Peut être atteint du papillomavirus sans rapport sexuel ?


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Posté par Lili

Afin de répondre à vos interrogations, nous vous invitons à lire le dossier réalisé par le CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes) sur ce thème et attirons votre attention sur la rubrique « transmission » :
« La transmission sexuelle
C’est le premier mode de transmission des HPV.

Elle a lieu lors de relations sexuelles avec ou sans pénétration, y compris lors de pratiques orales .
Elle est favorisée par :

  • Un nombre élevé de partenaires sexuels
  • La précocité des rapports
  • Les antécédents d’autres IST
    Une contamination anale est associée à des rapports anogénitaux. Chez la femme, cette contamination est aussi possible, mais rarement, par propagation à partir du vagin vers le canal anal, à l’essuyage en particulier.
    Des études ont montré que 60 à 66 % des partenaires sexuels de personnes infectées par le HPV développent des lésions cellulaires HPV induites.
    L’utilisation des préservatifs n’entraîne qu’une prévention partielle car la pénétration pénienne n’est pas indispensable pour transmettre le virus, le HPV étant présent sur la peau non recouverte par le préservatif (périnée, bourses…).
    La transmission ancillaire ou horizontale
    Elle se fait par l’intermédiaire d’objets souillés
    : vêtements, sous-vêtements en particulier, surfaces de contact…
    Ce type de transmission est possible mais reste rare.
    La transmission mère-enfant ou verticale
    Elle est essentiellement périnatale. Cette contamination n’est possible que si l’infection à HPV est active chez la mère.

    […]
    http://www.lecrips-idf.net/professionnels/dossier-thematique/papillomavirus-humain-cancers/mode-transmission-hpv.htm

Concernant les symptômes, voici ce que précise le CRIPS :
« - L’infection à HPV inactive ou latente
Le virus est présent au niveau des muqueuses ou de la peau sans symptôme ou lésion visible . Le HPV peut rester “dormant” ou “quiescent” des mois, voire des années, sans développer d’anomalie. Les virus dormants ne se multiplient pas ; l’infection n’est donc pas contagieuse .
[…]
- L’infection à HPV persistante et active
L’infection à HPV devient persistante et active lorsque la personne ne développe pas l’immunité nécessaire pour éliminer le virus.
Une femme de plus de 30 ans sur dix est concernée.
La persistance du HPV au niveau des muqueuses entraîne des anomalies cellulaires, en particulier dans une zone vulnérable du col utérin, appelée la zone de transformation. Les cellules infectées par le HPV subissent des modifications morphologiques, détectées à l’occasion de prélèvement par frottis.
Ces cellules se regroupent pour former des lésions qui peuvent être reconnues lors d’un examen visuel du col au microscope (colposcopie). Ces lésions apparaissent sous forme de taches que l’on peut biopsier. Ces taches sont appelées dysplasie ou CIN (Cervical intraepithelial neoplasia). Selon le degré de sévérité des modifications cellulaires, on parle de CIN de grade 1, 2 ou 3. Les CIN sont des lésions précancéreuses, associées aux HPV à haut risque, 16 et 18 principalement, qui peuvent devenir cancéreuses.
Certains facteurs favorisent la survenue de cancers comme la multiplication des partenaires sexuels, le tabagisme ou l’état de l’immunité.
Le délai moyen entre l’infection par un HPV à haut risque et la survenue d’un cancer du col est de 20 à 30 ans.
- Les verrues génitales ou condylomes acuminés ou crêtes de coq
Induites par des HPV à bas risque
(HPV 6 et 11 dans 90 % des cas), ces verrues sont bénignes et ne cancérisent pas. Elles peuvent se situer sur la vulve chez la femme, sur le pénis et le scrotum chez l’homme, sur le périnée et autour de l’anus dans les deux sexes. Les condylomes peuvent parfois apparaître sur les cuisses ou dans la bouche, sur les gencives.
Le plus souvent, il s’agit d’une maladie indolore dont la découverte est fortuite (lors de la toilette, par un/une partenaire…).
La coexistence de condylomes et de dysplasies est possible. La survenue de verrues génitales est donc considérée comme un signe d’alerte et donne lieu à un suivi médical régulier. »
http://www.lecrips-idf.net/professionnels/dossier-thematique/papillomavirus-humain-cancers/symptomes-evolution-infectionhvp.htm