Reflux gastro-oesophagien [ Publications ]

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  • Prérequis: Les fundoplicatures pour traiter un reflux gastro-oesophagien pathologique ont fait leur preuve en chirurgie ouverte et sont actuellement validées par laparoscopie. But: L'objet de ce travail rétrospectif a été d'évaluer les résultats à court et à moyen terme du traitement du reflux gastro-oesophagien par voie coelioscopique d'une série de 51 patients. Méthodes: Nous rapportons les résultats d'une étude rétrospective de 51 patients consécutifs opérés par voie cœlioscopique pour reflux gastro-oesophagien, durant la période de janvier 2000 à décembre 2004. L'indication opératoire était la pharmaco résistance (persistance de la symptomatologie de reflux sous traitement), la pharmacodépendance, la persistance de l'œsophagite après un traitement médical bien conduit et l'endo-brachy-oesophage. Tous nos patients ont une fundoplicature totale ou partielle. Nos critères de jugement étaient la mortalité, la morbidité spécifique, le taux de conversion et les résultats fonctionnels à court et à moyen terme. Résultats: Il s'agit de 24 hommes et 27 femmes d'âge moyen 38 ans (extrêmes: 17-71 ans). Tous les malades ont été abordés en premier par laparoscopie. Tous nos patients ont eu une fundoplicature: 44 totales dont 10 avec section des vaisseaux courts (Nissen) et 34 sans section des vaisseaux courts (Nissen-Rossetti). Les 7 autres patients ont eu une fundoplicature postérieure partielle sur 180°. Nous avons eu recours à la conversion chez quatre patients (7.8%). La mortalité était nulle. Les complications spécifiques ont été observées chez 2 patients (4%), un cas de gastroparésie à évolution favorable sous aspiration gastrique. Un cas d'aphagie nécessitant une réintervention à J2 post-opératoire pour convertir une valve type Nissen-Rossetti en une valve type Toupet. Les complications non spécifiques étaient dominées par la pneumopathie chez 4 patients (7,8%). A moyen terme, un gas bloat syndrome était présent dans 7,8% des cas. La dysphagie, présente dans (77%) des cas, était transitoire chez 40 patients (62%) et persistante chez 15 malades dont 2 nécessitant des séances de dilatation. Un seul patient a présenté une récidive du reflux confirmée par une pHmétrie. Conclusion: l'abord coelioscopique est actuellement validé dans le traitement chirurgical du reflux gastro-oesophagien. Dans notre série de 51 patients, les résultats étaient satisfaisants et comparables à ceux de la littérature.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Influence de l'apprentissage et de l'expérience dans le traitement laparoscopique du reflux gastro-oesophagien.

  • But de l'étude: Le traitement laparoscopique du reflux gastro-oesophagien (RGO) par fundoplicature totale (FT) ou partielle (FP) est actuellement le traitement chirurgical de référence après échec d'un traitement médical bien conduit. Le but de ce travail était de comparer les résultats d'une même série au cours de trois périodes consécutives, afin de connaître l'influence de l'apprentissage et de l'expérience sur la technique et les résultats. Patients et méthodes: Entre janvier 1993 et janvier 1998, 150 patients (84 hommes et 66 femmes) d'âge moyen 52,2 ans (18-78) ont été inclus. Trois groupes de 49, 50 et 51 patients ont été définis chronologiquement. La comparaison a porté sur: la technique opératoire, les taux de conversion, de mortalité, de morbidité, la durée opératoire, la durée de l'hospitalisation, et les résultats à court et moyen terme. Résultats: Les trois groupes de patients étaient comparables en ce qui concerne les caractéristiques des opérés et du RGO. Cent trente-deux ont eu une FT et 18 une FP. La FT selon Rossetti est devenue l'intervention de référence (80,3 % dans le groupe III) de même la fermeture des piliers est devenue systématique (100 % dans le groupe III). La durée opératoire a été significativement réduite entre le groupe I et les deux autres (138, 100, 80 minutes). Le taux de conversion est passée de 10,2 à 4 %, puis 0 %. La durée moyenne de séjour a diminué de 5,8 à 4,2 jours (p = 0,01). Il n'y a pas eu de mortalité et le taux de morbidité a diminué de 14,3 % à 4 % puis 0 %. Il y a eu sept récidives (4,6 %), cinq dans le groupe I (10,2 %) et deux dans le groupe Il (4 %), aucune dans le groupe III (avec un recul plus limité). Conclusion: L'apprentissage doit être pris en compte dans le cadre de la formation des chirurgiens (apprentissage avec des équipes expérimentées, « tutorat « lors des premières interventions). De plus, la période d'apprentissage doit être mise à part dans l'étude des résultats de façon à mieux comparer les différents traitements du RGO.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats fonctionnels du traitement laparoscopique du reflux gastro-oesophagien (recul supérieur à 2 ans).

  • But de l'étude: Le but de cette étude était d'évaluer les résultats fonctionnels chez 70 patients opérés d'un reflux gastro-oesophagien avec un recul minimum de 2 ans, grâce à un questionnaire qui leur était adressé. Patients et méthodes: Les résultats fonctionnels de la fundoplicature laparoscopique - selon Nissen (n = 27), Nissen-Rossetti (n = 21) et Toupet (n = 12) - ont été étudiés chez les 60 patients ayant répondu au questionnaire. Le recul était de 3,4 ans en moyenne (extrêmes: 2-6,6 ans). Une fundoplicature circonférentielle avait été réalisée de principe à l'exception des patients qui avaient des troubles de la motricité oesophagienne pour lesquels une fundoplicature partielle avait été confectionnée. Résultats: Trois patients ont eu une récidive permanente des symptômes de reflux (taux d'échec: 5 %). Treize patients avaient une dysphagie modérée, ayant entraîné un retentissement sur l'alimentation chez deux patients. Aucune dilatation n'a été nécessaire. Cinquante patients se plaignaient de troubles secondaires à l'intervention: flatulences (n = 40), météorisme abdominal (n = 24), douleurs abdominales (n = 16), diarrhée fréquente (n = 12), impossibilité de vomir (n = 16) ou d'éructer (n= 20). Dix patients ont été totalement asymptomatiques et n'avaient ni manifestation de reflux ni effet secondaire. En dépit des effets secondaires indésirables, 46 patients (78 %) étaient très satisfaits de l'intervention, six (10 %) étaient satisfaits et 5 (8 %) se disaient déçus. Conclusion: La récidive des symptômes de reflux a été rare (5 %), mais la survenue d'effets secondaires a été fréquente (67 %). Les effets secondaires, lorsqu'ils existent, entraînent une gêne moins importante que le reflux lui-même. Il est cependant indispensable d'en avertir les patients avant l'intervention. II est important de poursuivre ce type d'évaluation afin de valider cette première série de résultats.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

OEsophage acido-sensible: histoire naturelle et retentissement sur la qualité de vie. Comparaison avec le reflux gastro-oesophagien.

  • L'oesophage acido-sensible est défini par une exposition acide œsophagienne normale et une relation significative « symptômes-reflux ». Son histoire naturelle demeure mal connue. Le but de ce travail a été de comparer la présentation initiale des malades ayant un oesophage acido-sensible à ceux ayant un reflux gastro-œsophagien, et de préciser leur évolution symptomatique, leur qualité de vie et leurs besoins thérapeutiques. Malades et méthodes - Les malades explorés par pHmétrie oesophagienne dans notre laboratoire entre 1991 et 1996 ont été répartis en 2 groupes: groupe 1: 127 malades consécutifs ayant un oesophage acido-sensible, groupe 2: 101 malades ayant un reflux gastro-œsophagien. Un questionnaire concernant l'évolution symptomatique et les besoins thérapeutiques et un questionnaire de qualité de vie spécifique du reflux (Reflux-Qual) leur ont été adressés. Soixante deux pour cent et 59 % des malades du groupe 1 et du groupe 2 ont respectivement répondu, avec un recul évolutif de 4,1 et 4,3 ans. Résultats - Les deux groupes étaient initialement non différents pour l'âge, le sexe, la nature des symptômes, la fréquence et la gravité des lésions endoscopiques (absence d'oesophagite pour 80 % du groupe 1 et 75 % du groupe 2). Après un suivi moyen de 4 ans, l'évolution était caractérisée par la persistance de symptômes dans 80 et 71 % des cas respectivement, nécessitant un traitement médical dons 75 % des cas. La qualité de vie était altérée de façon similaire dans les deux groupes (score global moyen: 71 ± 26 et 70 ± 27). Conclusions - La présentation clinique et l'évolution de l'oesophage acido-sensible et du reflux gastro-œsophagien sont similaires. L'évolution chronique et le retentissement important sur la qualité de vie justifient un traitement médical dans trois quarts des cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fundoplicature laparoscopique pour reflux gastro-oesophagien. Etude multicentrique de 1,470 cas.

  • Objectif de l'étude : L'objectif de cette étude rétrospective multicentrique était d'analyser les résultats immédiats et à deux ans du traitement laparoscopique par fundoplicature du reflux gastro-oesophagien (RGO). Patients et méthodes : De 1992 à 1996, 1 470 patients porteurs d'un RGO symptomatique ont été opérés par fundoplicature avec un abord laparoscopique d'emblée. Les examens préopératoires comprenaient une endoscopie œsogastrique dans 1 437 cas (97.7 %), une pHmétrie des 24 heures dans 799 cas (54,3 %) et une manométrie dans 934 cas (63,5 %). Quatre techniques (Nissen, Nissen-Rossetti, Toupet, et Toupet avec cardiopexie au ligament rond) ont été utilisées et ainsi comparées. Les patients ont été revus un et trois mois après l'intervention, puis ont été revus ou contactés par téléphone au bout de deux ans afin d'établir une évaluation fonctionnelle selon la classification de Visick. Résultats: La durée moyenne d'hospitalisation postopératoire a été de 4,6 jours (extrêmes: 2-48 j). La morbidité a été de 3,2 % (47 cas) et la mortalité de 0,07 % (un cas). Le taux de conversion en laparotomie a été de 6,5 % (96 cas). À trois mois, 87 patients (5,9 %) avaient une dysphagie invalidante et 91,9 % des patients étaient satisfaits de l'intervention. À 2 ans, 78 patients (5,6 %) avaient une récidive clinique du RGO. Cinq patients (0,35 %) avaient une dysphagie résiduelle, 90 patients (6,5 %) avaient des troubles fonctionnels annexes. 38 patients (2,7 %) avaient été réopérés, 92,7 % étaient satisfaits. Il n'y avait aucune différence significative à trois mois et à deux ans entre les résultats des différente types de fundoplicature. Conclusion: La cure de RGO par fundoplicature laparoscopique est une intervention sûre et efficace avec 92,7 % de patients satisfaits deux ans après l'opération.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fundoplicature postérieure coelioscopique pour reflux gastro-oesophagien: résultats à moyen terme.

  • But de l'étude : Cette étude avait pour but de rapporter les résultats à moyen terme du traitement chirurgical du reflux gastro-oesophagien, par fundoplicature postérieure de type Toupet, réalisée par voie coelioscopique chez 100 patients et d'apprécier leur qualité de vie postopératoire. Patients et méthode : Entre 1993 et 1999, 100 patients ont été opérés consécutivement d'un reflux gastro-oesophagien. Une hémivalve postérieure de type Toupet était réalisée par voie coelioscopique. En postopératoire, les patients ont répondu à un questionnaire téléphonique, qui avait trois objectifs : rechercher des signes cliniques de récidive , évaluer les troubles fonctionnels postopératoires , apprécier la qualité de vie postopératoire. Une pH-métrie de contrôle était également proposée aux patients ayant un recul postopératoire d'au moins deux ans. Résultats : Six conversions en laparotomie ont été nécessaires. La durée moyenne du suivi a été de 18 mois (extrêmes : 6-57 mois). Le taux de récidive clinique a été de 7,6 %. Une dysphagie épisodique a été constatée dans 2,3 % des cas. Des troubles digestifs fonctionnels postopératoires ont été observés chez 53 % des patients sans signe clinique de récidive et 95,3 % d'entre eux étaient satisfaits ou très satisfaits de l'intervention. Conclusion : La fundoplicature postérieure de type Toupet, réalisée par voie coelioscopique, permet de traiter le reflux gastro-oesophagien sans récidive à moyen terme dans près de 94 % des cas. La satisfaction des patients semble dépendre principalement de la disparition des signes cliniques de reflux gastro-oesophagien. Les troubles fonctionnels postopératoires sont fréquents, mais ne semblent pas être invalidants. Leur étiologie est encore indéterminée et le traitement chirurgical ne peut pas être seul incriminé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le calibrage de l'orifice hiatal diminue la dysphagie postopératoire après la cure de reflux gastro-oesophagien par laparoscopie: étude cas-témoins.

  • But de l'étude: La dysphagie après cure de reflux gastro-oesophagien (RGO) par laparoscopie serait plus fréquente que par laparotomie. Par laparotomie, le calibrage de l'orifice hiatal lors de la fermeture des piliers est effectué par le doigt du chirurgien. Le but de cette étude a été d'évaluer les résultats du calibrage par laparoscopie à l'aide d'une sonde de Fogarty. Matériel et méthodes: De 1999 à 2001, 21 patients ont eu une cure de RGO par laparoscopie de type Toupet à 240°, avec un calibrage de l'orifice hiatal à l'aide d'une sonde de Fogarty 8G gonflée à 4 mL. Ces patients ont été comparés à un groupe témoin apparié (n =21) sans calibrage de l'orifice hiatal. Le critère de jugement a été la survenue d'une dysphagie postopératoire immédiate (DPOI) et/ou persistante plus de trois mois. Résultats: Le suivi médian a été de 13 mois. Les deux groupes étaient comparables particulièrement en ce qui concerne le taux de dysphagie préopératoire et de troubles moteurs. Le taux de DPOI a été respectivement de 66 et 48 % avec et sans calibrage (NS). La durée médiane de la DPOI a été respectivement de 25 et 43 jours avec et sans calibrage (p = 0,05). Aucun patient avec calibrage n'a eu de dysphagie de plus de trois mois. Un patient (5 %) sans calibrage, avec des troubles moteurs préopératoire sans oesophagite, a eu une dysphagie persistant pendant deux ans sans étiologie retrouvée. Conclusion: Le calibrage de l'orifice hiatal par une sonde de Fogarty semble diminuer la durée de la dysphagie après la cure de RGO par laparoscopie selon Toupet. Cet artifice simple devrait être recommandé dans la technique de fermeture de l'orifice hiatal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'infection par H. pylori ou son éradication jouent-elles un rôle dans le reflux gastro-oesophagien?

  • Les relations entre l'infection par Helicobacter pylori (H. pylori) et le reflux gastro-œsophagien (RGO) sont controversées. L'infection par H. pylori n'est pas plus fréquente au cours du RGO, sa prévalence semblant même diminuée dans certaines études, ce qui suggère que la bactérie pourrait jouer un rôle protecteur, empêchant le développement de symptômes ou d'une œsophagite. Cette hypothèse a été confortée par la constatation d'une incidence accrue d'oesophagites après éradication de la bactérie chez des ulcéreux, bien que des résultats contradictoires aient été rapportés. Cette observation pourrait s'expliquer par la restauration d'une sécrétion acide gastrique normale après éradication de la bactérie chez les malades qui avaient une gastrite fundique. Plusieurs études ont montré que l'éradication de H. pylori chez les malades ayant un RGO n'aggravait pas les symptômes, voire pourrait les améliorer. En revanche, l'infection par H. pylori est susceptible d'interférer avec le traitement médical, car elle augmente l'efficacité des traitements anti-sécrétoires, le pH gastrique sous traitement ayant tendance à diminuer après l'éradication, toutefois, les conséquences en termes de soulagement symptomatique et/ou de cicatrisation sont probablement négligeables. Enfin, les inhibiteurs de la pompe à protons, prescrits au long cours pour un RGO, pourraient, surtout en cas d'infection par H. pylori, favoriser le développement de l'atrophie gastrique, facteur de risque d'adénocarcinome gastrique. Des résultats contradictoires ont été rapportés et l'éradication de l'infection avant d'entreprendre un traitement antisécrétoire au long cours ne peut actuellement être recommandée de façon systématique, des travaux supplémentaires étant nécessaires pour en évaluer le bien-fondé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Reflux gastro-oesophagien: alternatives au traitement médical.

  • L'immense majorité des patients porteurs d'un reflux gastro-oesophagien bénéficient d'un traitement médical. Le traitement chirurgical est proposé aux patients qui ne souhaitent pas prendre des médicaments de manière prolongée ou qui présentent des symptômes persistants ou atypiques associés au reflux gastro-oesophagien. Bien que très efficace à moyen terme, le traitement chirurgical perd de son efficacité au-delà de 10 ans et peut être associé à l'émergence de complications chroniques ou aiguës. Il s'agit probablement là des raisons qui expliquent le fait que seule une minorité de patients d'un reflux gastro-oesophagien recourent à ce traitement mécanique. De nombreuses techniques de traitement endoscopique du reflux gastro-oesophagien sont apparues au cours des dernières années mais ont été abandonnées pour la plupart, soit pour des problèmes d'effets secondaires sévères, de manque d'efficacité ou d'absence d'adoption par le milieu médical. Certaines d'entre elles ont survécu ou sont toujours en développement et en expérimentation telles que l'application de radiofréquence au niveau du tiers inférieur de l'oesophage, probablement utile chez les patients présentant un reflux gastro-oesophagien symptomatique en l'absence de lésion d'oesophagite et les techniques de suture endoscopique visant à recréer une valve gastro-oesophagienne. Jusqu'à présent, les études disponibles ont utilisé ces techniques chez les patients porteurs de reflux gastro-oesophagien typique qui sont bien soulagés par la prise d'inhibiteurs de la pompe à protons, alors qu'il serait utile d'avoir des données chez les groupes de patients présentant des reflux atypiques ou des régurgitations persistantes sous traitement, qui représentent les patients cherchant réellement une alternative mécanique au traitement de leur reflux gastro-oesophagien par des médicaments.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comment optimiser les performances de la pH-metrie oesophagienne des 24 heures pour le diagnostic du reflux gastro-oesophagien?

  • Pré-requis : La pHmétrie oesophagienne des 24 heures représente l'examen de référence pour le diagnostic du reflux gastro-oesophagien. Cependant, elle est associée à certaines limites, surtout devant des situations particulières. Buts : Décrire les moyens qui peuvent améliorer la qualité de l'examen pHmétrique et ses performances diagnostiques, en insistant sur des moyens simples et accessibles en pratique courante. Matériel et méthodes : Revue de la littérature. Résultats : L'amélioration des performances de la pHmétrie passe obligatoirement par l'étude spécifique de la période nocturne, surtout chez les patients ayant des manifestations respiratoires de reflux gastro-oesophagien. Chez ces patients, le traitement du reflux gastro-oesophagien est associé à une amélioration considérable de la qualité de vie. Par ailleurs, l'examen doit être bien expliqué au patient, dans le but d'activer le plus souvent possible les marqueurs d'évènements, puisqu'une bonne concordance symptomatique peut être associée à un temps d'exposition acide normal , définissant l'?sophage acido-sensible. Cette entité est importante à mettre en évidence en raison de l'efficacité du traitement anti-sécrétoire. Enfin, au cours des manifestations ORL du reflux gastro-oesophagien, l'utilisation d'une sonde à double canal est fortement recommandée, et ceci pour rechercher un reflux proximal qui pourrait expliquer les symptômes et qui pourra être traité par des anti-sécrétoires à forte dose. Conclusion : Les performances de la pHmétrie oesophagienne des 24 heures peuvent être améliorées par des moyens simples, dont l'utilisation devra tenir compte du contexte clinique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Facteurs pronostiques de la réponse au traitement et de la récidive du reflux gastro-oesophagien symptomatique non compliqué en médecine ambulatoire.

  • Objectif Chercher les facteurs pronostiques de succès ou d'échec thérapeutique, et de récidive chez des patients ayant un reflux gastro-oesophagien (RGO) symptomatique non compliqué et pris en charge dans les conditions habituelles d'un suivi ambulatoire. Méthode Étude contrôlée non comparative comprenant une phase thérapeutique de 4 semaines (oméprazole, 10 mg par jour) et une phase de suivi de 12 semaines. Le succès thérapeutique initial était défini par l'absence de pyrosis dans la semaine précédant l'évaluation de fin de traitement. Après un succès initial, la récidive était définie par la réapparition durant la période de suivi de pyrosis ou de régurgitations acides d'intensité au moins modérée, par le recours à un traitement prokinétique ou anti-sécrétoire, ou par l'existence de symptômes justifiant une endoscopie haute. Les facteurs pronostiques ont été cherchés au moyen d'une régression logistique multivariée pas à pas prenant en compte l'ensemble des paramètres démographiques, cliniques et thérapeutiques disponibles. Résultats Le taux de succès thérapeutique était de 58% (2 775 patients évalués dans l'analyse en intention de traiter). L'échec était associé aux facteurs suivants : prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens avant/pendant l'étude (odd ratio [OR] = 1,42, p = 0,015), intensité initiale du pyrosis (OR = 1,37, p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Resultats de la pH-metrie oesophagienne des 24 heures au cours de l'exploration des manifestations respiratoires et otorhinolaryngologiques du reflux gastro-oesophagien.

  • Nous avons mené une élude rétrospective portant sur les pHimtries oesophagiennes des 24 heures réalisées chez des malades ayant un asthme non allergique, une toux chronique ou des pharyngites ou laryngites chroniques. Nous avons étudié 168 patients. Un reflux acide pathologique a été retrouvé chez 67 patients (40%), plus fréquemment au cours de la toux chronique et de l'asthme par rapport aux pharyngites et laryngites chroniques. La comparaison des paramètres pHmétriques chez l'ensemble des patients trouve une augmentation statistiquement significative de tous les paramètres en dehors du nombre d'épisodes de reflux entre les patients asthmatiques et les patients avec pharyngites ou laryngites chroniques. La comparaison des paramètres pHmétriques chez les patients ayant un reflux acide pathologique montre que les patients asthmatiques ont un nombre de reflux de plus de cinq minutes cl une durée du reflux le plus long plus importants par rapport aux malades ayant une toux chronique. Le reflux gastro-oesophagien est plus fréquent au cours de l'asthme et de la toux chronique par rapport aux pharyngites et laryngites chroniques. Les épisodes de reflux au cours de la toux sont plus courts comparativement à l'asthme. ce qui pourrait expliquer la différence dans la sévérité de la présentation clinique des deux situations.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic et traitement du reflux gastro-oesophagien de l'adulte: les orientations suggérées par les consensus français et belge.

  • Les symptômes typiques du reflux gastrooesophagien (RGO) sont les brûlures rétrosternales et les régurgitations acides. La prévalence du RGO dans la population occidentale se situe entre 5 et 45 % selon le seuil de fréquence des symptômes. L'oesophagite est observée chez 30 à 50 % des patients explorés pour RGO et seules les lésions érosíves et les ulcérations doivent être prises en compte. On distingue les oesophagites non sévères (pertes de substances isolées), les oesophagites sévères (pertes de substances circonférentielles) et les oesophagites compliquées (sténoses, ulcères, brachyoesophage). La pH-métrie œsophagienne ambulatoire de 24 heures analyse la durée du reflux et les relations entre symptômes et reflux surtout chez des patients ayant des symptômes atypiques extradigestifs. Les symptômes et la qualité de la vie sont les critères principaux d'évaluation de gravité. Dans une minorité de cas, l'œsophagite est sévère. Les complications: sténose, ulcère, hémorragie, endobrachyœsophage s'observent dans 10 à 15 % des cas. L'endobrachyoesophage avec une métaplasie intestinale peut se cancériser. La stratégie thérapeutique initiale, proposée par la conférence de consensus franco-belge de Paris (janvier 1999) était la suivante. En cas de symptômes typiques espacés: traitement à la demande par anti-acides, alginates ou antiH

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cure du reflux gastro-oesophagien par fundoplicature partielle antérieure sous coelioscopie.

  • Objectif Etudier l'intérêt de la fundoplicature partielle antérieure sous laparoscopie, aussi bien pour son efficacité que pour ses faibles complications. Méthodes L'étude porte sur l'ensemble des patients opérés d'un reflux gastro-oesophagien sous coeliochirurgie de janvier 1995 à février 2000. Tous ont eu une hémi-valve antérieure. Les complications peropératoires, les suites post-opératoires immédiates, à 6 semaines puis à distance de l'intervention ont été analysées. Résultats La durée moyenne d'intervention a été de 81 minutes (40-170 min.) et la durée moyenne d'hospitalisation de 6,2 jours (2-12 jours). Douze conversions ont été relevées (9,6 %) et la morbidité post-opératoire après coelioscopie s'est élevée à 9,7 %. A 6 semaines, 72 patients (63,7 %) se sont révélés entièrement satisfaits de l'intervention alors que 13 patients (11,5 %) sont plaints d'une dysphagie et 5 (4,4 %) d'un ballonnement abdominal. A distance, avec un recul moyen de 3,2 ans (0,5-5,5 ans), 72 patients (73 %) sont entièrement satisfaits de l'intervention , 4 récidives de reflux (4,1 %) ont été objectivées et 3 patients (3,1 %) sont plaints d'une dysphagie gênante. Conclusion Les résultats de la chirurgie laparoscopique des reflux gastrooesophagiens par hémi-valve antérieure semblent encourageants, tant sur la disparition de la symptomatologie pré-existante que sur le faible taux de complications post-opératoires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement chirurgical du reflux gastro-oesophagien. Quelle technique choisir?

  • Les techniques chirurgicales utilisées dans le traitement du reflux gastro-oesophagien sont multiples. Le but de cette mise au point est de répondre à deux questions essentielles : quelles sont les techniques validées ? Doit-on adapter la technique à chaque malade ? Les fundoplicatures constituent actuellement la base du traitement chirurgical. Plusieurs études contrôlées ont comparé les différents types de fundoplicatures, l'analyse de ces études permet de conclure que les résultats des fundoplicatures totales (Nissen) étaient à court terme comparables à ceux des fundoplicatures partielles postérieures (Toupet). Les premières étaient cependant plus efficaces à long terme mais au prix d'une morbidité plus élevée. Les variantes techniques concernent la section des vaisseaux courts, la myorraphie des piliers du diaphragme, l'étendue d'enveloppement de l'oesophage par la fundoplicature partielle (180°, 270°, ou 300°), et la dissection des nerfs vagues. Le choix d'une technique doit aussi tenir compte des données de la manométrie et des éventuelles lésions associées. La pression du sphincter inférieur de l'oesophage ne semble pas être un élément déterminant contrairement aux troubles de la motricité oesophagienne qui peuvent contre-indiquer une fundoplicature totale. Lorsqu'une sténose peptique est dilatable, l'attitude actuelle est de proposer une fundoplicature associée à une dilatation endoscopique.

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Perturbations du sommeil au cours du reflux gastro-oesophagien: Résultats d'une etude prospective ouverte clinique et Ph-métrique.

  • Prérequis: Les troubles du sommeil sont fréquents au cours du RGO. La sévérité de ces troubles peut être liée à la survenue de symptômes nocturnes de RGO mais la relation entre la sévérité du RGO et celle des troubles du sommeil n'est pas bien établie. But: Déterminer la fréquence des troubles du sommeil chez des patients présentant des symptômes évocateurs d'un RGO et de rechercher une corrélation entre la sévérité de ces troubles et les différents paramètres pHmétriques. Méthodes: Nous avons mené une étude prospective incluant 50 patients ayant des manifestations digestives ou extra-digestives évoquant un RGO. Tous les patient ont une pHmétrie oesophagienne des 24 heures et un questionnaire standardisé évaluant l'existence et la sévérité des troubles du sommeil. Résultats: Notre étude a porté sur 10 hommes et 40 femmes d'âge moyen 43,7 ans (18 ― 70). Des symptômes nocturnes étaient rapportés par 26 patients (52%). Un RGO acide pathologique a été mis en évidence à la pHmétrie chez 18 patients (36%), et un reflux nocturne pathologique chez 19 patients (38%). Des troubles du sommeil ont été rapportés par 29 patients (58%). Le nombre d'heures de sommeil était de 6,8 heures par nuit (4 ― 9). Les facteurs cliniques associés à l'existence de troubles du sommeil étaient les symptômes nocturnes (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le traitement chirurgical du reflux gastro-oesophagien chez l'adulte.

  • Le reflux gastro-oesophagien (RGO) pathologique est fréquent. Le but de cette mise au point était de comparer les résultats des nombreuses techniques chirurgicales. Les articles ont été sélectionnés avec le Medline de 1990 à avril 2001. Une analyse critique des définitions portant sur les malades inclus dans les études, les techniques utilisées, et surtout les critères d'évaluation des résultats a été faite. Dans les comparaisons, ont été surtout retenus les résultats de 23 études randomisées. Néanmoins, leur hétérogénéité n'a pas permis de faire de méta-analyse. Certaines techniques ont fait la preuve d'une moindre efficacité et/ou de plus de contreparties que les autres: la fermeture isolée de l'angle de His, l'opération de Hill, l'opération de Belsey et la prothèse d'Angelchik. Dans l'ensemble, les fundoplicatures partielles postérieures se sont avérées aussi efficaces sur le reflux que la fundoplicature totale et ont entraîné moins de contreparties, notamment de dysphagie. Les avantages de la fundoplicature coelioscopique sont apparus modérés et ont même été remis en cause du fait de la survenue plus fréquente de complications. Ces résultats peuvent guider le chirurgien dans le choix d'une technique. Les patients doivent être informés des contreparties éventuelles de la technique qui leur est proposée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Données actuelles concernant l'association de l'obésité au reflux gastro-oesophagien et à ses complications.

  • L'incidence de l'adénocarcinome de l'oesophage et de son précurseur l'oesophage de Barrett ou endobrachyoesophage augmente dans les pays occidentaux. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) et un indice de masse corporelle (IMC) augmenté sont des facteurs de risque connus. Les études concernant l'endobrachyoesophage chez les sujets obèses ont mis en lumière que la graisse centrale est un facteur de risque plus important que l'IMC dans l'apparition de la métaplasie intestinale puis de l'adénocarcinome de l'oesophage. L'impact pro-inflammatoire des adipokines de la graisse abdominale associée au syndrome métabolique est également déterminant. En dehors des pathologies cardiovasculaires, du diabète de type 2 et de la stéatohépatite non alcoolique, l'obésité abdominale et le syndrome métabolique sont donc responsables d'une augmentation de la prévalence de l'adénocarcinome de l'oesophage, mais également d'autres cancers. Dans cette revue, nous étudions les principales données épidémiologiques et physiopathologiques actuellement disponibles sur cette association, suggérant l'intérêt futur de mesures préventives chez les patients obèses, en particulier en présence d'un syndrome métabolique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Reflux gastro-oesophagien (II). Les interventions chirurgicales: résultats et indications.

  • La chirurgie anti-reflux: Pour les fundoplicatures complètes de type Nissen, la morbidité péri et postopératoire est plus importante que pour les fundoplicatures partielles de type Toupet qui comportent un risque de dégradation des résultats avec le temps Plus important que le type d'intervention est l'expérience de l'opérateur. Les avantages de la chirurgie anti-reflux sous laparoscopie sont réduction de la douleur postopératoire, du temps de séjour hospitalier et de la durée de convalescence Indications de la chirurgie: Elles ne seront envisagées que chez des sujets ayant un RGO sévère résistant aux IPP (exceptionnel) ou dépendant des IPP. Si l'on exclut les oesophagites avec ulcères et sténoses, les critères de séverité a prendre en compte sont essentiellement symptomatiques et non anatomiques. L'age est un facteur décisionnel important. En pratique: Le traitement sera résolument médical, sauf si les IPP à fortes doses sont en échec, chez les sujets de plus de 60 ans ou présentant un quelconque risque chirurgical et chez les sujets ayant une oesophagite associée à des troubles moteurs sévères comme dans les sclérodermies En revanche, la chirurgie, de préférence sous laparoscopie à la condition de la confier à un opérateur expérimenté sera proposée aux sujets plus jeunes, surtout à ceux d'âge

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Traitement laparoscopique du reflux gastro-oesophagien par fundoplicature. Résultats à moyen terme.

  • Le but de l'étude était d'étudier si les résultats du traitement chirurgical du reflux gastro-œsophagien par fundoplicature laparoscopique étaient satisfaisants et durables à moyen terme. Patients et méthodes, de juillet 1992 à septembre 1996, 161 patients étaient opérés d'un reflux gastro-œsophagien dépendant du traitement médical. 17 patients étaient exclus de l'étude (laparotomie d'emblée ou conversion). Parmi les 144 patients inclus, il s'agissait de 92 hommes et 52 femmes, l'âge moyen était de 50 ans (25-77 ans). Le bilan préopératoire comportait une œso-gastroscopie, une manométrie et une pHmétrie oesophagiennes des 24 heures. Les techniques utilisées étaient des fundoplicatures complètes sans section des vaisseaux courts (Nissen-Rossetti: 122 cas), avec section (Nissen: 18 cas) ou partielles à 270° (Toupet: 4 cas). Il a été procédé à 3 mois à un contrôle clinique manométrique et pHmétrique ainsi qu'à une enquête annuelle. Résultats: la mortalité hospitalière était nulle. La morbidité était représentée par 2 cas de complications respiratoires (1,5%). A 3 mois et 21 mois de recul, le pourcentage de dysphagie était respectivement de 24% et 2%, celui de gas-bloat syndrome de 18% et 21% (n.s.), et celui de reflux gastro-oesophagien récidivé de 6% et 14% (p

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