Soins palliatifs [ Publications ]

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  • La promulgation en 2005 de la loi relative à la fin de vie des malades, dite loi Léonetti, s’est accompagnée de changements de pratiques dans les processus de limitation et de retrait des thérapeutiques actives en réanimation néonatale et en particulier de l’implantation des soins palliatifs en médecine périnatale. À l’heure où une évolution de cette loi a été votée à l’Assemblée nationale et où des réflexions doivent reprendre au sein de la Société française de néonatologie, il est important de revenir sur les bénéfices et les difficultés persistantes liées à l’application de cette loi en néonatologie. La loi Léonetti a promu, en l’inscrivant dans le cadre légal, la collégialité et les pratiques de retrait et de limitation des thérapeutiques qui étaient déjà présentes dans les pratiques de beaucoup de centres. Elle a apporté de la sérénité au sein des équipes devant faire face avec les parents à des processus décisionnels difficiles pour des situations de fins de vie accompagnées d’une grande charge émotionnelle. Des questionnements nouveaux inhérents à la loi sont apparus. L’arrêt de l’alimentation-hydratation artificielle, l’exercice d’une pression temporelle dans le processus décisionnel, la gestion de la durée du temps palliatif, en sont les principales. Des difficultés demeurent pour résoudre certains dilemmes éthiques persistants tel que celui de la survie possible de nouveau-nés présentant des lésions cérébrales importantes détectées au décours d’une réanimation néonatale, ayant permis sa survie, alors que l’enfant est devenu autonome. La nouvelle loi votée et portée par Mrs Clayes et Léonetti devrait apporter des réponses à certaines de ces problématiques mais ne permettra probablement pas de toutes les résoudre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Risques d'exclusion des soins palliatifs des patients en fin de vie dans un service gériatrique.

  • Les soins palliatifs devraient faire partie de l'activité médicale courante de chaque clinicien. Il existe de nombreux risques d'exclusion des soins palliatifs en médecine et en gériatrie. Cette étude observationnelle a comme but d'identifier ces barrières. Pendant une période de six mois, des patients en fin de vie hospitalisés en gériatrie et bénéficiant de soins palliatifs ont été prospectivement comparés aux patients qui sont décédés sans avoir eu accès à ces soins. Presque la moitié des patients décédés n'a pas bénéficié de soins palliatifs. Comparés aux patients qui ont reçu des soins palliatifs, les patients décédés sans soins palliatifs montraient moins fréquemment des symptômes de douleur et plus fréquemment de la dyspnée. Il y avait plus d'actes invasifs et d'usage d'antibiotiques chez les patients décédés sans soins palliatifs. Au contraire, les benzodiazépines étaient moins souvent prescrites chez ces patients. La communication avec le patient n'ayant pas reçu de soins palliatifs était moins bonne et ces derniers présentaient plus souvent une atteinte cognitive, un isolement social et un décès rapide non anticipé. Nous identifions comme facteurs de risque d'exclusion à la prise en charge palliative : l'absence d'un syndrome algique identifié , la présence de dyspnée , l'absence de diagnostic oncologique , une communication suboptimale avec le patient et un isolement social , une atteinte cognitive et un décès inattendu. Ces quelques pistes ouvrent la porte à des études à plus grande échelle permettant de préciser si la prise en charge palliative est suffisamment et adéquatement proposée en gériatrie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Problèmes liés à l'évaluation de la douleur chez le nouveau né en situation de soins palliatifs.

  • Several pain scales are available for newborns, but the assessment of pain in these preverbal beings, who are in continuing neurological development, remains challenging for healthcare teams. Although neonates at the end of life are particularly vulnerable to pain and discomfort, no assessment tool has been validated in this specific population. The difficulties for assessing pain in this context are copies of those potentially encountered in other situations. Questions arise about the limits of the available scales, about possible alterations of responses to a noxious stimulus in particular contexts (extreme immaturity, brain lesions), about possibly painful situations in palliative care, about the nature of scales to choose. Data show a perception of pain at a cortical level by extremely immature infants and the ability for neonates with significant neurological injury to express pain behaviours. For some potentially painful situations (dyspnoea, gasps, hunger) neonatal data are virtually nonexistent. Fundamental scientific data and clinical data from adults and children can give some answers. One will choose scales for which the staff is trained, easily usable (preference for behavioural scales), validated for all gestational ages, reliable in the event of neurological impairment or sedation. An assessment of prolonged pain (EDIN scale or COMFORT Behaviour scale) combined with measures of acute pain (DAN or NFCS scales) is recommended. These scales should be better validated for populations of newborns and situations that are specific to palliative care. A better assessment of the parental perception and of their distress about the discomfort or pain of their child is warranted.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méthylphénidate et asthénie en soins palliatifs chez le patient cancéreux : essai multicentrique randomisé versus placebo en double aveugle

  • . L'intérêt d'une amphétamine, le méthylphénidate (Ritaline®) dans l'asthénie chez les personnes atteintes de cancer en stade avancé nous amène à réaliser une étude nationale multicentrique en groupe parallèle, contrôlée, randomisée en double aveugle versus placebo. En effet, trois études randomisées contrôlées antérieures et une étude ouverte soulèvent l'intérêt de l'administration de méthylphénidate en soins palliatifs chez les patients cancéreux asthéniques, mais ne permettent pas de clairement conclure. Cet article présente le protocole tel qu'en cours actuellement. L'objectif principal de notre étude est d'évaluer l'effet antiasthénique du méthylphénidate à l'aide d'une échelle visuelle analogique (EVA) après 7 jours de traitement, chez des patients cancéreux, en soins palliatifs, c'est-à-dire dont la maladie est évolutive ou terminale. Cent dix patients sont traités pendant 28 jours, à la posologie initiale de 20 mg/j, avec des adaptations posologiques possibles. Conjointement à cette étude, il est cependant important de rappeler que seul un travail pluriprofessionnel (médecins somaticiens, médecins psychiatres, psychologues, soignants paramédicaux et travailleurs sociaux) permet d'appréhender ce symptôme difficile qu'est l'asthénie et que le traitement médicamenteux n'est qu'un élément de l'approche proposée aux patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Soins palliatifs du nouveau-né et cultures

  • La période de soins palliatifs est une période difficile pour les parents et les soignants car tous sont fragilisés par la proximité de la mort. Les difficultés sont d’une part que, du fait de la différence religieuse et culturelle, les parents et les familles ne puissent exposer leurs croyances ni élaborer les rituels requis, et d’autre part qu’il en résulte des conflits entre l’équipe et la famille avec des conséquences dommageables pour l’une et l’autre. Le souci des soignants est donc de permettre aux croyances religieuses et aux exigences culturelles de s’exprimer car on pressent qu’elles favorisent le travail de deuil en rattachant l’enfant mort à sa famille et à ses racines. Or les soignants craignent de ne pas connaître le contexte culturel auquel appartient la famille et d’avoir des mots ou des gestes inadaptés, et parfois la famille n’ose pas, ne peut pas ou ne souhaite pas décrire ce contexte. Nous essayerons de différencier ce qui relève de la culture et ce qui relève de la religion et nous tenterons d’identifier les points de désaccord potentiel entre médecins, équipe et famille. La recherche du possible avec les parents passe par l’ouverture d’un espace de liberté qui n’est pas limité par nos propres présupposés culturels et religieux. S’approprier certains concepts de l’anthropologie médicale permet aux soignants de comprendre plus simplement les obligations auxquelles sont soumis les parents et d’accéder à leurs souhaits. Parfois il faut avoir recours aux médiateurs, aux interprètes, aux ethno-psychologues et aux religieux pour appréhender cette réalité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de la ventilation non invasive dans les soins palliatifs et en fin de vie

  • Introduction La mise en jeu du pronostic vital par insuffisance respiratoire (IR) au cours d'une maladie incurable ou dans d'autres situations médicales difficiles rend légitime le recours à la ventilation non invasive (VNI). État des connaissances Deux approches résument l'utilisation de la VNI dans le cadre des soins palliatifs (SP). L'approche « strictement palliative » concerne les patients insuffisants respiratoires chroniques (IRC) en phase terminale non candidats à la trachéotomie. L'approche « palliative avec probabilité curative » correspond à l'utilisation de la VNI au cours de l'insuffisance respiratoire aiguë (IRA) « pour ne pas intuber » ou chez des patients de réanimation inextubables « pour permettre le retrait de la sonde d'intubation ». Aussi, cet article propose des précautions à prendre devant toute maladie grave en phase avancée afin de préparer la prise en charge de l'IR de la phase ultime, Conclusions et perspectives L'utilisation de la VNI au cours des SP peut apaiser la fin de vie dans l'IRC terminale. En cas d'IRA sévère, elle peut être salvatrice lors du «refus d'intubation » ou pour des patients « à ne pas intuber ». Enfin, elle peut être une alternative à l'intubation-ventilation en cas d'insevrabilité. Des précisions sur les conséquences humaines de cette prise en charge permettraient d'optimiser les indications.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place et caractéristiques des patients âgés de 85 ans et plus suivis en équipe mobile de soins palliatifs , étude rétrospective

  • L'objectif de cette étude est de préciser la place des patients âgés de 85 ans et plus dans l'activité de l'Équipe mobile de soins palliatifs (EMSP) du CHR Metz-Thionville, d'en déterminer les caractéristiques particulières et de mettre en évidence d'éventuelles différences de prise en charge. Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur tous les patients vus par l'EMSP en 2006 et 2007. Les patients de 85 ans et plus représentent 11 % des 652 patients suivis et 7,8 % des 2 436 consultations réalisées. Les patients âgés ont un score OMS moyen plus élevé et un score de Karnofsky moyen significativement plus bas que les sujets plus jeunes. Leur durée de survie tend à diminuer, sans que cela soit significatif. Les pathologies cancéreuses sont moins représentées chez les patients les plus âgés, qui bénéficient d'un nombre moyen de consultations plus faible, présentent plus souvent des troubles de la communication et moins souvent des douleurs, reçoivent moins d'antalgiques de palier 1, 2 ou 3, de corticoïdes ou d'antiépileptiques à visée antalgique que les patients plus jeunes. Les résultats illustrent certaines des spécificités des soins palliatifs gériatriques qui, bien que réelles, ne semblent pas avoir de répercussions importantes en termes de suivi des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La mise en œuvre pratique des soins palliatifs dans les différents lieux de soins : 3e partie des réflexions et propositions autour des soins palliatifs en période néonatale

  • Les soins palliatifs peuvent être entrepris dès la salle de naissance chez les nouveau-nés atteints de malformations fatales et incurables, ou chez certains nouveau-nés extrêmement prématurés à la limite de la viabilité pour lesquels les chances de survie sont nulles. La prise en charge exclut tout geste agressif et tout geste de réanimation intempestif, au profit d’une installation confortable et du traitement éventuel de la douleur. En milieu de réanimation la prise en charge palliative sous-entend l’arrêt d’un certain nombre de thérapeutiques de soutien vital. L’arrêt de la ventilation artificielle, la prise en charge de la dyspnée et des gasps ainsi que l’optimisation de l’environnement matériel et humain est abordé. Les différents techniques à éviter et les soins et traitements à mettre en œuvre sont analysés. La poursuite des soins palliatifs peut ensuite avoir lieu dans les services de suites de couches où elle est encore rare mais devrait se développer ou en néonatalogie, voire même à domicile, en s’appuyant sur les réseaux spécialisés de soins palliatifs ou sur les équipes mobiles d’accompagnement et de soins palliatifs, les retours à l’hôpital étant possibles à tout moment.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Adaptation en langue française d’un livret de questions à destination des patients atteints de cancer et de leurs proches, dans le cadre d’une consultation en soins de support et soins palliatifs en oncologie

  • Permettre aux patients atteints de cancer de participer activement en posant des questions lors de leur consultation médicale apparaît essentiel pour l’amélioration de leur prise en charge. Afin d’autoriser cette attitude, un livret listant des questions que les patients pourraient souhaiter poser au médecin lors de la consultation a été développé et validé par une équipe australienne. L’objectif de cet article est de présenter l’adaptation de cet outil en langue française. Après avoir été traduit indépendamment par trois traducteurs, ce livret a été soumis à un comité de dix experts, oncologues et psycho-oncologues, afin d’en juger la clarté, la pertinence et l’acceptabilité. La version ainsi produite a ensuite été examinée dans ce même but par dix patients dans le cadre d’une consultation de soins de support et de soins palliatifs, lors d’un entretien avec une psychologue. Cette étude montre que les patients de langue française considèrent ce livret comme un auxiliaire utile et complet pour formuler leurs préoccupations lors d’une consultation médicale en soins de support et soins palliatifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Soins palliatifs périnatals en France : pour qui ? Pourquoi ? Comment ?

  • Les anomalies morphologiques congénitales sévères sont l’une des principales causes de morbidité et de mortalité infantile. Certaines de ces pathologies diagnostiquées chez le fœtus sont difficilement compatibles avec une survie. Il arrive que des femmes choisissent malgré tout de poursuivre leur grossesse. Dès lors, les soins palliatifs périnatals apparaissent comme une des réponses à apporter. Ils constituent à l’échelle internationale un nouveau domaine de pratique clinique avec des dilemmes décisionnels (incertitude pronostique, survie prolongée, attachement à l’enfant). Il importe d’identifier les déterminants qui influencent les modes de résolutions de ces tensions éthiques. En l’absence de données nationales sur ce point, notre réflexion a exploré les perceptions et les pratiques des professionnels de la périnatalité en intégrant dans leur démarche l’incertitude inhérente à la période postnatale quand le nouveau-né est porteur d’une pathologie létale. Cette réflexion vise à questionner la normativité effective dans la pratique de l’interruption médicale de grossesse notamment, face aux dilemmes et aux divergences qui alimentent les prises de décisions et les pratiques professionnelles autour des soins palliatifs néonatals. Il faut ainsi réfléchir à la réponse à faire à une demande de poursuite de grossesse, malgré l’incertitude en cas de naissance d’un nouveau-né vivant porteur d’une pathologie létale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'approche culturelle en soins infirmiers pour les patients musulmans maghrébins relevant des soins palliatifs.

  • Exercer dans un établissement de soins accueillant différentes cultures dans la population soignée et soignante, favorise la réflexion sur l'approche interculturelle en soins infirmiers dans une approche de soins palliatifs. Cette réflexion est : 1) intra-personnelle, elle interroge le soignant sur ses valeurs, croyances, certitudes, sa propre culture et identité, ses conceptions de la santé, la maladie et la mort. 2) interpersonnelle en reconnaissant l'autre à travers sa culture, ses valeurs, son unicité, en prenant en compte sa conception de la santé, la maladie et la mort. Ce projet a pour but d'initier cette approche interculturelle en étudiant dans un premier temps la population maghrébine musulmane hospitalisée. Il se déroule en trois étapes. La première consiste en une formation des soignants. La seconde aboutira à la rédaction d'un support pédagogique sur soins infirmiers et culture maghrébine. La troisième étape devrait voir apparaître de manière significative l'approche interculturelle dans la démarche clinique infirmière. La finalité de ce projet devrait s'étendre dans l'avenir vers un partenariat de soins dans lequel tout patient se sent impliqué quelque soit son état, sa culture, ses croyances, son savoir et son mode de vie. (Adapté du R.A.).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Connaissances et attitudes des soignants à propos des soins de bouche préventifs pour des patients en soins palliatifs.

  • Les soins de bouche préventifs, indispensables au confort des patients en fin de vie, semblent insuffisamment réalisés dans les services non spécialisés en soins palliatifs. Cette recherche vise à mieux connaître les connaissances et attitudes des infirmiers et aides-soignants des services de médecine concernant ce soin. Un questionnaire anonyme validé a été envoyé à 2467 soignants de dix établissements hospitaliers bretons. Le taux de réponse exploitable est de 54%. L'ancienneté dans la fonction a peu d'influence sur les réponses. Un répondant sur 20 considère que ce soin ne fait pas partie de ses fonctions. Il est jugé désagréable, et difficile, par respectivement 11% et 22% des infirmiers, et 13,5% et 20,5% des aides-soignants. Parmi les connaissances jugées essentielles, des manques s'expriment clairement sur les maladies de la bouche et les prothèses dentaires, et plus d'un soignant sur quatre ne sait pas dire s'il connaît les fonctions de la bouche, et le matériel permettant une bonne hygiène buccale, ni s'il sait reconnaître une bouche saine. Ces résultats montrent les marges d'amélioration possibles et les priorités d'action, et serviront de base à l'évaluation de l'impact des interventions menées par les équipes mobiles de soins palliatifs de la région. (R.A.).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Conditions facilitant les bons soins palliatifs aux soins intensifs selon la perspective infirmière.

  • Le vieillissement de la population, la complexité et l'irréversibilité de certaines conditions conduisent aux décès de 20% des patients admis dans les unités de soins intensifs (USI). Toutefois, au Québec, comme ailleurs en Amérique, peu d'entre eux bénéficient de soins palliatifs. Méthode : inspirée d'un modèle conceptuel considérant les soins infirmiers comme une pratique morale, cette étude phénoménologique s'est déroulée en quatre phases : entrevues de groupe (n=6), séances d'observation (n=6) suivie d'entrevues individuelles et activités de validation de groupe (n=5). Cette étude, publiée en deux parties, démontre d'abord qu'à travers plusieurs comportements de caring, les bons soins palliatifs à l'USI se manifestent par la considération des six dimensions de la personne, soit : physique, relationnelle, psychologique, morale, sociale et spirituelle. Le présent article présente la seconde partie de cette étude et révèle que trois thèmes résument les conditions facilitant les bons soins palliatifs selon les infirmières de l'USI soit : le partage d'une vision commune appuyée par une formation adaptée à l'USI, un processus de décision informée et concertée dans un environnement organisationnel et physique propice aux soins palliatifs. (R.A.).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Approche qualitative sur les soins palliatifs et d’accompagnement dans les pratiques médicales en République démocratique du Congo

  • Ce travail vise à documenter les représentations des professionnels de santé sur les soins palliatifs et d'accompagnement en fin de vie à Kinshasa. Une étude qualitative a été réalisée auprès de trente médecins et de quatre-vingt-dix infirmiers ayant une expérience d'au moins une année dans six hôpitaux de Kinshasa accueillants les malades en fin de vie. Les résultats montrent que les professionnels de santé estiment que ces soins sont chronophages. L'absence de maîtrise de certaines dimensions en lien semble générer des malentendus et des inquiétudes, susceptible de conduire à la non-application des soins palliatifs. Pour eux, ils représentent souvent un acharnement thérapeutique, des soins d'hygiène et l'abandon du malade. Il apparaît que les freins pour mettre en œuvre ces soins seraient liés à l'absence de formation initiale en soins palliatifs et un système sanitaire basé sur des approches essentiellement curatives. Les représentations des professionnels de santé sur les soins palliatifs et d'accompagnement sont multiples et variées. Elles sont cependant, plus structurées chez les médecins que chez les infirmiers.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’équipe mobile de soins palliatifs en service de neurologie : présentation de deux groupes interdisciplinaires et pluriprofessionnels fruits d’un projet commun de diffusion de la démarche palliative et d’aide à la réflexion éthique

  • Une équipe mobile de soins palliatifs (EMSP) et un service de neurologie apprennent ensemble à faire face aux situations de fin de vie. Après l’historique de la rencontre entre les deux équipes, est décrit le travail clinique de l’EMSP auprès du patient, de sa famille et/ou auprès de l’équipe de neurologie. Au centre des prises en charge neurologiques palliatives complexes se trouvent le groupe ressource soins palliatifs et la réunion de concertation éthique. Ces deux outils interdisciplinaires et pluriprofessionnels sont décrits dans leur fonctionnement comme dans leurs objectifs. Ils créent des moments forts de la vie d’une équipe. Ils fondent sa cohésion, permettent une culture commune, une convergence des représentations individuelles lors des prises de décision et préviennent le

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Demande de suicide médicalement assisté ou d'euthanasie: que peut-elle cacher? Regard d'un médecin travaillant en soins palliatifs.

  • Le débat actuel sur la légalisation du suicide médicalement assisté et de l'euthanasie a suscité un certain nombre de travaux qui démontrent que, derrière de telles demandes, s'exprime souvent une souffrance physique et morale insuffisamment soulagée. La douleur, la dyspnée, les troubles dépressifs, un soutien familial et social insuffisant, le sentiment d'être abandonné, de perte de dignité et que la vie n'a plus de sens sont tous des facteurs induisant un désir de mort chez la personne en fin de vie. Face à une telle demande, il importe d'explorer quels sont les facteurs en cause et ceux potentiellement réversibles. Une telle évaluation ne peut être menée à bien par le médecin seul et nécessite des compétences pluridisciplinaires. Travailler en équipe non seulement garantit au patient une appréciation et une compréhension élargies de ses besoins, mais offre à chacun des intervenants un recul utile, par rapport à ses propres émotions et convictions.

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Deux années d'euthanasie dépénalisée en Belgique: comparaison avec les Pays-Bas. Premier bilan d'une unité de soins palliatifs.

  • La loi belge relative à l'euthanasie impose au médecin qui a pratiqué une euthanasie de compléter un document de déclaration à adresser dans les 4 jours à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie. Les 259 premiers documents reçus font l'objet du rapport de la commission, déposé au Parlement le 17 septembre 2004. Le présent travail commente les données les plus importantes de ce rapport et les compare à celles publiées aux Pays-Bas : en dehors du nombre total d'euthanasies, nettement moins élevé en Belgique, et de certains aspects spécifiques à la législation belge, les données statistiques sont très similaires dans les deux pays. La différence entre le nombre de documents d'enregistrement rédigés en français et ceux rédigés en néerlandais est analysée et une interprétation en est proposée. L'application de la loi est illustrée par un premier bilan de l'expérience d'une unité de soins supportifs et palliatifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Soins palliatifs néonatals à domicile : apport des équipes régionales de soins palliatifs pédiatriques

  • La loi « Léonetti » a permis l’implantation des soins palliatifs en néonatologie, avec mise en place de projet de vie, axé sur le confort du nouveau-né et l’accompagnement des familles. Pour qu’un retour à domicile des enfants concernés soit envisageable, il faut un étayage médical. Nous décrivons dans cet article ce que peut apporter l’intervention d’une équipe régionale de soins palliatifs pédiatriques (ERRSPP) dans la prise en charge d’un nouveau-né en soins palliatifs, tant à l’hôpital qu’à domicile. Notre description est illustrée par la présentation de deux histoires cliniques et complétée par une enquête rétrospective auprès des 22 ERRSPP françaises sur leur modalité de prise en charge de nouveau-nés en 2014. Cette enquête a montré qu’un total de 26 nouveau-nés avaient bénéficié en 2014 de cet accompagnement à domicile. Seize étaient issus d’un projet de naissance en soins palliatifs et 10 d’une décision de limitation ou arrêt des thérapeutiques (LAT). Douze d’entre eux étaient partis à domicile avant le 20

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Accompagnement psychologique de l’expérience douloureuse en soins palliatifs

  • Cette étude exploratoire montre comment le développement du discours subjectif analogique agit sur l’expérience douloureuse chez des sujets atteints d’un cancer. Quatre personnes en phase terminale passent l’épreuve des trois arbres (ETA) qui consiste à dessiner des arbres et à raconter leur histoire. Le vécu douloureux est évalué avant et après la passation de l’ETA avec l’échelle visuelle analogique (EVA). Les résultats montrent une réduction de la sensation douloureuse et de son expression comportementale. Ceci pourrait être dû au recentrage de l’attention et à une transformation de l’expérience émotionnelle grâce à l’activité figurative et discursive. L’approche psychologique associée au thème de l’arbre facilite l’élaboration de l’expérience douloureuse sur un mode analogique en resituant le vécu douloureux actuel dans une biographie singulière.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Projets de naissance en soins palliatifs : un domaine de la périnatalité à construire

  • Lorsqu’une pathologie fœtale incurable est découverte, certains couples choisissent de poursuivre la grossesse, ne pouvant se résoudre à une interruption de grossesse pour motif médical. De telles situations apparaissent, depuis quelques années, en médecine néonatale et peuvent déboucher sur une prise en charge palliative néonatale. Devant l’imprécision du diagnostic anténatal et face aux incertitudes pronostiques, l’équipe médicale se doit d’informer le couple des différentes évolutions possibles, étape après étape. La prise en charge palliative de l’enfant à naître doit alors avoir une cohérence d’intention à la fois dans la réflexion qui la porte, le discours qui est livré aux parents et les actions qui sont menées, tout en faisant participer l’ensemble des intervenants d’une équipe de santé. L’un des enjeux est d’explorer comment il est possible de contribuer à la construction de la parentalité dans le contexte d’un projet de naissance en soins palliatifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov