Souffrance foetale [ Publications ]

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  • Le diagnostic de souffrance foetale aiguë est souvent imprécis et peu spécifique aboutissant souvent à l'extraction d'un nouveauné en bonne santé. Cette extraction foetale étant cependant considérée comme urgente nécessité donc une anesthésie en urgence. Classiquement, la technique utilisée était une anesthésie générale en raison de sa rapidité de mise en oeuvre et de craintes concernant le retentissement de l'anesthésie loco-régionale sur le débit utéroplacentaire. Les risques essentiellement maternels (Mendelson, intubation difficile) mais aussi néonatals (dépression néonatale nécessitant une réanimation) de ce mode d'anesthésie ont conduit à reconsidérer cette attitude. C'est ainsi que la rachianesthésie et l'extension d'une analgésie péridurale en place représentent une alternative diminuant le risque maternel et n'augmentant pas le risque de dépression foetale. La consultation d'anesthésie de fin de grossesse, parce qu'elle permet le dépistage à froid des patientes à risque anesthésique élevé (difficultés d'intubation) et le repérage des situations à risque de césarienne permet d'adapter l'attitude anesthésique au profil de risque de chaque patiente. C'est ainsi qu'une analgésie péridurale préventive peut permetre d'éviter une anesthésie péridurale chez une femme qui cumule les risques d'intubation difficile et de césarienne. Un équipement adapté et des algorithmnes décisionnels précis permettent de faire face à l'urgence de manière adaptée et rationnelle. Enfin, une cmmuncation permanente entre obstétricien sage-femme et anesthésiste est essentielle pour éviter qu'une perte de temps initiale n'aboutisse au mauvais choix quant à l'anesthésie employée dans ces situations de souffrance foetale aiguë.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Souffrance foetale: pouvoir informant des lactates et du statut antioxydant versus le score d'Apgar.

  • La multitude des critères utilisés pour évaluer la souffrance fœtale et le caractère subjectif du score d'Apgar nous ont amenés à étudier le pouvoir informant du lactate et des deux principales enzymes antioxydantes que sont la superoxyde dismutase (SOD) et la glutathion peroxydase (GPx) versus le score d'Apgar. À partir du sang de cordon des nouveau-nés vivants dont les mères ont bénéficié d'un bon suivi de leur grossesse (au moins trois consultations prénatales), il a été évalué les niveaux plasmatiques de l'acide lactique, de la SOD et de la GPx. Ceux-ci ont été reliés par la corrélation de Spearman au score d'Apgar à cinq minutes. Il a été ainsi mis en évidence des corrélations entre le niveau d'acide lactique, la glycémie (r = 0,212 , p = 0,0084), le taux de GPx (r = 0,179 , p = 0,0061), le score d'Apgar (r = ―0,258 , p = 0,001) des nouveau-nés et la glycémie des mères (r = 0,167 , p = 0,035). Le taux de la GPx était corrélé, en plus du taux de lactate, au poids de naissance des enfants (r = 0,205 , p = 0,000) et à leur taille (r = 0,316 , p = 0,0056). Le niveau de SOD n'était corrélé qu'avec la glycémie des mères (r = ―0,161 , p = 0,046). En analyse multivariée, suivie de l'analyse pas à pas, le lactate était la principale variable reliée au score d'Apgar. Le lactate apparaît donc un meilleur discriminant du score d'Apgar par rapport aux enzymes antioxydantes. En outre, la GPx, plus importante chez les enfants de poids de naissance élevé, rendrait ceux-ci plus aptes à lutter contre les radicaux libres d'origine anoxique ou ischémique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La souffrance foetale aiguë. Commentaire

  • Trois tableaux cliniques différents de la souffrance foetale aiguë (SFA) peuvent être observés au cours du travail : une hypoxie ante-partum avec, dès l'admission, un tracé plat et aréactif du rythme cardiaque foetal (RCF) témoignant d'une pathologie maternelle ou foetale de fin de grossesse, la décompensation progressive, lors des contractions utérines, d'une oxygénation foetale précaire avec réduction des oscillations, tachycardie et ralentissements variables graves ou tardifs, enfin l'accident brutal pendant l'accouchement se manifestant par une bradycardie aux alentours de 60 battements par minute sans récupération. Compte tenu du taux élevé de faux-positifs du RCF, il importe de confirmer le degré de l'hypoxie foetale par d'autres méthodes comme l'électrocardiogramme foetal ou l'analyse informatisée du RCF, l'oxymétrie de pouls foetal ou une microanalyse au scalp avec mesure rapide du pH ou des lactates. Les critères les plus prédictifs de l'évolution défavorable d'une SFA vers une encéphalopathie hypoxique et ischémique ou vers la mort néonatale sont la persistance d'un score d'Apgar

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'index diastolique carotidien: facteur prédictif de la souffrance foetale aiguë.

  • Cent soixante et une patientes ayant une grossesse pathologique ou des antécédents de grossesses anormales ont bénéficié de mesures des trois index vélocimétriques au niveau de l'artère ombilicale, de l'artère utérine et de l'artère carotide interne fœtale, 4 patientes n'ont pas eu d'exploration de l'artère utérine. Les auteurs ont plus particulièrement étudié la prédictivité de l'index diastolique carotidien (IDC) en matière d'anomalie du RCF ou de mort fœtale in utero. L'IDC présente pour les 2 items une sensibilité de 86%, une spécificité de 86%, la valeur prédictive positive est de 48%, la valeur prédictive négative est de 97%.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Modèle animal expérimental d'induction de la souffrance foetale pendant la grossesse.

  • Dans l'optique de comprendre et de traiter de façon efficace la pathologie gravidique humaine, les auteurs ont mis au point un modèle animal expérimental. 24 brebis gestantes monofoetales ont été ainsi opérées dans le dernier tiers de la gestation. La souffrance fœtale est induite par des microbilles injectées par voie fémorale dans l'aorte abdominale fœtale sous-rénale. Les premiers résultats obtenus en terme de survie, d'explorations vélocimétrique et biochimique, sont très encourageants: l'intervention chirurgicale en elle-même n'entraîne aucune perturbation significative alors que les microbilles provoquent une détresse fœtale certaine. L'étude demande à être poursuivie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anesthésie pour souffrance foetale aiguë.

  • L'anesthésie pour souffrance fœtale aiguë est habituellement indiquée en vue d'une extraction fœtale urgente par césarienne. Classiquement, l'anesthésie requise était une anesthésie générale, en dépit des risques maternels (syndrome de Mendelson, intubation difficile) et fœtaux (dépression néonatale) de ce mode d'anesthésie. Le despitage à froid des difficultés d'intubation, dans le cadre d'une consultation d'anesthésie de fin de grossesse, permet d'adapter l'attitude anesthésique au profil de risque de chaque patiente.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov