Sinusite [ Publications ]

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  • Objectif: rappeler les aspects étiopathogéniques, diagnostiques et thérapeutiques des complications cranioencéphaliques des sinusites bactériennes. Matériel et méthodes: il s'agissait d'une étude rétrospective concernant les enfants traités à l'hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba pour une complication cranioencéphalique des sinusites prouvées par l'imagerie médicale entre janvier 2006 et décembre 2011. Résultats: pendant la période d'étude, 58 cas de sinusite ont été hospitalisés et huit cas présentaient une complication cranioencéphalique. Les complications cranioencéphliques chez l'enfant représentaient ainsi prés de 14 % des sinusites, avec une incidence annuelle de 1,6. Il s'agissait de cinq garçons et trois filles dont l'âge moyen était de 13 ans. La symptomatologie était dominée par des céphalées fébriles et des signes neurologiques. Sept enfants avaient une sinusite multifocale et un autre une sinusite frontale. Cinq enfants avaient un empyème sous-dural associé à une thrombophlébite du sinus sagittal dans deux cas, à un abcès du cerveau et une thrombophlébite du sinus sagittal dans un cas, à une méningite associée à une thrombophlébite du sinus sagittal dans un cas. Deux enfants avaient une ostéomyélite de la table externe du sinus frontal dont un cas associé à un abcès du lobe frontal. Un autre enfant avait des abcès multiples du cerveau. Un drainage neurochirurgical et sinusien était réalisé dans cinq cas. Deux enfants avaient eu un drainage sinusien et un autre un drainage neurochirurgical isolé. Les germes responsables étaient isolés dans quatre cas dont un cas d'association Streptococcus pneumoniae et Haemophilus influenzae. Les suites thérapeutiques étaient simples dans sept cas dont quatre sans séquelles. Deux patients avaient récidivé et l'un d'entre eux est décédé. Conclusion: le diagnostic des complications cranioencéphaliques des sinusites repose sur l'imagerie médicale. Leur prise en charge thérapeutique doit être précoce et multidisciplinaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sinusites aiguës de l'adulte. Prise en charge par les médecins généralistes.

  • OBJECTIF : La sinusite aiguë est une affection fréquemment rencontrée en médecine générale dont la prise en charge est mal connue. L'analyse de la littérature n'apporte pas, à ce jour, d'informations suffisantes. MÉTHODE : Une enquête a donc été conduite auprès de 193 praticiens représentatifs de l'ensemble des médecins généralistes français et a permis de collecter 755 cas reçus en consultation entre le 6 janvier et le 15 mars 1999. RÉSULTATS : La symptomatologie clinique était dominée par les douleurs (97 % des patients) : douleurs à localisation évocatrice, douleurs faciales provoquées à la pression et céphalées étant les plus fréquentes. Il était complété dans la majorité des cas par un signe nasal (77 % des patients) et un contexte infectieux (90 % des patients). Trois circonstances de survenue des sinusites aiguës avaient été pré-définies par des experts : sinusites aiguës isolées, poussées aiguës sur fond de sinusite chronique, sinusites aiguës récidivantes. Dans 67 % des cas de sinusites aiguës isolées, le diagnostic établi a posteriori par les experts correspondait à celui du médecin généraliste. La prescription d'examens complémentaires était peu importante (17 % des patients), ciblée vers les patients présentant un terrain fragilisé et se limitait le plus souvent à une radiographie des sinus (81 % des examens complémentaires). La prescription d'un antibiotique par voie générale était quasi systématique (96 % des patients) mais ne représentait que 29 % de l'ensemble des prescriptions. Celles-ci étaient complétées par des corticoïdes par voie générale (41 % des patients), des traitements locaux (73 % des patients), des antitussifs et expectorants (52 % des patients) Bien qu'il s'agisse d'une pathologie douloureuse, les antalgiques n'étaient prescrits que chez 36 % des patients. CONCLUSION : Cette enquête observationnelle a permis de décrire la stratégie diagnostique et thérapeutique des médecins généralistes français face à la sinusite aiguë de l'adulte : elle se révèle globalement homogène et adaptée au profil des patients. En revanche, l'enquête n'avait pas pour objet d'évaluer les différentes classes thérapeutiques prescrites, dont l'efficacité reste à démontrer en pratique de ville.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité et tolérance du furoate de mometasone spray nasal dans le traitement de la sinusite ou de la rhinosinusite aiguë.

  • La sinusite ou rhinosinusite aiguë, est définie comme une infection aigue d'origine virale ou bactérienne caractérisée par une inflammation de la muqueuse nasale et sinusienne. Bien que les antibiotiques soient habituellement prescrits dans cette situation, la cause est majoritairement virale et la résolution spontanée de l'épisode aigue est la règle habituelle. Cette attitude est de plus en plus discutée en raison de l'émergence des résistances bactériennes. Les recommandations récentes ont d'ailleurs restreints l'usage des antibiotiques dans les formes symptomatiquement légères ou modérées. Les corticoïdes locaux intra-nasaux agissent sur la muqueuse nasale pour réduire les phénomènes inflammatoires et les symptômes qu 'ils provoquent et peuvent être par ces actions une option thérapeutique pour soulager les patients dans cette situation. Deux études randomisées ont montré que le furoate de mométasone avait une action supplémentaire sur l'amélioration symptomatique comparativement à un traitement placebo, s'il était associé à un traitement antibiotique. Ces études reflètent toutefois une attitude thérapeutique reconnue en Europe, mais à ce jour encore éloignée des recommandations françaises. Plus récemment, une étude randomisée en double aveugle contre placebo et antibiotique seul a révélé que le furoate de mométasone avait une action supérieure pour le traitement d'une rhinosinusite aiguë d'origine probablement virale. La posologie de 200 μg biquotidienne améliorait statistiquement tous les symptômes par rapport au placebo mais aussi à l'antibiothérapie. Bien que l'antibiotique ne soit pas celui recommandé en France dans cette indication, un tel résultat conduit à s'interroger sur l'intérêt de ce produit soit isolément soit en association avec un antibiotique lors des sinusites aigues. Ces résultats doivent conduire à réfléchir sur son intérêt dans le traitement des formes communautaires non compliquées où la prescription antibiotique est encore trop importante en pratique quotidienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications orbitaires majeures des sinusites maxillaires aiguës d'origine dentaire.

  • But : montrer l'importance de rechercher une origine dentaire devant une cellulite orbitaire secondaire à une sinusite maxillaire aiguë unilatérale et de diagnostiquer et traiter rapidement ces atteintes orbitaires afin d'éviter les séquelles visuelles. Description des cas: deux cas de patients sont présentés. Le premier cas est celui d'un homme de 35 ans dont le diagnostic et le traitement d'un abcès orbitaire secondaire à une sinusite d'origine dentaire ont été tardifs. Le patient présentait, au moment de sa prise en charge en milieu spécialisé, des signes visuels tels que diplopie et trouble de l'occulomotricité. Le diagnostic a été clinique et radiologique par la réalisation d'un scanner des sinus en urgence. Le traitement a constitué en un drainage chirurgical en urgence ainsi qu'en une antibiothérapie à large spectre active sur les cocci Gram + et les anaérobies. Malgré ce traitement et deux autres reprises chirurgicales, l'évolution a été péjorative amenant à une cécité définitive unilatérale. Le deuxième cas est celui d'une femme de 45 ans, immunodéprimée qui présentait la même pathologie sans signes visuels au moment de la prise en charge et dont l'évolution a été satisfaisante après traitements chirurgical et médical adaptés. Discussion : les signes d'atteinte visuelle et oculaire sont ceux qui alertent sur la gravité de l'infection et qui vont indiquer une intervention chirurgicale urgente. Le scanner des sinus de la face est essentiel pour mettre en évidence la communication entre l'orbite et l'infection dentaire causale. Pour cela, il doit inclure les processus alvéolaires des maxillaires pour montrer l'atteinte dentaire le plus souvent non diagnostiquée cliniquement. La chirurgie endonasale par voie endoscopique trouve ici deux intérêts, l'un diagnostique par l'exploration directe des cavités sinusiennes et l'autre thérapeutique par le drainage possible de l'ensemble des sinus.

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Efficacité et tolérance du céfotiam hexétil dans le traitement de surinfection de la sinusite chronique. Etude randomisée, en double aveugle, comparison au céfixime.

  • L'efficacité et la tolérance d'une nouvelle céphalosporine orale de troisième génération, le Céfotiam Hexétil (CTM) à la dose de 200 mg matin et soir ont été comparées avec celles du Céfixime (CX) à la dose de 200 mg matin et soir sur une période de dix jours de traitement. Cent vingt-deux patients adultes ambulatoires souffrant de sinusite chronique ont été randomisés par des ORL dans cette étude multicentrique prospective en double aveugle, double placebo. Le diagnostic de sinusite évoqué sur l'observation de douleurs faciales, d'un écoulement nasal purulent et/ou d'une obstruction, a été confirmé par une radiographie des sinus. L'usage d'antibiotiques ou de corticoïdes de façon concomitante ou pendant les quinze jours précédant l'inclusion représentait l'un des critères majeurs de non-inclusion. Cent vingt et un patients ont été évalués pour l'analyse de l'efficacité (62 dans le groupe Céfotiam Hexétil et 59 dans le groupe Céfixime). Les deux populations étaient comparables à l'inclusion en ce qui concerne les signes démographiques et cliniques à l'exception du sexe et du poids (73% de femmes dans le groupe Céfotiam Hexétil versus 47% dans le groupe Céfixime). Le taux de succès clinique en fin de traitement (guérison+amélioration) n'a pas été significativement différent entre les deux groupes (Céfotiam Hexétil: 82% versus Céfixime: 80%). Le nombre d'effets secondaires a été moins fréquent dans le groupe Céfotiam Hexétil (14,5% versus 19%). En conclusion, on peut dire que le Céfotiam Hexétil 200 mg matin et soir est aussi efficace et aussi bien toléré que le Céfixime 200 mg matin et soir dans le traitement des sinusites chroniques de l'adulte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sinusite aspergillaire d'origine dentaire dans sa forme pseudo-tumorale

  • Introduction. — L'aspergillose nasosinusienne est due à l'interaction entre la muqueuse nasosinusienne et un champignon cosmopolite (Aspergillus), elle est en nette augmentation, c'est une infection dont l'évolution est imprévisible nécessitant un diagnostic précoce et une prise en charge rapide et adéquate. Nous rapportons un cas de rhinosinusite aspergillaire d'origine dentaire dans sa forme pseudo-tumorale avec une revue de la littérature. Cas clinique. — Patiente de 31 ans, qui a consulté pour une obstruction nasale unilatérale droite avec une rhinorrhée purulente et nauséabonde suite à des soins dentaires. À l'examen, on a noté un bombement du cantus interne de l'œil droit et un processus charnu qui comblait la fosse nasale droite. Le scanner du massif facial a objectivé un processus comblant les cavités nasosinusiennes droites centré d'une image de densité calcique. La patiente a bénéficié d'une exérèse totale de cette masse par voie endoscopique. Les examens mycologique et anatomo-pathologique ont conclu à une aspergillose à Aspergillus fumigatus. La patiente n'a pas reçu d'antifongique. Les suites opératoires ont été simples. L'évolution a été favorable avec absence de récidive après un recul de 9 mois. Discussion. — La rhinosinusite aspergillaire d'origine dentaire est due généralement à l'irruption de pâte d'obturation canalaire dans le sinus maxillaire par une fistule bucco-sinusienne, négligée elle peut évoluer vers la forme invasive pseudo-tumorale. La présentation clinique est peu spécifique et le diagnostic fait souvent appel à l'imagerie (scanner). Les examens mycologique et histologique permettent de trancher. Le traitement est basé sur la chirurgie parfois associée à un traitement antifongique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sinusites maxillaires d'origine dentaire : traitement chirurgical.

  • Introduction. La fréquence des sinusites maxillaires d'origine dentaire (SMOD) est sous-estimée. Le traitement médicochirurgical a évolué grâce à l'endoscopie. Nous rapportons notre expérience et notre stratégie de traitement. Patients et méthodes. Vingt-deux patients ont été traités d'une SMOD entre 1998 et 2008. Les résultats ont été évalués rétrospectivement sur les signes fonctionnels et cliniques sinusiens et stomatologiques. Résultats. Seize pour cent des sinusites opérées étaient des SMOD. Dans 95 %, le bilan a compris une TDM. Les étiologies ont été un dépassement canalaire dans sept cas, une migration radiculaire ou dentaire lors d'extraction ou une dent incluse dans le sinus dans neuf cas, un kyste dans trois cas et une communication buccosinusienne (CBS) dans trois cas. Le traitement chirurgical a été dentaire et sinusien après refroidissement des phénomènes infectieux. Le drainage sinusien a été: endoscopique dans 64 % des cas, par voie de Caldwell-Luc dans 23 % et via la CBS élargie dans 13 %. Le recul a été compris entre trois mois à dix ans. Deux patients ont eu une surinfection postopératoire précoce, deux ont récidivé. Les séquelles postopératoires ont été une hyposmie dans trois cas, une dévitalisation dentaire dans un cas et des névralgies du trijumeau chez cinq patients opérés par voie de Caldwell-Luc. Discussion. L'endoscopie nasale est un atout dans le traitement chirurgical des SMOD. Elle rend obsolètes les techniques classiques de curetage et d'exclusion des cavités sinusiennes. Elle est fiable et expose à peu de complications. Le meilleur traitement est préventif.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rhinosinusites aiguës de l'adulte: enquête nationale sur les pratiques en médecine générale.

  • Entre le 17/1/2000 et le 31/3/2000, une enquête de pratiques a été réalisée chez 5000 médecins généralistes en France afin d'observer la prise en charge diagnostique et thérapeutique des patients présentant une rhinosinusite aiguë. Les médecins généralistes ont rempli 4611 questionnaires comportant une partie sur leur pratique habituelle et un cas/patient. Les médecins généralistes pensent que la rhinosinusite aiguë est fréquente en hiver et qu'il s'agit d'une pathologie susceptible d'entraîner des complications. Concordant avec la pratique déclarée, l'analyse des cas/patients montre que ceux-ci sont surtout des hommes, d'âge médian 37,6 ans, que la sinusite est surtout bilatérale (61,4 %), maxillaire (61,1 %), frontale (31,7 %), ethmoïdo-maxillaire (9,4 %) ou sphénoïdale (1,7 %). Un quart des patients a eu un examen complémentaire, le plus fréquemment une radiographie des sinus, et dans 14,4 % des cas une rhinoscopie antérieure. Chez les patients les plus âgés, en cas d'atteinte unilatérale et dans les sinusites sphénoïdales, les examens sont plus souvent pratiqués et le recours au spécialiste est plus fréquent (principalement l'ORL). Le traitement de première intention comporte en moyenne 3,2 spécialités: antibiotiques 98,5 %, vasoconstricteurs 55,5 %, anti-inflammatoires 55,5 % (dont corticoïdes (46,8 %) et AINS (8,7 %)) et fluidifiants (41,6 %). Au total, les médecins généralistes confirment leur attitude pragmatique dans le traitement de la rhinosinusite aiguë à partir d'un diagnostic fondé essentiellement sur la clinique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une rhinosinusite fongique invasive chez un patient immunocompétent

  • Les rhinosinusites fongiques invasives sont des pathologies dont l’incidence ne cesse d’augmenter, et ceci du fait du nombre croissant des patients immunodéprimés. Nous présentons le cas d’un patient de 73 ans, admis pour être opéré d’un rétrécissement aortique serré. Le bilan préopératoire a révélé une récidive de sa sinusite maxillaire gauche opérée il y a plusieurs années. Le scanner des sinus, réalisé en coupes axiales et coronales, mettait en évidence un sinus maxillaire gauche comblé par une image de densité métallique d’origine dentaire. Le patient a été donc opéré d’une méatotomie avec drainage. L’examen microscopique de la muqueuse sinusienne a mis en évidence des filaments mycéliens septés, et branchés à 45°, infiltrant les lumières vasculaires. Le diagnostic d’aspergillose invasive a été effectué, et le patient a été mis alors sous voriconazole. Le but de cet article est de décrire une forme invasive chronique de rhinosinusite fongique chez un patient immunocompétent, et d’exposer les différentes formes de rhinosinusites fongiques invasives. Le diagnostic d’une forme invasive de rhinosinusite fongique doit être particulièrement suspecté chez les patients immunodéprimés, mais également chez des patients immunocompétents. Un traitement médicochirurgical adéquat doit être instauré rapidement, compte tenu du pronostic qui pourrait être assez sévère, surtout dans les formes aiguës et fulminantes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les sinusites caséeuses aspects cliniques, TDM, opératoires, anatomopathologiques, biologiques, biochimiques et myco-bactériologiques. A propos de 33 cas.

  • Les auteurs analysent les principales caractéristiques cliniques, TDM, opératoires, anatomopathologiques, biologiques, biochimiques et myco-bactériologiques des sinusites caséeuses : - tableau clinique de sinusite chronique, fréquemment paucisymptomatique, rebelle au traitement médical habituel et répondant le plus souvent à une étiologie dentaire (dépassement apical), - tableau TDM dominé par une image de comblement du sinus maxillaire avec souvent un corps étranger intrasinusien, sans élément prédictif fiable quant à une éventuelle étiologie fongique, - aspect endoscopique ou opératoire de matériel caséeux intrasinusien souvent appelé abusivement «truffe aspergillaire», - composition biochimique du matériel caséeux (eau, protéines, lipides) similaire à celle des tissus périsinusiens , taux variables de calcium sans corrélation avec l'image TDM et de métaux (zinc, plomb, argent, cuivre, fer) évoquant une origine exogène (dépassement apical), - polymorphisme bactériologique et mycologique. L'étiologie fongique n'est qu'inconstante (20 cas) et ne peut être retenue qu'au terme d'une enquête mycologique approfondie. La discussion permet de revoir les critères diagnostiques et nosologiques de ces sinusites caséeuses trop fréquemment appelées aspergillaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Empyème sous-dural compliquant une sinusite frontale aiguë. A propos de 4 cas.

  • Objectif : la constitution d'un épanchement purulent entre la dure mère et l'arachnoïde ou empyème sous dural peut être la modalité évolutive d'une sinusite frontale. Le but de ce travail a été d'attirer l'attention des praticiens sur une situation clinique relativement rare mais grave. Matériel et méthode : il s'agissait de 4 patients de sexe masculin, admis dans un tableau de sinusite ethmoïdo-frontale aigue extériorisée. L'atteinte endocrânienne avait été confirmée par un examen tomodensitométrique du crâne et des sinus. Pour chacun de ces patients, un drainage neurochirurgical et sinusien avait été effectué au cours d'un même temps opératoire et une antibiothérapie post opératoire instituée pendant 30 jours. L'empyème était de siège temporo-pariétal dans 1 cas, frontal dans les autres cas. Résultats : l'empyème frontal était associé à une collection inter hémisphérique dans 1 cas. Un patient a été opéré à 2 reprises. Les suites opératoires immédiates ont été momentanément compliquées d'une hémiparésie et de crises convulsives spontanément résolutives dans 1 cas. Il n'y eut aucun décès. Le pronostic fonctionnel, a été par contre lourd, marqué par une cécité définitive dans 2 cas, bilatérale clans 1 cas. Conclusion : nous insistons sur l'importance de l'exploration neuroradiologique et de la prise en charge en double équipe d'oto-rhino-laryngologistes et de neurochirurgiens, quand la sinusite se complique d'une atteinte neuro-méningée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La Sinusite Fongique Allergique (SFA). A propos de 10 cas.

  • Objectif : Le diagnostic, l'individualisation nosologique et le traitement de la sinusite fongique allergique restent difficiles et controversés malgré des publications de plus en plus nombreuses. A partir des données de la littérature et de 10 cas personnels de sinusite fongique allergique, les auteurs analysent les principaux critères cliniques, tomodensitométriques, anatomopathologiques, biologiques, immuno-allergologiques, mycologiques et thérapeutiques. Matériel et méthodes : Etude rétrospective de 10 cas (6 hommes et 4 femmes, âge moyen 45 ans) de sinusite fongique allergique répondant à l'ensemble des critères diagnostiques proposés dans la littérature. Résultats : Dans 4 cas il s'agit d'une sinusite aspergillaire allergique avec concordance parfaite de tous les critères diagnostiques et dans 6 cas, d'une sinusite fongique allergique probablement aspergillaire. Dans 4 cas la sinusite fongique allergique est associée à une aspergillose broncho-pulmonaire allergique. Le traitement par chirurgie endoscopique et corticoïdes a permis de très bons résultats dans 6 cas et des résultats moyens dans 3 cas pour un échec thérapeutique complet dans 1 cas. Conclusion : Comme pour l'aspergillose broncho-pulmonaire allergique, le diagnostic de sinusite fongique allergique doit réunir un ensemble de critères cliniques, tomodensitométriques, anatomopathologiques, immuno-allergologiques et mycologiques pour éviter toute « dérive fongique » face à certaines incertitudes physiopathologiques et nosologiques. Le traitement encore mal codifié est essentiellement médico-chirurgical.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

De la rhinite allergique aux pathologies sinusiennes (sinusite/polypose): les liens épidémiologiques et expérimentaux.

  • Les relations entre la rhinite et la sinusite chronique sont étroites et complexes, celles entre la rhinite allergique et la polypose sont controversées. Celles-ci peuvent être démontrées tant des points de vue anatomique et physiologique, qu'épidémiologique (en comparant la prévalence d'une affection chez les porteurs de l'autre affection), expérimental (par la réalisation de tests de provocation allergénique nasaux et l'étude des éventuelles anomalies sinusiennes induites), et physiopathologique (par le phénotypage et la comparaison des inflammations présentes chez l'une et l'autre de ces deux affections). Si les résultats de telles études sont convaincants en ce qui concerne le rôle de l'inflammation nasale en général et de l'inflammation allergique en particulier dans la génèse de la sinusite (on parle d'ailleurs maintenant de rhino-sinusite). le rôle de l'allergie nasale dans la physiopathologie de la polypose naso-sinusienne n'est pas clairement établi et semble minime, Le bilan allergologique s'impose cependant devant tout patient souffrant régulièrement de symptômes rhinitiques et/ou sinusiens. La découverte d'une sensibilisation à tel ou tel allergène ne démontrera certainement pas son rôle étiologique, mais si son poids clinique semble important à l'interrogatoire, sa prise en charge thérapeutique apportera un complément non négligeable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de la tomodensitométrie dans la sinusite fongique allergique (SFA).

  • Objectifs. Évaluation de l'apport de la TDM au diagnostic et à la surveillance de la sinusite fongique allergique (SFA). Recherche de signes TDM caractéristiques de SFA. Méthodes. Analyse rétrospective d'une série de 12 cas de SFA répondant à l'ensemble des critères diagnostiques rapportés dans la littérature (1) rhinosinusite chronique résistante au traitement habituel (2) imagerie TDM de sinusite chronique (3) critères anatomopathologiques, immunoallergologiques, biologiques et mycologiques. L'imagerie TDM a été corrélée avec les constatations opératoires et analysée par un ORL et deux radiologues pour évaluer la valeur diagnostique des différents signes TDM et de leurs différentes associations. Résultats. Dans 6 cas, la SFA était isolée et dans 6 cas associée à une aspergillose bronchopulmonaire allergique (ABPA). L'imagerie TDM évoquait une pan- ou polysinusite, unilatérale ou bilatérale avec des images d'hyperplasies muqueuses, de comblements souvent hétérogènes, de modifications osseuses, de rétention liquidienne et avec un aspect pseudo-tumoral dans 3 cas. Conclusion. Cette imagerie TDM, prise isolement, n'est pas spécifique ou pathognomonique mais peut-être évocatrice ou suggestive de SFA en l'intégrant dans le contexte clinique et immunoallergologique particulier. Elle permet d'alerter le clinicien pour compléter le bilan, rechercher une atteinte bipolaire fongique sinuso-bronchique, définir le traitement et la surveillance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La sinusite aspergillaire allergique existe-t-elle? Résultats préliminaires d'une étude prospective.

  • La sinusite aspergillaire allergique est une entité dont la réalité clinique est très discutée. Les auteurs exposent les résultats d'une étude prospective dont le but est d'évaluer l'existence des sinusites aspergillaires allergiques d'un point de vue nosologique et clinique. Sur une période de cinq mois, 31 patients ont été traités chirurgicalement pour polypose naso-sinusienne (21 cas), sinusite chronique sans polypose (5 cas), sinusite chronique avec image radiologique évocatrice de mycose (5 cas). mastic, épais et visqueux des sécrétions en per-opératoire), anatomo-L'étude porte sur les critères cliniques (aspect mastic, épais et visqueux des sécrétions en per-opératoire), anatomo-pathologiques (mise en évidence des éléments constitutifs de la mucine allergique), mycologiques (examen direct et mise en culture) et immuno-allergologiques (IgE spécifiques à Aspergillus fumigatus, sérologies (IgG. IgM) à Aspergillus fumigatus et à Aspergillus fluvus, tests cutanés vis-à-vis d'Aspergillus fumigatus). Trois patients seraient suceptibles de présenter une sinusite aspergillaire allergique (une sinusite chronique bilatérale, deux polyposes nasosinusiennes), fongique allergique (deux polyposes nasosinusiennes), Deux patients présenteraient les caractères d'une sinusite fongique allergique (deux polyposes nasosinusiennes), l'identification du champignon n'ayant pu être obtenue.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sinusite frontale, mucocèle et abcès orbitaire supérolatéral.

  • Introduction. L'infection périorbitaire secondaire à une pansinusite est une pathologie rare pouvant aboutir à des complications ophtalmologiques et cérébrales irréversibles. Elle a fait l'objet d'une classification radioclinique par Chandler en 1970. Observation. Un enfant de huit ans a présenté un abcès périorbitaire sous-périosté supérolatéral. Le syndrome grippal initial a évolué vers une pansinusite résistante aux thérapeutiques usuelles. Secondairement, un œdème palpébral et une exophtalmie majeure ont justifié un scanner et une imagerie par résonance magnétique (IRM) révélant une collection sous-périostée. Discussion. L'abcès périorbitaire est une pathologie grave dont le diagnostic doit être précoce et le traitement médical ou médicochirurgical adapté à la gravité. La classification de Chandler y contribue. Les éthmoïdites peuvent se compliquer d'abcès périorbitaires dont la localisation est préférentiellement supéromédiale. L'imagerie, confirmée par l'exploration chirurgicale, a révélé un abcès périorbitaire supérolatéral associé à une mucocèle frontale. Cette observation illustre la possibilité d'une communication entre le sinus frontal et la cavité orbitaire. Lors d'une sinusite frontale, une mucocèle préexistante peut se surinfecter et provoquer un abcès périorbitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La thermographie numérisée pour l'évaluation de l'action de la bétaméthasone dans le traitement des sinusites aiguës. Etude préliminaire.

  • OBJECTIFS: Lors d'une inflammation, la température dégagée peut être visualisée et mesurée au moyen de la téléthermogra-phie dynamique (TTD). C'est le cas lors des sinusites et il est ainsi possible de vérifier l'efficacité d'un traitement antiinflam-matoire tel que la bétaméthasone. MÉTHODES : Dix patients adultes atteints de sinusite ont été traités en ambulatoire par 2 comprimés de bétaméthasone 2 mg par jour pendant 10 jours sans traitements associés. Les clichés de TTD ont été pris à J0, J2, J3, J5 et J10. Une échelle colorimétrique sur les clichés indique les différences de température selon la sensiblité choisie. Une exploitation informatique est alors possible. Une évaluation clinique de la symptomatologie et de la tolérance a été effectuée aux mêmes temps que les clichés. RÉSULTATS: Les patients ont tous bénéficié du traitement puisque 5 ont été guéris, 4 améliorés de façon marquée et 1 de façon moyenne. La diminution de l'intensité des douleurs a été significative entre J0 et J10 (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sinusites chroniques au cours de l'infection par le VIH: stratégies thérapeutiques.

  • La pathologie rhinosinusienne chronique chez les patients infectés par le VIH est un problème fréquent, dont l'écologie bactérienne et la conduite thérapeutique restent encore mal définies. Les auteurs rapportent une étude rétrospective réalisée dans le service d'ORL et de Chirurgie de la Face et du Cou du CHU de Nice , les 25 patients inclus infectés par le VIH présentaient une infection sinusienne évoluant depuis plus de 6 semaines, malgré une ou plusieurs antibiothérapies. Les donnés cliniques et tomodensitométriques de la série sont rapportées ainsi que les résultats des prélèvements microbiologiques réalisés, en endosinusien, au cours du geste chirurgical (stériles 32 % , Pseudomonas aeruginosa 32 %, Streptococcus pneumoniae 16 %, Staphylococcus aureus 16 %, Hemophilus influenzae 16 %, germes anaérobies 16 % et Toxoplasma gondii 4 %). Tous les patients ont bénéficié d'une prise en charge chirurgicale (sinusoscopie maxillaire avec drainage 17 , chirurgie endonasale endoscopique 8), les résultats ont été appréciés à 4 mois avec 76 % de récidive (100 % chez les patients ayant un taux de lymphocytes T4 inférieur à 200/mm

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sinusites aspergillaires invasives chez les patients infectés par le virus de l'immunodéficience humaine.

  • L'aspergillose sinusienne invasive est une infection mettant en jeu le pronostic vital, observée essentiellement chez des patients immunodéprimés. Nous rapportons notre expérience chez 3 patients au stade de sida. C'est l'existence d'une sinusite unilatérale douloureuse résistant au traitement médical avec des signes de lyse osseuse au scanner et, pour l'un d'entre eux, des signes d'atteinte neurologique, qui ont fait évoquer le diagnostic et pratiquer une exploration chirurgicale. Un patient présentant une sinusite frontale avec envahissement cérébral est décédé malgré la prise en charge chirurgicale et une thérapeutique antifongique. Un patient dont l'atteinte du sinus maxillaire était limitée a pu bénéficier d'une exérèse chirurgicale satisfaisante associée au traitement antifongique et peut être considéré comme guéri avec 14 mois de recul. Un patient présentant une atteinte ethmoïdale avec envahissement orbitaire et du sinus caverneux a eu une régression des lésions grâce au seul traitement médical par l'itraconazole. Notre expérience souligne la nécessité d'un diagnostic précoce devant des signes cliniques et scanographiques évocateurs et le caractère curable de l'aspergillose invasive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rhinosinusites et sinusites aiguës.

  • Au cours d'un rhume commun de l'adulte, l'atteinte de la muqueuse sinusienne, confirmée par des images scanographiques, est quasi constante ce qui justifie l'appellation actuelle de rhinosinusite. La survenue d'une surinfection bactérienne ne peut être affirmée que par la positivité d'un prélèvement bactériologique qui n'est jamais réalisé en pratique courante, aussi faut-il se contenter d'éléments de présomption. Parmi ceux-ci, l'unilatéralisation des symptômes marquée par la douleur et la rhinorrhée purulente est un élément essentiel. Lorsque les symptômes demeurent bilatéraux il faut savoir attendre pour prescrire une antibiothérapie et ne traiter que les situations résistantes pendant plusieurs jours aux thérapeutiques symptomatiques. Dans ces cas, l'apport d'un examen approfondi montrant l'origine du pus sous le méat moyen ou d'une radiographie des sinus montrant un niveau liquide ou une opacité totale sont des éléments discriminants importants. La suspicion clinique d'une localisation de l'infection aux sinus frontaux ou sphénoïdaux implique un traitement antibiotique rapide dont la nécessité n'est pas discutée. Le choix de l'antibiothérapie privilégie les produits actifs à la fois sur Hæmophilus producteur de β-lactamase et sur les pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline n'ayant qu'un bas niveau de résistance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov