Suppuration [ Publications ]

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  • L'examen clinique est souvent suffisant pour le diagnostic et le choix thérapeutique des pathologies suppuratives anopérinéales mais l'imagerie permet de détecter les fistules complexes et les abcès profonds. L'IRM est particulièrement adaptée à cette exploration (absence d'artefact de mouvement, excellent contraste entre espaces graisseux et muscles, acquisition multiplanaire). Une fistule prend son origine au niveau d'un orifice « primaire » dans le tube digestif, puis peut aboutir à un abcès ou s'ouvrir à la peau par un orifice « secondaire ». Les fistules anales cryptoglandulaires, sans pathologie sous jacente sont généralement simples, mais les fistules anales secondaires (maladie de Crohn, tuberculose, traumatisme, radiothérapie, cancer colloïde muqueux, maladie de Verneuil, actinomycose, lymphome...) sont souvent complexes. Les indications de l'IRM sont les fistules récidivantes, la maladie de Crohn, la présence d'un orifice secondaire à distance de la marge anale ou antérieure, les suivis de fistules complexes traitées en plusieurs temps, et les sténoses anales ne permettant pas l'examen clinique ou échographique. La connaissance de l'anatomie du périnée est essentielle à la description des trajets fistuleux. Les plans musculo-aponévrotiques délimitent des espaces cellulo-graisseux, dont le rôle est important dans la propagation des processus suppuratifs: espaces sous-muqueux, marginal, intersphinctérien, sous-sphinctérien postérieur, pelvirectal supérieur et les deux fosses ischioanales situées de part et d'autre du canal anal. L'espace pelvi-viscéral est situé au-dessus du plancher des releveurs (étage supralévatorien). Le canal anal est entouré du sphincter interne qui prolonge la couche musculaire circulaire interne du rectum et du sphincter externe qui fusionne avec le muscle puborectal. Nous pratiquons les examens d'IRM avec une antenne externe en réseau phasé, après mise en place d'une canule matérialisant le canal anal. La séquence en pondération T2 est la plus informative, mais des séquences avec suppression de graisse et injection de chélates de gadolinium sont également utiles. L'examen étudie: 1) la topographie des trajets fistuleux (décrits grâce à la classification de Parks), 2) la localisation de l'orifice primaire, 3) la localisation des orifices secondaires, 4) la topographie des collections, 5) les extensions à distance, 6) l'état de la paroi ano-rectale et des espaces péri-rectaux, 7) l'état de l'appareil sphinctérien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les suppurations collectées intra-crâniennes en milieu africain.

  • Ce travail se propose de réaliser une revue de la littérature africaine sur les suppurations collectées intra-crâniennes et leurs implications neurochirurgicales. Ces lésions comprennent par ordre de fréquence décroissante, les abcès cérébraux, les empyèmes sous-duraux et les empyèmes extraduraux. Malgré les progrès de l'imagerie dans leur diagnostic et l'efficacité des antibiotiques actuels, ces suppurations représentent des affections de pronostic redoutable grevées d'une forte morbidité et d'une mortalité élevée particulièrement en Afrique sub-saharienne où leur diagnostic reste souvent tardif. Elles concernent dans 70 % à 80 % des cas des patients âgés de moins de 20 ans avec un sex ratio de 3,6. Le plus souvent, ces collections résultent de la propagation de contiguïté d'une infection paranasale ou otologique et, dans 22 % des cas, d'une dissémination hématogène. Leur origine reste cependant méconnue dans 11 % à 26 % des cas. Le staphylocoque doré et les bacilles gram négatif sont le plus souvent en cause mais les cultures restent stériles dans 30 % à 50 % des cas. Si l'échographie trans-fontanellaire est particulièrement utile chez le nouveau-né, l'artériographie reste encore souvent en Afrique noire le seul moyen diagnostique accessible. Toutefois, le recours à la tomodensitométrie, méthode diagnostique de choix permettant un bilan lésionnel neurochirurgical précis, a eu pour corollaire une diminution de la mortalité de 43 % à 7,7 % dans les villes africaines où elle est accessible. La stratégie thérapeutique optimale de ces infections passe par l'instauration d'une antibiothérapie adaptée et massive et par la décompression neurochirurgicale des lésions expansives, soit par ponction-aspiration, soit par crâniotomie. Cette stratégie suppose une collaboration étroite entre le neurochirurgien, l'infectiologue et le microbiologiste. Les auteurs discutent les indications chirurgicales en les appliquant au milieu noir africain.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome de Whim : une cause exceptionnelle de bronchiectasies diffuses - Déficit immunitaire en CXCR4 et suppuration bronchique chronique

  • Le syndrome de Whim, qui associe des verrues (Warts), une hypogammaglobulinémie (Hypogammaglobulinemia), des infections bactériennes récurrentes (Infections) et une rétention médullaire de neutrophiles matures ( Myélokathesis) est une maladie orpheline, consécutive à un déficit immunitaire complexe (mutation et/ou anomalie fonctionnelle de CXCR4, récepteur naturel de la chimiokine stromal cell-derived factor-1 [SDF-1 ou CXCL12], impliquée dans le trafic lymphocytaire et la régulation du homing médullaire des neutrophiles). De description récente, ce déficit immunitaire mal reconnu, souvent à transmission autosomique dominante est responsable d'épisodes infectieux essentiellement respiratoires, du développement de verrues diffuses HPV-induites. Nous rapportons l'observation d'un patient âgé de 36 ans, suivi depuis de nombreuses années pour un tableau de bronchiectasies diffuses, avec épisodes infectieux bronchiques itératifs, responsables d'une détérioration progressive de sa fonction respiratoire. L'identification, même tardive de la mutation du gène codant pour CXCR4 a permis de mieux comprendre sa physiopathologie, d'envisager des voies thérapeutiques futures et surtout de dépister sa famille pour une prise en charge précoce de ses enfants.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Douleurs proctologiques aiguës. Une urgence à éliminer, la suppuration anale.

  • Douleurs proctologiques aiguës. La douleur est un symptôme fréquent en consultation proctologique. Non spécifique, elle peut révéler aussi bien une urgence qu’une pathologie chronique, une pathologie grave qu’une affection bénigne. Le diagnostic causal n’est pas toujours facile dès la première consultation. En l’absence de diagnostic précis, après un examen clinique de bonne qualité et en l’absence d’antécédent notable, il peut être judicieux de prévoir une nouvelle consultation après quelques jours de traitement symptomatique. En cas de suspicion de suppuration, prescrire un traitement antibiotique ne guérit pas le patient et peut l’exposer à des complications septiques graves. En présence d’un abcès, si l’intervention n’est pas possible rapidement, l’incision permet de contrôler provisoirement l’infection et de soulager le malade. La thrombose hémorroïdaire est une autre cause fréquente de douleurs aiguës. Son diagnostic est simple et, en cas de thrombose externe isolée avec un caillot et en échec du traitement médical, une évacuation du caillot sous anesthésie locale est rapidement salvatrice. La fissure anale est de symptomatologie assez typique, avec son rythme défécatoire en trois temps. En cas de non-cicatrisation ou de récidives fréquentes, une résection chirurgicale doit être envisagée. Fécalome, traumatismes, primo-infection herpétique et corps étranger sont beaucoup plus rares et surviennent dans un contexte clinique souvent évocateur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport de la tomodensitométrie dans l'exploration des suppurations cervicales.

  • Les auteurs rapportent les résultats d'une série de 27 cas de suppurations cervicales explorées par tomodensitométrie (TDM). Le diagnostic de suppuration a été confirmé 24 fois de façon chirurgicale et, dans 3 cas, par la disparition des signes cliniques et TDM sous traitement antibactérien. Une porte d'entrée a été retrouvée dans 15 cas. Deux aspects TDM différents ont été individualisés: les abcès collectés (n=22) se traduisant par une collection hypodense hétérogène avec coque périphérique, et les cellulites suppurées extensives (n=5) formant de vastes coulées hypodenses diffuses, sans coque périphérique. La TDM permet également une évaluation précise de l'extension du processus suppuratif, en particulier dans certains territoires anatomiques peu accessibles à l'examen clinique: 2 cas d'atteinte médiastinale, 2 cas d'extension à l'espace rétro-stylien de suppuration de l'espace para-pharyngé, une atteinte de la fosse ptérygo-maxillaire et une atteinte épidurale associée à un abcès tuberculeux. En outre, elle peut orienter le diagnostic étiologique (recherche de corps étranger, malformations kystiques, tuberculose) et participe à la surveillance après traitement en vérifiant la disparition des lésions ou, dans les cas d'évolution défavorable, en recherchant une extension du processus suppuratif ou l'existence de complications.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Suppurations anales.

  • Les suppurations anales peuvent être classées suivant leur origine par rapport au canal anal en suppurations venant du canal anal, venant d'au-dessus, ou indépendantes de l'ano-rectum. Quelle que soit l'origine de la suppuration les signes au stade aigu peuvent être ceux d'un abcès. Les fistules anales représentent 70 % des suppurations. Elles ont toujours une origine cryptoglandulaire. L'infection peut se propager à l'espace intersphinctérien et traverser ensuite l'appareil musculaire. Le traitement des fistules anales est un double défi : il faut guérir la suppuration en préservant la continence fécale. Parmi les suppurations indépendantes de l'ano-rectum, le sinus pilonidal est la cause la plus fréquente (15% de l'ensemble des suppurations). Les autres causes sont la fissure infectée, la maladie de Verneuil, la glande anale, la fistule rectovaginale et la maladie de Crohn.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une suppuration thoracique fistulisante - Actinomycose thoracique avec atteinte pulmonaire et pariétale

  • L’actinomycose thoracique est une affection suppurative qui pose des problèmes de diagnostic différentiel avec la tuberculose et les cancers bronchopulmonaires. Nous en rapportons un cas avec fistule, diagnostiqué chez un homme âgé de 35 ans. L’examen physique trouvait une fistule pariétale productive. Les moyens d’imagerie objectivaient un foyer de comblement alvéolaire du lobe supérieur droit avec une infiltration pariétale en regard. L’intervention a consisté en une bilobectomie avec une pariétectomie. Le diagnostic anatomopathologique était une actinomycose. Une antibiothérapie initiale à base d’azathioprine 1 g/j pendant 15 jours associée par la suite à la Vibramycine

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov