Syndrome de la guerre du golfe [ Publications ]

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  • Le syndrome de la Guerre du Golfe (S2G) semblait être un nouveau trouble qui associait une kyrielle de symptômes fonctionnels intégrant les systèmes locomoteurs, digestifs, tégumentaires et neurosensoriels. Mais malgré des investigations scientifiques très poussées, vingt ans après la fin de la guerre, aucun marqueur de souffrance physique objectif n’est retenu pour rendre compte des troubles présentés qui seront finalement attribués au stress. Les facteurs de stress ne manquaient pas pour les troupes déployées : alertes répétées d’attaques chimiques, hostilité du milieu avec ses vents de sable et ses animaux venimeux, conditions climatiques rendant difficiles de longues heures de soutien et d’observation statique, ramassage des corps et incertitude sur la durée du conflit. La tenue militaire de protection antinucléaire–bactériologique–chimique permettait un confinement certes protecteur grâce à la fermeture au monde hostile duquel viendrait la menace, mais dans le même temps, cet isolement majore la peur d’un risque hypothétique alors que les perceptions internes sont majorées et peuvent ouvrir la voie à des somatisations. Dans un tel contexte, les manifestations somatiques de l’anxiété (palpitations, sueurs, paresthésies, céphalées…) s’associent volontiers à des troubles fonctionnels somatisés auxquels peuvent encore s’adjoindre des surinterprétations de sensations corporelles selon un mécanisme d’analyse hypochondriaque. Le S2G existe bel et bien : il ne s’agit pas d’une « maladie imaginaire » mais d’un trouble psychogène impliquant un sérieux problème de santé publique qui a occasionné des dizaines de milliers de plaintes et englouti des millions de dollars. Si une souffrance psychique et psychosomatique survenant chez les vétérans est immuable au cours de l’histoire, l’expression de ces difficultés possède des spécificités en fonction du contexte culturel, politique et scientifique d’alors. Pour répondre aux souffrances humaines, une « nouvelle » entité nosographique peut se répandre dans la société en prenant l’expression épidémique d’un trouble somatisé via des mécanismes d’identification, d’imitation et de suggestion.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome de la guerre du Golfe.

  • Des données éparses Le syndrome de la guerre du Golfe reste une entité mal appréhendée 10 ans après son émergence. Le présent travail a pour objectif de faire la synthèse des données publiées dans la littérature scientifique à ce propos. L'analyse porte dans un premier temps sur les résultats des enquêtes épidémiologiques américaines et anglaises à partir desquelles il est difficile de discerner l'existence d'un syndrome univoque. Pas de définition précise Il s'avère difficile de donner une définition clinique claire du syndrome dont les signes fluctuent au gré des études. Le syndrome de fatigue chronique est fréquemment associé au syndrome de la guerre du Golfe, alors que certains travaux ont décrit des lésions neurologiques électrophysiologiques. De nombreuses hypothèses plus ou moins étayées Pour expliquer le syndrome, il a été suggéré le rôle du stress, des vaccins et de leurs adjuvants, de l'exposition à des neurotoxiques et à de l'uranium appauvri. Nous proposons l'intégration de multiples facteurs pour conduire à la genèse de ce syndrome atypique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov