Polyneuropathies [ Publications ]

polyneuropathies [ Publications ]

Publications > polyneuropathies

  • La polyneuropathie de la grossesse et du post-partum est considérée comme une entité rare mais surtout méconnue en Afrique subsaharienne. Elle s'intègre habituellement dans le cadre d'un déficit en thiamine (vitamine B1) chez une femme enceinte dénutrie ou malnutrie. Notre objectif était d'étudier les aspects cliniques et les facteurs étiologiques des polyneuropathies de la grossesse et du post-partum au centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO) de Ouagadougou, au Burkina Faso. Il s'agissait d'une étude transversale prospective d'une durée de 20 mois allant d'août 2008 à avril 2010. Durant notre période d'étude, 27 cas de polyneuropathie gestationnelle et du post-partum ont été colligés. L'âge moyen des patientes était de 27,5 ans, avec des extrêmes de 20 et 38 ans. Elles étaient, dans 92 % des cas, sans revenu ou avec un revenu très bas ou modeste. Leur alimentation, irrégulière et non variée, était à base de céréales locales. La quasi-totalité des patientes avaient présenté une pathologie au cours de la grossesse (89 % des cas): essentiellement des vomissements gravidiques graves et persistants (70 %) et des anorexies sévères (89 %). La symptomatologie était sensitive dans 70 % des cas, les formes sensitivomotrices représentant les 30 % restants. L'évolution était favorable sous polyvitaminothérapie B avec une régression complète de la symptomatologie dès le troisième mois de traitement. De ce travail, nous tirons les conclusions suivantes: les polyneuropathies gestationnelles et du post-partum touchent en général les femmes en situation socioéconomique et nutritionnelle précaire, dans un contexte de vomissements gravidiques graves ou persistants et d'anorexie sévère.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dixièmes Journées des Maladies du Système Nerveux Périphérique Diagnostic des polyneuropathies axonales chroniques : les polyradiculonévrites chroniques méconnues

  • Les polyradiculonévrites chroniques sont dans leur forme classique des polyneuropathies démyélinisantes dysimmunitaires idiopathiques chroniques. Leur reconnaissance est basée en grande partie sur l’étude des vitesses de conduction nerveuse qui confirme la nature démyélinisante de la neuropathie et par l’existence d’une hyperproténorachie isolée. Dans certains cas, elles peuvent se présenter avec des anomalies démyélinisantes mais qui ne satisfont pas les critères de référence ou comme des neuropathies axonales sans aucun signe de démyélinisation. Le diagnostic de PRNC doit être évoqué si le tableau clinique n’est pas compatible avec une axonopathie longueur dépendante, et l’analyse de la biopsie nerveuse est alors indiquée qui permet le plus souvent de confirmer le diagnostic de PRNC en montrant des anomalies histologiques démyélinisantes ou plus rarement un infiltrat inflammatoire. Quelles que soient les anomalies des vitesses de conduction nerveuse, la sensibilité aux traitements de référence (immunoglobulines intraveineuses, corticoïdes, échanges plasmatiques) semble identique et toutes les formes électrophysiologiques doivent donc être traitées selon la même stratégie thérapeutique. L’existence de formes axonales primaires comme cela a été décrit pour le syndrome de Guillain Barré n’est pas prouvée pour les formes chroniques et il est possible qu’il ne s’agisse que de formes démyélinisantes échappant aux moyens d’investigation dont nous disposons.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les actualités sur les polyneuropathies axonales en 2010

  • Au cours de l’année 2010, une quinzaine d’articles se sont intéressés aux neuropathies sensitivo-motrices axonales chroniques dont quelques uns seront développés dans cette revue. Il existe une variabilité marquée intra- et inter-clinicien pour le diagnostic de la neuropathie diabétique. L’utilisation à long terme de la Metformine peut aggraver la neuropathie diabétique par le biais d’une malabsorption de vitamine B12. La vitamine E diminue la toxicité neurologique de Cisplatine. La fracture/déplacement de la prothèse totale de la hanche de type cobalt-chromium peut entraîner une intoxication à ce métal et être à l’origine d’une polyneuropathie. L’emploi de l’électrostimulation serait délétère pour la récupération nerveuse d’un nerf lésé chez l’animal. Le risque de survenue d’un accident de voiture est de 1,4 à 2,7 fois supérieure chez les patients ayant une neuropathie périphérique en comparaison à la population générale. La neuropathie amyloïde peut se présenter sous forme d’une mononeuropathie multiple.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de l’EMG dynamique dans le suivi des polyneuropathies dysimmunes chroniques

  • L’ENMG est l’examen fondamental du diagnostic de PIDC permettant d’identifier le processus démyélinisant. Cependant, l’utilisation de ces paramètres électrophysiologiques dans le suivi thérapeutique reste plus délicate. Depuis une vingtaine d’années, une meilleure connaissance des conséquences physiopathologiques des phénomènes de démyélinisation permet de considérer ces altérations de conductions comme des modifications focales de l’excitabilité axonale en lien avec des dysfonctions secondaires des canaux ioniques. Ces éléments permettent d’expliquer les limites des techniques électrophysiologiques conventionnelles dans le suivi des patients et laissent envisager la possibilité d’utiliser des manœuvres d’examen dynamiques ayant pour objet de potentialiser ces altérations de l’excitabilité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Acquisitions récentes dans le traitement des polyneuropathies dysimmunitaires chroniques

  • Les polyneuropathies dysimmunitaires chroniques sont rares et leur mécanisme physiopathologique est encore largement méconnu. Des critères cliniques, électrophysiologiques et le cas échéant immunologiques et neuropathologiques permettent d’individualiser 3 groupes : les polyradiculonévrites chroniques idiopathiques inflammatoires, les neuropathies motrices multifocales avec blocs de conduction persistants et les polyneuropathies associées à une gammapathie monoclonale. Les traitements disponibles sont à court terme les corticoïdes, les échanges plasmatiques et les immunoglobulines polyvalentes intraveineuses à fortes doses qui ont une efficacité démontrée par des protocoles randomisés mais variable selon le type de la neuropathie, et à long terme les immunosuppresseurs, mais dont l’efficacité n’a pas été confirmée par des protocoles randomisés, sauf dans la neuropathie associée à une gammapathie monoclonale IgM avec activité anti-MAG.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Étude électrophysiologique, diagnostic et causes des polyneuropathies sensitives acquises

  • Les polyneuropathies sensitives acquises avec atteinte exclusive ou très prédominante des fibres nerveuses sensitives périphériques sont rarement rencontrées en pratique clinique. Les auteurs rappellent dans cette revue les différents moyens électrophysiologiques d'études du nerf sensitif avec comparaison des techniques proposées. L'interprétation des valeurs pathologiques et normales de l'amplitude du potentiel sensitif et de la vitesse de conduction nerveuse sensitive, sont ensuite discutées. A partir d'une étude détaillée clinique et électrophysiologique des différentes modalités sensitives, trois types de neuropathie peuvent être proposées : neuropathie par atteinte des grosses fibres, des petites fibres, et de l'ensemble des fibres. Enfin dans une dernière partie, en fonction du type des fibres concernées, les causes de l'ensemble des neuropathies sensitives sont revues.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les polyneuropathies chez les patients traités par les ARV au CHU de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso.

  • Les polyneuropathies (PN) figurent parmi les complications neurologiques les plus fréquentes au cours de l'infection par le VIH. Elles peuvent être en rapport avec le VIH lui-même en raison de son neurotropisme propre ou être la conséquence de la neurotoxicité des antirétroviraux (ARV). Trente et un patients (23,3 % de l'échantillon) des 133 patients traités par des ARV ont été suivis pour une PN. Les femmes représentaient 74,2 % de l'échantillon. L'âge moyen était de 38,8 ans. 95,5 % étaient infectés par le VIH1 et 60 % avaient un nombre de CD4

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Polyneuropathies crâniennes idiopathiques.

  • Quarante trois cas d'atteinte multiple des nerfs crâniens furent recueillis entre 1972 et 1990, dont 15 sans cause identifiée. Le nombre de nerfs intéressés était variable, avec une atteinte préferentielle des nerfs facial et trijumeau. Dix cas eurent une évolution monophasique et 5 une évolution récurrente. Un mécanisme inflammatoire était probable dans 10 cas. La parenté de ces cas avec la paralysie faciale a frigore et le syndrome de Tolosa-Hunt est discutée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov