Scoliose [ Publications ]

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  • But de l'étude. - Il s'agit d'une étude rétrospective effectuée à partir de critères cliniques et radiologiques concernant un groupe de 115 patients traités par corset entier CMCR. Objectifs. - Démontrer l'efficacité du corset CMCR sur une population d'enfants et d'adolescents traitée pour scoliose idiopathique combinée ou thoracolombaire. Évaluer la tolérance du corset à partir d'un autoquestionnaire. Matériel. - Le corset CMCR est un corset monocoque dont les appuis en regard des gibbosités sont rendus mobiles grâce à l'utilisation du carbone précontraint , l'étude a porté sur une population constituée de 115 enfants scoliotiques de 12,5 ans de moyenne d'âge. Méthode. - Étude rétrospective, portant sur des données cliniques (gibbosité, capacité vitale) et radiologiques (angle de Cobb, pente sacrée, lordose lombaire, cyphose dorsale) mesurées à la mise en place du corset puisjau moment de son ablation. Évaluation complémentaire selon le stade d'ossification (Risser 0, 1 ou 2 et lorsque le début du traitement s'effectue à Risser 3 ou 4). Un autoquestionnaire spécifique était utilisé afin d'évaluer auprès de 95 patients la tolérance du corset. Résultats. - Quatre-vingt-quinze patients ont été évalués. La correction angulaire immédiate sous corset était de 50 % par rapport à l'angulation initiale , diminution de la capacité vitale sous corset de 13 %. À l'ablation du corset en moyenne après deux ans de port, sur le plan radiographique on notait une amélioration significative des scolioses thoracolombaires ainsi que sur la courbure lombaire des scolioses combinées, en revanche, on notait une stabilité de la courbure thoracique des scolioses combinées. Pas d'efficacité significative sur la gibbosité ou la saillie paraspinale. Le groupe qui avait débuté le traite ment à Risser 3 ou 4 avait un meilleur résultat sur la courbure lombaire des scolioses combinées que le groupe Risser 0, 1 ou 2. À partir de l'autoquestionnaire on observait que le corset était plutôt facile à mettre en place, bien toléré physiquement et psychologiquement par 70 % des patients. Conclusion. - Le corset CMCR enraye l'évolutivité des scolioses d'angulation moyenne en cours de croissance, qu'elles soient combinées ou thoracolombaires, avec peu de répercussion sur la capacité vitale, mais n'a pas d'efficacité prouvée sur la gibbosité. Le corset monocoque à renfort carbone est indiqué pour les scolioses évolutives souples en période de croissance pubertaire. Ce corset « dynamique » trouve sa place dans l'arsenal thérapeutique actuel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Scolioses thoraciques: les gibbosités exo et endo thoraciques et l'index de pénétration rachidienne.

  • La constatation répétée de compressions bronchiques survenues dans des cas de déformation rachidienne thoracique avec problèmes respiratoires, compressions révélées par des atélectasies parfaitement démontrées par des coupes scannographiques du thorax, nous ont amenés à réfléchir sur la morphologie de la cage thoracique dans ces déformations rachidiennes. A côté de la gibbosité classique créée par la saillie costale en général postérieure du côté convexe et que l'on peut qualifier de gibbosité exothoracique, il existe à notre sens une autre gibbosité que l'on peut qualifier d'endothoracique et que l'on peut aussi appeler gibbosité vertébrale, caractérisée par une pénétration du rachis à l'intérieur de cette cavité thoracique. Ceci nous a amenés à définir l'index de pénétration rachidienne sur une coupe scannographique. II suffit de tracer la tangente postérieure à la saillie des côtes concaves et convexes au niveau de la coupe et de faire le rapport entre la surface théorique du thorax réalisée par cette tangente et la circonférence thoracique, rapportée à la surface occupée par la pénétration des corps vertébraux et des côtes attenantes jusqu'à cette ligne tangente postérieure. On peut définir ainsi un index à chaque niveau de coupe et si on réalise des coupes successives de toute la hauteur du thorax, on peut parfaitement réaliser un pourcentage en volume. Nous avons pris comme témoins normaux une série de coupes scannographiques pulmonaires systématiques effectuées pour la recherche des métastases des malades atteints de tumeurs malignes, ce qui nous a donnés un pourcentage de surface et de volume théorique variant entre 8 et 10 %, alors que dans les déformations scoliotiques et lordo-scoliotiques on peut atteindre des pourcentages qui varient entre 15, 20 et même 50%. C'est un index morphologique important, anatomique, qui mesure le volume réel des cavités thoraciques fonctionnelles et qu'il faut bien différencier de la capacité vitale par exemple qui mesure tout à la fois ce volume, mais aussi la fonction (valeur de la fonction du diaphragme, des muscles inter-costaux, la mobilité costale, etc.) Il peut être utilisé en description, tout autant qu'en comparaison pré et post-opératoire. C'est un premier pas dans la mesure tridimensionnelle des déformations rachidiennes, en particulier pour la région thoracique. Par ailleurs cela permet d'aborder la classification et les indications thérapeutiques logiques des gibbosités scoliotiques. Le développement informatique de reconstruction 3D permettra dans très peu de temps d'obtenir l'information d'après une radiographie simple de face et de profil de la colonne vertébrale et du thorax.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude du couplage biomécanique entre la colonne vertébrale et la cage thoracique dans le traitement de la scoliose par orthése.

  • Dans le traitement de la scoliose idiopathique adolescente, différents corsets orthopédiques sont utilisés afin de réduire les déformations scoliotiques ou du moins réfréner la progression de cette maladie. Cependant, la façon dont les pressions orthotiques sont transmises au rachis par l'intermédiaire des divers tissus du tronc demeure méconnue, et de nombreux effets tels la réduction des courbures sagittales et la faible dérotation axiale sont souvent rapportés. Un modèle biomécanique, par éléments finis, de la colonne vertébrale et de la cage thoracique scoliotique a été utilisé afin d'investiguer l'hypothèse qu'il existe des mécanismes couplés entre le rachis et le thorax qui seraient responsables des corrections non-optimales. Différentes forces de 40 N ont été appliquées sur la gibbosité ainsi que sur la paroi latérale du thorax, et leurs effets individuels ont été évalués sur le rachis et le thorax à l'aide de plusieurs indices géométriques (translations dans le plan transverse, rotations axiales, frontales et sagittales, angles de Cobb). Les différentes simulations ont confirmé l'existence de mécanismes de couplage. La réduction des courbures physiologiques sagittales jusqu'à 30%) est reliée à la composante antérieure de la force appliquée sur la gibbosité. De plus, cette force produit un déplacement latéral du rachis vers la convexité de la courbe scoliotique (jusqu'à 7 mm) et augmente les courbures frontales (jusqu'à 4°). En fonction des différents résultats trouvés dans cette étude, une approche de traitement orthotique plus efficace a été proposée et simulée sur 4 patientes scoliotiques (Cobb thoracique entre 22° et 54°) afin d'en étudier sa praticabilité. Cette approche consiste à conserver la force latérale et à appliquer une force postérieure sur la paroi antérieure de la cage thoracique opposée à la gibbosité, avec un système qui contraint le recul de la gibbosité. Cette approche de traitement entraîne généralement la dérotation du tronc (entre 7° et 13°) et la réduction des courbures frontales (jusqu'à 4°), sans pour autant réduire les courbures sagittales physiologiques. D'autres études plus étendues sur un plus grand nombre de patients comportant différentes courbures scoliotiques sont nécessaires afin de déterminer les points d'application, les intensités et les orientations des efforts orthotiques à prescrire pour parvenir à un traitement optimal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de l'étude des potentiels évoqués somesthésiques au cours de la correction chirurgicale des scolioses associées à une syringomyélie. A propos de quatre observations.

  • La présence d'une cavité syringomélique augmente le risque de complication neurologique au cours du traitement chirurgical d'une scoliose. Notre étude a pour but de montrer l'intérêt du monitoring sensitif au cours du traitement chirurgical des scolioses associées à une syringomyélie. Quatre patients présentant une scoliose associée à une syringomyélie ont été opérés par voie postérieure avec mise en place de matériel de Cotrel-Dubousset. L'enregistrement des Potentiels Evoqués Somesthésiques (PES) a été réalisé en préopératoire et en per-opératoire. L'analyse a porté sur la latence de survenue du pic P40 et sur l'amplitude de la réponse. Les PES préopératoires ont montré dans tous les cas des signes de souffrance cordonale postérieure (même en cas d'examen clinique normal). Au cours du monitoring nous avons noté: dans un cas, aucune variation: dans un cas, un aplatissement réversible en 5 minutes. Dans 2 cas, un aplatissement persistant, réversible en 10 et 15 minutes après modification de l'instrumentation. Dans tous les cas, l'examen neurologique postopératoire était identique à l'examen préopératoire. Les PES préopératoires peuvent faire le diagnostic de souffrance cordonale postérieure, même en cas d'examen clinique normal. L'importance de l'atteinte électrique préopératoire permet de préjuger du risque neurologique au décours de l'intervention. Les PES peropératoires peuvent être réalisés selon le même protocole anesthésique et la même technique que pour les scolioses idiopathiques. Leur interprétation paraît fiable. En cas d'altération, comme pour les scolioses idiopathiques, l'amplitude de la réponse est le critère le plus sensible alors que la latence de la réponse P40 se modifie avec retard. Le délai de réversibilité des altérations PES est souvent retardé par rapport aux scolioses idiopathiques. - Conclusion: Le monitoring sensitif devrait permettre de diminuer le risque neurologique au cours du traitement chirurgical des scolioses associées à une syringomyélie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Utilisation des potentiels évoqués mixtes neurogènes durant la chirurgie des scolioses: analyse rétrospective à propos de 149 cas.

  • Ce travail présente l'analyse rétrospective de l'utilisation per-opératoire des Potentiels Evoqués Mixtes Neurogènes (PEMN) associés aux Potentiels Evoqués Somesthésiques (PES) chez 149 patients opérés d'une correction de scoliose par instrumentation de type Cotrel-Dubousset. Les cas au cours desquels est survenue une modification des potentiels évoqués sont plus particulièrement décrits. 149 patients (104 femmes et 45 hommes), d'âge moyen 28 ans (13-72 ans) ont bénéficié d'une surveillance per-opératoire par potentiels évoqués combinés durant la correction d'une scoliose par instrumentation CD. Les PEMN sont obtenus par stimulation médullaire à l'aide de deux électrodes placées en amont du site opératoire, l'une dans l'espace péridural, l'autre dans le ligament interépineux sus-jacent. Ils sont enregistrés à partir d'électrodes situées en regard du nerf sciatique au creux poplité et du nerf sural à la cheville. Les PES corticaux sont obtenus à partir d'électrodes placées au niveau du scalp après stimulation du nerf tibial postérieur. Une diminution d'amplitude de plus de 50 p. 100 et une augmentation de la latence supérieure à 10 p. 100 ont été retenus comme les critères significatifs de souffrance médullaire. Aucun faux-négatif ne fut observé. Les modifications des PEMN n'ont pas atteint la valeur critique dans 143 cas. Une altération significative fut observée dans 6 cas, conduisant à une modification de la procédure chirurgicale. En déplaçant les électrodes de stimulation médullaire étage par étage il fut possible de préciser le niveau de souffrance médullaire et d'effectuer le geste approprié permettant d'éviter des complications neurologiques postopératoires définitives dans 5 cas sur 6. La surveillance des PEMN est une méthode sensible et spécifique de détection d'une souffrance médullaire au cours de la chirurgie du rachis. Les PEMN permettent également la localisation précise de l'étage médullaire de la lésion. Ils représentent un outil de surveillance de choix au cours de la chirurgie de la scoliose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de la scoliose de l'adolescent par libération antérieure et arthrodèse vertébrale sous thoracoscopie. Résultats préliminaires.

  • Le but de ce travail était d'évaluer les résultats préliminaires de la chirurgie vertébrale de libération et arthrodèse faite sous thoracoscopie chez les adolescents scoliotiques. Les auteurs ont revu leurs huit premiers cas. Chaque fois la thoracoscopie était combinée à une approche postérieure dans la même séquence opératoire. L'analyse rétrospective des résultats, par un observateur indépendant, a été faite sur révisions des dossiers et des radiographies, avec un recul minimum de 6 mois (moyenne 14 mois). Dans un cas la thoracoscopie n'a pu être menée jusqu'au bout à cause d'un bronchospasme sévère. Dans les autres cas, en moyenne quatre niveaux ont été libérés et arthrodésés. La discectomie n'a jamais été considérée comme totale. La durée moyenne de la thoracoscopie a été de 240 mn, la durée totale de l'intervention (arthrodèse vertébrale postérieure comprise a été de 430 mn ou 8 heures 10 mn). Le saignement lors de la thoracoscopie a été minime (moins de 200cc) sauf pour un patient (2000cc). Les drains thoraciques ont été laissés en place en moyenne 4,4 jours. Au dernier recul l'avantage esthétique est évident, mais la correction angulaire obtenue (63 p. 100) n'est pas supérieure à celle obtenue par voie postérieure isolée sans libération. L'aspect radiologique de l'arthrodèse antérieure paraît moins satisfaisant que pour les thoracotomies classiques bien que nous ne déplorions pas de pseudarthrose. Ces résultats tempèrent donc l'optimisme de la littérature pour cette nouvelle technique. Nos indications restent donc les patients à haut risque de phénomène vilebrequin et les arthrodèses antérieures complémentaires des courbures dysplasiques. Quant aux courbures majeures scoliotiques nous recommandons toujours la libération par thoracotomie qui permet une excision discale plus étendue et sur plus de niveaux, une greffe plus abondante, et un temps opératoire moindre pour une morbidité qui ne paraît pas supérieure.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation du résultat du corset de Chêneau dans la scoliose idiopathique de l'adolescent.

  • Objectif - L'objectif principal est d'évaluer les résultats du corset de Chêneau dans le traitement orthopédique de la scoliose idiopathique de l'adolescent afin de mieux cerner les indications dans lesquelles il pourrait être prescrit. Matériel et méthode. - Il s'agit d'une étude rétrospective chez 63 patients traités par corset de Chêneau entre 1997 et 2006 pour scoliose idiopathique de l'adolescent. Les angles de Cobb des courbures dans les plans frontal et sagittal ainsi que les rotations et gibbosités ont été mesurés en début de traitement, avec corset, en fin de traitement et deux ans après l'arrêt du port du corset. La variation de ± 10° a été choisie pour juger les résultats. Résultats. - En fin de traitement, 25,4 % des courbures étaient améliorées, 60,3 % stabilisées. Dans 14,3 %, les courbures sont aggravées, cinq patients (7,9 %) ont été opérés. La perte angulaire moyenne à deux ans est de 1,8°. Les meilleurs résultats ont été obtenus pour les courbures lombaires et dorsolombaires. Une amélioration significative est constatée pour les courbures dorsales, les courbures doubles majeures sont peu accessibles au traitement. Les courbures dont l'angle initial est inférieur à 30°, les réductions initiales avec corset supérieures à 50 % présentaient la meilleure amélioration à la fin du suivi. Nous constatons une réduction significative de la gibbosité mais qui ne s'accompagne pas d'une réduction de la rotation. À noter enfin un effet délétère sur les courbures sagittales avec un léger aplatissement du profil rachidien. Conclusion. - Le port continu du corset de Chêneau a permis de stabiliser l'évolution de ces scolioses, en dehors des formes à doubles courbures majeures qui sont peu accessibles au traitement. Cependant, cela se fait au prix d'un léger aplatissement des courbures du rachis dans le plan sagittal. La perte de la correction après ablation de corset est faible. Nous mettons donc l'accent sur la nécessité d'une surveillance de l'aspect sagittal du rachis ainsi que d'une possibilité d'un traitement précoce, d'une surveillance stricte et d'un suivi prolongé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La scoliose expérimentale chez le mini-porc: étude des déformations vertébrales.

  • Le but de cette étude est de tenter l'induction d'une déformation scoliotique chez le mini-porc par l'épiphysiodése unilatérale des cartilages neuro-centraux (CNC) de 5 vertèbres consécutives, afin de mieux cerner le rôle des CNC dans la genèse des déformations vertébrales dans la pathologie scoliotique. Les déformations vertébrales induites chez ce quadrupède sont comparées à celles d'un pseudo-bipède (le poulet: induction de la scoliose par pinéalectomie) et aux déformations vertébrales connues dans la scoliose idiopathique chez l'homme. Matériel et méthodes: Nous avons utilisé huit mini-porcs de race Yucatan âgés d'un mois. Le groupe traité (4 mini-porcs) a subi une épiphysiodése (vis en compression) des CNC de T5 à T9. Le groupe contrôle (2 mini-porcs) a subi une perforation des CNC mais sans vissage, de T5 à T9. Le groupe sham opératoire (2 mini-porcs) a subi seulement un dégagement sus-périosté des muscles vertébraux du côté droit au niveau thoracique. Un suivi radiologique est effectué à 1, 6 et 12 mois postopératoire. Les animaux ont été sacrifiés entre 12 et 13 mois postopératoire. Les vertèbres ont été disséquées pour l'analyse anatomique macroscopique. Résultats: Le suivi radiologique démontre une résorption plus ou moins complète des courbures après une année postopératoire. La déformation horizontale des vertèbres était plus prononcée sur les vertèbres avec un CNC vissé. Les déformations vertébrales chez le mini-porc sont semblables à celles retrouvées chez l'homme et chez le poulet. Conclusions: Bien que les courbures soient bénignes et souvent spontanément résolutives, l'étude des déformations vertébrales induites comparées à celles obtenues chez le poulet (post-pinéalectomie) et celles décrites chez l'homme suggèrent que le CNC est probablement impliqué dans la genèse des déformations vertébrales dans le plan horizontal. Toutefois le mini-porc ne semble pas être un bon modèle expérimental pour la scoliose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats des arthrodèses vertébrales postérieures dans les scolioses secondaires à une ostéogenèse imparfaite.

  • Une étude rétrospective a été conduite afin de documenter et d'analyser les résultats des arthrodèses vertébrales postérieures dans le cadre des déformations scoliotiques associées à une ostéogenèse imparfaite durant la période de 1977 à 2002. Nous avons revu 27 patients opérés d'une arthrodèse vertébrale postérieure après préparation par traction préopératoire par halo crânien, avec une instrumentation de type Harrington (n = 2) ou bien C.D. (n = 23) et deux cas d'arthrodèse postérieure non instrumentée. Onze de ces patients étaient des garçons et seize étaient des filles. L'âge moyen le jour de l'arthrodèse était de 13 ans 4 mois, et la moyenne des courbures préopératoires était de 77 degrés avec une correction de l'ordre de 37 % en postopératoire. Le suivi moyen a été de 6 ans. Des complications mineures dues à une surinfection et un glissement d'un pointeau de traction crânien ont été observées chez deux patients et une perte de correction avec fracture du matériel chez 4 patients. Nous pensons qu'une arthrodèse vertébrale postérieure pour déformation scoliotique secondaire à une ostéogenèse imparfaite doit être entreprise après une période de préparation et de traction par halo crânien afin d'améliorer les conditions mécaniques et respiratoires, de corriger progressivement la scoliose et de prévenir les complications qui peuvent survenir. L'arthrodèse vertébrale postérieure permet chez ces patients atteints d'une déformation rachidienne, outre la préservation des capacités respiratoires et de la taille, une correction du déséquilibre du tronc afin d'améliorer la posture et un meilleur appareillage en fauteuil roulant chez les non marchants, voire une verticalisation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude biomécanique de nouveaux concepts de traitement orthotique pour la correction 3D de la scoliose.

  • La scoliose est une déformation complexe de la colonne vertébrale et de la cage thoracique qui est généralement traitée avec le corset de Boston. Cette étude a pour but de tester deux nouvelles approches de traitement afin de les comparer au corset de Boston. Un modèle biomécanique, personnalisé à la géométrie de 20 adolescents ayant une scoliose idiopathique double a été utilisé pour effectuer les simulations. Le premier traitement consistait à appliquer au niveau de l'apex thoracique différentes forces antérieure et latérale, en bloquant le recul de la gibbosité postérieure. Pour le second traitement, une force oblique de 45° par rapport au plan frontal a été ajoutée à l'apex lombaire. Après chaque simulation, des indices géométriques et cliniques ont été calculés ce qui a permis de comparer l'effet de ces traitements à la géométrie initiale des patients et avec corset de Boston. De façon générale, les simulations de traitement diminuent l'angle de Cobb thoracique dans le plan frontal tout en conservant les courbures sagittales normales, ramènent le plan de déformation maximale thoracique vers le plan sagittal et réduisent la gibbosité ainsi que la rotation axiale. En comparaison, le corset de Boston réduit les courbures dans les plans frontal et sagittal, modifie les plans de déformations maximales vers le plan coronal et n'a aucun effet sur la rotation axiale et la gibbosité à l'apex thoracique. Cette étude biomécanique démontre qu'il existe des combinaisons de mise en charge du tronc qui corrigent davantage la scoliose que les traitements actuels. Ces approches de traitement doivent être personnalisées pour chaque patient et leur validation clinique reste à établir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de l’imagerie 3D dans le diagnostic et la surveillance des scolioses de l’enfant et de l’adolescent.

  • La scoliose est une torsion du rachis. La rotation des vertèbres dans le plan axial fait apparaître une ou plusieurs courbures de plus de 10° dans le plan frontal et modifie les courbures sagittales. En plus du préjudice esthétique, la morbidité d’une scoliose dépend de l’importance de la déformation. Le traitement, qu’il soit orthopédique ou chirurgical, est lourd et ne corrige jamais complètement la scoliose. Au mieux, en fin de croissance on peut avoir stabilisé la déformation. Il est donc important de dépister les faibles courbures et de repérer rapidement les formes évolutives pour les traiter. La visualisation de la scoliose dans les 3 plans par l’intermédiaire d’une modélisation du rachis a un intérêt à tous les stades de la prise en charge. Initialement face à une faible courbure, la vision tridimensionnelle (3D) permet d’affirmer la scoliose en montrant la modification dans les 3 plans. Toutes les petites courbures n’évoluent pas, le traitement orthopédique est contraignant et a un coût : on ne le propose qu’aux formes évolutives. Si la courbure est faible et ne nécessite pas un traitement immédiat, la vision 3D sur les contrôles successifs permet de dépister rapidement et de manière fiable les signes d’évolutivité. Enfin, la surveillance du traitement par corset et le bilan préopératoire sont d’autant mieux réalisés que tous les paramètres de cette déformation tridimensionnelle sont accessibles. La nécessité d’une vision 3D de la scoliose est connue depuis longtemps mais il fallait un outil permettant une étude en position verticale et faiblement irradiant. Le système d’imagerie EOS répond à ces critères et permet une analyse optimale des déformations scoliotiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Planification du niveau supérieur d'arthrodèse dans les scolioses idiopathiques thoraciques de l'adolescent: étude prospective de 103 cas.

  • La sélection des niveaux de fusion reste un sujet controversé dans les scolioses idiopathiques de l'adolescent. Les classifications de King et de Lenke ont récemment montré leurs limites. Nous décrivons dans cette étude une méthode de planification indépendante des classifications anatomiques. L'objectif de ce travail est d'évaluer l'efficacité de notre méthode pour planifier le niveau supérieur d'arthrodèse, dans le but de restituer l'équilibre des épaules, mais aussi l'équilibre global du rachis dans les plans sagittal et frontal. Cent trois patients opérés d'une scoliose idiopathique thoracique de l'adolescent ont été inclus. Le choix du niveau proximal d'arthrodèse a reposé sur l'analyse de la rigidité de la courbure proximale et des inclinaisons de T1 et des épaules. Les paramètres radiologiques postopératoires et au dernier recul ont été comparés aux valeurs préopératoires à l'aide de t tests sur séries appariées. Le recul moyen est de 30,2 mois. L'angle claviculaire et l'inclinaison de T1 ont été améliorés de façon significative, aussi bien dans les courbures thoraciques uniques que dans les doubles thoraciques. Aucune corrélation n'a été retrouvée entre l'inclinaison de T1 et l'équilibre des épaules. Au dernier recul, 86,5% des patients satisfaisaient à tous les critères d'équilibre. Les résultats de notre planification, qui a été respectée dans 97% des cas, sont encourageants. Toutefois, les conséquences à long terme de l'inclinaison résiduelle de T1 restent encore à évaluer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Classification des scolioses thoraco-lombaires gauches selon leur morphologie radiologique et leur géométrie posturale.

  • La scoliose idiopathique est une déformation tridimensionnelle (3D) du rachis associée à des modifications de la géométrie posturale (GP). La classification conventionnelle de ces scolioses repose principalement sur l'analyse d'un cliché radiographique d'incidence PA. Cette classification est donc descriptive, ce qui conduit à l'hétérogénéité des groupes et à un diagnostic, un pronostic et un traitement basé sur une information partielle. Le but de ce projet est d'effectuer une sous-classification des courbures thoraco-lombaires gauches (TLG) en se basant sur une évaluation complémentaire des clichés radiologiques PA et latéral et sur l'évaluation des déformations posturales. La quantification de la GP de 14 sujets contrôles et de 20 patients (TLG) fut effectuée selon une approche stéréovidéographique. Pour chaque patient, deux clichés radiologiques. PA et latéral. furent effectués avec un appareil de radiologie numérique. Les résultats laissent voir que les TLG, bien que présentant des caractéristiques pathologiques communes forment un groupe hétérogène. La subdivision de cette classe en deux sous-groupes permet de faire ressortir un plus grand nombre de caractéristiques pathologiques particulières à chaque sous-classe. La quantification 3D de paramètres radiologiques pertinents jumelée à l'évaluation de la GP devrait permettre de classer mais surtout de caractériser les scolioses de façon à améliorer le diagnostic, le pronostic ainsi que le traitement orthopédique et chirurgical.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les scolioses dites idiopathiques. Définition--pathologie--classification--étiologie.

  • La scoliose est un symptôme caractérisé mécaniquement par une torsion des éléments constitutifs de la colonne vertébrale, vertèbres, disques, ligaments, selon un axe hélicoïdal déterminant des courbures et des contre courbures, se développant donc dans les trois plans de l'espace. Elle est dite idiopathique lorsqu'aucune cause congénitale, paralytique, ou métabolique, n'a pu être mise en évidence et elle est l'apanage des espèces bipèdes. Elle se développe pendant l'enfance avec un particulier impact de la poussée pubertaire et entraîne des déformations d'autant plus importantes qu'elle est apparue tôt dans la vie. Selon les localisations thoraciques, le retentissement sera plutôt respiratoire lorsque la déformation sera importante. Les localisations lombaires seront plutôt génératrices de déséquilibre statique et dynamique souvent douloureux. L'étiologie reste encore inconnue, mais les travaux récents semblent bien mener vers une origine neuromusculaire en rapport avec un trouble des neurotransmetteurs intervenant dans la bipédie avec une consonnance génétique parfois clairement établie. Les phénomènes du vieillissement et de dégénérescence discoligamentaire aggravent bien sûr les déformations osseuses de l'enfance et de l'adolescence, mais ces phénomènes sont à eux seuls capables de créer de véritables scolioses dites dégénératives à partir de rachis adultes normalement alignés, sans scoliose préalable. Ce sont les scolioses dégénératives de l'âge adulte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiographie des scolioses: dosimétrie comparée entre la technique conventionnelle et la fluorographie numérique.

  • Objectif. Comparer l'irradiation délivrée en radiographie conventionnelle et en radiographie numérique par amplificateur de brillance lors du bilan d'une scoliose. Patients et Méthodes. Notre étude prospective randomisée comporte 105 patients. Des paramètres socio-démographiques ainsi que des critères permettant de juger de la qualité du cliché du rachis en totalité de face en incidence postéro-antérieure ont été consignés pour tous ces patients. La mesure de la dose d'entrée à l'omoplate et de la dose de sortie en projection inter-orbitaire, thyroïdien, mammaire et hypogastrique a été effectuée par dosimètres thermoluminescents. Résultats. Les résultats de 71 filles et 28 garçons âgés en moyenne de 13,8 ans et de poids moyen 47 kg ont pu être analysés. A qualité égale d'image, la dose d'entrée est non significativement différente entre les deux techniques, la réduction de dose moyenne en sortie est de 64 % lors de l'acquisition numérique. Cette réduction intéresse les régions, interorbitaire (162 %), mammaires (43 %) et thyroïdienne (309 %). Par contre ce système est plus irradiant au niveau hypogastrique (34 %). Conclusion. L'évaluation dosimétrique des différentes techniques d'imagerie permettant l'exploration du rachis en totalité doit faire partie du contrat qualité du radiologue pour justifier de leurs réalisations et de leur choix.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Est-il trop tard pour entreprendre un traitement orthopédique pour scoliose idiopathique à Risser 4 ?

  • Le traitement orthopédique de la scoliose idiopathique de l'adolescent doit commencer, selon les experts, quand la courbure est supérieure à 20° et le test de Risser inférieur à 4. Cette indication se fonde sur le fait qu'un test de Risser égal ou supérieur à 4 suppose peu d'évolutivité de la scoliose. Nous présentons le cas d'un jeune homme, suivi pour scoliose lombaire (D12-L4) à convexité gauche de 10° et stable dès l'âge de 13 ans (Risser 0) jusqu'à 16 ans (Risser 4), dont la courbe a évolué rapidement à partir du stade 4 au test de Risser. Une talonnette au pied gauche a été prescrite dès l'âge de 13 ans à cause d'une différence de longueur des membres inférieurs et il était suivi clinique et radiologiquement. À 17 ans, il a présenté une évolution rapide de la courbure qui a atteint 22° (Risser coté à 4+). Un corset de Boston a été indiqué, avec un bon résultat. Actuellement, le patient a 20 ans, le Risser est coté à 5 et il présente une courbure de convexité gauche de 13° après l'ablation du corset. Nous n'avons trouvé aucune référence qui démontre scientifiquement quel est le moment limite d'indication du traitement orthopédique pour la scoliose idiopathique de l'adolescent Malgré les recommandations des experts, un corset peut être indiqué avec un test de Risser à 4 ou plus, et cela peut freiner l'évolution de la courbe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Potentiels évoqués somesthésiques au cours de la chirurgie de la scoliose: intérêt du recueil épidural.

  • Le recueil des potentiels évoqués somesthésiques (PES) corticaux (P40) lors de la chirurgie de la scoliose expose à de nombreux faux positifs dus aux produits anesthésiques, aux constantes d'homéostasie ou à l'état neurologique préexistant. Nous avons voulu rappeler l'utilité du recueil épidural des PES, utilisé conjointement au recueil cortical et sous-cortical. Soixante enfants ou adultes jeunes ont bénéficié d'un recueil épidural lors d'une chirurgie pour scoliose. L'analyse des PES per-opératoires a porté sur les potentiels corticaux, sous-corticaux et épiduraux. Le recueil épidural est effectué à l'aide d'une sonde positionnée en per-opératoire un niveau au-dessus de l'instrumentation, au contact des cordons postérieurs. Une modification dans l'amplitude ou la latence des potentiels corticaux est survenue dans 32 cas (53 p. 100). Dans 29 cas, il s'agissait de faux positifs. Le recueil épidural s'est révélé extrêmement stable aux conditions opératoires et fiable dans 96 p. 100 des cas. Couplé au recueil sous-cortical, lui aussi très fiable, il a permis d'assurer dans 59 cas un monitoring correct, notamment chez les patients IMOC ou les potentiels corticaux peuvent ne pas être enregistrables. Cette méthode ne permet pas cependant d'éliminer un problème moteur pur.

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Scolioses associées aux aplasies de coupole diaphragmatique.

  • L'aplasie de coupole diaphragmatique (ACD) représente la forme anatomique la plus complète des défects diaphragmatiques congénitaux. Cliniquement, cette pathologie n'est pas différente de la hernie diaphragmatique postéro-latérale décrite par Bochdalek. Entre 1987 et 1996, 69 nouveau-nés ont été opérés pour hernie diaphragmatique congénitale (HDC) et 16 d'entre eux (23 %) présentaient une aplasie de coupole diaphragmatique. Le traitement chirurgical a consisté en une transposition d'un lambeau musculaire abdominal pédiculé constitué des muscles transverse et petit oblique. Parmi les 10 enfants qui ont survécu, 9 cas de déformations thoraciques et/ou vertébrales ont été constatés : scolioses isolées dans 2 cas, scolioses associées à des anomalies thoraciques dans 3 cas, anomalies thoraciques isolées (thorax en entonnoir ou en carène) dans 4 cas. Les déformations sont apparues vers l'âge de 2 ans en moyenne. Un traitement orthopédique par corset de Milwaukee a été prescrit trois fois. Au dernier recul, qui reste faible, aucun patient n'a nécessité de traitement chirurgical. Les résultats préliminaires de cette étude indiquent que les déformations thoraciques et les scolioses sont possibles chez les enfants opérés d'une aplasie de coupole diaphragmatique. Ceci justifie une surveillance systématique, pouvant conduire à un traitement précoce.

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La kinésithérapie dans le traitement de la scoliose idiopathique de l’adolescent : utile ou pas ?

  • De nombreux praticiens, pédiatres ou généralistes, prescrivent de la kinésithérapie lorsqu’ils dépistent une scoliose. Pour autant, la kinésithérapie seule a-t-elle fait la preuve de son efficacité pour freiner l’évolutivité d’une scoliose ? Notre propos a pour but de rapporter, avec un regard critique, les résultats d’une revue de la littérature sur l’efficacité de la rééducation dans la scoliose idiopathique. Le constat actuel est qu’aucune étude ne présente une preuve scientifique suffisante pour valider l’efficacité de la rééducation isolée dans la prise en charge de la scoliose. Les sociétés savantes reconnaissent en revanche l’efficacité du traitement associé conservateur (corset + kinésithérapie) dans la scoliose idiopathique. Doit-on alors encore prescrire de la rééducation en dehors de tout traitement par corset ? Si la kinésithérapie isolée ne semble pas efficace pour traiter une scoliose, elle peut limiter des phénomènes douloureux potentiels et être bénéfique à la fonction respiratoire. Le kinésithérapeute peut aussi enseigner à l’adolescent les principes classiques d’hygiène du dos. Il peut donc être indiqué d’en prescrire mais il est nécessaire d’en expliquer les principes et objectifs à l’adolescent et à sa famille à la lumière des données actuelles de l’

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La réductibilité des scolioses idiopathiques dans le traitement orthopédique.

  • Le traitement orthopédique de la scoliose idiopathique est long et difficile. Pour le patient comme pour le thérapeute, il serait particulièrement important de définir précocement le pronostic thérapeutique. Le but de l'étude est donc de vérifier si la réductibilité en corset au début du traitement peut constituer un facteur pronostic permettant de juger de l'efficacité thérapeutique et de prédire le résultat final. Il s'agit d'une étude prospective incluant 99 patients scoliotiques (88 filles, 11 garçons), âge moyen 12,6 ans traités par corset dynamique de correction pour des courbures idiopathiques progressives dont l'angle de Cobb moyen est de 29 degrés. Les résultats rapportés portent sur l'évolution de l'angle de Cobb comparativement à l'angle de Cobb immédiatement préthérapeutique. Les résultats montrent que la réductibilité des courbures en corset en début de traitement constitue un indice pronostique intéressant globalement, mais difficilement applicable individuellement. D'autres facteurs doivent manifestement être considérés tels que l'impact de la vitesse de croissance sur la déformation rachidienne, au début du pic de croissance de l'adolescent, et les déformations vertébrales péri-apexiennes lors du diagnostic.

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