Syndrome des jambes sans repos [ Publications ]

syndrome des jambes sans repos [ Publications ]

Publications > syndrome des jambes sans repos

  • La prévalence élevée de troubles du comportement dans la maladie de Parkinson, à l'origine décrite comme essentiellement motrice, fait qu'elle est aujourd'hui considérée comme une maladie neuropsychiatrique. Ces dernières années, une attention particulière a été développée sur les modifications du comportement secondaires à l'introduction d'agents dopaminergiques destinés à soulager le patient de ses troubles moteurs. Il s'agit de troubles répétitifs et impulsifs regroupés sous le terme de « syndrome de dysrégulation dopaminergique ». Ces troubles comprennent: le jeu pathologique, l'hypersexualité, les achats compulsifs, les troubles alimentaires compulsifs, les comportements répétitifs non-orientés vers un but (punding), ainsi que l'usage compulsif des médicaments dopaminergiques. Parmi les facteurs de risque associés à ces anomalies comportementales figurent: la présence d'un traitement par agoniste dopaminergique, un âge précoce de début de maladie, la présence d'une symptomatologie dépressive ainsi que des antécédents personnels ou familiaux d'addiction à l'alcool. Très récemment, de tels troubles du comportement ont été décrits dans le syndrome des jambes sans repos, une affection sensori-motrice fréquente pour laquelle un traitement par agoniste dopaminergique est également utilisé, bien qu'avec des doses faibles. Compte tenu des conséquences désastreuses, à la fois familiales et socio-économiques, de tels troubles du comportement, le dépistage de ceux-ci constitue un véritable enjeu clinique, tout comme la prise en charge des patients et de leurs proches.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Implications anesthésiques du syndrome des jambes sans repos : observations cliniques et recommandations pratiques

  • Le syndrome des jambes sans repos, ou syndrome d’Ekbom, est une affection neurologique sensitivomotrice fréquente, encore insuffisamment connue et probablement d’origine génétique. Les personnes affectées éprouvent un besoin impérieux de bouger les jambes au repos (assis ou allongé), parfois accompagné de paresthésies voire de douleurs des jambes, survenant le soir ou la nuit, et transitoirement calmé par la marche ou les mouvements. Dans les cas sévères, des secousses involontaires des jambes surviennent en éveil et apparaît une insomnie marquée. Les personnes de plus de 50 ans, les femmes et les sujets en carence martiale (insuffisance rénale, grossesse, multiparité) sont plus souvent touchés. Nous rapportons une série de patients souffrant d’un syndrome des jambes sans repos connu, sévère et équilibré par un agoniste dopaminergique à petite dose. Ils ont tous présenté une exacerbation aiguë de ce syndrome en période périopératoire. La difficulté à rester immobile, les mouvements involontaires sur la table opératoire, les douleurs généralisées (pouvant conduire à des gestes suicidaires) et l’agitation avec akathisie postopératoires ont compliqué le geste opératoire et ses suites. Des mesures simples peuvent prévenir ces exacerbations : contre-indiquer chez ces personnes l’hydroxyzine, le dropéridol et les autres agents anti-dopaminergiques, utiliser des opiacés et des benzodiazépines en peropératoire, renforcer dopaminergique en postopératoire et surveiller (et compenser si besoin) les réserves martiales après chirurgie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome des jambes sans repos

  • Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est un trouble sensitivomoteur caractérisé par des impatiences des membres inférieurs, associées ou non à des sensations désagréables, survenant au repos, prédominant le soir ou la nuit et calmées transitoirement par les mouvements. Il touche 1,9 % des Français quotidiennement. L’aspect familial, la présence des mouvements périodiques des jambes et la réponse positive au traitement dopaminergique peuvent aider au diagnostic. Ce syndrome doit être différencié de l’akathisie et des pathologies douloureuses des membres inférieurs. Il altère le sommeil, l’humeur, la qualité de vie et serait un facteur de risque cardiovasculaire. Il est surtout primaire et parfois secondaire à une prise médicamenteuse, un déficit en fer, une insuffisance rénale terminale, une grossesse ou une neuropathie périphérique, mais ne prédispose pas à la maladie de Parkinson. Plusieurs mécanismes seraient impliqués dans le SJSR : un dérèglement du métabolisme du fer central, de la dopamine et des systèmes de contrôle de la douleur avec une composante génétique et la découverte de neuf loci de susceptibilité et trois polymorphismes géniques. Le traitement comporte des règles d’hygiène et un traitement martial et dopaminergique (pramipexole, ropinirole). Dans les formes résistantes ou sévères, les opiacés et les anticonvulsivants peuvent être utilisés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévalence élevée du syndrome des jambes sans repos dans la sclérose en plaques

  • La prévalence du syndrome des jambes sans repos (SJSR), affection définie cliniquement, est évaluée à 8,5 % dans la population française. Le SJSR est volontiers associé à d’autres pathologies mais il existe peu de données concernant son association avec la sclérose en plaques (SEP). L’objectif de notre étude est d’évaluer la prévalence du SJSR au sein d’une population française de patients atteints de SEP. Les neurologues membres du réseau G-SEP furent invités à recueillir prospectivement sur un mois, chez tous les patients se présentant en consultation et porteurs d’une SEP définie selon les critères de Mc Donald, les quatre critères diagnostiques internationaux du SJSR, l’âge, le sexe, l’ancienneté et la forme de la SEP (rémittente, progressive primaire et secondaire). Du 14 juin au 13 juillet 2006, 17 neurologues recueillirent 242 questionnaires. Les critères diagnostiques de SJSR étaient réunis chez 43 patients (18 %). Il n’était pas retrouvé de liaison statistique avec l’âge, le sexe et l’ancienneté de la SEP mais on relevait une proportion plus élevée de SJSR dans le groupe rémittent. La prévalence du SJSR dans la SEP paraît doublée par rapport à la population générale, justifiant des études complémentaires. La reconnaissance de ce syndrome peut faire envisager une thérapeutique spécifique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome des jambes sans repos: fréquence et facteurs de risque chez l'hémodialysé.

  • Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) ou syndrome d'impatience musculaire est un trouble moteur caractérisé par des sensations désagréables dans les jambes. Les causes sont mal connues et sa fréquence est estimée entre 25% et 75% chez les hémodialysés. Il s'agit d'une étude transversale monocentrique menée au centre d'hémodialyse du CHU Hassan II de Fès (hôpital Al Ghassani) entre décembre 2012 et janvier 2013. Nous avons défini le syndrome de jambes sans repos selon la définition de l'international restless legs study group de 2003 reposant sur 4 critères essentiels au diagnostic. L'international restless legs syndrome scale (IRLES) a été coté par un même néphrologue pour mesurer la sévérité du syndrome des jambes sans repos. 84 hémodialysés ont répondu au questionnaire avec 41,7% de cas de SJSR dont 6,6% de formes graves. Nous avons retrouvé une association entre le SJSR et la carence martiale p(0,018), la néphropathie initiale p(0,041), l'HTA p(0,026) et le sexe féminin p(0,024). Dans notre série, il ressort que la carence martiale et l'HTA sont les principaux facteurs de risque modifiables de ce syndrome chez nos patients. Les facteurs traditionnels comme le tabagisme, l’âge supérieur à 50 ans et la dialyse inadéquate ne sont pas associés à ce trouble dans notre série.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome des jambes sans repos chez la personne âgée: une affection méconnue.

  • Le syndrome des jambes sans repos (SISR) est une affection fréquente, largement sous-diagnostiquée chez la personne âgée. Quatre critères doivent être présents pour poser le diagnostic: 1) une sensation d'inconfort avec besoin irrésistible de bouger les jambes, 2) apparaissant uniquement au repos, 3) disparaissant au moins partiellement avec le mouvement et 4) ces symptômes sont plus intenses le soir et la nuit. Des critères diagnostiques spécifiques ont été élaborés pour les patients âgés atteints de troubles cognitifs. Le SISR est une affection chronique qui, souvent, s'aggrave au fil du temps occasionnant des troubles du sommeil et une altération importante de la qualité de vie. Le traitement, symptomatique est essentiellement médicamenteux (dopaminergiques, opiacés, gabapentine).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome des jambes sans repos. Traitements recommandés en 2007.

  • Le syndrome des jambes sans repos, pathologie neurologique courante touchant approximativement 10 % de la population, est caractérisé par des symptômes sensorimoteurs se manifestant particulièrement lors de périodes de repos. L'amélioration de la compréhension des mécanismes physiopathologiques et la démonstration dans des études bien conduites de l'efficacité dans le contrôle des symptômes de nouvelles ou de plus anciennes molécules, vont permettre au clinicien, après avoir mené une mise au point adéquate et avoir bien caractérisé la fréquence de survenue des symptômes, de proposer une série de recommandations ou de traitements qui permettront d'apporter un soulagement pour bon nombre de patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov