Spasme hemifacial [ Publications ]

spasme hemifacial [ Publications ]

Publications > spasme hemifacial

  • Les auteurs rapportent les résultats de 65 patients opérés d'un Spasme Hémi-Facial par la méthode de Décompression Vasculaire Microchirurgicale (DVMC). Cette série comprend 40 femmes et 25 hommes, âgés de 23 à 78 ans (avec un âge moyen de 50 ans). Le spasme siégeait le plus souvent à gauche (40 cas). La DVMC a été faite par voie rétro-mastoïdienne, en position assise dans les 10 premiers cas et en décubitus latéral dans tous les cas suivants. Un conflit vasculo-nerveux a été mis en évidence chez 62 patients (95,5 %). Le vaisseau conflictuel était l'A. cérébelleuse postéro-inférieure dans 35,4 % des cas, l'A. cérébelleuse antéro-inférieure dans 33,8 %, le complexe A. vertébro-basilaire + cérébelleuse postéro-inférieure et/ou antéro-inférieure dans 20 %, l'A. vertébro-basilaire seule dans 3,1% des cas. Le maintien à distance de l'artère conflictuelle a été réalisé par l'interposition d'une boule de Téflon et/ou d'une petite plaque de Dacron faisant amortisseur entre nerf et artère. 45 patients (69,2 %) ont été soulagés totalement, 16 (24,6 %) partiellement (c'est-à-dire plus de 50 % d'amélioration). Il y a eu échec dans 4 cas (6,2 %). Le recul variait de 1 à 13 ans (moyenne : 4 ans et 8 mois). Les complications neurologiques post-opératoires ont été dominées par l'atteinte du facial dans 16 cas, dont 14 transitoires de moins de 2 mois et l'atteinte de l'audition dans 10 cas, dont 5 transitoires (moins de 1 mois). Les complications ont été observées surtout en début d'expérience, et à un moment où le monitorage per-opératoire des PEAP n'était pas encore utilisé. Il n'y a eu ni décès ni complication vasculaire ischémique. De la confrontation des caractéristiques et des résultats de notre série avec celles et ceux de la littérature, il apparaît 1) que les données de notre série correspondent aux données épidémiologiques et cliniques classiques: affection touchant principalement la femme de la cinquantaine, intéressant surtout le côté gauche , 2) que nos résultats prennent place dans la fourchette de ceux de la littérature (guérison entre 55 % et 92 % selon les auteurs , complications neurologiques entre 2,3 % et 20 %). Notre expérience rejoint l'avis de tous les auteurs en ayant l'expérience : le monitorage par l'enregistrement per-opératoire des PEAP est fondamental dans la prévention des complications neurologiques de cette chirurgie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement neurochirurgical du spasme hémifacial primaire par décompression vasculaire microchirurgicale

  • Le spasme hémifacial (SHF) primaire est une affection neurologique chronique, caractérisée par la survenue de spasmes tonicocloniques involontaires paroxystiques, strictement limités au territoire moteur du nerf facial et d’un seul côté. L’affection est dans presque tous les cas liée à une compression vasculaire (artères : cérébelleuse postéro-inférieure, cérébelleuse antéro-inférieure, vertébrobasilaire), s’exerçant au niveau de la région ventrocaudale de la zone de sortie du facial du tronc cérébral, c’est-à-dire de la portion centrale du nerf. Ce conflit vasculonerveux est généralement bien démontré par l’IRM en séquences 3D-hyperT2-haute résolution et 3D-TOF-Angio. Il n’y a pas de traitement médicamenteux efficace. Les injections de toxine botulinique sont capables d’atténuer l’intensité des spasmes, mais ce traitement nécessite de répéter les injections. Le traitement curatif de cette affection est la décompression vasculaire microchirurgicale qui a un taux de succès à long terme de 85 à 95 % selon les séries. C’est une chirurgie délicate pour le nerf facial lui-même, le complexe cochléovestibulaire et les nerfs vagal et glossopharyngien, mais c’est le seul traitement qui permette l’obtention d’une guérison définitive de l’affection.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Décompression vasculaire microchirurgicale pour spasme hémifacial. Résultats cliniques à plus d'un an et facteurs pronostiques. Etudes d'une série de 100 cas.

  • Les auteurs présentent les résultats de la décompression vasculaire microchirurgicale (DVMC) dans une série de 100 cas de spasme hémifacial (SHF). Méthode. - Sous contrôle des potentiels évoqués auditifs précoces (PEAP), la DVMC a été effectuée par abord rétro-mastoïdien, dissection des éléments du conflit vasculo-nerveux et interposition de fibres et/ou d'un écran de Téflon® entre nerf et vaisseau(x) conflictuel(s). Résultats. - Les artères conflictuelles étaient: cérébelleuse antéro-inférieure 57 fois, cérébelleuse postéro-inférieure 56 fois, vertébro-basilaire 22 fois. Chez 32 patients (32 %), coexistaient plusieurs conflits. Le résultat sur le SHF a été considéré comme excellent s'il n'y avait aucun spasme résiduel, bon si le patient se déclarait guéri malgré la persistance de quelques spasmes épisodiques (sédation >

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le spasme hémifacial

  • Le spasme hémifacial est, avec le blépharospasme, une des deux pathologies du mouvement les plus fréquentes impliquant la sphère crânienne. Il est caractérisé par des contractions involontaires et unilatérales des muscles impliqués dans la mimique faciale, muscles innervés par le nerf facial. Le plus souvent, le spasme hémifacial est un mouvement anormal involontaire périphérique résultant d’un conflit entre un vaisseau artériel et le nerf facial au niveau de l’angle ponto-cérébelleux à son émergence du tronc cérébral. Bien qu’il s’agisse d’une pathologie bénigne, le spasme hémifacial peut être responsable d’un handicap fonctionnel et esthétique. Il s’agit d’une pathologie d’évolution chronique et les rémissions spontanées sont exceptionnelles. Les deux traitements les plus efficaces et facilement accessibles sont la chirurgie (décompression microvasculaire du nerf facial) et les injections de toxine botulique au niveau de la musculature faciale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement du spasme hémifacial par la toxine botulique.

  • La toxine botulique agit en provoquant un bloc neuromusculaire pré-synaptique, local et transitoire. Les injections musculaires entrainent un déficit partiel qui réduit le spasme hémifacial. Cinquante quatre patients ont été traités. Au minimum 2 séances d'injections (critère d'inclusion) ont eu lieu et au maximum 22 sur 5 ans. Les injections ont été répétées en moyenne toutes les 9 semaines. Ce délai correspond à un retour partiel du spasme après le traitement précédent. Dix neuf patients ont interrompu le traitement. L'effet indésirable le plus fréquent était un ptosis: en moyenne 1 fois sur 6 séances. Il résulte de la diffusion excessive de la toxine, au-delà du territoire visé. Nos résultats globaux portent sur 42 cas. Il y eut 7 échecs (17 p. 100), 11 patients ont été améliorés de moins de 50 p. 100, 13 entre 50 et 70 p. 100 et 11 de plus de 75 p. 100.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov