne à 289 ± 20ms avant contre 294 ± 20 après). Au terme d'une hospitalisation de 17 ± 7 jours, le bêtabloquant a été interrompu chez 5 malades: un pour persistance d'une tachycardie permanente, chez les 4 autres pour inductibilité d'une tachycardie de même fréquence qu'avant traitement. Au cours du suivi de 38 ± 24 mois (extrêmes 2-55) des 7 malades chez qui le traitement a été jugé efficace, il n'y a pas eu de mort subite ou de récidive hémodynamiquement instable de tachycardie ventriculaire. Un seul malade a eu une aggravation temporaire et réversible de son insuffisance cardiaque. L'absence de bradycardie excessive a été également observée durant le suivi. Chez un malade, le céliprolol a été remplacé par un autre anti-arythmique pour réapparition d'une inductibilité à la stimulation programmée. Trois malades ont présenté une récidive spontanée de tachycardie ventriculaire monomorphe soutenue, bien tolérée. En conclusion, ces résultats suggèrent que le céliprolol en association avec l'amiodarone dans le traitement des tachycardies ventriculaires chroniques récidivantes est un choix intéressant en raison de sa bonne tolérance, inotrope et en particulier chronotrope. L'efficacité du traitement doit, par contre, être évaluée par une épreuve d'effort et par une exploration électrophysiologique endocavitaire comprenant une stimulation ventriculaire programmée dans tous les cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ablation de la voie lente par radiofréquence dans les tachycardies jonctionnelles par réentrée intranodale prévient-elle le développement d'une fibrillation auriculaire?

  • Le but de cette étude a été d'examiner les effets de l'ablation de la voie lente sur la survenue ultérieure d'une arythmie complète par fibrillation auriculaire (AC/FA) chez des patients qui avaient des tachycardies jonctionnelles par réentrée intranodale (TRIN). Méthodes : 257 patients ont été admis pour des tachycardies jonctionnelles paroxystiques récidivantes. Leur âge variait de 15 à 87 ans (moyenne 54 ± 16). La tachycardie a été déclenchée chez tous les patients et son mécanisme a été attribué à une TRIN chez 215 patients , 12 d'entre eux (6 %) avaient aussi des épisodes spontanés d'AC/FA paroxystique. Durant l'étude électrophysiologique, il était possible d'induire une TRIN mais aussi une ACIFA chez 23 patients (11 %) , parmi ceux-ci, 4 avaient un antécédent d'ACIFA associée aux TRIN. L'ablation par radiofréquence de la voie lente a été pratiquée avec succès. Les patients ont été suivis pendant 1 à 6 ans (moyenne 3 ± 2). Aucun ne recevait d'antiarythmique. Résultats : parmi les 12 patients qui avaient une ACIFA spontanée avant l'ablation, 8 d'entre eux auront à nouveau des épisodes d'ACIFA paroxystiques qui nécessiteront la réintroduction d'un antiarythmique et un 9e patient est actuellement en fibrillation auriculaire chronique. Tous ces patients, sauf 1, avaient plus de 65 ans. L'AC/FA récidivera entre 1 mois et 4 ans après l'ablation. Parmi les 19 patients sans histoire préexistante d'ACIFA mais avec ACIFA inductible, 2 d'entre eux développeront une ACIFA paroxystique spontanée. Parmi les patients sans histoire d'ALFA et sans ACIFA inductible, 4 patients âgés de plus de 65 ans développeront une ACIFA paroxystique. Conclusion : l'ablation par radiofréquence de la voie lente chez des patients avec des tachycardies jonctionnelles par réentrée intranodales ne semble pas prévenir le développement ultérieur d'une fibrillation auriculaire chez les sujets âgés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La stimulation ventriculaire programmée est-elle toujours d'actualité dans l'évaluation médicamenteuse des tachycardies ventriculaires?

  • Les troubles du rythme ventriculaire constituent une complication grave, grevant le pronostic des cardiopathies. Leur prise en charge thérapeutique est un sujet permanent d'actualité qui a connu ces dernières années des avancées spectaculaires et des remises en cause, en particulier sur l'utilité de la stimulation ventriculaire programmée dans l'évaluation médicamenteuse des tachycardies ventriculaires ou 'serial testing' des auteurs anglo-saxons, longtemps considérée comme le 'gold standard'. Cette dernière décennie a en effet été marquée par des révisions importantes de l'utilisation des médicaments antiarythmiques, notamment avec la publication des résultats de l'étude CAST, lorsqu'on a pris conscience du danger potentiel de leur emploi chez des patients à risque. La compréhension du mécanlsme des arythmies ventriculaires, véritablement initiée par la technique dite de stimulation ventriculaire programmée, et les progrès accomplis au cours de la dernière décennie permettent à présent d'envisager la cure radicale de certaines tachycardies ventriculaires par ablation par radiofréquence ou chirurgie antiarythmique. De même, l'essor considérable des défibrillateurs implantables, qui ont fait l'objet d'améliorations techniques rapides concernant aussi bien le boîtier que les techniques d'implantation et les algorithmes de stimulation antitachycardique a permis de multiplier les indications de cette technique. Dès lors que les indications de traitement évoluent, et que les critères d'efficacité ne sont plus seulement le contrôle de l'arythmie mais avant tout le bénéfice pour le patient en terme de confort et de survie, les méthodes d'évaluation méritent d'être rediscutées. Dans cet article, nous nous proposons de réaliser une synthèse des connaissances actuelles sur la place actuelle de la stimulation ventriculaire programmée dans l'évaluation médicamenteuse des tachycardies ventriculaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Facteurs pronostiques après fibrillation ou tachycardie ventriculaire soutenue. Etude multivariée à propos de 160 observations.

  • Nous avons analysé la survie de 160 patients (121 hommes, 31 femmes , âge moyen : 57,2 ± 12,5 ans , suivi moyen : 29 ± 20 mois) pris en charge pour une arythmie ventriculaire maligne (tachycardie ventriculaire soutenue, fibrillation ventriculaire, syncope avec tachycardie ventriculaire inductible). L'évaluation thérapeutique a été volontiers invasive (145 patients ont bénéficié d'au moins une stimulation ventriculaire programmée, 108 patients ont bénéficié d'une évaluation invasive complète), et les thérapeutiques non pharmacologiques ont été largement utilisées (défibrillateur n = 44 , chirurgie antiarythmique n = 28 , méthodes ablatives n = 19 , transplantation n = 7). La répartition étiologique était la suivante : cardiopathies ischémiques n = 120 , cardiopathies gauches non ischémiques n = 19 , cardiopathies droites n = 4 , et coeurs apparemment sains n = 17. La fraction d'éjection moyenne était de 40,5 ± 15,5 % et 29 patients étaient en classe III ou IV de la NYHA. Cinquante-cinq patients avaient présenté un épisode d'arythmie sous amiodarone. A 2 ans, la mortalité subite actuarielle est de 5,9 ± 2,1 % et la mortalité cardiaque totale actuarielle est de 13,1 ± 2,9 %. En analyse univariée, l'âge, l'existence d'une cardiopathie sous-jacente, l'existence d'une cardiomyopathie dilatée, l'absence d'approche invasive, le besoin en cardioversion électrique à la stimulation de base, l'absence de traitement bêtabloquant, l'altération de la fraction d'éjection et une classe NYHA plus élevée sont des facteurs prédictifs de la mortalité subite. En analyse multivariée, l'âge et la classe NYHA pour la mortalité cardiaque totale et la classe NYHA pour la mortalité subite, sont les seuls facteurs ayant une valeur prédictive indépendante. En conclusion : à l'heure des méthodes d'évaluation invasives et de l'utilisation large des thérapeutiques non pharmacologiques, la symptomatologie d'insuffisance cardiaque à travers la classe NYHA est le plus puissant facteur pronostique indépendant après un épisode d'arythmie ventriculaire maligne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Valeur prédictive de l'induction d'un flutter ou d'une fibrillation auriculaire chez un sujet exploré pour tachycardie jonctionnelle paroxystique.

  • L'association de tachycardies de différentes natures chez un malade est connue de longue date et le développement des techniques ablatives actuelles permet d'espérer que le traitement de l'une d'entre elles peut supprimer les autres. Le but de cette étude a été de rechercher la signification de l'induction d'un flutter ou d'une fibrillation auriculaire (FA) lors de l'étude électrophysiologique d'un sujet exploré pour des tachycardies jonctionnelles paroxystiques. La population initiale de 500 patients a été limitée à 485 patients, âgés de 12 à 86 ans, avec un électrocardiogramme intercritique normal et sans histoire de syndrome de Wolff-Parkinson-White, qui ont eu une étude électrophysiologique pour des tachycardies jonctionnelles depuis 1978 et qui ont reproduit leur tachycardie. L'étude a été réalisée par voie endocavitaire dans 262 cas et oesophagienne dans 213 cas avec un protocole similaire, stimulation auriculaire programmée avec 1 et 2 extrastimulus à l'état de base, éventuellement complétée par la répétition de ce protocole sous de faibles doses d'isoprotérénol. L'étude électrophysiologique a montré qu'il s'agissait d'une tachycardie utilisant un faisceau de Kent latent dans 103 cas, une double voie nodale dans 343 cas ou un autre circuit dans 39 cas. Au cours de cette étude, une fibrillation auriculaire soutenue a été induite dans 65 cas (13,5 %) avec une incidence similaire dans un faisceau de Kent (11 %), dans les réentrées intranodales (14,5 %) et dans les réentrées d'autre nature (11%). Durant le suivi allant de 6 mois à 10 ans, 7 patients avec fibrillation auriculaire inductible et 9 sans tachycardie inductible ont développé une fibrillation auriculaire permanente. La survenue du trouble du rythme a été corrélée de façon significative au mécanisme de la réentrée (Kent latent 8 sur 103 cas, réentrée intranodale 8 sur 343 cas, p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La radiofréquence dans le traitement de la tachycardie ventriculaire.

  • La radiofréquence a été utilisée pour le traitement de tachycardies ventriculaires chroniques récidivantes dans 58 cas décomposés en deux groupes : 44 cas de maladie structurelle du myocarde, comprenant 36 hommes et 8 femmes d'âge moyen 55 ans (extrêmes : 14 et 85) dont la fraction d'éjection ventriculaire gauche est en moyenne de 38 % (extrêmes : 15 et 80) :infarctus du myocarde (28 cas), dysplasie ventriculaire droite arythmogène (11 cas), cardiomyopathie idiopathique dilatée (2 cas), maladie congénitale opérée (2 cas) et maladie valvulaire opérée (1 cas). L'efficacité clinique obtenue après une première séance de radiofréquence est de 34 %. Lorsque la fulguration appliquée selon les protocoles modifiés (160 joules en polarité cathodique) est délivrée par la sonde qui a servi à la radiofréquence au cours de la même séance ou d'une seconde séance (13 cas), le taux de succès atteint 76%. Le recul moyen des 37 survivants est de 16,7 mois allant de 0,2 à 36 mois , ce groupe comporte 14 cas de maladie non structurelle du myocarde comprenant 10 hommes et 4 femmes, d'âge moyen 41 ans (extrêmes : 14 et 69), ayant une fraction d'éjection ventriculaire gauche de 61 % en moyenne (extrêmes : 36 et 70) : ces patients ont des tachycardies ventriculaires idiopathiques (10 cas), tachycardies ventriculaires sensibles au vérapamil (fasciculaires) (4 cas). L'efficacité clinique de la radiofréquence utilisée seule est de 43 %. Lorsqu'elle est combinée à la fulguration au cours de la même séance ou d'une seconde séance (2 cas), le taux de succès atteint 71,3%. Le recul moyen des 13 survivants est de 19 mois allant de 0,3 à 39 mois. Il n'y a pas de différence significative entre les maladies structurelles et non structurelles du myocarde après radiofréquence ou fulguration. Cela est observé non seulement en comparant les résultats globaux mais aussi sur les sous-groupes tels que tachycardie ventriculaire après infarctus du myocarde ou dysplasie ventriculaire droite. Cependant, une efficacité clinique est obtenue après une seule séance de radiofréquence sur 8 des 9 cas de tachycardie ventriculaire incessante sur maladie structurelle du myocarde.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mécanismes de démarrage spontané des tachycardies.

  • La survenue d'une tachycardie suppose la présence d'un substrat arythmogène, d'un facteur déclenchant, c'est-à-dire d'une extrasystole, ces deux facteurs étant modulés par le système nerveux autonome. L'étude du mode de démarrage spontané des arythmies doit donc prendre en compte ces trois éléments et leurs Interactions réciproques. La fréquence-dépendance d'une arythmie et la sensibilité du substrat au système adrénergique varient dans le temps pour un même sujet et d'un patient à un autre en fonction de la présence et du type de cardiopathie. Cela permet de comprendre le mode de survenue de la plupart des tachycardies ventriculaires et les conséquences thérapeutiques qui en résultent. Dans certaines cardiopathies, comme la dysplasie ventriculaire droite arythmogène, l'accélération sinusale qui précède habituellement les arythmies ventriculaires soutenues n'est sensible que dans les formes peu évoluées ou récentes par opposition aux dysplasies plus anciennes. Cela indique que le substrat de tachycardie devient au fil des années de plus en plus sensible aux catécholamines et nécessite ainsi de moins grandes modifications du tonus sympathique (paradoxe adrénergique). Les modifications de la fréquence cardiaque s'accompagnent de modifications de la variabilité sinusale. Il a été démontré par l'analyse Holter, et plus récemment confirmé par les enregistrements recueillis chez des patients possédant un défibrillateur automatique implanté, qu'il existe une diminution de la variabilité sinusale globale avant la survenue d'une arythmie ventriculaire. Les études portant sur la dynamique de la repolarisation ventriculaire devraient également confirmer des modifications de la fréquence-dépendance de QT. L'étude du mécanisme de démarrage des arythmies n'aurait qu'un simple Intérêt académique si l'on se contentait d'être purement descriptif. C'est l'un des moyens les plus sûrs de comprendre la physiopathologie d'une arythmie et d'en tirer des conséquences thérapeutiques. Le développement des méthodes d'analyse informatique du Holter devrait permettre encore de nombreux progrès.

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Les tachycardies jonctionnelles de l'adolescent: la réentrée intranodale est la cause la plus fréquente.

  • Les syndromes de préexcitation ventriculaire sont classiquement plus fréquents dans la population infantile qu'adulte et la présence d'un faisceau de Kent latent expliquerait la plupart des tachycardies jonctionnelles paroxystiques (TJP). Ces résultats sont basés sur les résultats des explorations par voie endocavitaire qui ne concernaient que les sujets les plus symptomatiques mais l'utilisation de la voie transœsophagienne permet actuellement d'élargir les indications d'exploration des TJP. La technique a été utilisée pour évaluer le mécanisme de TJP chez 23 adolescents âgés de 11 à 19 ans (my 16 ± 3) souffrant d'accès de palpitations associées à des lipothymies ou syncopes dans sept cas. Seules quatre TJP ont pu être documentées. L'électrocardiogramme (ECG) de base est normal et l'épreuve d'effort ne révèle pas de préexcitation. La stimulation a utilisé un pacing à fréquences croissantes et une stimulation programmée avec un puis deux extrastimuli et a été répétée si nécessaire sous perfusion de 20 à 30 pg d'isoprotérénol. Résultats: la TJP a été déclenchée dans 21 cas (91 %), à l'état basal dans 13 cas et sous isoprotérénol dans huit cas. Les deux sujets avec exploration négative n'avaient pas de tachycardie documentée. Le mécanisme de la TJP établi avec les signes classiques, place de A par rapport à V1, effet d'un bloc de branche, morphologie de A en D1 et V1 a pu être rapporté à une réentrée intranodale dans 17 cas (81 %) et une réentrée dans un faisceau de Kent latent gauche dans quatre cas. Dans deux cas de réentrées intranodales, il y a aussi un déclenchement de fibrillation auriculaire. Les lipothymies ou syncopes avec palpitations sont en rapport avec une réentrée intranodale dans six cas. En conclusion: la réentrée intranodale est très fréquente chez l'adolescent et peut expliquer des symptômes rapportés à une « spasmophilie » et certains malaises ou syncopes.

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Tachycardie supraventriculaire à QRS larges survenant sous antiarythmique de la classe 1 de Vaughan-Williams. Implications diagnostiques et thérapeutiques.

  • Les auteurs rapportent 8 observations de tachycardie régulière à QRS larges survenant sous antiarythmique de la classe 1 de Vaughan-Williams. Ces antiarythmiques, prescrits en prévention d'une fibrillation atriale chez 3 patients et d'un flutter chez S autres, comportaient le flécaïnide 4 fois, la propafénone dans 2 observations enfin la cibenzoline et l'hydroquinidine respectivement associées à de la digitoxine et du propranolol. Ces tachycardies à complexes larges étaient des tachycardies atriales régulières à conduction ventriculaire 1/1. L'action du produit, prépondérante sur la vitesse de conduction intra-atriale et plus faible sur la période réfractaire du noeud auriculo-ventriculaire, aboutit à la transformation d'un flutter à 300 cycles/min à conduction 2/1 avec une fréquence ventriculaire à 150 cycles/min en un flutter à 210 cycles/min avec conduction ventriculaire 1/1. Cette accélération de la fréquence ventriculaire s'accompagnait d'un trouble conductif intraventriculaire plus prononcé au niveau du myocarde ventriculaire que du tissu spécifique His-Purkinje, comme l'atteste la morphologie des QRS. En utilisant les nouveaux critères de tachycardie ventriculaire récemment publiés par Brugada, notre travail illustre une erreur diagnostique dans 7 de nos 8 observations. La survenue d'une tachycardie à QRS larges chez un patient traité par un antiarythmique de la classe 1 pour un trouble du rythme auriculaire doit évoquer une tachycardie atriale 1/1 malgré des critères électrocardiographiques morphologiques de tachycardie ventriculaire. Cette tachycardie atriale à conduction 1/1 peut être mal tolérée et nécessiter un traitement d'urgence. L'adjonction préventive d'un médicament ralentissant le noeud auriculo-ventriculaire n'est pas toujours efficace.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tachycardie atriale tardive après intervention de type Fontan. Etude coopérative de 52 cas.

  • L'intervention de Fontan a permis de donner un avenir aux cardiopathies congénitales complexes ne comportant qu'un seul ventricule fonctionnel. Une meilleure compréhension de la circulation veineuse systémique a conduit à l'abandon progressif des montages de type atrio-pulmonaire au profit des dérivations bicavobipulmonaires. Malgré l'évolution des techniques, cette chirurgie se complique d'arythmie auriculaire dont la fréquence augmente avec le recul et atteint, dans certaines séries, 40 à 50 %. L'évolution, sur 6 ans, d'une série de 52 patients atteints, dans 92 % des cas, d'arythmie atriale sévère (flutter etlou fibrillation auriculaire) est rapportée. Au terme du suivi, les malades opérés d'un Fontan classique ou modifié (n = 30) ont une évolution moins favorable que les Fontan transformés en bicavo-bipulmonaire (n = 15) ou les patients opérés d'emblée d'une bicavo-bipulmonaire (n = 7). Une classe fonctionnelle moins favorable (63 % de classe I ou II), un plus grand nombre d'arythmies réfractaires (flutter/fibrillation) (37 %), et au final, un plus grand nombre de malades décédés ou transplantés (26 %) caractérisent le groupe Fontan non transformé. L'efficacité remarquable de l'amiodarone s'oppose à l'inefficacité quasi constante des antiarythmiques de classe I. La fréquence des effets secondaires de l'amiodarone au long cours (53 %) en limite l'usage et fait préférer son association à petite dose avec un β-bloquant d'action retard. Avec 8 échecs sur 10, les tentatives d'ablation par radiofréquence n'ont, pour l'instant, pas fait leurs preuves. La chirurgie rythmologique (3 cas) est insuffisamment évaluée. Finalement, c'est la transformation des Fontan défaillants en bicavo-bipulmonaire qui semble offrir les meilleures opportunités d'amélioration au prix d'un risque opératoire non négligeable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réflexes autonomiques cardiovasculaires dans le syndrome de tachycardie orthostatique idiopathique

  • Le syndrome de tachycardie orthostatique idiopathique (TOI) est une pathologie mal connue car son diagnostic ne repose pas sur les méthodes d’investigation conventionnelles. Le test orthostatique permet d’en faire aisément le diagnostic. L’objectif de cette étude est de déterminer les réflexes cardiovasculaires de 70 patients atteints de la TOI. Les tests d’exploration du système nerveux autonome pratiqués sont en plus du test orthostatique, le test de la respiration profonde, la pression manuelle et le stress mental. L’analyse du test orthostatique a montré que l’augmentation de la fréquence cardiaque, relative à l’état d’hyperactivité sympathique « β » périphérique se produisait avant la deuxième minute chez 80 % des patients. La TOI a été jugée majeure chez 43 % des patients et s’était compliquée d’une chute brutale et sévère de la pression artérielle systolique (PAS) inférieure à 70 mmHg chez quatre patients, après la cinquième minute du test. L’analyse des différents tests avait montré une hyperactivité vagale chez 63 % des malades au test de respiration profonde, chez 93 % au test de pression manuelle, et chez 100 % au test orthostatique. L’activité sympathique centrale « α » était augmentée dans 76 % des cas et « β » était élevée dans 83 % des cas. Une hyperactivité « α » périphérique a été observée chez 63 % des malades au test de pression manuelle et chez 44 % au test orthostatique. L’analyse des réflexes autonomiques cardiovasculaires chez les patients atteints de TOI permettant la détermination de leur profil autonomique, contribuera probablement à une meilleure compréhension de cette pathologie et à une meilleure orientation de sa prise en charge.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de l'ablation dans le traitement des tachycardies ventriculaires.

  • L'ablation par radiofréquence des tachycardies ventriculaires sur cardiopathie concerne essentiellement le post-infarctus, mais aussi les cardiomyopathies dilatées et la dysplasie ventriculaire droite arythmogène. Cette technique s'appuie très largement sur les nouvelles techniques de cartographie assistée par informatique et de navigation intracardiaque. Le plus souvent, le mécanisme est une macrorentrée qui se forme au contact d'une zone cicatricielle, fibreuse ou dysplasique. Le patron d'activation prend alors une allure de figure en 8 avec une zone de conduction lente activée en diastole, bordée de lignes de bloc anatomique ou fonctionnel. Cet isthme protégé est validé par des manoeuvres d'entraînement. À défaut, il peut être identifié sur des critères indirects notamment quand la tachycardie n'est pas déclenchable ou non tolérée hémodynamiquement. Pour les centres entraînés, les taux de succès sont élevés et la morbidité-mortalité de ces interventions est faible. L'ablation s'adresse aux tachycardies incessantes ou fréquentes pour raréfier les accès chez des patients équipés de défibrillateur implantable. Bien différente est l'ablation par radiofréquence en cas de tachycardie ventriculaire idiopathique, puisqu'elle est relativement aisée quand il s'agit d'une origine infundibulaire droite ou d'une tachycardie ventriculaire fasciculaire qui emprunte habituellement le tissu conducteur de l'hémibranche postérieure gauche. Elle est plus délicate en cas de localisation atypique. Face à ce type de tachycardie symptomatique, l'ablation est une méthode de recours après échec du traitement médical.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comparaison entre la cartographie electro-anatomique tridimensionnelle et la cartographie conventionnelle dans l'ablation des tachycardies atriales.

  • Dans les tachycardies atriales, l'ablation par radiofréquence guidée par la cartographie conventionnelle confère un taux élevé de succès immédiat avec peu de récidives. L'utilisation de la cartographie tridimensionnelle pour l'ablation des tachycardies atriales a permis d'atteindre des taux de succès de 100 % dans de petites séries non contrôlées. Cependant, peu de données sont actuellement disponibles sur la fréquence des récidives et des complications. De plus, aucune étude n'a comparé les 2 systèmes de cartographie. Des études électrophysiologiques suivies d'ablation ont été réalisées chez 65 patients (36 femmes et 29 hommes) suspects de tachycardies atriales. Deux approches électrophysiologiques différentes ont été utilisées pour localiser et caractériser ces tachycardies : cartographie conventionnelle chez 44 patients et cartographie électro-anatomique tridimensionnelle chez 21 patients. Le taux de succès d'ablation utilisant la cartographie conventionnelle a été de 68 %, alors qu'il a atteint 90 % avec la cartographie électromagnétique. Aucune complication ni récidive n'a été observée avec la cartographie électromagnétique, alors que 5 patients ont récidivé et 2 ont eu des complications immédiates avec la cartographie conventionnelle. L'ablation des tachycardies atriales guidée par la cartographie tridimensionnelle semble être une approche efficace, cependant, cette dernière doit être utilisée en cas d'échec de la cartographie conventionnelle qui reste la technique de choix avec des résultats satisfaisants.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tachycardies ventriculaires catécholergiques chez l'enfant.

  • Les tachycardies ventriculaires catécholergiques sont des arythmies ventriculaires polymorphes de déclenchement adrénergique. Elles surviennent dans l'enfance et sont responsables de syncopes et de morts subites en l'absence de toute anomalie morphologique cardiaque. La mortalité des tachycardies ventriculaires catécholergiques en l'absence de traitement est très élevée. Nous rapportons les données génétiques et cliniques de 25 propositus, avec tachycardie ventriculaire catécholergique, adressés pour syncope (n = 19) ou mort subite récupérée (n = 6) survenant durant un effort. L'enquête familiale au sein des 25 familles a permis d'identifier 41 sujets apparentés, considérés comme cliniquement atteints, ayant un âge moyen de 30 ± 10 ans (11 à 62 ans). L'analyse du gène RyR2a mis en évidence des mutations chez 13 des 25 propositus et chez 39 sujets apparentés. Grâce au traitement β-bloquant (nadolol: 1,6 ± 0.15 mg/kg). 96 % des patients sont restés asymptomatiques durant un suivi moyen de 7.5 ± 1,5 ans bien que certains continuent à avoir des extrasystoles ventriculaires polymorphes à l'effort. Néanmoins, 12 % des propositus ont fait une mort subite ou une nouvelle syncope dans le suivi. Un défibrillateur automatique a été implanté chez 2 patients qui avaient une mutation dans RyR2. Les β-bloquants à fortes doses sont efficaces chez l'enfant dans la prévention des événements rythmiques graves. À l'adolescence, l'implantation d'un défibrillateur automatique est à discuter chez les propositus avec antécédents de syncopes ou de mort subite récupérée. Nous confirmons l'importance des enquêtes génétiques dans ces familles à haut risque de mort subite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tachycardie orthostatique idiopathique. Etiologie, diagnostic et traitement.

  • Depuis près d'un siècle les médecins ont découvert un syndrome fait de symptômes relativement stéréotypés chez des patients en général jeunes et qui se plaignent de fatigue, de malaises, d'intolérance à l'effort, parfois de tremblements et de faiblesse des membres inférieurs. Tout cela s'accompagne d'une tachycardie excessive lors de la station debout. Ce syndrome a récemment été regroupé sous le terme de tachycardie orthostatique idiopathique. Le test d'inclinaison a permis de « quantifier » les réponses normales. Les patients, qui signalent les symptômes décrits ci-dessus et qui, lors de l'orthostatisme, augmentent pendant les premières minutes leur fréquence cardiaque de plus de 30 batt/min ou atteignent une fréquence d'au moins 110/min, sont considérés comme atteints de cette maladie. La physiopathologie reste encore incertaine mais, globalement, il semble que l'on puisse définir 2 sous-groupes considérés l'un comme une dysautonomie partielle, l'autre comme la conséquence d'une hypersensibilité des bêtarécepteurs. Outre le test d'inclinaison, le diagnostic peut aussi être évoqué devant une réponse tachycardisante excessive lors de la perfusion de 1 μg/min d'isoprénaline. Le traitement de ces patients reste actuellement une gageure car il n'y a pas d'approche isolée qui soit uniformément efficace. Outre des conseils « simples » mais indispensables, un certain nombre de médicaments peuvent être utilisés, en sachant qu'il n'y a pas actuellement de moyen pour en prédire l'efficacité chez un patient donné. Un point majeur doit être rappelé: l'ablation du noeud sinusal pour tachycardie inappropriée peut éliminer le seul mécanisme compensateur de la dysautonomie, ce qui rend ces patients plus symptomatiques qu'ils ne l'étaient.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etat actuel de la chirurgie des tachycardies ventriculaires.

  • Le défibrillateur implantable a, dans une certaine mesure, découragé le recours à la chirurgie antiarythmique pour traiter les tachycardies ventriculaires rebelles au traitement médical. Initialement réservée aux patients avec anévrysme ventriculaire, cette chirurgie peut cependant être proposée à des patients avec infarctus localisé. La multiplicité des tachycardies, la variabilité de leur mécanisme qui ne se cantonne pas nécessairement au sous-endocarde, obligent à recourir à une cartographie pour guider le geste de destruction des substrats. Les procédés dits régionaux qui, pour la plupart des auteurs, combinent résection et cryo-ablation, réalisent un bon compromis risque/efficacité. Cette chirurgie était grevée autrefois d'une mortalité élevée qui s'est considérablement améliorée du fait des progrès accomplis en matière de protection myocardique. De même, le taux d'échec s'est trouvé réduit par l'identification de mécanismes « atypiques ». Ces progrès ont été obtenus grâce à à des systèmes de cartographie qui étudient la relation épicardelendocarde ainsi que l'activation des couches septales profondes. Bien que les deux techniques ne s'adressent pas au même type de patients, la mortalité globale des patients traités chirurgicalement n'est pas différente à long terme de celle des patients ayant reçu un défibrillateur implantable. L'efficacité clinique de la chirurgie antiarythmique dépasse 90 % à S ans pour la plupart des séries importantes. Seule approche réellement curative du fait des limites de l'ablation par cathéter, cette chirurgie doit être considérée comme complémentaire du défibrillateur implantable dans la prise en charge thérapeutique des tachycardies ventriculaires postinfarctus.

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La Tachycardie Ventriculaire Polymorphe Catécholergique Chez L'adulte : A Propos D'un Cas.

  • Prérequis :La tachycardie ventriculaire polymorphe catécholergique (TVPC), est une arythmie primitive sans cardiopathie patente, provoquant des syncopes ou une mort subite lors des fortes émotions ou de l'effort. Cette pathologie touche le grand enfant (3 ans et plus) et l'adolescent et a été rarement décrite chez l'adulte. Son traitement repose sur les bêtabloqueurs associés ou non à un appareillage par un défibrillateur automatique implantable (DAI). But: Rapporter une nouvelle observation. Observation: Nous rapportons l'observation d'un patient âgé de 43 ans, chez qui le diagnostic de TVPC a été posé lors de son exploration pour des palpitations survenant à l'effort. L'enregistrement Holter ECG a mis en évidence plusieurs épisodes de tachycardie supraventriculaire et des épisodes nocturnes de bloc sino-auriculaire. Le patient a bénéficié de l'implantation d'un DAI double chambre puis d'un traitement médical à base de bêtabloqueurs. But: Discuter les particularités cliniques et électrocardiographiques de la TVPC de l'adulte ainsi que des modalités thérapeutiques adoptées dans cette forme particulière de tachycardie ventriculaire. Conclusion: La TVPC de l'adulte peut se révéler par des symptômes atténués qui peuvent se résumer à des palpitations à l'effort. Les troubles du rythme supraventriculaire et la dysfonction sinusale peuvent être au premier plan des manifestations électrocardiographiques. Le pronostic de cette forme parait meilleur que celui de la TVPC de l'enfant. Le traitement par bêtabloqueurs semble être efficace mais l'existante d'une dysfonction sinusale facilite la décision d'implantation de DAI.

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Traitement par radiofréquence des tachycardies par réentrée nodale: critères prédictifs de succès.

  • L'application d'un courant de radiofréquence, sur la voie lente, par cathéter endo-cavitaire permet de traiter efficacement les tachycardies par réentrée nodale. Le but de ce travail est de mettre en évidence des critères prédictifs de succès lors de tirs sur la voie lente guidés par la présence d'un potentiel lent. L'étude a concerné 35 patients (21 femmes, 14 hommes, âgés de 44 ± 14 ans) souffrant de crises fréquentes de tachycardies jonctionnelles. Après confirmation du diagnostic par exploration électropohysiologique, le courant de radiofréquence était délivré sur un site comportant un potentiel lent entre auriculogramme et ventriculogramme. Les critères étudiés pour chaque site ont été : avant le tir : rapport A/V , amplitude de A et de V , rapport A maximum/A minimum , amplitude et durée du potentiel A , pendant le tir : stabilité radiologique du cathéter et apparition d'un rythme jonctionnel. Les 35 patients ont été guéris, c'est-à-dire sans tachycardie inductible en fin de procédure. La voie lente était détruite dans 20 cas (57 %) sur 35, sans aucun cas de bloc A-V. La durée du potentiel atrial était plus importante dans le groupe des succès (56 ± 16 vs 48 ± 14 ms , p = 0,04). L'apparition d'un rythme jonctionnel et la stabilité radiologique du cathéter monitorés durant le tir étaient prédictives de succès (79 % vs 48 % , p = 0,02 , 74 % vs 43 % , p = 0,01). Une cible associant un auriculogramme de grande durée et un potentiel lent est performante et sûre. De plus, il convient de débuter le tir lorsque le cathéter est radiologiquement stable, et de ne pas l'interrompre en l'absence de rythme jonctionnel.

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Traitement curatif par radiofréquence des tachycardies jonctionnelles paroxystiques chez les sujets de plus de 70 ans. Etude multicentrique.

  • Le traitement curatif des tachycardies jonctionnelles paroxystiques par ablation par radiofréquence du circuit de réentrée est devenu une technique relativement courante de traitement de cette affection. Le but de cette étude a été de savoir si l'âge du sujet devait être pris en compte pour poser l'indication. La population concernée comprenait 178 patients âgés de 18 à 86 ans (moyenne 56 ± 19) qui avaient des tachycardies jonctionnelles paroxystiques et un électrocardiogramme intercritique normal. Cent trente-cinq d'entre eux avaient moins de 70 ans (groupe I) et 43 avaient plus de 70 ans (groupe II). II n'est pas apparu de différence significative entre ces deux groupes, concernant le mécanisme de la réentrée, qui est une réentrée intranodale dans 67 % des cas, dans le risque de survenue de complications immédiates (11 %) et dans le risque de récidive des tachycardies. L'amélioration a été plus spectaculaire sur le plan fonctionnel dans le groupe II avec la régression des signes fonctionnels de la cardiopathie associée et surtout la diminution du nombre d'hospitalisations. La présence fréquente d'une cardiopathie et des autres maladies associées dans le groupe Il doit cependant amener à une prise en charge initiale et à un suivi plus soigneux dans ce groupe. En conclusion, l'ablation par radiofréquence des tachycardies jonctionnelles paroxystiques chez les sujets de plus de 70 ans est faisable et apporte souvent des bénéfices cliniques supérieurs dans cette tranche d'âge à ceux obtenus chez des sujets plus jeunes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le bloc auriculo-ventriculaire complet, complication possible de l'ablation par radiofréquence des tachycardies par rythme réciproque nodal.

  • Le traitement radical des tachycardies Intranodales est effectué à l'heure actuelle de façon courante par radiofréquence par l'ablation de la voie lente du circuit de réentrée. Il est néanmoins possible de créer des troubles de la conduction auriculo-ventriculaire dont la signification n'est pas connue. Le but de cette étude est de rapporter l'évolution de troubles de la conduction apparus à la suite de l'ablatlon de la vole lente du circuit de réentrée intranodale. Ce trouble a été observé chez 4 patients d'une série de 27. Chez une patiente. un bloc auricolo-ventriculaire complet a été observé durant la procédure pendant 5 min puis il y a eu restitution ad Integrum de la conduction, en fin réapparition des tachycardies. Trois autres patientes ont développé un bloc auriculo-ventriculaire complet un à 4 jours, plusieurs heures après la procédure d'ablation. Le bloc auriculo-ventriculaire a régressé dans un délai maximal de 7 jours et 6 mois à 1 an après la procédure, ces 3 patientes sont indemnes de tachycardie et conservent uniquement un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré sur leur électrocardiogramme. Ces patientes n'ont pas été appareillés. En conclusion : l'apparition d'un bloc auriculo-ventriculaire complet dans les suites de l'ablation d'une vole lente peut conduire à une simple surveillance monitorée si ce bloc auriculo-ventriculaire est bien toléré. Il doit normalement régresser en quelques Jours.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov