Pica [ Publications ]

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  • Créé en 1953, l’Institut d’ophtalmologie tropicale de l’Afrique appartient à l’Organisation de coopération et de coordination des grandes endémies (OCCGE) dont le siège est à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso). L’IOTA est un centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la prévention de la cécité. La formation est une des vocations de l’Institut avec la prestation de soins oculaires de niveau tertiaire, la recherche clinique et opérationnelle, l’expertise au profit des États. En Afrique subsaharienne, la prévalence de la cécité est d’environ 1,2 %. Les principales causes de cécité sont représentées par la cataracte, le trachome, le glaucome, l’onchocercose et la xérophtalmie. Dans ce contexte, l’insuffisance des ressources humaines pose le problème de la formation qui est une des missions prioritaires de l’IOTA. Les filières de formation concernent :- les médecins spécialistes en ophtalmologie (en collaboration avec la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie du Mali) \,- les opérateurs de la cataracte \,- les infirmiers spécialistes en ophtalmologie \,- les techniciens lunetiers.Les objectifs généraux sont axés sur la communauté et sur l’apprentissage de tâches en milieu professionnel. Les objectifs spécifiques sont regroupés dans un « passeport de compétences », remis aux étudiants (infirmiers et opérateurs de la cataracte) en début de formation. Celle-ci allie une formation clinique et chirurgicale traditionnelle à une formation en ophtalmologie de santé publique. Le montant des frais pédagogiques et de l’allocation mensuelle versée aux étudiants est pris en charge par une bourse dont le quota le plus important est assuré par le programme Sight First du Lions Club International. Les autres bourses sont prises en charge par l’Union européenne, le Fonds d’aide et de coopération du secrétariat d’État français de la Coopération ou, plus rarement, par des organisations non gouvernementales ou l’OMS. Après la description des conditions de candidature, le bilan de la formation des 7 dernières années (1991-1997) fait apparaître que l’IOTA a formé 148 personnes dans le domaine de la santé oculaire (18 ophtalmologistes, 24 opérateurs de la cataracte, 83 infirmiers spécialistes en ophtalmologie, 16 techniciens lunetiers, 3 opérateurs pour la formation en chirurgie du trichiasis et 4 spécialistes de l’exploration fonctionnelle). Si la formation qui a pris son essor en 1994 continue à ce rythme, il est envisageable d’atteindre les objectifs théoriques de l’OMS vers l’an 2015 pour les pays appartenant à l’OCCGE, soit 1 ophtalmologiste pour 500 000 habitants, 1 opérateur de la cataracte pour 250 000 habitants et 1 infirmier spécialiste en ophtalmologie pour 100 000 habitants.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La toxoplasmose en Guyane française: particularités (néo)tropicales d'une parasitose cosmopolite.

  • • La toxoplasmose, parasitose cosmopolite par excellence, constitue un important problème de santé publique en Guyane. Il y a trois raisons à cela: 1- sa gravité au cours de l'infection à VIH, particulièrement fréquente localement, 2- une exposition théorique élevée au risque de toxoplasmose congénitale comme en témoigne l'augmentation importante et continue des taux de séropositivité en fonction de l'âge pour la majorité de la population guyanaise. 3- l'identification ces dernières années de primo-infections toxoplasmiques sévères chez le sujet immunocompétent. Concernant la toxoplasmose et le sida, les aspects épidémiologiques découlent des particularités de la population VIH+ de Guyane et la traduction clinique, essentiellement sous forme de toxoplasmose cérébrale, n'est pas en faveur d'une virulence particulière du toxoplasme incriminé. De même, les atteintes congénitales ne présentent pas de spécificités tropicales en dehors des difficultés de prévention, de diagnostic et de suivi des femmes enceintes en milieu isolé et/ou défavorisé. Ces aspects sont tout à fait compatibles avec le cycle domestique classique de Toxoplasma gondiï. Par contre, les formes sévères de primo-infections, particulièrement celles de l'adulte non immunodéprimé, éclairent de façon inhabituelle cette parasitose. Elles sont en rapport avec un cycle sylvestre mettant enjeu les félidés sauvages encore nombreux en Guyane et leurs proies. Ces proies, également appréciées par l'homme, constituent une source de contamination en cas de cuisson insuffisante, tout comme l'eau de rivière non traitée, souvent utilisée pour la boisson, et souillée par des oocystes excrétés par les félidés. La constatation chez les mammifères sauvages non carnivores vivant en zone de forêt inhabitée de séroprévalences toxoplasmiques d'autant plus élevées qu'il s'agit d'animaux terrestres se nourrissant en fouillant le sol est en faveur de la présence d'oocystes à ce niveau qui, en l'absence de chats domestiques, n'ont pu être apportés que par les félidés sauvages. La constatation au sein de ce réservoir animal, en particulier chez le jaguar, et chez les patients atteints de cette forme sévère de toxoplasmose de souches de T. gondïï présentant un polymorphisme, des similitudes et de multiples atypies génétiques constitue un argument des plus convaincants. Outre l'intérêt scientifique intrinsèque de la confirmation de ce cycle, la connaissance de cette présentation atypique de toxoplasmose dont la spécificité n'est vraisemblablement ni guyanaise, ni même amazonienne, a des implications médicales pratiques évidentes aussi bien diagnostiques que thérapeutiques et préventives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Circulation des virus en milieu tropical, socio-écologie des primates et équilibre des écosystèmes

  • Nos études sur le rôle des singes dans la transmission de la fièvre jaune et des VIS (virus de l’immunodéficience simienne) dans la nature illustrent les conséquences de la modification des écosystèmes sur l’apparition de viroses nouvelles ou sur la résurgence de celles que l’on croyait disparues. En forêt primaire, le cycle selva tique de la fièvre jaune est normalement circonscrit aux singes et aux moustiques vivant en haut des arbres. Le passage à l’homme est une anomalie nécessitant des circonstances que l’on trouve dans la zone de contact forêt-savane, ou lorsque l’homme transforme la forêt en mosaïque et décime la faune simienne, favorisant le contact moustique-homme. En zone d’émergence, une périodicité des épisodes de circulation du virus amaril a été mise en évidence. Lors de ces épisodes, pratiquement tous les singes sont infectés, puis immunisés. La fièvre jaune ne pourra réapparaître que lorsque la population de singes jeunes, non immunisés, sera redevenue suffisamment nombreuse. Les singes ne tombent pas malades. Une hypothèse classique considère que la non-pathogénicité d’un parasite est le résultat d’une sélection réciproque hôte-parasite aboutissant à un équilibre entre l’hôte et le parasite. Le sida est l’une des maladies virales transmissibles apparues récemment. Certaines espèces de singes africains sont porteurs de VIS, des rétrovirus proches des VIH à l’origine du sida chez l’homme. Comme le virus amaril, les VIS ne rendent pas leurs hôtes africains malades. De même que les singes américains meurent de la fièvre jaune, les VIS inoculés à des espèces d’autres continents (macaques) peuvent provoquer un sida. Y a-t-il apparition de pathogénicité lors d’un passage de virus d’un hôte primate à un autre ? Est-ce le cas pour l’homme ? Inoculations expérimentales, découverte de VISagm chez d’autres espèces, structure mosaïque du génome impliquant des recombinaisons, fréquence vraisemblablement élevée de transmissions interspécifiques du virus sont des arguments récents en faveur de cette ancienne hypothèse. Compte tenu du pessimisme actuel quant à la mise au point d’un vaccin HIV-1 à cours terme, la filière singe reste l’une des voies d’espoir. L’apparition de maladies nouvelles ou provenant d’autres zones géographiques, ou encore la résurgence de maladies que l’on croyait disparues est fréquente dès que l’homme modifie des écosystèmes dont il ne maîtrise pas l’équilibre et dès qu’il met en contact des espèces qui ne se sont jamais rencontrées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les perforations typhiques du grêle chez l'enfant: un regain d'intérêt de la technique de Veillard en milieu tropical.

  • But. Evaluer les résultats de la technique d'intubation iléo colique de Veillard par rapport à la résection anastomose et l'iléostomie. Patients et Méthode. Il s'agit d'une étude randomisée sur 12 mois ( ler janvier au 31 décembre 2006). Elle s'était déroulée à l'Hôpital St Jean de Dieu d'Afagnan, Cette étude a porté sur des enfants âgés de moins de 15 ans ayant présenté plus d'une perforation typhique d'anse grêle. Les méthodes diagnostiques de la perforation d'anse grêle ont été cliniques et radiographiques. Il s'agit d'une étude randomisée observationnelle en simple insu pour le choix de la technique (résection anastomose ou iléostomie ou intubation iléo colique). Il s'agissait d'un choix à deux bras: intubation ileo colique versus résection anastomose et iléostomie. La réalisation de la résection anastomose ou de l'iléostomie était laissée au choix du chirurgien. Quarante patients ont été tirés au sort et répartis en deux groupes: Groupe A (intubation iléo colique), groupe B (résection - anastomose termino terminale et iléostomie). Les patients étaient répartis en 28 garçons (70 %) dont 20 garçons dans le groupe A et 8 garçons dans le groupe B et 12 filles (30 %) dont 8 filles dans le groupe A et 4 filles dans le groupe B. L'âge moyen était de 8 ans 5 mois (extrêmes: 4 et 14 ans). L'âge moyen était de 8 ans 10 mois (extrêmes: 4 et 14 ans) dans le groupe A et de 8 ans (extrêmes: 5 et 13 ans). En pré opératoire, nous avons institué une antibiothérapie standard chez tous les patients: Ciprofloxacine et Métronidazole en perfusion chez 24 patients (60%), et Ceftriaxone et Metronidazole dans chez 16 patients (40%). Nous avons utilisé le test de KHI2 au seuil 5% pour l'analyse statistique. Résultats. La technique d'intubation iléo colique a été pratiquée 22 fois (55 %), la technique de résection anastomose a été pratiquée 15 fois (37,5 %) et la technique de double iléostomie a été pratiquée trois fois (7,5 %). La durée moyenne d'hospitalisation des patients était de 15 jours (extrêmes: 10 et 45 jours) avec une durée moyenne de 13 jours dans le groupe A (extrêmes: 10 et 25 jours) et de 19 jours (extrêmes: 15 et 45 jours) dans le groupe B. Les complications post opératoires étaient significativement plus fréquentes avec la résection anastomose (53,3 %) qu'avec l'intubation iléo colique (4,5 %). Conclusion. L'intubation iléo colique revêt encore un intérêt dans les péritonites par perforation typhique en milieu tropical.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Enquête sur les méthodes de nettoyage, décontamination, désinfection et stérilisation dans des services dentaires en zone tropicale

  • L’hygiène au cabinet dentaire est un maillon incontournable dans la chaîne d’asepsie. L’enquête réalisée avec la participation de 29 services dentaires du Bénin (3), du Burkina Faso (6), de Côte d’Ivoire (12), du Mali (5) et du Niger (3) permet d’appréhender la réalité de l’hygiène au quotidien. Les modalités de nettoyage, de décontamination, de désinfection ou de stérilisation des locaux, de l’équipement dentaire et de l’instrumentation, ainsi que le lavage des mains et l’utilisation du matériel à usage unique sont analysés. Aucun protocole n’est rapporté.Le nettoyage et/ou la désinfection des paillasses et des sols sont quotidiens dans respectivement 73 et 59 % des centres. Le nettoyage des murs est hebdomadaire dans 44 % des cas.Le lavage des mains se fait dans tous les cas entre chaque patient , 68 % des chirurgiens-dentistes utilisent des savons à action nettoyante uniquement sous forme solide ou liquide, les autres utilisent une solution soit antiseptique, soit désinfectante.Dans 68 % des centres, le nettoyage ou la désinfection du fauteuil dentaire est journalier et se fait le plus souvent avec du savon (43 %) ou de l’eau de Javel (23 %). La fréquence de nettoyage ou de désinfection de l’aspiration se fait avec du savon (50 %) et/ou avec de l’eau de Javel (57 %). Les pièces à main et les turbines sont nettoyées ou désinfectées après chaque utilisation avec de l’alcool (35 %) ou de l’eau de Javel (26 %) et stérilisées dans 9 % des centres.L’instrumentation est stérilisée avec un Poupinel (63 %), un stérilisateur sans spécification de marque (26 %), un autoclave (7 %), ou désinfectée à froid (4 %). La fréquence de traitement de l’instrumentation est bien respectée. Les produits utilisés sont très variés et ne sont pas toujours utilisés dans l’ordre préconisé.Pour le matériel à usage unique étudié dans l’enquête, 88 % des centres réutilisent les gants, 64 % les carpules anesthésiques et 32 % les aiguilles à usage unique.Une meilleure connaissance des différentes étapes (nettoyage, décontamination, désinfection ou stérilisation), des produits utilisés, le respect de l’usage unique du matériel et l’élaboration de protocoles écrits sont des points fondamentaux pour une meilleure qualité des soins.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fiabilité des utilisateurs de la classification BI-RADS en milieu tropical pour la prédiction de la malignité des lésions mammaires

  • Objectifs. Évaluer la fiabilité des utilisateurs de la classification BI-RADS avec le couple mammographie/échographie en milieu tropical pour la prédiction de la malignité des lésions mammaires. Matériels et méthodes. Il s'agissait d'une étude transversale réalisée à Yaoundé de juillet 2009 à avril 2010. Elle portait sur 211 lésions mammaires explorées à la mammographie et à l'échographie à l'hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique (HGOPY), et ayant obtenu une preuve cytologique et/ou histologique. Nous avons comparé leur classification BI-RADS aux résultats cytohistologiques des lésions mammaires afin d'évaluer la fiabilité des utilisateurs de cette classification à prédire efficacement la malignité de ces lésions. Le taux de malignité obtenu dans chaque catégorie ACR était également comparé au taux de référence connu pour chacune des catégories ACR. Résultats. 339 patientes âgées de 16 à 78 ans étaient recensées. Deux cent onze avaient une lésion identifiée par le couple échographie-mammographie et avaient une vérification cytologique ou histologique de cette lésion. La classe d'âge modale était celle de 41-50 ans avec quatre-vingt-dix-huit patientes, soit 46,44 %. Des 211 lésions mammaires, 135 étaient bénignes (64 %) et soixante-seize malignes (36 %). Parmi les cancers, il y avait quarante-neuf carcinomes invasifs (65 %), vingt-trois carcinomes canalaires in situ (30 %) et quatre sarcomes (5 %). Suivant la classification BI-RADS, 124 lésions (58,7 %) étaient ACR2, 15 (7,1 %) ACR3, 44 (20,8 %) ACR4 et 28 (13,27 %) ACR5. En comparant la classification BI-RADS et les résultats cytohistologiques: 19,35 % des lésions classées ACR2 étaient malignes, 13,33 % parmi les lésions ACR3, 65,91 % parmi les ACR4 et 75 % des lésions ACR5. L'efficacité globale des utilisateurs de classification BI-RADS dans la prédiction des lésions malignes était de 77,3 %. Conclusion. Nos utilisateurs de la classification BI-RADS sont fiables dans la prédiction de malignité des lésions mammaires avec une efficacité de 77,3 %, mais il existe des insuffisances dans l'évaluation et l'interprétation de certaines lésions d'où la prévalence élevée de lésions malignes dans les catégories ACR2 et ACR3.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dialyse péritonéale en milieu tropical, une réalité.

  • Introduction. La dialyse péritonéale est une technique d'épuration extrarénale très peu développée en Afrique subsaharienne. Depuis mars 2004, le Sénégal prend en charge une partie de ses patients en insuffisance rénale chronique terminale par la technique de dialyse péritonéale. Trois ans après son initiation à Dakar, nous avons conduit cette étude afin d'analyser les aspects épidémiologiques, cliniques et techniques ainsi que l'évolution des patients. Méthodes et patients. Il s'agit d'une étude rétrospective de 3 ans, portant sur 26 patients incidents en insuffisance rénale chronique terminale ayant bénéficié d'un traitement d'au moins 15 jours de dialyse péritonéale. Tous les patients n'ayant pas débuté le traitement ou ayant été traités pendant moins de 15 jours ont été exclus. Chez tous les patients le système déconnectable était utilisé. En dialyse péritonéale continue ambulatoire, des solutions bicarbonate-lactate d'une contenance de 2 litres ont été utilisées. Dans trois cas, des solutions à base d'icodextrine et à base d'acides aminés ont été utilisées. En dialyse péritonéale automatisée, le « Home Choice » était utilisé. Pour chaque patient, nous avons recueilli les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques et les modalités évolutives. Résultats. Vingt six patients ont été inclus dans cette étude. L'âge moyen était de 48 ± 6 ans et le sex-ratio H/F de 1,17. Les néphropathies initiales étaient dominées par la néphropathie diabétique et la néphroangiosclérose. Le score de Charlson moyen était de 3 (extrêmes de 2 et 5) et la diurèse résiduelle moyenne de 435 mL/j. L'incidence moyenne des péritonites était de 1 péritonite/20 mois/personne Les germes les plus fréquemment isolés étaient Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa. Quatre cas d'infection du site de sortie du cathéter, 2 cas d'infection du tunnel sous cutané et 3 cas d'obstruction du cathéter ont été notés. Au terme de l'étude, il restait 6 patients en dialyse péritonéale automatisée. 8 en dialyse péritonéale continue ambulatoire. Six patients étaient décédés et 6 transférés en hémodialyse. Conclusion. La dialyse péritonéale est une technique d'épuration extrarénale utilisable au Sénégal. Elle offre en plus une plus grande disponibilité à nos patients dans leurs lieux de travail.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etat de la recherche & développement pour la lutte contre les pathologies tropicales: hypocrisie, indifférence ou absence de coordination ?

  • • Les maladies tropicales négligées par la recherche pharmaceutique concernent essentiellement les pays en développement. Nous distinguons à présent les maladies négligées d'intérêt stratégique et politique (paludisme, sida, tuberculose) des autres maladies les plus négligées (helminthiases, trypanosomiase, leishmaniose...). La recherche fondamentale intéressant ces maladies reste efficace avec très peu de moyens, mais n'est pas valorisée par un transfert vers l'industrie pharmaceutique, qui refuse de porter à elle seule le risque associé au développement de nouveaux médicaments. Le développement rapide des partenariats publics - privés permet aujourd'hui d'espérer la reprise du développement pharmaceutique, avec la participation grandissante des industries des pays en développement (Inde, Brésil), mais le risque associé à l'attrait économique du médicament ou à l'épuisement des fonds est important. Face au développement de plusieurs nouvelles molécules, la recherche clinique sera rapidement en panne de sites et de patients si elle n'est pas renforcée dans les pays endémiques. La multiplication des initiatives proposant des solutions aux problèmes posés par les maladies négligées rend optimiste, mais il apparaît à présent impératif d'arriver à une coordination des actions. Ainsi, la recherche clinique doit être encouragée dans les pays en développement en respectant les règles internationales d'éthique, et être alimentée à partir d'une recherche fondamentale dans les pays industrialisés, concrétisée par des incitations appropriées assurant une reprise par l'industrie pharmaceutique. La mise en place d'un laboratoire transversal public de l'innovation technologique pour les maladies négligées apparaît essentielle pour identifier les projets scientifiques et être en mesure de transposer la recherche fondamentale vers l'application.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endoscopie rigide et corps étrangers laryngo-trachéo-bronchiques chez l'enfant: réflexions a propos de 200 endoscopies réalisées en milieu tropical.

  • De 1986 à 1998, 200 endoscopies rigides sous anesthésie générale ont été réalisées à l'Hôpital Principal de Dakar, Sénégal, chez 194 enfants, dans le but de rechercher un corps étranger des voies respiratoires inférieures. Sur la période considérée, l'incidence de cet accident était de 3,7 p. 1000. Cet accident concernait dans 63 p. 100 des cas des enfants de sexe masculin et 77 p. 100 des enfants étaient âgés de moins de 4 ans. La majeure partie des enfants (69 p. 100) a été vue plus de 48 heures après l'accident. Cliniquement, la notion anamnestique d'un syndrome de pénétration n'a été relevé que dans 56 p. 100 des cas. Une toux persistante (80 p. 100) et une dyspnée modérée (70 p. 100) représentaient les signes les plus habituels. L'auscultation pulmonaire était négative dans 25 p. 100 des cas et la radiographie cervico-thoracique de face était normale ou peu contributive dans 59 p. 100 des cas. Sur ces 200 endoscopies, 154 corps étrangers ont été extraits dont la localisation était trachéale (35 p. 100), laryngée (13p. 100), bronchique droite (31p. 100), bronchique gauche (21p. 100), 46 endoscopies sont restées blanches. L'arachide représentait 54 p. 100 de ces corps étrangers. Aucun décès n'a été à déplorer dans cette série mais 6 patients sont représenté un arrêt cardiorespiratoire au cours ou au décours immédiat de l'endoscopie. Cette série illustre la nécessité de réaliser d'emblée, en milieu tropical, une endoscopie rigide, face à la notion d'un syndrome de pénétration ou en présence d'une bronchopneumopathie traînante. La fréquence de cet accident justifie que soit menée une large information des populations en milieu médical, familial et éducatif.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Un Picasso parmi les algues brunes: la difficile conquête de la symétrie chez Ectocarpus.

  • Le corps des organismes vivants se structure suivant des axes, des plans de rotation, de translation ou des symétries, en réponse aux contraintes imposées par l'environnement. Des processus cellulaires et moléculaires assurent la mise en place de cette structuration corporelle. Cette revue a pour objectif de présenter les mécanismes moléculaires qui régissent les principales symétries chez les végétaux. Plusieurs gènes, codant pour des facteurs de transcription, ont été identifiés chez les plantes terrestres (notamment Arabidopsis thaliana), qui contrôlent la mise en place des axes apico-basal et adaxial-abaxial, principalement. La mise en place de ces axes permet de générer des symétries radiale ou bilatérale selon les organes végétaux. Ces processus apparaissent dans la plupart des cas comme étant initialement sous le contrôle d'une hormone végétale, l'auxine. Chez les algues brunes, végétaux marins multicellulaires, les plans de polarité sont moins évidents que chez les plantes terrestres. L'algue brune modèle Ectocarpus siliculosus fait actuellement l'objet d'études de développement. Son architecture est filamenteuse, et les premières observations montrent que la formation des embranchements le long de l'axe principal ne s'effectue pas de façon stéréotypée et régulière selon les individus, bien que globalement centrée. Cependant, des études de morphométrie plus détaillées, suivies d'analyses probabilistes, ont révélé que, sur l'ensemble d'une population d'individus, les organismes obéissent à des contraintes biologiques non encore identifiées, qui affinent une symétrie radiale au fur et à mesure de la croissance de l'organisme. Le rôle de cette symétrie dans l'adaptation de cet organisme à son environnement, ainsi que les acteurs moléculaires impliqués, font actuellement l'objet de nos recherches.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les manifestations ORL et cervico-faciales de l'infection par le VIH en zone tropicale. A propos de 253 cas congolais.

  • Les manifestations oto-rhino-laryngologiques et cervico-faciales lors de l'infection par le virus d'immunodéficience humaine et les syndromes apparentés sont très fréquents. Nous rapportons une étude rétrospective colligée dans le service d'oto-rhino-laryngologie du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville dans la période de décembre 1995 à novembre 2001. Deux cent cinquante trois patients sont sélectionnés au total sur 1352 consultations, soit 19 %. La population concernée est jeune (âge moyen : 34 ± 4,8 ans), la tranche d'âge la plus touchée est celle de 30 à 49 ans (75, 9 %). La série comprend 51 % d'hommes et 49 % de femmes. Le principal facteur de risque est le multipartenariat sexuel (59,7 %), cependant le rôle des pratiques traditionnelles (22,8 %) n'est pas négligeable en Afrique. Le virus d'immunodéficience humaine de type 1 est retrouvé dans 72,3 % des cas. Les différentes affections siègent au niveau du cou (40,5 %), oreille (24, 9 %), pharynx (17,3 %), rhino-sinus (13,3 %), cavité et vestibule oraux (2,7 %), larynx (1,3 %). Les principales affections sont représentées par: parotidose (20, 1 %), paralysie faciale périphérique (15,4 %), candidose oropharyngée (14,6 %), sinusite chronique (14,2 %) et tuberculose ganglionnaire (11,5 %). Les affections malignes identifiées dans 15 cas (6 %) sont représentées par : lymphome (7 cas), sarcome de Kaposi (7 cas), carcinome épidermoïde (1 cas). La particularité de cette étude ressort du diagnostic des affections telles: parotidose kystique (11 %), noma (1,6 %), histoplasmose africaine (0,4 %), et rhinosclérome (0,4 %). Le rôle de l'oto-rhino-laryngologiste est important dans le diagnostic précoce de l'infection par le VIH, mais aussi dans le suivi de ces patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recherche et développement pharmaceutiques en matière de maladies transmissibles dans la zone intertropicale

  • Le développement de la méfloquine et de l’halofantrine en 1988 - antipaludiques issus de la recherche militaire américaine - a amorcé le déclin des investissements de recherche-développement pharmaceutique dans le domaine des pathologies tropicales. La globalisation du marché, l’augmentation des coûts du développement clinique, les contraintes du financement public des dépenses de santé ont orienté l’industrie pharmaceutique vers les seuls segments rentables (cardio-vasculaire, cancérologie, infectiologie...). Le marché des pays en développement, s’il est potentiellement important en volume, ne permet pas de retour sur investissement en raison d’une valeur ajoutée marginale, de son caractère secondaire (médicaments génériques) et de la solvabilité médiocre de la population. La dizaine de médicaments mis au point depuis 1988 a été le fruit du hasard (eflornithine), des retombées de la recherche vétérinaire (ivermectine), de l’analyse fortuite des pharmacopées traditionnelles (artémisinine) ou de la réévaluation de médicaments anciens (amopyroquine, pyronaridine). Cette carence de la recherche-développement pharmaceutique dans le secteur des pathotogies dominantes de la zone intertropicale, outre son impact direct et négatif en matière de santé publique, est révélatrice des inconséquences des politiques sanitaires, de la contradiction flagrante entre les intérêts privés de l’industrie pharmaceutique et les priorités sanitaires internationales ainsi que d’une approche strictement économique de l’aide externe à la santé (aide publique au développement), qui tend prioritairement à minimiser les coûts en privilégiant les soins de santé primaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le développement pharmaceutique en matière de maladies dominantes de la zone intertropicale: le concept de médicaments indigents.

  • En 1980, lorsque l'OMS certifia l'éradication de la variole, l'impression se prolifait que la lutte engagée depuis Jenner et Pasteur pour maîtriser les maladies infectieuses était en voie d'achèvement: la poliomyélite, la dracunculose, la lèpre, la maladie de Chagas et le tétanos néonatal étaient également l'objet de campagne d'éradication ou d'élimination. Cependant en 1995, les maladies infectieuses sont toujours une cause importante de mortalité et de morbidité, et des maladies émergentes ou réémergentes ont une incidence accrue et préoccupante. Cette situation si elle s'explique entre autre par la détérioration des systèmes de santé et diverses perturbations socio-économiques et écologiques, est également redevable des profonds changements affectant le secteur du médicament depuis les annés 1980. Sont en cause les modifications pharmaco-épidémiologiques et les orientations nouvelles des politiques de développement en matière de médicament. Sur 1061 nouveaux médicaments développés durant la période 1975-1994, moins de 2,7 % concernait les pathologies tropicales. Depuis le praziquantel, les innovations sont issues de la médecine vétérinaire (ivermectine), de la recherche militaire (halofantrine, méfloquine) ou de l'analyse fortuite de pharmacopées lartémisinine). Le désinvestissement en matière de développement est à relier aux contraintes croissantes des investissements, au manque de solvabilité potentiel des populations des pays en développement (PED) et à l'insécurité commerciale du marché du médicament des PED.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le pica: étude descriptive dans une population de patients hospitalisés en psychiatrie.

  • D'après le DSM IV, le pica est un trouble des conduites alimentaires caractérisé par l'ingestion de substances non nutritives pendant au moins un mois. L'objectif principal de cette étude transversale conduite au Centre Hospitalier Interdépartemental de Clermont-de-l'Oise est d'évaluer la prévalence du pica chez les patients hospitalisés. Les objectifs secondaires consistent à décrire les caractéristiques cliniques et les complications observées, évoquer les prises en charge proposées ainsi que l'évolution. La prévalence retrouvée de 2,44 % peut paraître sous-estimée par rapport aux données de la littérature internationale. Ceci s'explique par le caractère restrictif des critères diagnostiques du DSM IV et par les difficultés à considérer le pica en tant qu'entité nosographique. En effet, le pica représente souvent un diagnostic secondaire associé à d'autres pathologies psychiatriques où prédominent les arriérations mentales profondes. Sur le plan pathogénique, les carences affectives précoces sont au premier plan. En revanche, d'après nos résultats, l'anémie n'apparaît pas comme une cause de pica. Les complications fréquentes, essentiellement digestives, justifient dans 30 % des cas une intervention chirurgicale. En raison de son caractère multifactoriel, la prise en charge s'avère complexe. Les neuroleptiques, largement prescrits à visée symptomatique, donnent au mieux des améliorations transitoires et sont surtout intéressants chez les patients délirants. Les psychothérapies préconisées comportent approches institutionnelles et thérapies d'inspiration comportementale. Malgré le caractère récurrent, l'évolution du pica peut être favorable chez certains patients avec stabilisation, voire disparition des troubles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome de Rosaï Dorfman Destombes à propos d'une observation: difficultés diagnostiques en milieu tropical.

  • Le syndrome de Rosaï Dorfman Destombes (RDD) est une histiocytose sinusale non langheransienne. Sa symptomatologie se résume le plus souvent à de volumineuses adénopathies cervicales avec une fièvre et une hépato-splénomégalie inconstante. Il peut ainsi prêter à confusion avec une tuberculose ganglionnaire, en particulier dans nos régions où celle-ci est très fréquente. Nous en rapportons une observation chez une Sénégalaise de 40 ans. La présentation clinique se résumait à de volumineuses tuméfactions cervicales sur fond d'altération de l'état général fébrile. Ce tableau clinique avait fait suspecter une tuberculose ganglionnaire et un traitement antituberculeux a été entrepris à l'hôpital de sa localité. Les explorations n'ont pas confirmé le diagnostic et la malade a été transférée dans le service de Médecine Interne. A l'admission nous relevions de multiples adénopathies sus claviculaires, axillaires et inguinales gauches. Le bilan biologique avait montré un syndrome inflammatoire non spécifique. L'échographie abdominale mettait en évidence de volumineuses adénopathies mésentériques et latéro-aortiques. La radiographie pulmonaire montrait des adénopathies médiastinales bilatérales asymétriques. Le médullogramme était normal. L'histologie concluait à un syndrome de RDD. Le syndrome de RDD est une affection rare à la pathogénie obscure. Sa présentation clinique en milieu tropical peut faire évoquer d'emblée une tuberculose ganglionnaire. Les lymphomes et le syndrome d'hyperactivité macrophagique peuvent également donner le change avec ce syndrome. Dans tous les cas, la biopsie ganglionnaire doit être systématique devant toute polyadénopathie fébrile.

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Ballonisation apicale transitoire du ventricule gauche ou syndrome de tako-tsubo - À propos de 11 cas et revue de la littérature

  • Le syndrome de Tako-tsubo est une entité clinique récemment individualisée mimant un infarctus et associant une douleur thoracique de type infarctoide, des modifications électrocardiographiques et une élévation modérée des marqueurs biologiques de nécrose. L'exploration coronarographique chez ces patients ne retrouve pas de sténose angiographiquement significative et la ventriculographie gauche met en évidence une akinésie voire une dyskinésie de l'apex du ventricule gauche avec un aspect de ballonisation apicale. Entre mars 2003 et mars 2005, 11 patientes chez qui a été évoqué ce syndrome ont été suivies. L'âge moyen était de 70,3 ans. L'ECG était pathologique dans tous les cas. Le dosage des marqueurs a montré chez toutes les patientes une élévation de la troponine. L'exploration angiographique a été systématique et le réseau coronaire a été jugé angiographiquement normal. L'angiographie du ventricule gauche a mis en évidence dans tous les cas une akinésie voire une dyskinésie de l'apex avec un aspect typique de ballonisation. Un facteur déclenchant d'ordre psychologique ou physique a été retrouvé dans 8 cas. L'évolution clinique a été simple sans complications ni récidive avec une durée moyenne de suivi de 15 mois. Le syndrome de Tako-Tsubo ou de ballonisation apicale transitoire du ventricule gauche est lié à un bon pronostic à moyen et long terme même si des complications graves peuvent survenir. L'étiologie de ce syndrome est inconnue, mais il doit être intégré comme un diagnostic différentiel du syndrome coronaire aigu avec artères angiographiquement normales.

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Les myosites tropicales.

  • La myosite tropicale (MT) est une infection bactérienne, le plus souvent à Staphylococcus aureus, touchant un ou plusieurs muscles squelettiques et évoluant spontanément vers l'abcédation. Le muscle étant très résistant à l'infection, la survenue d'une MT nécessite l'intervention d'un ou de plusieurs facteurs favorisants qui augmentent tous la sensibilité musculaire à l'agression bactérienne, tels que traumatismes, lésions cutanées, parasitoses ou malnutrition. L'infection par le VIH représente actuellement un facteur majeur dans la survenue de MT. Si Staphylococcus aureus est isolé dans 80 % des cas, d'autres agents bactériens comme des cocci gram positif et des bacilles gram négatif sont parfois en cause. La MT est une maladie endémique dans les régions intertropicales d'Afrique, d'Amérique latine, d'Asie et dans les îles du Pacifique, Les cas rapportés en milieu non tropical sont cependant de plus en plus fréquents et sont alors toujours associés au sida. Les muscles les plus fréquemment touchés sont ceux des cuisses, des mollets, des fesses, l'atteinte monomusculaire étant la règle. A la phase d'état ou phase suppurative, l'hyperthermie est quasiment constante, l'impotence fonctionnelle franche. Les masses musculaires sont d'une dureté ligneuse avant que ne se constituent les abcès fluctuants caractéristiques. Les hémocultures sont rarement positives, mais la ponction à l'aiguille permet d'affirmer le diagnostic. L'échographie permet un diagnostic positif précoce. Les formes compliquées de sepsis sévères, de complications cardiovasculaires, rénales ou pleuropulmonaires représentent 10 % des cas. Le traitement associe antibiothérapie par pénicilline M et drainage chirurgical ou par ponction des zones abcédées. Le pronostic est habituellement bon, y compris chez le patient séropositif vis-à-vis du VIH.

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Surveillance informatisée de la chaîne du froid en milieu tropical (Tchad).

  • La surveillance informatisée de la température de la chaîne du froid, par thermomètre informatisé Testostore 171-1® (Testo), offre un meilleur moyen de suivi que les indicateurs de congélation, les pastilles contrôle de vaccins, et les bandes colorées pour suivre les températures de conservation des vaccins PEV, en particulier les nouveaux vaccins, plus sensibles à la chaleur et à la congélation. Cette technique a été confiée pour la première fois en Afrique à un infirmier, superviseur régional PEV à Moundou, Logone Occidental, au Tchad. Avec des Testo qui captent la température par une sonde introduite dans la chaîne du froid et, par une prise USB, permettent d'afficher les courbes de température sur un ordinateur portable muni du logiciel Comfort software light®, il a suivi, en avril-mai 2009, les dépôts de vaccins et cinq centres de vaccination ruraux et urbains. La lecture des courbes de température s'est faite sur place, en présence des équipes médicales, en comparant les courbes Testo à celles inscrites sur les feuilles de suivi bi-journalier des températures par thermomètres à lames. Les courbes Testo sont aussi facilement transmises par Internet vers les niveaux supérieurs. Les enregistrements Testo ont montré que les températures de stockage des vaccins liquides étaient souvent inférieures à 0°C, par rapport à celles des courbes à partir des thermomètres à lame fixés sur les portes des réfrigérateurs, que les Testo objectivaient les coupures électriques sur les réfrigérateurs en milieu urbain, et, pour les réfrigérateurs à pétrole, les extinctions de la flamme dues à une panne du réfrigérateur ou à des coups de vent, à l'approche de la saison des pluies.

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Un cas d’entomophthoromycose rhinofaciale en climat tropical soudano-sahélien au Burkina Faso.

  • Nous décrivons un cas d’entomophtharomycose rhinofaciale chez une sexagénaire (65 ans), immunocompétente, femme au foyer résidant au Burkina Faso. Elle a consulté au centre hospitalo-universitaire de Bobo-Dioulasso en février 2016, en dermatologie puis en stomatologie pour tuméfaction diffuse de la face, qui évoluerait depuis 6 mois, accompagnée de céphalées et d’obstruction nasale gauche. L’examen anatomopathologique d’une biopsie de la lésion montre une importante réaction inflammatoire polymorphe associée à la présence de filaments mycéliens non septés, larges parfois branchés à angle droit, compatible avec une mucormycose. Le diagnostic mycologique avec culture sur Sabouraud sans antibiotique ni cyclohéximide après incubation à 27 °C et à 30 °C se révèle non contributif. En outre, l’ADN extrait des coupes histologiques n’a pas pu être amplifié par la PCR. Une thérapie antimycosique à base de fluconazole par voie orale en raison de 800 mg par jour est entreprise, permettant une amélioration clinique. Ceci est le premier cas d’entomophtharomycose rhinofaciale documenté à Bobo-Dioulasso. L’entomophtharomycose rhinofaciale est largement méconnue, même en zone tropicale comme le Burkina Faso. Ce manque de connaissance conduit presque inévitablement à un retard dans l’établissement du diagnostic correct et, par conséquent, à un mauvais pronostic vital. Il devient impératif d’améliorer la connaissance de cette maladie pour guider les étapes diagnostiques, le pronostic des résultats et la thérapie antifongique.

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Méningite à Cryptococcus neoformans chez les patients infectés par le VIH/sida dans le contexte du Centre des maladies tropicales, Ho Chi Minh-ville (Vietnam).

  • Ce document présente l'analyse de 21 observations de méningites cryptococciques chez les patients atteints d'infection par le VIH/sida, pris en charge au Centre des maladies tropicales (CMT) à Ho Chi Minh-ville (Vietnam), entre mai et septembre 2001. Son objectif était d'approcher les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques de l'infection à Cryptococcus neoformans (C. neoformans), au sud du Vietnam. Vingt-et-un patients, dont 20 hommes et une femme, ont été inclus sur le critère de diagnostic d'infection à C. neoformans (identification de C. neoformans à partir de liquide céphalorachidien des patients). L'âge moyen des patients était de 28 ans et la plupart d'entre eux habitaient à Ho Chi Minh-ville (48 %). Les facteurs de risque de contamination par le VIH étaient la toxicomanie par voie intraveineuse et les rapports sexuels non protégés. Les manifestations cliniques étaient les suivantes: céphalées (95 %), amaigrissement (90%), candidose oropharyngée (90%), raideur de la nuque (80%), nausées/vomissements (70 %), fièvre (67 %), toux (38 %), diarrhée (33 %), lésions cutanées (5 %), épisodes convulsifs (5 %), photophobie (5 %) et hémiparésie (5 %). La gravité du pronostic était liée aux délais d'hospitalisation des patients, à l'accès aux soins, à la présence de co-morbidités opportunistes liées au sida, à la possibilité de poursuivre le traitement et à la disponibilité de moyens assurant un suivi correct des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov