Retinite [ Publications ]

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  • La toxicité oculaire des corticostéroïdes par voie systémique classiquement décrite comprend les cataractes sous-capsulaires et les glaucomes chroniques. Nous décrivons 14 cas de décollements séreux rétiniens de la macula liés à une choriorétinite séreuse centrale (CRSC) chez des patients traités par corticostéroïdes par voie générale. Ces observations sont en faveur de l'existence d'une relation directe entre un traitement par corticoides par voie générale et la survenue d'une CRSC. Observations : ces 14 patients sont âgés de 39 à 55 ans et comprennent 9 hommes et 5 femmes. Les pathologies traitées par corticoïdes sont un purpura thrombopénique, une neuropathie optique, des greffes d'organes, une vasculite de Churg et Strauss, une paralysie faciale, une polyarthrite rhumatoïde, un lupus systémique et un cancer du rein. Aucun de ces patients n'est hypertendu. Résultats : les décollements séreux rétiniens sont survenus entre 6 jours et 10 ans après le début de la corticothérapie. Une relation entre l'importance de la corticothérapie et la précocité de survenue de la CRSC a été notée. Tous les patients étaient symptomatiques avec une installation brutale d'une vision trouble. Le décollement séreux était bilatéral dans deux cas. Les angiographies en fluorescence ont mis en évidence dans la plupart des cas un point de fuite unique au niveau de l'épithélium pigmentaire rétinien, apparaissant précocement et augmentant en taille et en intensité. Il n'a pas été noté d'altération diffuse de l'épithélium pigmentaire. 5 patients ont été traités par photocoagulation du point de fuite en raison de l'absence de régression spontanée avec un résultat anatomique satisfaisant. Les autres patients ont récupéré spontanément après la réduction de la corticothérapie. Conclusion : la physiopathogénie de la CRSC est controversée. Les corticostéroïdes stéroïdes sont connus pour aggraver le pronostic de cette affection et les décollements séreux rétiniens ont été rapportés après des transplantations. Dans la plupart des cas décrits, la choriorétinopathie était associée à des altérations diffuses de la choriocapillaire et de l'épithélium pigmentaire. Nous discutons ici des relations entre la corticothérapie et les points de fuite identiques à ceux rencontrés au cours de la CRSC sans altération diffuse de l'épithélium pigmentaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude de l'incidence et de l'évolution des rétinites virales chez les patients infectés par le VIH et traités par les inhibiteurs de protéase du VIH.

  • But et l'étude L'utilisation des inhibiteurs de protéase (IP) du VIH comme traitement de fond des patients infectés par le VIH a permis d'observer une réduction de l'incidence des maladies opportunistes non ophtalmologiques. Nous avons étudié l'incidence des rétinites virales chez les patients traités par IP associés à d'autres antirétroviraux, et suivis en ophtalmologie durant une période moyenne de 12 mois. Patients et méthodes 93 patients infectés par le VIH ont été traités par un IP avec un suivi moyen de 362 jours. Le taux initial moyen de lymphocytes CD4 était de 54/μl (médiane: 22/μl), et la charge plasmatique initiale pour le VIH était en moyenne de 5,46 log10 copies d'ARN/ml. L'examen ophtalmologique était mensuel chez les patients avec initialement moins de 50 CD4/μl ou en cas d'antécédent de rétinite à Cytomégalovirus (CMV). Pour les autres patients, l'examen était trimestriel. Résultats Parmi les 7 patients ayant des antécédents de rétinite à CMV contrôlée médicalement avant la prescription d'IP, un seul a présenté une progression de la rétinite durant l'étude (163 jours après le début du traitement par IP). Parmi les 59 patients avec initialement moins de 50 CD4/μl et sans antécédent de rétinite virale, 5 ont développé une rétinite à CMV durant l'étude (après en moyenne 141 jours d'IP), dont 2 avec une progression ultérieure. Quand le diagnostic de rétinite à CMV (premier épisode ou récidive) était porté, le taux de CD4 était inférieur à 32/μl dans tous les cas sauf un (147/μl). Aucun cas de rétinite à virus Varicelle-Zona ou herpes simplex n'a été observé. Conclusions Comparée aux publications antérieures, cette étude a montré une augmentation importante du temps moyen de progression des rétinites à CMV chez les patients traités par IP. Le risque de développer un premier épisode de rétinite à CMV dans la première année d'un traitement antirétroviral comportant une IP a pu être estimé à 8,5 % pour les patients initialement très immunodéprimés (moins de 50 CD4/μl). Une poursuite de l'étude reste néanmoins nécessaire pour observer l'évolution des résultats à plus long terme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Expressions oculaires d’un néoantigène rétinien : confrontation anatomoclinique dans un nouveau modèle murin d’uvéorétinite

  • Introduction : L'uvéite est une pathologie inflammatoire intéressant la rétine. Actuellement, les modèles expérimentaux ont pour cible antigénique le complexe épithélium pigmenté de la rétine/photorécepteurs. Nous avons cherché à savoir, dans un nouveau modèle murin d'uvéite, si les variations topographiques de l'expression de l'antigène cible, au sein de la rétine, modifiaient la pathologie inflammatoire oculaire. Matériels et méthodes : Une expression rétinienne stable de l'hémagglutinine du virus influenza (HA) est obtenue après injection intra-vitréenne ou sous-rétinienne d'un vecteur recombinant adéno-associé codant pour l'hémagglutinine du virus de la grippe (AAV-HA) chez la souris BALB/c. Un mois après, nous avons transféré des cellules T spécifiques du virus HA, suivi d'une immunisation par voie sous-cutanée à l'aide du peptide cognitif émulsifié dans du CFA. L'examen et le suivi clinique des animaux ont été réalisés par biomicroscopie. L'infiltration des cellules du donneur a été détectée par immunomarquage sur des rétines montées à plat avec un anticorps anti-Thy-1.1 et les cellules inflammatoires infiltrant l'oeil ont été étudiées par cytométrie de flux. Résultats : Quel que soit le site d'expression de HA, une inflammation oculaire a été détectée cliniquement et histologiquement, entre 10 et 15 jours après immunisation par le HA. Des lésions ont été identifiées chez tous les animaux après analyse histologique. L'infiltrat oculaire était composé préférentiellement de macrophages et de cellules T spécifiques de HA dans des proportions différentes. Conclusions : Les variations topographiques d'expression oculaire de l'antigène cible ne semblaient pas modifier la survenue de la pathologie inflammatoire dans notre modèle. Toutefois, le ciblage de différentes cellules présentatrices d'antigène entraînait une composition différente de l'infiltrat cellulaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rétinite nécrosante à Toxoplasma gondii: à propos d'un cas.

  • La choriorétinite toxoplasmique est une infection opportuniste fréquente parmi les immunodéprimés et les personnes âgées. Le diagnostic de choriorétinite toxoplasmique est basé sur les caractéristiques cliniques oculaires, associées à des tests sérologiques spécifiques. Cette pathologie peut parfois se présenter sous la forme d'une rétinite nécrosante au lieu de la lésion focale habituelle. Nous présentons le cas d'une patiente de 74 ans qui présente une vision brouillée depuis 3 mois. On note dans ses antécédents une infection tuberculeuse évoluant depuis quelques mois, ainsi qu'une agranulocytose induite par son traitement par la Rifadine®. L'examen du fond d'oeil gauche révèle une importante nécrose rétinienne occupant tout le quadrant nasal, ainsi qu'une inflammation dense du vitré. Le diagnostic clinique de ces formes atypiques de toxoplasmose oculaire est primordial pour la mise en route rapide d'un traitement anti-parasitaire adapté. Dans le cas présenté, un syndrome de nécrose rétinienne aiguë à cytomégalovirus avait tout d'abord été évoqué. Mais le diagnostic est affirmé par détection du génome parasitaire par méthodes d'amplifications génomiques sur prélèvements de vitré qui confirme la présence de Toxoplasma gondii. La nécrose extensive de la rétine n'était pas hémorragique, mais elle s'est associée à un décollement de rétine. Une perte significative visuelle a accompagné l'infection. La toxoplasmose doit être considérée comme une cause de rétinite diffuse nécrosante chez les patients immunodéprimés et âgés. Au terme de ce cas clinique et de la revue de la littérature, on peut penser que les patients âgés seraient d'une part plus sensibles aux infections oculaires graves à toxoplasme de part la baisse de l'immunité à médiation cellulaire naturelle et du fait de leurs maladies chroniques sous-jacentes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rétinites à cytomégalovirus et complications oculaires du SIDA au Togo.

  • Objectif : Les rétinites à cytomégalovirus(CMV) semblent rares chez les sidéens Africains. Cette étude a été menée chez 200 patients dans le but de rechercher les complications oculaires du SIDA et tout particulièrement les rétinites à cytomegalovirus Matériel et méthodes : Pendant une période de 20 mois, 200 patients diagnotiqués comme présentant le SIDA selon les critères de diagnostic de l'OMS et hospitalisés au CHU Tokoin de Lomé ont été enrôlés pour un bilan oculaire en vue de rechercher les signes associés au SIDA. L'examen oculaire comprenait l'acuité visuelle, l'examen du segment antérieur et du segment postérieur et l'angiographie selon les cas. Résultats : Sur les 200 patients de l'étude, 121 soit 60,5 % avaient une complication oculaire. Les lésions les plus fréquentes étaient les nodules cotonneux (25,5 %), les rétinites à cytomégalovirus (21,5 %), les hémorragies rétiniennes (6 %), l'oedéme papillaire (3 %), les choriorétinites toxoplasmiques (3 %), les périvascularites rétiniennes (2,5 %), et le zona ophtalmique (2 %). Chez les porteurs de rétinites à CMV, l'atteinte était bilatérale dans 30 cas et unilatérale dans 13 cas. La présence de rétinite à CMV était associée dans 88 % des cas à un mauvais pronostic visuel. Enfin, le décès chez les porteurs de rétinité à CMV a été constaté dans 55 % des cas en moyenne 22 jours après la date présumée du diagnostic de la rétinite. Conclusion : La rétinite à CMV représente la deuxième complication oculaire chez les Sidéens à Lomé. Son pronostic visuel et vital demeure toujours sombre. Ces résultats semblent démontrer que dans certains pays de l'Afrique de l'Ouest, les rétinites à cytomégalovirus ne seraient pas aussi exceptionnelles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Macrovaisseau rétinien congénital associé à une choriorétinite séreuse centrale

  • Le macrovaisseau rétinien est une affection rétinienne rare. Depuis sa première description en 1869 par Mauthner, moins d’une trentaine de cas ont été rapportés. Nous rapportons un cas particulier de macrovaisseau rétinien congénital chez un patient de 28 ans, sans antécédents pathologiques particuliers, qui a consulté pour un syndrome fonctionnel maculaire (baisse d’acuité visuelle, scotome central). L’examen ophtalmologique a montré à l’œil droit une acuité visuelle à dix sur dix et un décollement séreux de la région maculaire. L’examen de l’œil gauche a objectivé une acuité visuelle à cinq sur dix, non améliorable , un décollement séreux maculaire , et une grosse veine temporale inférieure qui barre la région maculaire selon un trajet en crosse croisant le raphé horizontal, sans hémorragie ni exsudats. L’angiographie à la fluorescéine a confirmé le diagnostic de choriorétinite séreuse centrale bilatérale, avec un macrovaisseau rétinien congénital sans fuite ni anastomose artérioveineuse. L’évolution a été marquée par une disparition de la choriorétinite séreuse centrale et une récupération visuelle à dix sur dix. À la lumière d’une revue de la littérature, nous discutons la classification clinique de cette affection et son profil évolutif. Le macrovaisseau rétinien congénital est d’étiopathogénie inconnue. Le diagnostic est clinique, son évolution est marquée par une stabilité remarquable. Son association à une choriorétinite séreuse centrale est une concomitance fortuite plus qu’une forme clinique individualisée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Choriorétinites toxoplasmiques compliquées de décollement de rétine.

  • But de l'étude Décrire et analyser l'aspect des décollements de rétine associés à une toxoplasmose oculaire. Patients et méthodes Sept patients immunocompétents ont été examinés et traités entre novembre 1992 et mars 1996. Ils présentaient une décollement de rétine associé à une choriorétinite toxoplasmique. Résultats Cinq patients présentaient un foyer actif au moment du DR et 2 patients présentaient des foyers cicatriciels au fond d'oeil. Parmi les patients avec les foyer actif, 3 patients avaient une déchirure géante, un patient avait une déchirure le long de l'arcade des vaisseaux temporaux supérieurs et un patient avait une déchirure au bord d'un foyer cicatriciel. Chez les patients n'ayant pas de lésion active au moment du décollement, un présentait un décollement traditionnel et le deuxième un décollement associé à de multiples déchirures et une prolifération rétinovitréenne. Cinq patients avaient été traités, avant d'être adressés au service référend, par corticothérapie seule. Une chirurgie endo-oculaire a été effectuée dans tous les cas. Trois récidives de décollement de rétine par prolifération vitréo-rétinienne (PVR) ont notées. Deux patients ont été réopérés. La réapplication rétinienne a pu être obtenue chez 6 patients. Conclusion La survenue d'un décollement de rétine est une complication rare de la toxoplasmose oculaire. Sa survenue est un événement grave pouvant se compliquer de PVR. Si l'administration d'une corticothérapie justifiée devant une choriorétinite toxoplasmique, elle doit se faire sous couvert d'antiparasitaires efficaces.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evolution de la rétinite à cytomégalovirus chez des patients HIV sous trithérapie antirétrovirale.

  • Buts de l'étude L'apparition récente des antiprotéases soulève de grands espoirs dans le cadre de la lutte contre le SIDA. Associées en trithérapie, ces molécules sont de puissants inhibiteurs de la réplication du virus d'immunodéficience humaine (VIH). Leur efficacité biologique et clinique a été prouvée en terme d'augmentation du taux de lymphocytes CD4 et d'allongement de la survie. Nous avons suivi l'évolution de la rétinite à cytomegalovirus (CMV) chez 12 patients sous trithérapie antirétrovirale depuis avril 1996. Patients et méthodes Nous avons suivi prospectivement 12 patients SIDA présentant une rétinite à CMV et traités par trithérapie. A l'instauration de la trithérapie, la rétinite qui évoluait depuis en moyenne 9,9 mois, était cicatricielle sous traitement d'entretien dans 10 cas, et active dans 2. Le taux de lymphocytes CD4 moyen était de 23 ± 16 CD4/μL (de 4 à 50 CD4/μL). La surveillance clinique était ophtalmoscopique bimensuelle, et photographique mensuelle. Le taux de lymphocytes CD4 sanguins était noté à chaque examen. Résultats Le suivi moyen après début de la trithérapie a été de 10,3 ± 2,4 mois (de 5 à 14 mois). Six patients (50 %) ont eu une récidive pendant les 3 premiers mois, avec un taux de CD4 supérieur à 75/μL dans 3 cas (50 %). Il existait une inflammation concomitante dans 3 cas. Il n'y a pas eu de rechute après ces 3 mois, sauf pour un patient au 9

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pronostic du décollement de rétine sur rétinite à cytomégalovirus.

  • Buts de l'étude Evaluer l'incidence et le pronostic du décollement de rétine au cours des rétinites à cytomégalovirus (CMV) chez les patients atteints du SIDA. Tester les injections intravitréennes de ganciclovir quand la cavité vitréenne est remplie de silicone. Matériel et méthodes Parmi 136 yeux ayant une rétinite à CMV, quinze (11%) ont présenté un décollement de rétine. Dix yeux ont bénéficié d'une chirurgie endoculaire avec injection de silicone, un œil a été mis à plat par indentation et quatre yeux n'ont pas été opérés. Par la suite, quatre yeux remplis de silicone ont reçu des injections intravitréennes de ganciclovir. Résultats A 2 mois, tous les yeux opérés avaient une rétine à plat, avec une acuité visuelle améliorée ou stabilisée dans 8 cas (73 %). Un œil s'est redécollé 5 mois après l'intervention. Par contre, l'acuité visuelle des quatre yeux non opérés était devenue nulle. Les quatorze injections intravitréennes de ganciclovir réalisées sur quatre yeux, chaque œil recevant 2, 3, 3 ou 6 injections, ont été bien tolérées. Conclusion La chirurgie du décollement de rétine sur rétinite à CMV permet de conserver une acuité visuelle ambulatoire, mais ses indications doivent être pesées en tenant compte de l'état général du patient et de la localisation de la rétinite. La présence de silicone dans la cavité vitréenne n'empêche pas la pratique des injections intravitréennes de ganciclovir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de la rétinite à CMV par foscarnet intravitréen.

  • But de l'étude Tester la tolérance et l'efficacité d'injections intravitréennes de foscarnet dans la rétinite à cytomégalovirus (CMV) au cours du syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA). Matériel et méthodes Seules étaient inclues les rétinites à CMV résistantes au ganciclovir intravitréen chez des patients résistants et/ou intolérants au ganciclovir et au foscarnet intraveineux. Le traitement d'attaque comportait une injection intravitréenne de 2 400 μg de foscarnet deux fois par semaine. L'évaluation était faite par examen à la lampe à fente, fond d'oeil et rétinophotographies. Résultats Trois patients (4 yeux) ont été inclus. Les rétinites à CMV évoluaient depuis 5, 13 et 17 mois. Trois yeux ont reçu 7 injections et un œil a reçu 8 injections intravitréennes de foscarnet. La tolérance locale était bonne. L'efficacité était moyenne: les lésions devenaient moins oedémateuses mais continuaient de progresser, entraînant la sortie de protocole des patients. Par la suite, 3 yeux ont perdu la vision par extension de la rétinite. Conclusion Dans ces 4 yeux ayant une rétinite à CMV résistante au ganciclovir intravitréen, les injections intravitréennes defoscarnet ont été bien tolérées, mais n 'ont pas pu stopper la progression de la rétinite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neuro-rétinite stellaire idiopathique de Leber. A propos de deux cas.

  • Introduction : Décrite par Théodore Leber en 1916, ce syndrome est caractérisé par une baisse unilatérale de l'acuité visuelle, un oedème papillaire et des exsudats maculaires en étoile. Observations et méthode : Deux jeunes adolescents sont examinés pour baisse d'acuité visuelle brutale unilatérale précédée d'un syndrome pseudo-grippal. Le fond d'oeil retrouve un oedème papillaire ainsi qu'une étoile maculaire, visualisés à l'angiographie à la fluorescéine. Un champ visuel, des examens biologiques et un scanner cérébral sont également pratiqués. Résultats : Le champ visuel met en évidence un scotome para-central. Le bilan biologique retrouve un syndrome inflammatoire dans un des cas. Les sérologies (leptospirose, maladie des griffes du chat, toxoplasmose et syphilis...) sont négatives. Le scanner cérébral et orbitaire est sans particularité. L'un d'eux a reçu une corticothérapie par bolus intraveineux , l'autre n'a bénéficié d'aucun traitement. A quelques semaines après le début des symptômes, l'oedème papillaire semble régressif, avec une étoile maculaire inchangée. Conclusion : Ces deux observations décrivent typiquement une neurorétinite stellaire idiopathique de Leber. L'évolution est le plus souvent favorable, parfois émaillée de complications.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ganciclovir intravitréen à fortes doses pour le traitement de la rétinite à CMV.

  • But de l'étude : Tester l'efficacité et la tolérance d'injections intravitréennes à fortes doses (2 000 μg) de ganciclovir dans le traitement d'entretien de la rétinite à cytomegalovirus (CMV) chez des patients atteints du syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA). Matériel et méthodes: Etude prospective ouverte dans un seul centre. Le traitement d'entretien de la rétinite à CMV consistait en une injection intravitréenne par semaine de 2 000 μg de ganciclovir. Les critères d'évaluation étaient cliniques, et photographiques si besoin. Résultats: Vingt-quatre yeux (1 patients) ont été inclus sur une période de 44 semaines. Le taux de rechute évalué par la méthode des courbes de survie était de 5 % à 44 semaines. Aucune toxicité oculaire n'a été cliniquement décelée avec un suivi médian de 24 semaines. Conclusion: Les fortes doses de ganciclovir intravitréen permettent une rémission prolongée de la rétinite à CMV et sont bien tolérées. La dose unitaire de 2 000 μg de ganciclovir est recommandée en remplacement de la dose classique de 400 μg.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Oedème maculaire cystoïde et rétinite à cytomégalovirus chez des patients HIV traités par trithérapie antirétrovirale.

  • But de cette étude : Le but de cette étude est d'évaluer la survenue d'un œdème maculaire cystoïde (OMC) au cours de l'évolution des rétinites à cytomégalovirus (CMV) cicatricielles, chez des patients atteints du SIDA et traités par trithérapie anti-rétrovirale. Patients et méthodes: 12 patients ont été suivis pendant 24 mois. La surveillance mensuelle portait sur l'acuité visuelle, l'examen biomicroscopique, l'examen du fond d'œil, et des rétinographies. Au cours de l'évolution, la surveillance biologique portait sur le taux des lymphocytes CD4 et sur la charge virale. 10 patients avaient arrêté tout traitement anti-CMV. Résultats: 7 patients ont développé un OMC, associé à une uvéite chronique. L'étendue des cicatrices de rétinite, ainsi que leur localisation au pôle postérieur sont des facteurs aggravants. Conclusion: L'OMC est une complication nouvelle des rétinites à CMV, survenant chez des patients traités par trithérapie anti-rétrovirale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rétinites à cytomégalovirus chez l'enfant atteint de SIDA de transmission materno-foetale.

  • Décrire les manifestations cliniques et l'évolution de la rétinopathie à CMV chez l'enfant atteint du SIDA par contamination foeto-maternelle. Cinq cas de rétinopathie à cytomégalovirus sont décrits chez des enfants âgés de 8 mois à 7 ans et demi atteints du virus de l'immunodéficience par contamination périnatale foeto-maternelle. L'âge médian lors du diagnostic est de 52 mois. Chez un seul patient le motif de consultation fut un oeil rouge, dans les autres cas il s'agit d'un examen de surveillance. Les signes cliniques sont superposables à l'aspect ophtalmoscopique de la rétinopathie de l'adulte. Par contre les différences sont mises en évidence avec la survenue de la rétinopathie à un stade tardif du SIDA et un diagnostic retardé. Le suivi médian est de 8 mois avec 3 patients encore en vie. La rétinopathie à CMV dans le SIDA par contamination foeto-maternelle peut se manifester dès le premier mois de vie. Elle doit être régulièrement contrôlée et recherchée chez les patients avec un taux bas de CD4 vu le début asymptomatique habituel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Choriorétinite extensive bilatérale révélant une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

  • Au cours de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine(VIH), Les atteintes oculaires sont polymorphes, pouvant compromettre le pronostic fonctionnel. Nous rapportons l'observation d'un patient présentant une choriorétinite infectieuse sévère révélant une infection par le VIH. Patient âgé de 35 ans avec antécédent de tuberculose pulmonaire en 2007, consulte pour BAV bilatérale progressive depuis 6 mois. Une acuité visuelle à compte les doigts au niveau de l'oeil droit et à mouvement des doigts au niveau de l'oeil gauche, avec présence de foyers choriorétiniens diffus visualisés au fond d'oeil et à l'angiographie. Les sérologies VIH, toxoplasmose et CMV sont positives. Le patient a été mis sous traitement anti-toxoplasmose (Sulfadiazine et pyriméthamine) et anti-CMV (Ganciclovir per os). L’évolution sous traitement a été marquée par une régression de la hyalite avec la persistance des foyers choriorétiniens évolutifs et une acuité visuelle réduite à perception lumineuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

A propos d'un cas de neurorétinite aiguë de Leber.

  • Introduction : Décrit en 1916 par Théodore Leber, ce syndrome rare se caractérise par une baisse de l'acuité visuelle, un oedème papillaire et une étoile maculaire (exsudats secs). Il survient préférentiellement entre 30 et 40 ans, mais aussi fréquemment chez les enfants Le pronostic visuel est excellent. L'étiologie est essentiellement infectieuse. Observation : Un homme âgé de 34 ans s'est présenté, pour baisse d'acuité visuelle de l'oeil droit, indolore, d'apparition brutale, précédée d'un syndrome grippal deux semaines auparavant. Ont été retrouvés une acuité visuelle du côté droit à 2/10 Parinaud 6, oedème papillaire associé à des exsudats secs périmaculaires (étoile maculaire) et une pâleur du pôle postérieur allant jusqu'en moyenne périphérie, bien illustrés par l'angiographie, un scotome central mais sans dyschromatopsie. Du côté gauche : examen strictement normal. Vitesse de sédimentation 45, C Réactive Protéine 61, numération formule sanguine normale. Légère cytolyse hépatique. La ponction lombaire : 6 éléments/mm

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Neurorétinite unilatérale: une manifestation rare du syndrome post streptococcique.

  • La streptocoque β hémolytique est responsable de plusieurs complications d'origine immunitaire, de localisation cardiaque, articulaire, dermatologique, rénale, cérébrale et oculaire. Nous rapportons le premier cas au Maroc d'une uvéite postérieure unilatérale post- streptococcique présentant une vascularite rétinienne avec œdème papillaire et des hémorragies rétiniennes en tache profondes et superficielles. Notre patient âgé de 56 ans, ayant comme antécédents pathologiques une notion d'angine et d’ érythème noueux à répétition d'origine streptococcique. Le bilan étiologique d'uvéite est revenu normal. En revanche, le titrage des anticorps antistreptococciques était significativement élevé: 430 IU /ml. Le patient a été mis sous amoxicilline protégée à une dose de 2 g par jour pendant 10 jours, associée à une corticothérapie à dose régressive sur un mois. L’évolution était favorable avec récupération totale de l'acuité visuelle (AV) et disparition des lésions neurorétiniennes

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Rétinite bilatérale révélatrice d'une panencéphalite sclérosante subaiguë

  • La panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) est une maladie neurologique progressive, le plus souvent fatale affectant les adolescents et les jeunes adultes. Elle est due au virus de la rougeole, et survient plusieurs années après la primo-infection. Des manifestations ophtalmologiques, essentiellement à type de choriorétinite, surviennent dans plus de la moitié des cas de PESS et peuvent être inaugurales. Nous décrivons le cas d'un jeune homme de 22 ans présentant une rétinite nécrosante bilatérale confirmée par l'angiographie à la fluorescéine, avec bilan étiologique négatif. L'évolution fut marquée par l'apparition de déchirures rétiniennes périphériques et par la survenue de signes neurologiques à type de mouvements myocloniques. Le diagnostic de panencéphalite sclérosante subaiguë fut confirmé par l'IRM cérébrale, l'EEG et la ponction lombaire. L'état neurologique du malade se détériora rapidement et le patient décéda 2 mois après le début des manifestations ophtalmologiques.

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Génétique des rétinites pigmentaires : classification métabolique et corrélations phénotype/génotype

  • La rétinite pigmentaire (RP, prévalence 1/4 000) désigne un ensemble de dystrophies rétiniennes héréditaires, caractérisées par des dépôts pigmentaires apparaissant au fond d’œil et par la mort progressive des photorécepteurs, toujours associée à une altération de l’épithélium pigmentaire rétinien. L’hétérogénéité génétique des RP non syndromiques typiques à bâtonnets prédominants est importante : 11 gènes et un locus ont été identifiés pour les formes dominantes, 17 gènes et 5 loci pour les formes récessives, 2 gènes et 2 loci pour les formes liées à l’X. Un recensement bibliographique des grandes séries indique que la fréquence de mutations trouvées pour l’ensemble des gènes actuellement connus varie selon les séries de 40 à 54 % des cas dans les formes autosomiques dominantes, 17 à 24 % dans les formes récessives (en excluant le gène

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Cause inhabituelle d'une hémorragie de vitré: la neurorétinite de la maladie des griffes du chat. A propos d'un cas.

  • Une dame de 49 ans présente une chute de vision unilatérale par hémorragie du vitré importante, masquant le fond d'oeil. Après résorption partielle, l'examen du fond d'oeil met en évidence un aspect typique de neurorétinite: oedème papillaire et maculaire avec présence d'exsudats maculaires stellaires. Un examen clinique général laisse suspecter une maladie des griffes du chat, diagnostic confirmé par la biologie sanguine. La maladie des griffes du chat n'est pas rare et représente une des causes principales de neurorétinite. L'hémorragie du vitré est vraisemblablement due à une atteinte vasculaire directe par la bactérie qui possède un tropisme particulier pour les cellules endothéliales et qui peut être responsable de phénomènes occlusifs vasculaires. Les signes cliniques, le traitement et l'évolution de la maladie sont discutés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov