Psoriasis [ Publications ]

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  • Introduction. Les formes cliniques atypiques de maladie de Kawasaki sont nombreuses et doivent être connues afin d'éviter un retard thérapeutique préjudiciable pour le malade. Nous rapportons la survenue d'un psoriasis pustuleux puis en gouttes au cours d'une maladie de Kawasaki, et discutons un mécanisme physiopathologique commun. Observation. Un garçon de 3 ans était vu pour une éruption fébrile évocatrice d'une maladie de Kawasaki (conjonctivite bilatérale, chéilite, érythème palmo-plantaire, exanthème scarlatiniforme avec desquamation périnéale) associée à une éruption pustuleuse. La biopsie des lésions pustuleuses objectivait une pustulose sous-cornée compatible avec un psoriasis pustuleux. Il n'y avait pas d'anomalie coronarienne. Le traitement consistait en une perfusion unique d'immunoglobulines polyvalentes à la posologie de 2 g/kg, et l'administration orale de 60 mg/kg/j d'acide salicylique (Aspegic®). L'ensemble des symptômes disparaissait, et l'évolution était marquée par la survenue d'un psoriasis en gouttes. Discussion. La survenue de lésions psoriasiques au cours de la maladie de Kawasaki a été rapportée dans 12 observations, soit à la phase aiguë, soit au décours immédiat. Des complications coronariennes ont été mises en évidence dans 4 des 5 cas où les lésions de psoriasis étaient survenues à la phase aiguë, suggérant une gravité particulière de cette association. L'hypothèse d'un mécanisme physiopathologique commun est discutée: intervention d'une toxine bactérienne agissant comme un superantigène conduisant à une importante activation lymphocytaire T à l'origine de l'activation des kératinocytes. Les lésions de psoriasis pourraient être considérées ici comme une forme de phénomène de Koebner.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anticorps anti-médicament, auto-anticorps et traitements biologiques du psoriasis

  • La mise sur le marché d’un nombre important de thérapies biologiques ciblées (anticorps monoclonaux, protéines de fusion) a placé ces produits au centre des stratégies de prise en charge des formes modérées et sévères du psoriasis, de la polyarthrite rhumatoïde et de la maladie de Crohn. Une des préoccupations liée à l’administration de ces molécules est que, parce que la plupart sont des glycoprotéines immunogènes, elles induisent une réponse immune indésirable qui s’accompagne de la production d’anticorps antimédicament spécifiques (ADA). Le développement de thérapies ciblées reposant sur des molécules du soi (à partir de séquences géniques humaines), comme des anticorps « humains » recombinants, ou des protéines de fusion, a aidé à réduire la production d’ADA, mais ceci ne permet pas d’éviter toute immunogénicité. Une perte d’efficacité et des problèmes de tolérance comme des réactions anaphylactiques ou des vascularites accompagnent le développement d’ADA. A côté des réactions immunitaires vis-à vis-des biothérapies, phénomène global qui concerne toute cette classe, certaines molécules comme les anti-TNFα peuvent en plus entraîner une réponse auto-immune, qui se manifeste notamment par la production d’anticorps antinucléaires (ACAN). Le développement d’ACAN a été associé au lupus induit, et dans le psoriasis il pourrait être un marqueur d’échec au traitement par anti-TNFα. En se centrant sur le psoriasis, cet article fait le point sur les conséquences et les défis liés au développement d’anticorps anti-biothérapies et d’autoanticorps en thérapeutique humaine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement du psoriasis par méthotrexate à l’ère des biothérapies : étude chez 21 patients tunisiens

  • Introduction. Nous présentons ici les résultats en terme d'efficacité et de tolérance du méthotrexate administré chez 21 patients tunisiens atteints de psoriasis sévère. Méthode. Il s'agit d'une étude rétrospective menée, de janvier 2002 à décembre 2009, au service de dermatologie de l'Hôpital Charles Nicolle de Tunis. Nous avons recensé 21 patients atteints de psoriasis sévère et mis sous méthotrexate. Résultats. La moyenne d'âge des patients était de 53 ans avec un sex-ratio de 6. La durée moyenne d'évolution du psoriasis était de 10 ans (un mois - 60 ans). Il s'agissait d'un psoriasis en plaques dans 18 cas (85,8 %) [surface cutanée moyenne atteinte de 63 %], d'un psoriasis érythrodermique dans 2 cas (9,5 %) et d'un psoriasis arthropathique dans 1 cas (4,7 %). Le méthotrexate a été administré per os à une dose initiale de 5 à 7,5 mg/semaine. La dose maximale hebdomadaire était de 7,5 mg à 12,5 mg. La rémission était totale dans 62 % des cas et partielle dans 28,5 % des cas. Des effets indésirables hématologiques et hépatiques ont été observés chez 2 patients (9,5 %). La période de rémission après l'arrêt du méthotrexate était en moyenne de 14 mois (3 mois-3 ans). Une récidive à type de psoriasis sévère a été observée chez 7 patients. Conclusion. Notre étude montre une bonne réponse clinique du psoriasis sévère au méthotrexate et ce en terme de taux et de durée de rémission, malgré des doses hebdomadaires plus faibles que celles classiquement utilisées dans la littérature.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Psoriasis. Traitement.

  • ■ Principes généraux: Le traitement du psoriasis doit viser à diminuer la sévérité et l'extension du psoriasis au point de ne plus pénaliser la vie professionnelle, socio-culturelle et personnelle du patient. Celui-ci doit être informé qu'il n'existe pas encore de traitement curatif mais seulement suspensif du psoriasis, de sorte que la relation médecin-patient doit toujours s'inscrire dans la recherche du meilleur compromis entre le bénéfice du traitement et ses risques, au besoin en privilégiant l'abstention thérapeutique. Dans tous les cas, les facteurs favorisants devront être recherchés et si possible, évités. ■ Un traitement en 2 phases: Un traitement d'attaque jusqu'au blanchiment des lésions est suivi par un traitement d'entretien dans le but d'espacer au maximum les poussées. ■ Les traitements locaux: Ils doivent toujours être préférés dans les formes limitées et font surtout appel aux kératolytiques, aux dermocorticoïdes et aux dérivés de la vitamine D3. Les rétinoïdes topiques, en particulier le tazarotène sont en cours de développement. ■ Les traitements systémiques: Ils doivent être réservés aux psoriasis plus étendus et aux échecs des traitements locaux bien conduits. La photothérapie, en particulier la PUVAthérapie et plus récemment l'UVBthérapie à spectre étroit, occupe une place importante dans l'arsenal thérapeutique. Les rétinoïdes systémiques peuvent être utilisés seuls ou combinés à la PUVAthérapie. Le méthotrexate ou la ciclosporine ne seront utilisés par des prescripteurs habitués, qu'après avoir bien pesé leurs risques. De nombreux autres traitements sont encore au stade expérimental mais gardent toutes les promesses d'une immunothérapie toujours plus sélective.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Modalites therapeutiques dans les formes severes de psoriasis: a propos de 50 cas.

  • Pré requis : Le psoriasis revêt sous ses différents aspects un vrai problème de santé publique. Ses formes graves posent encore un problème thérapeutique avec un traitement à la fois difficile et décevant. But de notre travail était d'étudier les différentes conduites thérapeutiques en cas de forme grave de psoriasis, d'évaluer les différents traitements disponibles ainsi que les perspectives d'avenir. Méthodes : Notre étude rétrospective a concerné 50 malades atteints de psoriasis sévère colligés au service de dermatologie de l'Hôpital Militaire de Tunis de janvier 1990 à décembre 2003. Résultats : Sur les 14 années étudiées la fréquence des formes sévères parmi les malades hospitalisés pour psoriasis était de 19,5%. Un psoriasis étendu a été observé chez 64% des patients. Un rhumatisme psoriasique n'a été retrouvé que chez 6% des patients. Une érythrodermie psoriasique, un psoriasis pustuleux et une kératodermie palmoplantaire psoriasique sévère ont été équitablement notés chez 10% des malades. La PUVA-thérapie a été prescrite en 1ère intention chez 96,6% des patients présentant un psoriasis étendu avec une amélioration chez 71% d'entre eux pendant les 3 premières cures. Parmi les 20 patients ayant reçu de l'acitrétine 65% on rapporté une amélioration. Le méthotrexate et la Ré-PUVA ont été instaurés en 2

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Prescrire une photothérapie dans le psoriasis.

  • Deux types de photothérapie sont utilisés dans le traitement du psoriasis. La photothérapie à ultraviolets B (UVB) dite TLOI, excluant les UVB les plus érythématoqènes, a ainsi acquis une place à côté de la puvathérapie (associant prise orale ou administration en balns d'un psoralène et exposition aux UVA) dont l'efficacité est clairement étatile depuis longtemps. La photothérapie UVB TL01 présente moins de contraintes mais ne semble pas aussi efficace que la puvathérapie dans les formes les plus graves. Les résultats de ces deux photothérapies sont amplifiés par l'adjonction de traitements adjuvants ainsi que surtout par l'assodatlùn d'une prise orale d'acitrétine. Le risque à long terme de la photothéraple est l'induction de cancers cutanés, essentiellement des carcinomes spinocellulaires , ce risque qualifié et quantifié pour la puvathéraple reste plus flou pour la TL01 , il impose un compte précis du nombre de séances reçues et un suivi prolongé des patients ayant reçu de nombreuses cures de photothérapie. L'indication de la photothérapie est la poussée étendue de psoriasis dans sa forme commune. L'alternance thérapeutique, lors de la succession des poussées ou lorsque le capital photothérapique est consommé, peut être faite avec les rétinoïdes ou le méthotrexate , elle doit, à l'inverse être beaucoup plus prudente avec la ciclosporine du fait d'une majoration du risque cancérigène.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

COMMENT JE TRAITE ... un psoriasis par paliers progressifs.

  • Le psoriasis est une maladie multifactorielle qui se caractérise par une atteinte cutanée accompagnée ou non de diverses comorbidités. La maladie associe une prolifération épidermique qualitativement anormale, et des troubles d’ordre immunitaire marqués par un infiltrat inflammatoire dermique avec exocytose de neutrophiles. Le caractère héréditaire du psoriasis est bien établi et de nombreux locus de prédisposition ont été décrits sur divers chromosomes. Le traitement dépend d’une éventuelle cause identifiée, et de la sévérité de l’atteinte cutanée par le psoriasis, ainsi que de la présence de diverses comorbidités. Depuis quelques décennies, le psoriasis bénéficie de traitements par paliers progressifs. Des mesures liminaires s’appuient sur l’usage d’émollients. Des traitements topiques prouvent leur efficacité. Ils sont à base de dermocorticoïdes, de dérivés de la vitamine D, d’inhibiteurs de la calcineurine, ainsi que de goudrons. La phase suivante recourt à la photo(chimio)thérapie par PUVA ou UVB. Dans une phase suivante, des traitements systémiques par voie orale sont envisagés, incluant le méthotrexate et la ciclosporine. Dans les cas sévères ayant résisté à ces traitements, les biothérapies représentent l’espoir d’une amélioration ou d’un blanchiment des lésions. La cascade de tous ces traitements actuels a rénové entièrement les traitements d’antan du psoriasis.

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Psoriasis : bilan préthérapeutique pratique

  • Le psoriasis est une maladie chronique pour laquelle à ce jour les traitements restent suspensifs. Ils sont susceptibles de varier dans le temps. Différents paramètres vont devoir être pris en compte dans l’évaluation initiale du patient psoriasique dont la maladie justifie d’un traitement systémique. Les antécédents médicaux du patient, l’évaluation médicale objective de la maladie psoriasique et de ses comorbidités et la recherche de contre-indications médicales aux divers traitements sont les principaux éléments qui orientent le choix d’un traitement systémique. Cependant, les facteurs sociaux, le mode de vie du patient, son niveau de compréhension, sa capacité à se prendre en charge et des facteurs économiques devront aussi être pris en compte dans la négociation thérapeutique. Un dossier médical exhaustif résumant l’histoire médicale du patient et de sa maladie servira de référentiel. Il sera un outil indispensable pour le suivi et l’adaptation de la prise en charge au fur et à mesure de l’évolution de la maladie cutanée sous traitement et de l’histoire médicale du patient. Ce référentiel devra être communiqué à tous les médecins impliqués dans la prise en charge du patient afin d’optimiser sa prise en charge.

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Psoriasis et maladies inflammatoires du tube digestif

  • Le psoriasis et les maladies inflammatoires du tube digestif (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) font partie des maladies inflammatoires à médiation immunitaire. Ce groupe comprend environ quatre-vingt affections dont certaines peuvent parfois être associées chez un même malade. Dans le cas du psoriasis, la maladie de Crohn serait un peu plus fréquemment observée, mais la rectocolite hémorragique et la maladie cœliaque sont également concernées. Les liens qui unissent ces affections sont sous-tendus par: i) des données génétiques obtenues par les études de liaisons qui montrent des locus et/ou des gènes prédisposant communs impliqués entre autre dans l’immunité innée, ii) des données immunologiques, ces affections partageant des mécanismes effecteurs de l’inflammation et en particulier la voie d’activation des lymphocytes Th17, ce qui explique l’efficacité conjointe des anticorps anti-TNF et anti-IL-12/23, et iii) des cofacteurs environnementaux parmi lesquels on peut citer le tabac, peut être certaines protéines alimentaires (gliadine…) et les infections bactériennes qui sont probablement déterminantes dans la genèse de ces maladies.

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Méthotrexate et psoriasis: à propos de 46 cas.

  • Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique, son traitement peut être local ou général. Le méthotrexate (MTX) est parmi les traitements systémiques du psoriasis modéré à sévère. Le but de notre étude est d’évaluer la place du MTX dans le traitement du psoriasis dans notre contexte marocain. C'est une étude rétrospective menée au service de dermatologie du CHU HASSAN II FES de 2010 à 2013. 46 patients ont répondus aux critères d'inclusions. Il s'agissait de patients de sexe masculin dans 58,7% des cas, de sujets âgés entre 18 et 45 ans dans 45,7% des cas. Le psoriasis vulgaire était la forme la plus répondue (76,1%), 56,5% avaient une surface corporelle(SC) atteinte comprise entre 25 et 50%, L’évolution était marquée par une rémission complète dans 50% des cas. Le MTX a été utilisé depuis plus de 40 ans dans le traitement du psoriasis modéré à sévère. Dans notre série le recours au MTX était nécessaire et ceci après échec d'autres thérapeutiques. Son efficacité a été constatée chez 50% des patients, avec peu d'effets secondaires. Le MTX est une molécule de référence dans le traitement du psoriasis modéré à sévère, avec un meilleur rapport coût/bénéfice/risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Amylose compliquant un psoriasis arthropathique.

  • Introduction, L'amylose secondaire AA complique classiquement les maladies rhumatismales ou infectieuses chroniques. Le psoriasis est une cause rare d'amylose secondaire et une trentaine d'observations sont recensées dans la littérature. Observation. Un homme de 62 ans était suivi pour un psoriasis en plaques évoluant depuis 6 ans, compliqué d'une atteinte articulaire depuis i an. L'apparition d'une protéinurie isolée a révélé une amylose AA rénale et hépatique. L'introduction d'un traitement par méthotrexate (Méthotrexate®), enalapril (Rénitec®) et colchicine (Colchicine®) a permis une stabilisation de l'amylose rénale avec un suivi de deux ans. Discussion. Au cours du psoriasis, l'amylose AA complique principalement les formes arthropathiques d'évolution prolongée. Notre observation est originale par la survenue rapide de l'amylose après l'apparition des signes articulaires. L'amylose se manifeste cliniquement par une atteinte rénale ou digestive. Le pronostic est habituellement péjoratif. Le traitement de l'amylose AA est difficile et repose sur le traitement de la maladie de fond. La colchicine pourrait avoir un effet bénéfique sur l'amylose.

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Psoriasis pustuleux plantaire déclenché par la terbinafine (Lamisil).

  • Introduction. Parmi les effets secondaires cutanés de la terbinafine, l'exacerbation ou le déclenchement de psoriasis a rarement été décrit. Nous rapportons une observation de psoriasis pustuleux plantaire, après prise de Lamisil®. Observation. Un homme de 70 ans, qui ne se savait pas atteint de psoriasis, recevait de la terbinafine pour une onychomycose des orteils. Au dixième jour du traitement se déclarait un psoriasis pustuleux plantaire. L'arrêt de la terbinafine, associé à un traitement spécifique, permettait un traitement de la poussée. Discussion. La terbinafine est un antifongique utilisé dans le traitement des onychomycoses. Les effets secondaires cutanés, qui surviennent dans 3 p. 100 des cas, sont essentiellement à type d'exanthèmes ou d'urticaire. Plus récemment, 24 cas de psoriasis de novo ou d'exacerbation de psoriasis ont été rapportés. Chez tous les malades, l'arrêt de la terbinafine a entraîné une amélioration du psoriasis. La terbinafine doit vraisemblablement être prescrite avec prudence au cours du psoriasis.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prescrire les rétinoïdes dans le psoriasis.

  • Les rétinoïdes sytémiques inhibent la kératinisation et ont des propriétés anti-inflammatoires. En 30 ans, ils ont révolutionné de nombreux aspects de la pratique dermatologique, en particulier dans la prise en charge du psoriasis. Dans la stratégie de prise en charge d'un psoriasis sévère, l'acitrétine a la première place dans les médicaments actuellement disponibles. C'est le traitement de fond par excellence. Il est d'autant plus efficace et mieux toléré que la progression des doses se fait par paliers, pour atteindre la dose optimale efficace correspondant à la dose maximale bien tolérée. La dose est adaptée en fonction de cette tolérance et non sur des doses standard. À cette condition, les effets secondaires sont bénins, parfois gênants avec une fragilisation des muqueuses des épithéliums et des phanères, témoin de l'imprégnation médicamenteuse et de l'interférence avec les rétinoïdes naturels. La seule restriction concerne les femmes en âge de procréer chez qui toute prescription de rétinoïde est soumise à des règles légales indispensables à respecter, en raison du risque tératogène.

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Physiopathologie du psoriasis

  • Le psoriasis est une maladie polymorphe. La grande diversité des facteurs de susceptibilité génétique, des mécanismes immunologiques et des facteurs déclenchants qui se combinent pour aboutir au développement des lésions contribue largement à ce poly morphisme. Il est illusoire de vouloir chercher la source de la maladie dans un dérèglement exclusif du système immunitaire ou dans une altération primitive isolée des cellules cutanées épithéliales ou stromales. C’est plus vraisemblablement des combinaisons de différentes anomalies de ces deux compartiments qui, chez un individu, donnent naissance au phénotype psoriasique. Ainsi, si les lymphocytes T sont essentiels au développement des plaques, si le rôle de l’immunité innée y est de mieux en mieux reconnu et si de nombreux gènes de susceptibilité de la maladie sont en lien avec l’immunité, il existe d’autres facteurs de susceptibilité non immunologiques tels que des anomalies primitives des kératinocytes, des modèles murins de psoriasis sont ainsi basés sur des modifications ciblées des kératinocytes. Cet article fait un point actuel sur la physiopathologie de la maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Épithéliopathie pigmentaire rétinienne diffuse et traitement topique avec pommade à base de corticostéroïdes dans un cas de psoriasis

  • La choriorétinopathie séreuse centrale peut présenter trois formes : une première forme classique ou typique diagnostiquée par la présence de points de diffusion sous-rétiniens uniques ou multiples, une seconde forme définie comme « épitéliopathie rétinienne diffuse », et une troisième forme plus rare caractérisée par la présence de plusieurs bulles de décollement séreux de la rétine. Les auteurs décrivent le cas d’un homme de 55 ans, présentant une épithéliopathie pigmentaire rétinienne diffuse, traité contre le psoriasis à l’aide d’une pommade de corticostéroïdes pendant 9 ans, associée à de la ciclosporine pendant la dernière année. Le traitement avec des corticostéroïdes sous forme de pommade a été interrompu. Le malade est resté asymptomatique, avec une récupération de l’acuité visuelle de 5/10

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le psoriasis : physiopathologie et immunogénétique

  • Le psoriasis est une maladie multifactorielle qui fait intervenir des facteurs génétiques, des facteurs immunologiques et des facteurs environnementaux. Durant les dix dernières années plusieurs études par tour de génome sur des familles ou sur des cas/témoins ont permis de mettre en évidence une dizaine de loci PSORS localisés sur des chromosomes différents et contenant plusieurs gènes candidats. Le psoriasis apparaît comme étant une maladie génétique qui suit le modèle mixte avec l’implication d’un gène majeur (le locus PSORS1) et un ensemble de gènes mineurs dont la pénétrance est variable selon le locus considéré. Les données génétiques ont mis l’accent sur l’implication du système immunitaire dans la physiopathologie du psoriasis. Il est aujourd’hui admis que le psoriasis est une maladie immunologique impliquant les profils de réponses TH1 et TH17. Beaucoup reste encore à faire pour mieux élucider les mécanismes impliqués dans la genèse des lésions psoriasiques afin de retrouver de nouvelles cibles thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La comorbidité psoriasis-syndrome métabolique, une maladie multigénique complexe.

  • Le psoriasis est une dermatite inflammatoire, chronique et commune, médiée par un ensemble de cytokines libérées par des lymphocytes Th1 et Th17, ainsi que par des cellules dendritiques lymphoplasmocytoïdes. Cette dermatose complexe et multifactorielle est communément associée à diverses comorbidités. La complexité d’une prise en charge coordonnée de ces pathologies intriquées est notoire. Elle fait appel à la médecine dite «centrée sur le patient» qui complète la médecine basée sur des preuves. La vitamine D, par ses effets immunomodulateurs sur les lymphocytes Th, exerce un bénéfice thérapeutique sur le psoriasis et certaines de ses comorbidités, parmi lesquelles le syndrome métabolique. A cet effet, un traitement oral par vitamine D a été proposé afin de réduire à la fois le risque cardiovasculaire, la morbidité et la mortalité qui en découlent.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Psoriasis. Aspects cliniques cutanés.

  • ■ Principales caractéristiques: Le psoriasis est une dermatose inflammatoire fréquente. Tous les âges peuvent être concernés. La lésion typique est une plaque érythémato-squameuse non prurigineuse bien limitée. La topographie est ubiquitaire mais il existe des localisations préférentielles appelées « bastions ». ■ L'évolution: Elle est chronique, se faisant par poussées variables en fréquence et en intensité selon les individus et au cours de la vie d'une même personne. ■ Sévérité: C'est une dermatose habituellement bénigne mais dont il ne faut pas négliger le retentissement psycho-social. Cependant, des formes graves peuvent survenir (psoriasis pustuleux généralisé ou érythrodermique) et engager le pronostic vital. ■ Cas particulier: Il faut penser à proposer une sérologie VIH devant l'aggravation brutale d'un psoriasis sans facteur déclenchant ou devant la survenue tardive chez un patient sans antécédent familial, surtout s'il s'agit d'un sujet à risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ulcerations de la langue, parapsoriasis en gouttes et primo-infection à parvovirus B19.

  • Introduction : Nous rapportons l'observation d'un parapsoriasis en gouttes s'accompagnant d'ulcérations linguales et survenant lors d'une primo-infection à Parvovirus B19. Observation : Une jeune femme de 25 ans avait un premier épisode de parapsoriasis en gouttes caractéristique, associé à des lésions purpuriques palmo-plantaires et des ulcérations linguales atteignant la musculature profonde en histologie. Cette éruption survenait dans le contexte d'une primo-infection à Parvovirus B19 et allait rétrocéder sans traitement particulier. Discussion : Cette observation, particulière par la survenue d'ulcérations buccales lors d'une poussée de parapsoriasis en gouttes, est surtout intéressante par son association à une primo-infection à Parvovirus B19. Le tropisme de ce virus pour les cellules endothéliales pourrait expliquer les lésions purpuriques et les ulcérations observées chez cette malade.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Troubles addictifs et psoriasis : un exemple du rôle du dermatologue dans la médecine préventive ?

  • L’existence d’une association entre le psoriasis et les troubles addictifs est suspectée depuis plusieurs années et plusieurs éléments soutiennent l’association épidémiologique du psoriasis et des consommations éthyliques et tabagiques. L’association du psoriasis avec d’autres formes d’addictions n’est actuellement pas étayée par les données de la littérature. L’association entre l’alcool et le psoriasis ne se limite pas à l’alcoolisme défini comme une consommation excessive d’alcool avec dépendance physique et/ou psychique : Il a été suggéré que ce soit les comportements de consommation éthylique excessive indépendamment de la dépendance ou du retentissement physique de celle-ci qui seraient liés au psoriasis. L’association entre psoriasis et alcool ne semble pas liée au sexe, et semble montrer une relation dose-effet.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov