Quels sont les parasites qui seront détectés au niveau des urines ?


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Posté par Yvan

Voici tout d’abord quelques définitions :

  • Parasite :
    « Organisme animal ou végétal qui se nourrit strictement aux dépens d’un organisme hôte d’une espèce différente, de façon permanente ou pendant une phase de son cycle vital.
    Un parasite se nourrit des tissus, du sang ou des aliments de son hôte. La plupart des parasites sévissent dans les pays tropicaux, où leur présence est liée aux conditions climatiques et souvent à une hygiène déficiente des populations. […] »
    https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/parasite/76859

  • germe :
    « Germe infectieux
    Tout micro-organisme (bactérie, virus, champignon, parasite) vivant, source de maladie infectieuse. »
    https://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/germe_infectieux/13305

Concernant la prescription de l’ECBU, le médecin va tenir compte des symptômes du patient pour prescrire telle ou telle recherche.

Sur le site d’information médicale Labstestonline , voici les informations qui sont données sur les éléments recherchés lors d’un ECBU :
« Qu’est-ce qui est analysé ?
Un ECBU consiste en un examen cytologique et bactériologique des urines. Un ECBU peut être effectué dans le but de diagnostiquer une infection ou pour contrôler l’efficacité du traitement antibiotique.
La présence de pus visible à l’œil nu (pyurie) ou au microscope, de leucocytes (leucocyturie) et de germes en quantité significative (bactériurie) définit l’infection urinaire. Si ces signes biologiques sont accompagnés de symptômes d’infection tels qu’un besoin impérieux d’uriner souvent et douloureusement, on parle d’infection urinaire symptomatique. Dans le cas contraire on parle d’infection urinaire asymptomatique.
[ …]
Le technicien note aussi la présence, en précisant leur quantité, d’autres éléments éventuellement présents tels que :
• des cellules épithéliales qui signeraient une contamination vaginale chez la femme, ce qui ne permettrait pas d’interpréter correctement le résultat de l’ECBU,
• des cellules rénales, vésicales ou de débris ou conglomérats cellulaires tels les cylindres granuleux, hématiques ou hyalins,
des microorganismes ,
• des cristaux, en précisant également leur nature, voire leur taille et leur capacité à s’agréger entre eux.
La présence de certains cristaux n’est toutefois interprétable que si l’urine a été prélevée à jeun et si l’examen a été effectué dans l’heure qui suit le prélèvement,
de Trichomonas (ces derniers se repèrent surtout grâce à leur mobilité qui se perd progressivement puis totalement en quelques heures après le prélèvement),
• de spermatozoïdes.
En fonction des examens macroscopique et microscopique ou des renseignements cliniques dont il dispose ou de la prescription médicale, le technicien peut être amené à ensemencer des milieux de culture supplémentaires, pour mettre en évidence des bactéries ne cultivant pas ou mal sur les milieux usuels, telles que les mycobactéries (familles de bactéries responsables notamment de la tuberculose), bactéries anaérobies, Haemophilus, levures ou à utiliser d’autres techniques pour mettre en évidence des bactéries telles que Chlamydiae trachomatis (bactérie transmise par voie sexuelle qui peut causer des urétrites ou d’autres types d’infections génito-urinaires, pouvant parfois se compliquer d’une infertilité).
Les milieux de culture sont ensuite placés à 37°C (c’est-à-dire à la température de l’organisme) pendant au moins 18 à 24 heures.
Les micro-organismes présents dans l’urine se multiplient jusqu’à devenir visibles sous la forme de petites colonies circulaires de +/-1 mm de diamètre. La taille, la forme, l’aspect, la couleur de ces colonies sur les différents milieux de culture constituent autant d’indications sur la nature des bactéries . Le nombre de colonies indique la quantité de bactéries présentes dans l’échantillon d’urine. Habituellement, dans une infection urinaire franche, il y a plus de 1.000.000 colonies par mL. Si le patient a beaucoup bu avant de faire son ECBU, ce nombre peut être divisé par 10 par simple dilution de l’urine. Si l’urine a eu peu le temps de séjourner dans la vessie, ce nombre peut être divisé par plus de 10. Si le nombre de bactéries en culture diminue en deçà de 10.000/mL, une contamination de l’urine (sans rapport avec une infection urinaire) est à envisager, sauf si le patient a reçu un traitement antibiotique dans les 24 à 48 heures précédant l’ECBU. Les contaminations sont dues à un prélèvement défectueux. Elles sont dues à des bactéries présentes sur la peau ou sur les muqueuses (vaginale ou anale) et qui sont entrainées dans l’urine lors du prélèvement.
En règle générale, dans une infection urinaire, une seule espèce de bactérie est présente . Bien qu’il existe parfois des infections impliquant plusieurs espèces de bactéries , la présence de plusieurs bactéries signe généralement une contamination.
Le technicien pratique ensuite divers tests sur les colonies isolées sur les milieux de culture. Il peut commencer à observer les bactéries au microscope, où il apprécie leur forme allongée ou arrondie, leur mobilité éventuelle, leur capacité éventuelle à retenir les colorants utilisés pour la coloration dite de Gram. Par exemple, la bactérie Escherichia coli (également appelée colibacille), qui est responsable de la majorité des infections urinaires , est un bacille à Gram négatif (c’est-à-dire qu’il apparaît sous la forme de petits bâtonnets roses), tandis que Lactobacillus, qui est un contaminant vaginal usuel des urines féminines est un bacille à Gram positif (c’est-à-dire qu’il apparaît sous la forme de bâtonnets violets un peu plus fins et longs que le colibacille). Certaines de ces bactéries, par exemple les Lactobacillus, ne sont pas pathogènes (c’est-à-dire qu’elles ne causent pas d’infection) et ne nécessitent pas de tests supplémentaires. »
http://www.labtestsonline.fr/tests/UrineCulture.html?tab=2