Sialadenite [ Publications ]

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  • Introduction. La sialadénite de cause médicamenteuse est rare et méconnue. La phénylbutazone et l'oxyphenbutazone sont les principaux responsables, même si d'autres médicaments (nitrofurantoïne, nifedipine, methimazole...) ont été impliqués. Nous rapportons une observation de sialadénite après prise de phénylbutazone et la la comparons aux autres observations de la littérature. Observation. Une femme de 51 ans, traitée depuis 6 jours par phénylbutazone, était hospitalisée avec comme diagnostic initial celui d'oedème de Quincke. Cliniquement, il s'agissait en fait d'une parotidite et d'une sous-maxillite bilatérales. Elle signalait avoir eu les oreillons dans l'enfance. L'évolution était favorable en 8 jours après arrêt de la phénylbutazone et traitement par corticothérapie. Cependant une éruption prurigineuse des membres et du tronc apparaissait avec hyperthermie à 38 °C. Il existait alors une cytolyse hépatique, une cholestase et un syndrome inflammatoire. La recherche étiologique en particulier infectieuse et auto-immune était négative. L'éruption disparaissait en 5 jours, sans traitement. Les explorations biologiques 3 semaines plus tard étaient normales. Discussion. Le diagnostic d'oedème de Quincke a été posé initialement trop rapidement sur les « antécédents allergiques » et l'interrogatoire de la malade. L'examen clinique a redressé le diagnostic pour celui de sialadénite. Notre observation présente des similitudes avec celles de la littérature : xérostomie mal tolérée apparaissant avant la sialadénite et se prolongeant après, atteinte des parotides et sous-maxillaires, délai de survenue de 6 jours entre le début de la prise de phénylbutazone et la sialadénite, hyperthermie, évolution locale favorable sans complication, association à un syndrome inflammatoire avec polynucléose neutrophile, absence de cause infectieuse. L'éruption maculo-papuleuse prurigineuse et les anomalies biologiques hépatiques sont en revanche rarement décrites. L'hypothèse d'un mécanisme général d'hypersensibilité est discutée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov
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