Placenta accreta [ Publications ]

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  • Objectifs. Étudier les modalités et résultats du traitement conservateur en cas de placenta accreta. Matériel et méthodes. Une étude rétrospective a été menée sur une période de 10 ans concernant les patientes ayant bénéficié d'un traitement conservateur en cas de placenta accreta. Résultats. Vingt-trois cas de placenta accreta ont été recensés sur 21 259 accouchements pendant cette période, avec une incidence de 1/1 000 naissances. Treize patientes ont bénéficié d'un traitement conservateur. Ces 13 patientes présentaient des facteurs de risque de placenta accreta: utérus cicatriciel (7/13), antécédents de curetage ou de geste endoutérin (11/13), placenta praevia (11/13). Le diagnostic n'avait été posé en anténatal que dans 64 % des cas (n = 7). Lors du traitement conservateur, la portion accreta du placenta était laissée en place, le plus souvent en association avec un traitement complémentaire (10 cas): ligature des artères hypogastriques (n = 7), traitement médical par méthotrexate (n = 5), embolisation des artères utérines (n = 2). Il n'y a pas eu de mortalité maternelle. Le traitement conservateur a été couronné de succès chez 11 patientes. Sept patientes ont été transfusées. Les suites à court terme ont été marquées par un cas d'endométrite, et un cas d'expulsion hémorragique de placenta nécrotique. Deux hystérectomies ont été réalisées: l'une pour hémorragie massive secondaire, l'autre en raison d'une nécrose utérine après embolisation. Par la suite, 2 patientes ont présenté des grossesses, avec une fausse couche spontanée, et une grossesse menée à terme. Conclusion. La prise en charge conservatrice en cas de placenta accreta semble intéressante pour préserver la fertilité ultérieure de ces patientes. Il est nécessaire d'améliorer le dépistage échographique chez des patientes à haut risque de placenta accreta afin d'organiser au mieux le traitement conservateur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Placenta accreta : dépistage, prise en charge et complications

  • Un envahissement placentaire anormal du myomètre (placenta accreta) voire de la séreuse utérine ou des organes de voisinage (placenta percreta) entraîne un risque hémorragique lors de l’accouchement. Les principaux facteurs de risque sont les antécédents de césarienne, le placenta praevia, l’âge maternel supérieur à 35 ans, le tabagisme actif et tout geste invasif utérin. En cas de suspicion échographique de placenta accreta, basée essentiellement sur la présence de lacunes placentaires, une IRM peut être réalisée. Une suspicion anténatale d’accreta permet d’orienter la patiente vers une équipe entraînée et disposant d’un plateau technique performant. La programmation de la naissance permet de réduire la morbidité des placentas accreta. Le traitement peut être soit radical, consistant en une césarienne-hystérectomie, soit conservateur avec préservation utérine et placenta in utero. Si le traitement conservateur permet de préserver la fertilité, il a aussi un intérêt dans la réduction des pertes sanguines et de la morbidité de l’hystérectomie péripartum. Ses principaux inconvénients sont les risques infectieux et d’hémorragie secondaire, la survenue de pertes vaginales chroniques et un suivi contraignant par sa durée et la répétition des consultations. La fertilité après traitement conservateur est encore peu décrite dans la littérature mais encourageante, avec des cas de grossesses ultérieures avec une récidive non systématique d’accreta. L’embolisation des artères utérines a démontré un intérêt dans les hémorragies de la délivrance en cas d’accreta. La prise en charge est multidisciplinaire et doit être expliqué clairement aux patientes. Le type de traitement est déterminé par les antécédents des patientes, les constatations opératoires et les saignements péripartum.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge du placenta accreta

  • Un placenta accreta est une invasion anormale du myomètre qui survient en raison d'une altération de la décidue. Ses facteurs de risque principaux sont le placenta prævia et l'antécédent de césarienne. Plusieurs critères échographiques ont été proposés avec une valeur diagnostique qui semble bonne dans les premières études mais qui mérite d'être confirmée. L'IRM pourrait être utile lorsque l'échographie ne permet pas d'affirmer ou d'infirmer le diagnostic. La prise en charge doit être concertée et décidée au cas par cas après une discussion avec la patiente et implique un centre disposant de moyens humains et matériels suffisants. Si une approche radicale est adoptée, elle consiste soit en une hystérectomie d'emblée pour prévenir une hémorragie sévère de la délivrance, soit en une tentative de délivrance placentaire complète associée à un contrôle de l'hémorragie puis d'une hystérectomie en cas d'échec. Une option conservatrice laissant le placenta en place peut être choisie en particulier en cas de désir de grossesse ultérieure. Elle impose un suivi rigoureux jusqu'à la résorption complète du placenta. Quelle que soit l'option choisie, en cas d'hémorragie, l'hystérectomie ne doit pas être retardée pour ne pas compromettre le pronostic maternel vital.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation IRM d'un placenta accreta traité par embolisation. A propos d'un cas. Revue de la littérature.

  • Le placenta accreta se définit par une adhérence anormale du placenta au myomètre. Son incidence est variable (1/7 000 grossesses). Il expose à une hémorragie grave de la délivrance, nécessitant souvent un traitement chirurgical radical par hystérectomie. Son diagnostic peut être évoqué en échographie associée au Doppler couleur, mais l'imagerie par IRM permet le diagnostic précis du degré d'envahissement du myomètre, de la séreuse et la surveillance de l'involution placentaire après traitement conservateur. Après revue de la littérature, les auteurs n'ont recensé que deux publications quant à la place de l'IRM dans le diagnostic de placenta accreta, et six cas de placenta accreta traités par embolisation. Ils rapportent un cas de placenta accreta traité avec succès par embolisation, dont l'évolution favorable a été suivie en IRM.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cas d’une hémorragie grave au cours d’une interruption volontaire de grossesse par aspiration : malformation artérioveineuse ou placenta accreta du premier trimestre ?

  • Une patiente de 27 ans a bénéficié d’une interruption volontaire de grossesse par aspiration endo-utérine. L’intervention s’est compliquée d’une hémorragie peropératoire. L’imagerie a mis en évidence une lésion du fond utérin de type vasculaire évocatrice d’une malformation artérioveineuse atypique. La lésion a spontanément disparu en deux mois. Les deux principaux diagnostics que l’on peut évoquer sont une malformation artérioveineuse et un placenta accreta. L’objectif est, à partir du cas d’une hémorragie sévère au cours d’une aspiration endo-utérine, de discuter l’étiologie et le diagnostic échographique de cette complication potentiellement grave.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le placenta accreta. A propos de 10 cas.

  • Les auteurs présentent une analyse rétrospective de 10 cas de placenta accreta confirmés histologiquement et recensés au service de Gynécologie-Obstétrique B de l 'Hôpital Charles-Nicolle, de Tunis, entre 1983 et 1993. L'incidence de cette anomalie placentaire est de 1 pour 7138 accouchements. Elle s'est révélée le plus souvent à la délivrance par une rétention très hémorragique. Elle a imposé une hystérectomie d'hémostase dans les 10 cas. Trois décès maternels sont déplorés dans cette série. L'insertion du placenta sur une cicatrice utérine est hautement évocatrice d'un accreta. La recrudescence de cette pathologie au cours des dernières années est probablement en rapport avec l'augmentation des taux des césariennes. Lorsqu'elle survient, c'est l'hystérectomie qui assure les meilleures chances de survie, au prix d'une mutilation grave.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Placenta accreta, conduite à tenir obstétricale.

  • Les auteurs rapportent 10 observations de placenta accreta durant une période de 4 ans allant de Mars 1991 à Septembre 1994, sur un total de 28200 accouchements colligées au Service de Gynécologie Obstérique Hôpital Aziza Othmana, soit une fréquence de 0,025%. Les facteurs de risque sont dominés par la multiparité (6 cas), l'existance d'une cicatrice utérine (8 cas) et le placenta praevia (4 cas). Aucun diagnostic échographique de placenta accreta n'a été fait avant l'accouchement. Le diagnostic toujours évoqué lors de la délivrance a été confirmé dans pratiquement tous les cas à l'examen anatomo-pathologique. Nous avons pratiqué l'hystérectomie dans 4 cas. La mortalité maternelle est nulle. La mortalité périnatale est élevée (3/10), liée dans 2 cas à la prématurité et dans le 3

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Analyse des facteurs de risque du placenta accreta. A propos de 8 observations.

  • Les auteurs rapportent 8 observations de placenta accreta durant une période de 7 ans allant du mois de mars 1986 au mois de janvier 1992. Au cours de cette période, 72 399 accouchements se sont déroulés au centre de Maternité et de Néonatalogie la Rabta à Tunis, soit une fréquence de 0,011%. Les facteurs de risque sont dominés par la multiparité (7 cas), la cicatrice utérine (7 cas) et le placent prævia (5 cas), une rupture utérine associée a été observée dans 2 cas. Aucun diagnostic échographique de placenta accreta n'a été fait avant l'accouchement. Le diagnostic toujours évoqué lors de la délivrance a été confirmé dans tous les cas à l'examen anatomo-pathologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rupture utérine par placenta accreta à 28 semaines de grossesse.

  • Les auteurs rapportent le cas d'une rupture utérine survenant à vingt-huit d'aménorrhée liée à un placenta accreta et traitée par hystérectomie. Ils insistent sur les difficultés diagnostiques et discutent l'éventualité d'un traitement conservateur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov