Radiodermite [ Publications ]

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  • Introduction. Les radiodermites après examens radiologiques interventionnels ont été récemment rapportées. Elles surviennent le plus souvent lors de cathétérismes cardiaques. Elles peuvent aussi s'observer après d'autres examens nécessitant des contrôles radioscopiques prolongés, comme après la pose d'un shunt intrahépatique portosystémique par voie transjugulaire. Cette technique angiographique récente permet de lever une hypertension portale. Observations. Nous rapportons 4 observations de radiodermites, secondaires à la pose d'un shunt intrahépatique portosystémique par voie transjugulaire. Une femme de 63 ans atteinte d'une cirrhose biliaire primitive développait, en 1997, un placard sclérodermiforme sous l'omoplate droite , elle avait eu, en 1992, la pose d'un shunt, de 1992 à 1997, ce shunt avait été remplacé, puis dilaté à quatre reprises. Un homme de 50 ans avait eu, en 1994, une radiodermite exsudative sous-scapulaire droite, une semaine après la pose d'un shunt , ce shunt avait été dilaté la même année et remplacé en 1995 , la lésion cutanée évoluait vers un placard nettement induré. Un homme de 67 ans développait, en 1995, une zone de radiodermite fibreuse sous-scapulaire droite , il avait eu, en 1992, la mise en place d'un shunt , de 1992 à 1995, la prothèse avait été dilatée à quatre reprises. Une femme de 82 ans, atteinte d'une cirrhose éthylique, avait eu, en 1993, une radiodermite ulcérée sous-scapulaire droite, 5 jours après la pose d'un shunt intrahépatique portosystémique par voie transjugulaire. Discussion. Le shunt intrahépatique portosystémique par voie transjugulaire est une technique très prometteuse car elle permet de lever une hypertension portale sans recourir à la chirurgie, mais elle nécessite un temps d'exposition aux rayons X parfois fort important. D'autre part, la prothèse peut facilement s'obstruer, ce qui impose des interventions angiographiques répétées. Chez tous nos malades, la durée des examens a été très prolongée. Ceci explique le surdosage de radiations. Le cathétérisme cardiaque et la pose d'un shunt intrahépatique portosystémique par voie transjugulaire ne sont pas les seuls examens à risque. Plusieurs autres examens de radiologie interventionnelle peuvent nécessiter des contrôles radioscopiques prolongés et se compliquer de radiodermites.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiodermites chroniques après cathétérisme interventionnel cardiaque. Quatre observations.

  • Introduction. La fluoroscopie et la cinéradiographie utilisées pendant les coronarographies exposent les malades à de fortes doses de radiations ionisantes. Observations. Nous rapportons 4 observations de radiodermite secondaires à des explorations radiographiques coronariennes. Un homme de 69 ans développait en 1991 un placard ulcéré de radiodermite de l'omoplate gauche nécessitant une exérèse avec greffe. Il avait eu 3 coronarographies et 2 angioplasties entre 1989 et 1991. Une femme de 59 ans voyait apparaître en 1992 à la suite d'une coronarographie. un placard induré dorsal avec ulcération centrale escarrifiée nécessitant une exérèse suivie de greffe. Elle avait eu en 1990 et 1992, 2 dilatations des coronaires dont une avec angioplastie. Un homme de 63 ans voyait apparaître une plaie nécrotique atrophique sous mamelonnaire droite nécessitant en mars 1993 une exérèse avec lambeau. Il avait eu en 1991 un essai d'angioplastie puis un double pontage. Une femme de 52 ans développait en 1990 une lésion mammaire droite ulcérée. télangiectasique. Le diagnostic de radiodermite était posé en 1996 et une exérèse était réalisée. Elle avait eu trois coronarographies avec une angioplastie en 1989. Discussion. Quatre cas de radiodermites consécutives à des actes radiologiques coronariens similaires à nos observations ont été décrits en 1996. Six autres cas ont été rapportés en France récemment. Chacun des malades avait eu une coronarographie avec angioplastie coronaire transluminale. Lors de coronarographie, l'irradiation est plus importante à la pose de guides et de ballons nécessaires à la dilatation des artères coronaires. L'angioplastie est d'autant plus néfaste que les fenêtres des faisceaux d'irradiation sont localisées sur les artères sténosées alors qu'elles intéressent tout le réseau coronarien lors de la coronarographie. Si la localisation des lésions et le contexte permettent habituellement le diagnostic. celui-ci est parfois difficile du fait des délais d'apparition parfois prolongés. et qu'il n'existe pas de mesure de la dose de radiations émises au contact de la peau.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une radiodermite chronique en radiologie interventionnelle

  • Objectifs Un cas de radiodermite chronique chez un radiologue pratiquant l'imagerie interventionnelle depuis 20 ans a amené les auteurs à faire le point sur cette pathologie, en termes de diagnostic et de dépistage. Cette pathologie, qui semblait avoir disparu avec l'arrêt des radioscopies, pourrait réapparaître dans les conditions actuelles de réalisation de la radiologie interventionnelle, qui engendre une surexposition des mains aux rayonnements ionisants. En médecine du travail, il serait donc utile de disposer d'un examen permettant d'établir le diagnostic de certitude de radiodermite chronique, mais également de favoriser le dépistage des lésions infracliniques. Méthodes Le réseau capillaire cutané de la région sous-unguéale représente un indicateur de grande sensibilité aux altérations provoquées par les rayonnements ionisants. C'est pourquoi la capillaroscopie multiparamétrique (oedème, distribution, néovascularisation) a été choisie pour réaliser les deux objectifs de diagnostic et de dépistage. Cet examen, rapide et non invasif, ne requiert qu'un stéréomicroscope équipé d'un éclairage puissant et permet d'analyser le retentissement tardif des doses cumulées au niveau des mains. Résultats Dans le cas clinique exposé, la capillaroscopie révèle des anomalies microvasculaires caractéristiques d'une pathologie radique chronique. Discussion La dose cumulée a été estimée à 10 Gy sur les vingt ans d'exercice professionnel, ce qui correspond à 500 mSv par an (valeur annuelle réglementaire), et à la dose cumulée habituellement décrite dans cette pathologie. La nouvelle réglementation Euratom 96 n'abaisse pas cette valeur réglementaire et n'impose pas non plus de surveillance dosimétrique obligatoire des extrémités. Conclusion La capillaroscopie, examen rapide et non invasif, semble être un très bon outil de diagnostic et de dépistage à utiliser en médecine du travail pour les pathologies cutanées d'origine radique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiodermites après cathétérisme cardiaque.

  • ■ Une fréquence en augmentation: Le développement de nouvelles techniques interventionnelles radiologiques et notamment l'angioplastie des artères coronaires explique la multiplication des observations de radiodermites. Les lésions cutanées reproduisent les différents aspects cliniques rencontrés en cas de brûlures depuis l'érythème jusqu'à la nécrose et l'ulcération chronique en passant par la plaque atrophique télangiectasique et poikilodermique. Vingt trois observations ont été rapportées dans la littérature après cathétérisme cardiaque. Le délai de survenue entre le premier examen radiologique et l'apparition des premiers symptômes varie de 15 jours à 10 ans. ■ Pour réduire le risque: Le facteur de risque principal est un long temps de scopie sur une même incidence. L'utilisation de matériel radiologique ancien, non numérisé, augmente également ce risque. Pour diminuer la probabilité de développer une radiodermite après une angioplastie, il est important de sensibiliser et de former à la radioprotection les médecins qui pratiquent ces techniques endovasculaires thérapeutiques. ■ Diagnostic rétrospectif: L'apparition de troubles pigmentaires et/ou de télangiectasies localisées doit faire rechercher par l'interrogatoire une notion d'irradiation cutanée au cours d'examens radiologiques parfois oubliés du patient.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiodermite linéaire de superposition, secondaire à une électronthérapie corporelle totale.

  • Introduction. Nous rapportons l'observation d'un cas de radiodermite de topographie particulière, en bandes longitudinales sur les faces latérales des membres, secondaire à une électronthérapie corporelle totale. Observation. Un homme âgé de 68 ans était traité, en avril 1998, par une électronthérapie corporelle totale, pour un mycosis fongoïde de stade I. Quelques jours après la dernière séance, il était vu en consultation, avec des lésions de radiodermite aiguë de topographie particulière. Les lésions formaient des bandes longitudinales bien limitées, siégeant sur les faces latérales internes des membres, mais également de façon plus modérée sur les faces latérales du tronc. Discussion. L'électronthérapie corporelle totale est un traitement qui peut être proposé dans les stades précoces de mycosis fongoïde en plaques localisées ou généralisées. En raison de la pénétration limitée en profondeur des électrons, les effets secondaires épargnent les organes internes (moelle osseuse...) et se limitent aux téguments (érythème, alopécie...). Une radiodermite linéaire dans le plan frontal correspond aux zones de superposition des champs d'irradiation antérieur et postérieur. Cette topographie n'a jamais été décrite, à notre connaissance, dans la littérature.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt d’un gel stérile anti-brûlure dans les radiodermites : résultats d’une étude comparative

  • Le but de cette étude prospective était d’évaluer l’efficacité et la tolérance du gel anti-brûlure d’Eau Thermale d’Avène (gel d’ETA) dans la prévention de la radiodermite chez des adultes traités par radiothérapie (6 semaines) pour un cancer du sein (n = 61) ou oto rhino laryngologique (n = 8). Cette étude ouverte était randomisée, multicentrique, en deux groupes parallèles : les patients appliquaient 5 fois par jour pendant 10 semaines soit le gel d’ETA (n = 35) soit une crème à base de trolamine (n = 34). Le délai médian d’apparition des premiers signes objectifs de radiodermite était de 31 jours dans le groupe gel d’ETA contre 29 jours dans le groupe comparateur (p = 0,924). Le délai médian d’apparition du prurit dans le groupe gel d’ETA était de 46 jours contre 27 jours (p = 0,028) et 44 jours contre 24 jours pour la douleur (p = 0,426). L’efficacité globale était jugée « très bonne » chez 46,7 % des patients du groupe gel d’ETA versus 17,2 % (p = 0,029) et la tolérance « très bonne » chez 65,5 % des patients du groupe gel d’ETA contre 40,7 % (p = 0,107). Aucune radionécrose n’a été observée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiodermite chronique du dos après coronaroplastie

  • Nous rapportons le cas clinique d’un patient de 72 ans, adressé en janvier 2009 par son dermatologue pour « brûlure » du dos. L’anamnèse retrouvait la réalisation d’une coronarographie et de deux coronaroplasties entre septembre et octobre 2005, ce qui nous a permis d’évoquer le diagnostic de radiodermite chronique du dos après coronaroplastie, à partir des données de la littérature. La survenue de radiodermites chroniques du dos et de la région axillaire après cathétérisme cardiaque a été observée dans de nombreux pays , il s’agit presque toujours de cas ayant subi des manœuvres difficiles et prolongées, exposant à une dose élevée de radiation. Il n’y a pas toujours de radiodermite aiguë, les lésions apparaissant entre trois et 30 mois voire plus après l’exposition. Il s’agit de zones quadrangulaires bien limitées de plusieurs centimètres de côté, caractérisées au minimum par une radiodystrophie, au maximum par une ulcération de type radionécrose tardive nécessitant un geste de couverture chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiodermite chronique post cathétérisme cardiaque: rôle favorisant du ciprofibrate (Lipanor)?

  • Introduction. Les radiodermites post cathétérisme cardiaque sont une entité récemment décrite en dermatologie, et il n'y a, à ce jour, que quelques cas rapportés dans la littérature : cet effet secondaire n'est cependant pas rare et survient à la suite d'explorations endovasculaires longues ou répétées. Observation. Nous avons rapporté un nouveau cas de radiodermite chronique post cathétérisme cardiaque particulier car apparu après un seul cathétérisme chez une patiente lupique traitée par corticoïdes et ciprofibrate (Lipanor®). La réalisation d'un nouveau cathétérisme après arrêt du ciprofibrate n'avait pas provoqué de nouvelles lésions. Discussion. Cette observation soulève l'hypothèse de la participation du ciprofibrate comme un facteur radiosensibilisant dans l'élaboration de la radiodermite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiodermites en radiologie interventionnelle (doses reçues aux mains, dépistage et réparation).

  • L'essor des techniques de la radiologie interventionnelle fait craindre la réapparition des radiodermites chroniques. Peu d'études mentionnent les doses reçues aux mains, mais les quelques dosimétries relevées signalent des valeurs élevées. Si la clinique est tardive, la capillaroscopie, examen rapide et non invasif, permet de déceler des lésions vasculaires au stade infraclinique. Les éléments de radioprotection reposent actuellement sur les gants plombés et la limitation du temps d'exposition. La réparation des radiodermites chroniques est fonction du statut du praticien. Malgré une meilleure prise en compte de l'irradiation globale, l'exposition des mains reste préoccupante. Une surveillance médicale adaptée est proposée grâce à la capillaroscopie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le lambeau libre de grand dorsal revascularisé par un double pontage veineux sur le trépied fémoral pour le traitement d'une radiodermite lombaire. A propos de deux cas.

  • Deux patients ont été opérés en 1989 et en 1992 de radionécrose lombaire compliquée (ostéite lombaire de L5 avec méningite et choc toxi-infectieux pour l'un des patients). Dans les deux cas, les moyens de couverture classiques (greffe cutanée, lambeaux locaux) avaient été tentés et avaient échoué. Chez l'un des patients, une tentative de couverture par lambeau musculaire de grand dorsal à pédicule distal retourné et tunnellisé dans la région latéro-dorsale s'est également soldée par un échec.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiodermite thoracique en cardiologie interventionnelle. A propos de 6 cas.

  • Le but de cet article est de faire découvrir les radiodermites thoraciques. complication rare mais à ne pas méconnaître de la cardiologie interventionnelle. Leur aspect est variable, de l'érythème de forme souvent ovalaire jusqu'à la nécrose cutanée, avec risque d'ulcération chronique et de dégénérescence maligne. Nous rapportons 6 cas observés en 1997 après angioplastle coronaire. Les procédures complexes, longues, sont le plus souvent responsables de cette complication. La prévention fait appel à toute l'équipe médicale cardiologique, tant au niveau du dépistage de cette pathologie, que de l'indication du type de revascularisation, et de la limitation de la dose de rayons X administrée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement et prévention des radiodermites aiguës

  • La radiodermite aiguë est l’effet secondaire le plus fréquent de la radiothérapie. Elle est parfois limitante en imposant l’arrêt du traitement avec perte du bénéfice thérapeutique. Il n’existe pas actuellement de consensus concernant la prise en charge des radiodermites, que ce soit sur le plan curatif ou préventif. Il est important de connaître les mesures hygiénodiététiques à prodiguer à tout patient candidat à la radiothérapie. Ainsi, la sensibilisation avant la mise en route de la radiothérapie et la prise en charge thérapeutique dermatologique rapide et adéquate dès l’apparition des premiers signes cutanés constituent les deux piliers fondamentaux de la bonne prise en charge de cet effet secondaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tolérance de l’association de sucralfate / sels de Cu-Zn dans les radiodermites

  • Le but de cette étude était d’évaluer la tolérance d’un topique associant sucralfate/sels de cuivre et de zinc dans les radiodermites chez des femmes atteintes d’un cancer du sein et traitées par radiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov