Symptomes prodromiques [ Publications ]

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  • La notion de symptôme prodromique de la schizophrénie est sujet à controverse. Les auteurs reconnaissent l'existence des signes précoces spécifiques et non spécifiques précédant le premier épisode psychotique ou les rechutes. C'est leur capacité à annoncer l'éclosion de la psychose, c'est-à-dire leur spécificité et leur validité qui ne sont pas encore démontrées. Ces symptômes consisteraient en anomalies comportementales, en signes pseudo-névrotiques, en changements subtils touchant à la fois les domaines cognitifs et affectifs. Une variété d'expériences subjectives anormales se développerait de manière insidieuse et progressive durant la prépuberté et la puberté des futurs patients jusqu'à l'éclosion du premier épisode psychotique. Cependant, un individu peut présenter de tels symptômes prodromiques tout en ne développant pas le trouble, de tels phénomènes pouvant être expliqués par des événements tels que: une crise situationnelle, la prise de toxiques... De plus, le prodrome est un concept de nature rétrospective dont la valeur et la spécificité ne peuvent être affirmées que de manière prospective, la reconstruction affectant la précision de descriptions relatives aux changements précurseurs. Or, les hypothèses récentes, notamment neurodéveloppementales, sur la schizophrénie laissent espérer la possibilité d'intervention précoce, surtout qu'un traitement préventif pourrait améliorer le pronostic de la maladie, la bonne tolérance des nouveaux antipsychotiques autorisant cette attitude. Nous passerons en revue les articles sur ce sujet publiés ces 15 dernières années. Deux attitudes se dégagent: celle des auteurs allemands attachés à la validité de certains symptômes neuro-psychologiques et celle des auteurs anglo-saxons qui repose sur la détection des sujets à risque « d'état mental » - at risk mental state -. Tous s'accordent à dire que la reconnaissance et la description de la période précédant la psychose ne permet pas au niveau actuel de nos connaissances de prédire celle-ci. Certains auteurs préfèrent donc parler de changements psychiques, devant être considérés comme des « états », facteurs de risques de psychose plutôt que de précurseurs inévitables du trouble.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov
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