Pseudo-obstruction intestinale [ Publications ]

pseudo-obstruction intestinale [ Publications ]

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  • La pseudo-obstruction intestinale chronique (POIC) désigne un syndrome clinique évoquant une obstruction mécanique de l'intestin grêle, mais pour laquelle aucun obstacle n'est mis en évidence. Il s'agit d'une affection rare et grave, d'origine primitive (40 %) ou secondaire (60 %). Les principaux symptômes de pseudo-obstruction sont nausées, vomissements, météorisme, douleurs abdominales et troubles du transit à type de constipation et/ou diarrhée. Les symptômes précèdent souvent pendant des années le diagnostic positif de POIC. Ils aboutissent à terme à une dénutrition et des troubles hydro-électrolytiques parfois majeurs. La prise en charge des malades nécessite une démarche rigoureuse : suspecter le diagnostic et éliminer un obstacle organique , rechercher sur les examens cliniques et paracliniques les anomalies en rapport avec les segments atteints , rechercher des atteintes extra-intestinales, en particulier de nature neurogène ou myogène , discuter au cas par cas la réalisation de biopsies intestinales chirurgicales et/ou une biopsie neuromusculaire si une cytopathie mitochondriale est suspectée. La prise en charge est centrée sur le contrôle des symptômes et l'assistance nutritionnelle. Les prokinétiques peuvent améliorer les symptômes digestifs. La nutrition entérale doit être préférée à la nutrition parentérale. La mise en place d'une double-sonde permettant une gastrostomie d'aspiration et une jéjunostomie d'alimentation peut améliorer le confort. La nutrition parentérale est généralement définitive. La transplantation intestinale peut-être proposée dans certaines situations.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pseudo-obstruction intestinale chronique et syndrome des anti-Hu: 13 ans de suivi sans apparition de néoplasie.

  • La pseudo-obstruction intestinale chronique (POIC) est une maladie rare, caractérisée par des symptômes chroniques et/ou récidivants, suggérant une obstruction intestinale sans obstacle organique. Elle est caractérisée par une incapacité intestinale à propulser le bol alimentaire, d'origine neurogène et/ou myogène. Elle se manifeste par des tableaux cliniques variés, associant des signes d'occlusion intestinale et des signes généraux. Chez l'adulte, la POIC est le plus souvent secondaire à une maladie systémique. Les pathologies les plus fréquemment incriminées étant une connectivite, certains toxiques, une endocrinopathie, une amylose, une entérite radique ou un syndrome paranéoplasique. Plusieurs cas de POIC, en rapport avec un syndrome paranéoplasique, ont été rapportés en association à des anticorps anti-Hu. Il s'agit d'anticorps circulants, dirigés contre une nucléoprotéine neuronale du système nerveux central et/ou périphérique (Anna-1). Leur recherche doit être systématique en cas de POIC, notamment après 40 ans (association à un cancer bronchopulmonaire à petites cellules dans 75% des cas). De façon récente et exceptionnelle, l'association anti-Hu et POIC a été rapportée en l'absence de néoplasie. Nous rapportons, ici, le cas d'un patient atteint de POIC et d'un syndrome des anti-Hu, en l'absence de néoplasie sous-jacente avec un recul de 13 ans.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement du mégaduodénum de la pseudo-obstruction intestinale par duodénectomie-duodénoplastie.

  • Objectif - La prise en charge chirurgicale d'une pseudo-obstruction intestinale primitive localisée au duodénum est un problème rare mais difficile. Malades et méthodes - Six malades dont la symptomatologie était invalidante ont été traités en utilisant une technique chirurgicale originale, comportant une résection de l'angle duodéno-jéjunal, une résection partielle longitudinale du deuxième duodénum et une reconstruction du deuxième duodénum par une longue anastomose duodéno-jéjunale (duodénectomie-duodénoplastie). Résultats - Aucune complication post-opératoire ne survenait. La symptomatologie pré-opératoire disparaissait chez tous les opérés sau un, antérieurement vagotomisé, qui conservait transitoirement une stase gastrique. Au dernier contrôle, 4 à 9 ans (médiane 6 ans) après l'intervention, tous les opérés avaient un bon résultat fonctionnel avec une prise de poids moyenne de 10 kg (extrêmes : 7 - 15). Aucune autre détérioration du péristaltisme intestinal n'était observée. Conclusion - la duodénectomie-duodénoplastie est une technique chirurgicale sûre, qui permet de traiter efficacement et durablement la pseudo-obstruction intestinale avec mégaduodénum.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pseudo-obstruction intestinale chronique de l’adulte

  • La pseudo-obstruction intestinale chronique (POIC) est une pathologie rare caractérisée par un trouble de la motilité intestinale de cause variable. Les atteintes sont souvent équivoques et la topographie mixte, mettant ainsi le praticien en difficulté. Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments, allant du simple examen clinique aux biopsies chirurgicales en centre expert. Le traitement, non consensuel, est essentiellement symptomatique, basé le plus souvent sur les prokinétiques et le support nutritionnel. Dans les cas les plus graves, un traitement chirurgical peut être nécessaire. En cas de POIC secondaire, le traitement de la cause permet parfois d’améliorer les symptômes digestifs. Le traitement étiologique est celui de la pathologie causale lorsqu’il existe et qu’elle est identifiée, avec des résultats variables. La pseudo-obstruction intestinale chronique est une pathologie qui demeure mal comprise. Des avancées en termes de diagnostic et de traitement sont lentement réalisées au fil du temps mais il semble qu’une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques soit indispensable à l’amélioration de nos pratiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pseudo-obstruction intestinale au cours du lupus érythémateux systémique

  • La pseudo-obstruction intestinale (POI) est une manifestation rare, mais potentiellement grave du lupus érythémateux systémique (LES). Nous rapportons l’observation d’une jeune femme de 24 ans suivie pour un LES depuis deux ans et qui était hospitalisée pour douleurs abdominales, vomissements post-prandiaux précoces avec arrêt du transit et un météorisme abdominal à l’examen. La radiographie d’abdomen sans préparation montrait des niveaux hydro-aériques de type grêlique. Le scanner abdominal objectivait une dilatation de l’intestin grêle surtout iléale associée à un amincissement de la paroi sans obstacle décelable ainsi qu’une dilatation urétéropyélocalicielle bilatérale. L’évolution était favorable sous corticothérapie par voie générale. La POI associée au LES survient souvent au cours de l’évolution de la maladie, mais peut être inaugurale. Seul un diagnostic précoce permet d’éviter un geste chirurgical inapproprié puisque l’évolution est souvent favorable sous de corticoïdes ou immunosuppresseurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pseudo-obstruction intestinale paranéoplasique révélatrice d'un carcinome pulmonaire à petites cellules: le syndrome anti-Hu.

  • Une femme âgée de 67 ans, tabagique, était hospitalisée pour prise en charge d'une pseudo-obstruction intestinale chronique associée à une neuropathie sensitive périphérique. Les biopsies jéjunales transmurales, réalisées au cours d'une laparotomie exploratrice, montraient une dégénérescence axonale et une infiltration des plexus myentériques par des cellules lymphoplasmocytaire. La découverte de métastases ganglionnaires médiastinales révélant un carcinome pulmonaire à petites cellules et la présence d'un anticorps sérique anti-Hu, à un taux élevé, permettaient de retenir le diagnostic de pseudo-obstruction intestinale chronique paranéoplasique. Malgré un traitement associant nutrition parentérale, chimiothérapie, corticothérapie et immunoglobulines intraveineuses, l'état de la malade se dégradait et le décès survenait 12 mois après le début des symptômes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evolution à long terme d'une achalasie du sphincter inférieur de l'esophage et d'une pseudo-obstruction intestinale paranéoplasiques révélatrices d'un carcinome pulmonaire à petites cellules.

  • Nous rapportons un cas de carcinome pulmonaire à petites cellules se manifestant initialement par une pseudo-obstruction intestinale chronique et découvert à l'occasion de l'exploration d'une achalasie du sphincter inférieur de t'oesophage. L'obtention d'une rémission tumorale de plus de 21 mois après radiochimiothérapie n'empêchait pas le syndrome paranéoplasique de persister et le traitement médical restait sans effet sur la pseudo-obstruction et la dysphagie qui n'était améliorée que par une dilatation oesophagienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome de pseudo-obstruction intestinale transitoire du prématuré.

  • Résumé. Une pseudo-obstruction intestinale chronique est quelquefois observée chez les prématurés nourris précocément et présentant ensuite une intolérance digestive pendant plusieurs semaines. Malades. Sept prématurés (âge gestationnel moyen, 30,5 semaines, poids de naissance moyen: 950 g) présentaient une distension abdominale et une difficulté à évacuer les selles à un âge moyen de 2,5 jours (extrêmes: 1 à 6 jours), 2 d'entre eux avaient également des vomissements. Les examens radiologiques montraient une distension généralisée des anses intestinales sans signe d'obstruction, le lavement au baryum ou à la Gastrografine® mettait en évidence l'inertie du côlon, sans obstacle ni modification brutale du calibre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pseudo-obstruction intestinale chronique compliquée d'un trouble des conduites alimentaires chez une adolescente.

  • La pseudo-obstruction intestinale chronique (POIC) est une maladie rare et sévère qui débute dans l’enfance et peut toucher toutes les structures du tube digestif. Son diagnostic est d’élimination mais certains patients présentent des anomalies histologiques. Cet article rapporte le cas d’une jeune fille atteinte d’une POIC et d’un trouble des conduites alimentaires (TCA) apparu au décours d’une intervention chirurgicale. Il semble difficile de dissocier les troubles digestifs et alimentaires. Quels effets psychologiques peut avoir cette maladie ? Les troubles alimentaires sont-ils secondaires ?

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov