Peste [ Publications ]

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  • La résistance de Xenopsylla cheopis, aux pyréthrinoïdes, au DDT et leur sensibilité aux carbamates en milieu urbain à Madagascar sont connues. Nous présentons les résultats des tests de sensibilité de la même espèce de puce mais issue de milieu rural à Ambodisiarivo (district d'Antananarivo Avaradrano), Mandoto (district de Betafo), Analaroa (district d'Anjozorobe) et à Besoa (district d'Ambalavao) dans la province de Fianarantsoa. Les tests ont été réalisés selon la méthodologie OMS. Quatre insecticides: deltaméthrine 0,025%, cyfluthrine 0,15% (pyréthrinoïdes), DDT 4% (organochloré) et propoxur 0,1% et bendiocarbe 1% (carbamates) ont été testés. Les résultats ont montré qu'à Ambodisiarivo, X. cheopis est résistante au DDT 4% et à la deltaméthrine 0,025%. Par contre, elle est sensible aux deux carbamates testés. Dans les autres districts de la province d'Antananarivo (Betafo et Anjozorobe) et à Besoa, X. cheopis est résistante au DDT 4%, tolérante à la deltaméthrine 0,025% et à la cyfluthrine 0,15% et sensible au propoxur 0,1% et au bendiocarbe1%. L'utilisation du DDT et des pyréthrinoïdes n'est plus donc conseillée pour la lutte contre les puces vectrices de la peste, en milieu rural autour de la capitale. L'utilisation des insecticides de la famille des pyréthrinoïdes en milieu rural dans les autres districts des Hautes Terres Centrales doit être accompagnée d'une surveillance étroite de la sensibilité de cette espèce de puce. L'existence d'un niveau élevé et localisé de résistance de X. cheopis au DDT et aux pyréthrinoïdes renforce l'intérêt de l'étude de structure des populations de puces dans différentes régions et l'étude de la possibilité de diffusion des gènes de résistance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualités épidémiologiques de la peste à Madagascar.

  • La peste est entrée à Madagascar en 1898, à partir du port de Toamasina, suite à l'escale d'un bâteau venant d'Inde. En 1921, elle arrive à Antananarivo et s'étend sur les Hautes Terres Centrales en y provoquant des épidémies sans précédent pendant près de 20 ans. Jusqu ' au début des années 1980, elle a persisté à bas bruit surtout en milieu rural, avant de connaître une reviviscence au point de constituer un problème de santé publique de nos jours. La peste urbaine existe surtout dans la ville d'Antananarivo (réémergence en 1978 après 28 ans de silence apparent) et dans le port de Mahajanga (réémergence en 1991 après 63 ans de silence apparent). La re-dynamisation du programme national de lutte contre la peste, à partir de 1994, a permis une meilleure surveillance de la maladie. Cette .analyse a pour objectif une actualisation des données épidémiologiques de la peste humaine à Madagascar à partir des cas déclarés (16 928 cas suspects dont 3 500 confirmés ou probables) obtenus au Laboratoire Central à l'Institut Pasteur de Madagascar de 1980 à 2001. la saison pesteuse sur les hautes terres se situe d'octobre à mars et celle de la ville de Mahajanga de juillet à novembre. Le sex-ratio homme/femme est de 1,3/1, la tranche d'âge la plus touchée est celle des sujets âgés de 5 à 25 ans. Le laux de létalité de 40% au début des années 1980 a diminué à 20% vers la fin des années 1990, le pourcentage de formes pulmonaires est passé de 15% à moins de 5%, indiquant une amélioration de la prise en charge des cas. Par contre, on a assisté à une extension géographique de l'endémie pesteuse dans le pays: 4 districts confirmés en 1980. un pic de 30 districts en 1999 et 21 districts en 2001. En 2002. la diffusion d'un nouveau test de diagnostic rapide de la peste (bandelettes), dans les centres de santéde base des 42 districts endémiques, devrait contribuer à diminuer la morbidité et la létalité due à la peste, et améliorer sa surveillance au niveau national.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La peste à Madagascar: données épidémiologiques de 1989 à 1995 et programme national de lutte

  • Après un bref rappel sur le cycle épidémiologique et l’historique de la peste à Madagascar, cette étude fait état des résultats d’une analyse détaillée des 5 927 cas déclarés de peste de 1989 à 1995 (846 cas annuels en moyenne). Parmi ceux-ci, 1 337 cas (soit, en moyenne, 191 cas par an) sont des cas confirmés (isolement d’une souche de bacille de Yersin) ou probables de peste (présence de bacilles à Gram négatif à coloration bipolaire à l’examen microscopique). Depuis 1994, on note une tendance à l’augmentation du nombre de cas confirmés et probables (252 cas en 1995). La plupart des cas surviennent entre octobre et avril, sur les plateaux, dans un triangle dont les angles sont représentés par le lac Alaotta, le lac Itasy et la ville de Fianarantsoa. Le port de Majunga a vécu deux épidémies exceptionnelles en 1991 et en 1995. La peste bubonique est la forme clinique la plus fréquente (91,3%) avec une localisation surtout inguinale (67,8%). Le taux moyen de létalité est de 19% des cas confirmés ou probables (14,8% dans les formes buboniques et 57,1% dans les formes pulmonaires.) Les cas de peste bubonique sont plus fréquents dans la tranche d’âge 5-14 ans en comparaison avec la répartition de la population générale, alors que les cas de peste pulmonaire sont plus fréquents dans la tranche d’âge des 15 ans et plus. Le sex ratio est en faveur des hommes pour la forme bubonique (sex ratio m/f de 1,3). Le programme national de lutte contre la peste est actuellement renforcé afin d’améliorer la prise en charge précoce des cas, le diagnostic spécifique de la maladie, les mesures de prévention des épidémies, la surveillance épidémiologique et, enfin, la connaissance du rongeur, des puces et du bacille.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'influenza aviaire hautement pathogene ou peste aviaire et le risque pour l'homme.

  • Depuis 1997 les infections dues au virus influenza aviaires hautement pathogènes (IAHP) ou pestes aviaires touchant les volailles ont présenté plus d'importance en médecine humaine du fait de l'émergence d'un risque de zoonose associé à des cas mortels. Ces infections humaines ont été sporadiques avec les virus IAHP H7N7 et H5N1 en Europe et en Asie respectivement. La persistance de l'infection due au virus H5N1 dans plusieurs pays asiatiques et leur apparition en Europe ont représenté une cause d'inquiétude sur le risque de mutation ou de réassortiment de ces virus influenza avec adaptation à l'espèce humaine, conduisant à une pandémie de grippe humaine. Les oiseaux aquatiques, principaux réservoirs de tous les virus influenza A, ne sont généralement pas sensibles à ces virus. Cependant, depuis 2002, on a pu noter un plus grand nombre d'espèces sensibles au virus IAHP H5N1 asiatique (canards, félidés, Homme). Actuellement, la transmission du virus IAHP H5N1 à des canards domestiques et sauvages de nouveau résistants à ce virus et à des oiseaux terrestres (pigeon, moineau, faucon pèlerin) augmente le risque de propagation géographique du virus. Les infections virales dues aux virus influenza A faiblement pathogènes sont localisées aux tractus respiratoire et digestif et le virus n'est pas retrouvé dans le sang, la viande ou les oeufs, comme dans les infections dues aux virus IAHP où l'on observe une virémie. La présence du virus IAHP dans la viande, le sang et les organes internes des poulets et des canards infectés justifie, par mesure de précaution pour la santé publique, de bien cuire la viande et les oeufs en Asie pour tuer le virus. Depuis 1955, la France n'a pas déclaré de foyer de peste aviaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualités sur la peste à Madagascar.

  • Après avoir été contrôlée efficacement pendant une trentaine d'années, la peste a donné les premiers signes de sa réemergence à Madagascar en 1978 avec la réapparition de cas humains à Antananarivo, puis à Mahajanga lors de l'épidémie de 1991 après plus d'un demi-siècle de silence. En 1997, ce sont 459 cas confirmés ou probables qui ont été notifiés, au lieu de 150 à 250 cas annuels au cours des dernières années. Cette recrudescence apparente doit être relativisée au vu d'un ensemble de progrès réalisés dans le programme national de lutte, tels que la meilleure déclaration des cas suspects et la meilleure performance du diagnostic bactériologique. Les recherches récentes ont abouti à de nouveaux outils performants de diagnostic immunologique (détection d'anticorps et d'antigène F1) qui permettent d'une part une meilleure surveillance de la peste humaine et animale, et d'autre part la reprise des recherches sur le cycle épidémiologique dans le contexte environnemental actuel. La capacité vectrice de plusieurs puces endémiques et le rôle comme réservoir de bacilles du rat Rattus norvegicus et de la musaraigne Suncus murinus sont actuellement étudiés. Une analyse génétique des souches de 1936 à 1996 a montré l'émergence de 3 nouveaux ribotypes de Yersinia pestis depuis 1982, dans la zone la plus active de peste du pays. Une souche multirésistante aux principaux antibiotiques recommandés dans le traitement de la peste a été isolée en 1995. La peste, problème prioritaire à Madagascar, reste une menace pour le reste du monde.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude séro-épidémiologique de la peste humaine à Madagascar

  • Une technique de détection des anticorps IgG dirigés contre l'antigène capsulaire F1 de Yersinia pestis, par méthode Elisa, pour le sérodiagnostic de la peste a été mise au point afin d'étudier l'endémie de peste à Madagascar. Ce test est sensible (91,4 %), spécifique (98,5 %), peu coûteux et présente peu de réactions croisées avec les principales pathologies transmissibles rencontrées à Madagascar. Des valeurs prédictives positive et négative de 95,2 % et 97 % ont été observées dans le contexte de l'épidémie urbaine de Majunga. Lors de cette épidémie, le test a montré son intérêt comme outil de diagnostic rétrospectif. Il permet aussi d'identifier des malades pesteux dont la maladie n'a pu être documentée bactériologiquement. Au vu de ces qualités, ce test a été utilisé comme marqueur séro-épidémiologique de la peste humaine. Dans huit villages situés en zone d'endémie pesteuse, 900 sujets ont été étudiés. La séroprévalence globale est six fois plus importante que la prévalence déclarée au Laboratoire central de la peste. Une grande disparité de la séroprévalence de la peste au sein de la zone endémique a été mise en évidence (de 1,5 % à plus de 15 %). L'existence et l'importance des infections asymptomatiques à Y. pestis dans certains villages ont été démontrées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La peste, acte possible de bioterrorisme.

  • Peste et bioterrorisme La peste est une infection due à Yersinia pestis. C'est est un agent infectieux majeur qui pourrait être utilisé comme arme biologique. En cas d'aérosolisation de la bactérie, la forme clinique la plus fréquente serait la pneumonie. En cas d'utilisation de puces infectées, les formes buboniques et septicémiques seraient les plus à même d'être observées. Contexte suspect Un acte terroriste par aérosolisation de Ypestis doit impérativement être suspecté dès lors qu'un patient sans facteur de risque a une forme primitive pulmonaire de la maladie dans une région non endémique. Conduite pratique Tous les patients ayant une forme pulmonaire de la peste doivent être hospitalisés et isolés dans une chambre à pression négative au moins les trois premiers jours de l'antibiothérapie. Pour les autres formes cliniques, les patients doivent être isolés les 48 premières heures du traitement. Le traitement doit être débuté le plus rapidement possible. Les souches de Y pestis sont habituellement sensibles à de nombreux antibiotiques (streptomycine, gentamicine, doxycycline, ciprofloxacine, chloramphénicol, sulfadiazine, triméthoprime-sulfaméthoxazole...). Prévention En cas de contact avec un aérosol suspect de contenir du bacille de la peste, la doxycycline ou la ciprofloxacine peuvent être prescrites. Un vaccin cellulaire tué existe, mais son efficacité en terme de protection des pneumonies primitives paraît faible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La rechute épidémique de la Grande Peste de Marseille [Mai-Juillet 1722]: le charnier de l'Observance.

  • Le phénomène de ré-émergence de certaines maladies infectieuses conduit les spécialistes à s'interroger sur la dynamique évolutive des infections humaines. Parmi celles-ci, les infections à Yersinia pestis constituent un modèle historique d'infections à fort impact démographique par une contagiosité et une mortalité très élevées, analogues à celles de hauts pathogènes viraux. Dans cette optique de modélisation, nous avons réalisé à Marseille la fouille d'un charnier de pestiférés de l'épidémie du début du dix-huitième siècle, celui de l'Observance (deuxième arrondissement de Marseille). Cette opération a constitué la première étude pluridisciplinaire d'un charnier d'une épidémie de peste de l'époque moderne (1720-1722) qui a livré plus de 200 squelettes. En parallèle avec l'étude de laboratoire, des recherches ont été menées dans les différents dépôts d'archives afin de préciser le contexte, la date de l'utilisation de cette fosse et de préciser certaines découvertes faites sur le terrain. La pluridisciplinarité des études menées sur cette série ostéologique nous a permis de mettre en évidence des données inédites sur la Grande Peste de 1720-1722 et de préciser plusieurs aspects relatifs à la rechute épidémique de 1722.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recrudescence et extension géographique de la peste à Madagascar de 1980 à 1999.

  • Après avoir touché Madagascar en 1898, la peste a atteint Antananarivo en 1921 et s'est étendue sur les Hautes Terres Centrales où elle persiste jusqu'à nos jours. Une recrudescence des cas a été constatée depuis une vingtaine d'années pendant lesquelles, la peste a réemergé dans la capitale Antananarivo et, dans le port de Mahajanga après respectivement 28 et 63 ans de silence apparent. Le programme national de lutte et de surveillance a, de ce fait, été renforcé. L'évolution de l'endémie dans le temps et dans l'espace au cours de cette période a été analysée à partir de 2 982 cas bactériologiquement confirmés ou probables (sex-ratio H/F: 1,3/1). L'incidence annuelle moyenne des cas de peste confirmés ou probables est passée de 33 pendant la période 1980-1984 à 298 pendant la période 1995-1999. Cette augmentation s'est accompagnée d'une large extension géographique de la zone d'endémie, passant de 17 à 37 districts pour la plupart situés à plus de 800 m d'altitude, sauf le port de Mahajanga. Par contre, le taux de létalité a baissé pendant la même période, passant de 41,6% à 20,7%. Un des objectifs des recherches actuelles est une meilleure compréhension des différents cycles épidémiologiques de la peste à Madagascar afin d'améliorer les stratégies de lutte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lutte contre ia peste à Madagascar: évaluation de l'efficacité des boîtes de Kartman en milieu urbain.

  • La boîte de Kartman associe, dans un même réceptacle, un rodenticide à action lente et un insecticide à action rapide. Elle offre l'opportunité de lutter contre les réservoirs et contre les vecteurs de la peste. Cette méthode a été évaluée dans deux quartiers de la ville d'Antananarivo en associant la communauté à cette lutte. Le rodenticide utilisé a été le diféthialone 25 ppm (Baraki®) et l'insecticide, un carbamate en poudre à une concentration de 3% (Propoxur®). Le schéma de l'étude réalisée d'octobre 2002 ci mai 2003 repose sur une comparaison entre un quartier traité et un quartier témoin. L'analyse a porté sur 4 variables: (1) le nombre quotidien de rats trouvés morts, (2) le nombre quotidien d'appâts non consommés restant dans les boîtes, (3) la prévalence des rats porteurs de puces, et (4) l'index pulicidien des rats. Les variables 3 et 4 ont été obtenues à partir de rats piégés vivants à une fréquence mensuelle. Le nombre de rats morts dans le quartier traité a été de 968 versus 3 dans le quartier témoin. Les autres variables étudiées ont atteint un niveau d'équilibre à partir du 4

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Epidémiologie et épizootiologie de la peste: le rôle majeur de la surveillance des populations réservoirs de rongeurs sauvages dans le contrôle des foyers invétérés.

  • La peste, infection bactérienne due à Yersinia pestis, est essentiellement une zoonose des rongeurs, transmissible de rongeur à rongeur et de rongeur à l'homme par piqûre de puce. A partir du premier cas de peste humaine acquise au contact des rongeurs, la contamination inter-humaine est réalisée par piqûre de puce (peste bubonique) ou par voie aérogène (peste pulmonaire primitive). L'implantation durable de la peste au sein des populations de rongeurs sauvages, depuis la troisième pandémie (de 1894 à ce jour), a créé des foyers invétérés dans tous les continents, excepté l'Europe. Ces populations de rongeurs, établies dans les biotopes arides, loin de l'activité humaine, constituent le principal réservoir de la peste. Leur identification est primordiale pour la surveillance des épizooties et la prévention des épidémies.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La réémergence de la peste.

  • La réémergence de la peste. La peste a été une des maladies les plus mortifères de l’histoire de l’humanité jusqu’à l’arrivée de la vaccination et des antibiotiques qui en ont fait chuté considérablement le nombre de cas. Elle est faussement considérée de nos jours comme une maladie du passé. Elle n’a en effet pas disparu et continue à évoluer à bas bruit dans son réservoir animal. Des foyers naturels persistent sur trois continents et d’autres foyers que l’on croyait éteints émergent à nouveau. L’importation de la peste est de plus toujours possible dans tous les pays du monde. La peste se présente sous deux formes cliniques principales : bubonique et pulmonaire. Sans traitement, la mortalité est de 40 à 70 % dans la forme bubonique et de 100 % dans la forme pulmonaire. La précocité du diagnostic clinique est primordiale pour la survie du patient. Face à une suspicion de peste, l’antibiothérapie est débutée dès que les échantillons biologiques ont été prélevés. Le diagnostic est confirmé par la présence de Yersinia pestis dans les prélèvements.

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Introduction de la Peste Porcine Africaine à Madagascar, histoire et leçons d'une émergence.

  • La Peste Porcine Africaine (PPA) a récemment fait son apparition à Madagascar. Officiellement diagnostiquée fin 1998, la PPA a vraisemblablement été introduite à Madagascar en 1997 dans le sud du pays à partir de virus provenant du continent africain. La PPA s'est ensuite propagée dans la quasi-totalité du pays à l'exception de la région d'Antsiranana (Nord) et de Morondava (Ouest). La maladie a eu des conséquences économiques désastreuses et a entraîné la désorganisation de la filière porcine malgache. Nous rapportons ici l'histoire de cette émergence et l'existence de particularités locales comme la présence de vecteurs, les tiques du genre Ornithodoros - O. moubata porcinus - et de réservoirs sauvages potentiels comme le potamochère - Potamochoerus larvatus - qui compromettent l'éradication de la maladie. Ces faits renforcent la nécessité pour Madagascar de disposer d'un système d'alerte et de riposte rapide.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La peste antonine.

  • Pendant le règne de Marc Aurèle, l'Empire Romain fut en proie à une épidémie redoutable et prolongée que l'on nomme la peste antonine Elle commença à la fin de l'année 165 ou au début de 166, en Mésopotamie, pendant la campagne parthique de Vérus et gagna Rome en moins d'un an. L'épidémie dura au moins jusqu'à la mort de Marc-Aurèle en 180 et sans doute pendant la première partie du règne de Commode. Elle fit d'innombrables victimes. Galien avait une connaissance de première main de la peste antonine. Il était à Rome lorsque l'épidémie commença en 166. Il était également présent pendant l'hiver de 168-169, auprès des troupes stationnées à Aquilée et qui étaient touchées par l'épidémie. Il avait une considérable expérience de la maladie. Les notes de Galien sont éparses et brèves, souvent sommaires, mais elles évoquent très fortement le diagnostic de variole. La description qu'il donne de l'exanthème est typique de la variole, particulièrement à la phase hémorragique de la maladie.

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La peste pulmonaire.

  • Cent ans après la découverte de Yersinia pestis par Yersin pendant l'épidémie de Hong-Kong en 1894, la peste, terrible fléau des siècles passés, n'est pas éteinte. On se souvient de l'émoi provoqué, en 1994, par la survenue de l'épidémie de peste en Inde, alors que ce territoire était indemne depuis 1966. La peste est une zoonose des rongeurs, due à un cocobacille à Gram négatif, transmise par la piqûre d'une puce. La peste bubonique est la forme commune. Parmi les autres présentations cliniques (peste asymptomatique, peste abortive, peste pharyngée, peste septicémique, peste méningée) la peste pulmonaire (primitive ou secondaire) est observée dans 5 à 20% des cas. Elle reste redoutable par sa contagiosité inter-humaine et sa gravité, même si le traitement antibiotique a réduit sa mortalité de 80 %. Le pronostic repose sur un diagnostic précoce et le traitement de référence associe streptomycine et cycline.

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La peste dans le port de Mahajanga: 6 habitants sur 1000 porteurs d'anticorps anti-F1 en 1999.

  • Les auteurs rapportent les résultats d'une enquête séroépidémiologique destinée à évaluer l'importance de la peste dans la ville de Mahajanga en juillet 1999. 656 sérums issus d'un échantillon de sujets de 2 ans et plus tirés au sort dans la population par sondage en grappes ont été étudiés en utilisant une technique ELISA pour la recherche des anticorps anti-F1. Le taux de prévalence des anticorps anti-F1 est de 6,1 p. 1000, proche de la prévalence attendue dans cette ville où la peste est réapparue en 1991 après 62 ans de silence. L'enquête a également montré que la musaraigne endémique, Suncus murinus, joue sans doute un rôle comme réservoir de la peste à Mahajanga.

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La peste

  • La peste a été une des maladies les plus mortifères de l’histoire de l’Humanité. Malgré des progrès importants en termes de diagnostic, de prévention et de traitement, la peste n’a jamais pu être éradiquée. Au contraire, elle sévit toujours en Asie, en Afrique et en Amérique, et fait partie des maladies actuellement ré-émergentes. Elle est avant tout une maladie des rongeurs, transmise par piqûre de puces. L’homme développe deux principales formes cliniques : bubonique (par piqûre de puces infectées, mortelle dans 50 à 70 % des cas en moins d’une semaine, en l’absence d’un traitement adapté), et pulmonaire (par inhalation d’aérosols infectés, mortelle en moins de trois jours dans 100 % des cas non traités à un stade très précoce). Le bacille de la peste,

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Contribution à l'étude de la peste au Vietnam: historique et inventaire des puces signalées (Insecta--Siphonaptera) en zones anthropisées.

  • Dix espèces de puces sont connues au Vietnam en zones anthropisées. Xenopsylla vexabilis est incluse dans cette liste en raison de son rôle dans d'autres foyers pesteux. La seule puce selvatique connue comme pouvant parasiter des rats synanthropes est Lentistivalius klossi, dont nous mettons en synonymie la sous-espèce bispiniformis (Li et Wang, 1958) (syn. nov.) décrite de Chine.

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Utilisation de souris immunodéprimées par le cyclophosphamide pour le diagnostic de la peste.

  • Les laboratoires ayant à isoler des souches de Y. pestis devraient donc utiliser systématiquement dans ce but avec les méthodes bactériologiques habituelles l'inoculation à des souris normales et à des souris immuno-déprimées par l'endoxan. La technique «peau rasée du cobaye» peut être une source de contamination, elle est moins sensible et paraît plus coûteuse.

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Modification du comportement de Glossina palpalis palpalis lié à l'épizootie de peste porcine de 1982 dans un village congolais.

  • Les résultats montrent que ces populations de G. sont en équilibre instable assez fragile. Leur situation exclusivement péridomestique facilite leur élimination et explique l'efficacité de la lutte par piégeage dans ces régions.

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