Peritonite [ Publications ]

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  • Introduction. - L'intervention de Hartmann (IDH) est une intervention simplifiée réalisable en urgence par tout chirurgien. Cette intervention est cependant actuellement soumise à de nombreuses critiques (morbimortalité importante, taux le plus souvent bas de rétablissement de la continuité digestive). Le but de ce travail était de rapporter l'histoire naturelle de l'IDH et du rétablissement de la continuité digestive (RC) pour sigmoïdite diverticulaire et analyser les facteurs de risque de mortalité, de morbidité et de non-rétablissement de la continuité digestive. Patients et méthodes.- Dans trois centres, entre 1992 et 2002, 85 patients ont eu une IDH. L'analyse rétrospective portait sur la mortalité, la morbidité (précoce et tardive) de l'IDH et du rétablissement secondaire de la continuité digestive. Résultats. - Les patients (âge moyen 68 ans) présentaient une pathologie associée dans 22 % des cas, une immunité altérée dans 17 % des cas et un stade Hinchey 3 ou 4 dans 64 % des cas. Les patients avaient un score ASA supérieur ou égal à 3 dans 49 % des cas. Les scores moyens AFC et de Mannheim étaient respectivement de 2 et 21. La mortalité était de 14 % et la morbidité hospitalière de 50 %. Les principales complications étaient les complications cardiorespiratoires (18 %), les abcès de paroi ( 14 %) et les complications stomiales (6 %). Précocement, aucun patient n'a présenté de fistule du moignon rectal. La durée moyenne de séjour était de 19 ± 13 jours. La morbidité tardive était de 29 % et était dominée par les complications stomiales (12 %) et les occlusions intestinales (7 %). Seules trois (4 %) fistules du moignon rectal sont apparues dont deux infracliniques. Le rétablissement de continuité, réalisé dans 77 % des cas s'est compliqué d'une seule fistule anastomotique. La mortalité du rétablissement de continuité était de 0 % et la morbidité de 13 %. La durée moyenne d'hospitalisation était de 10 ± 3 jours. Un âge supérieur à 75 ans, un score ASA supérieur ou égal à 3 et une maladie sous-jacente étaient retrouvés comme facteur de risque de morbimortalité et de non-rétablissement de la continuité. Conclusions. - L'intervention de Hartmann reste associée à une mortalité et une morbidité élevées. Le taux de rétablissement secondaire de la continuité digestive est élevé dans cette série. L'intervention de Hartmann reste une opération simplifiée chez des patients fragiles avec des péritonites évoluées. Cette étude permet de préciser l'histoire naturelle de l'intervention de Hartmann. La connaissance de celle-ci est essentielle pour décider quelle est l'intervention (entre intervention de Hartmann et résection-anastomose) la plus adaptée chez un patient ayant une péritonite diverticulaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angéite nécrosante à éosinophiles avec perforation iléale et péritonite secondaire à une angiostrongylose abdominale.

  • Introduction L'angiostrongylose abdominale causée par le nématode filiforme Angiostrongylus costaricensis est une maladie endémique de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud. Un cas d'angéite nécrosante à éosinophiles avec perforation iléale et péritonite par angiostrongylose abdominale est rapporté. Observation Un homme, âgé de 32 ans, résidant en banlieue de Paris, a eu une résection segmentaire de l'iléon avec anastomose bout à bout pour perforation avec péritonite généralisée. L'étude anatomopathologique a révélé, au niveau des berges de la perforation iléale, des lésions d'angéite nécrosante à éosinophiles avec thrombose. La découverte d'une section d'A. costaricensis dans la lumière d'une artère musculaire de voisinage a conduit à une enquête épidémiologique révélant que, 2 mois auparavant, le malade avait séjourné en Guyane française. Commentaires L'Angiostrongylus costaricensis est un nématode parasitant certains rongeurs forestiers qui sont des hôtes définitifs. Les hôtes intermédiaires sont des mollusques terrestres ou de la famille des limaces. L'homme s'infecte accidentellement en consommant les légumes souillés de larves infectantes L3 ou des limaces vectrices de la maladie. Il reste cependant une impasse parasitaire. La symptomatologie clinique ne présente aucune spécificité : fièvre prolongée, anorexie, douleur de la fosse iliaque droite avec éosinophilie sanguine. Souvent bénigne, l'évolution de l'angiostrongylose abdominale est émaillée de complications : syndrome occlusif, péritonite généralisée par perforation intestinale, syndrome de masse. Hémorragie, infarctus, fibrose pseudo-tumorale et ulcères représentent les remaniements peropératoires ou macroscopiques. À l'échelon tissulaire, 4 lésions caractérisent l'angiostrongylose abdominale: angéite nécrosante à éosinophiles, granulomes à corps étranger, important infiltrat d'éosinophiles dans la paroi digestive, présence de A. costaricensis dans la lumière des vaisseaux. Actuellement, il n'existe pas de traitement médical et la chirurgie reste la seule option thérapeutique.

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Traitement laparoscopique des péritonites généralisées par perforation diverticulaire du colon sigmoïde. A propos de dix cas.

  • Situation: Le traitement classique des péritonites généralisées par perforation sigmoïdienne est fondé sur le principe d'un traitement chirurgical en deux temps comportant une colostomie temporaire. Cette attitude s'accompagne d'une importante morbidité, notamment pariétale. Malades et méthodes: Dix patients consécutifs, huit femmes, deux hommes, d'âge moyen 54,6 ans, ont été opérés d'urgence par laparoscopie d'une péritonite généralisée par perforation diverticulaire, six avaient eu des poussées infectieuses antérieures, six étaient obèses, cinq hypertendus, quatre diabétiques et deux bronchopathes chroniques. Après exploration de la cavité abdominale et découverte d'une péritonite purulente (n = 8) ou stercorale (n = 2), un lavage péritonéal abondant a été réalisé (15 litres en moyenne), la lésion sigmoïdienne infectante a été encollée à la colle biologique et un drainage péritonéal a été placé au contact et parfois dans les zones déclives. Aucune colostomie n'a été réalisée. L'antibiothérapie instituée dès le diagnostic posé, a été poursuivie en moyenne 7 jours. Résultats: Il n'y a pas eu de mortalité. La morbidité a été faible: une lymphangite sur cathéter et une infection bronchopulmonaire. Aucun patient n'a eu d'abcès de paroi ou de collection profonde résiduelle. La durée moyenne du séjour hospitalier a été de 8 jours. Après un délai de 3 à 4 mois, neuf patients ont eu une résection sigmoïdienne dont huit par laparoscopie avec une durée moyenne d'hospitalisation de 6 jours. Une conversion en laparotomie a été nécessaire dans un cas. Conclusions: Le traitement laparoscopique des péritonites généralisées dues à une perforation diverticulaire sigmoïdienne constitue une altemative à la chirurgie classique, induisant une plus faible morbidité, une réduction nette de la durée d'hospitalisation et permettant surtout d'éviter une colostomie et d'améliorer la qualité de vie des patients avant la réalisation de la colectomie secondaire qui a été faite huit fois sur neuf par laparoscopie. Cette attitude s'accompagne ainsi d'une diminution significative des coûts thérapeutiques.

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La péritonite sclérosante et encapsulante.

  • La péritonite sclérosante et encapsulante est une entité rare mais sévère chez les patients traités en dialyse péritonéale pendant une durée minimale de 3 à 5 ans. L’incidence est comprise entre 0,5 et 2,5 %. Le diagnostic repose sur des éléments cliniques avec des signes d’obstruction intestinale, des anomalies biologiques de type inflammatoire et des modifications macroscopiques ou radiologiques. La durée du traitement et l’arrêt de la dialyse péritonéale constituent les facteurs principaux de risque. Ainsi, près de 75 % des cas surviennent en hémodialyse ou dans les deux ans après transplantation rénale. Sur le plan morphologique, on constate une dénudation mésothéliale, une fibrose sous-mésothéliale, une sclérose interstitielle et une vasculopathie. Une perte de l’ultrafiltration péritonéale, une hyperperméabilité péritonéale associée à un défaut de tamisage du sodium représentent les anomalies fonctionnelles facilement détectables. Il s’y associe une élévation de certains biomarqueurs dans l’effluent péritonéal, essentiellement le CA 125 et l’interleukine 6. La physiopathologie repose sur la théorie d’agressions multiples au cours desquelles les facteurs de croissance et les cytokines jouent un rôle central. Sur le plan thérapeutique, le traitement médical (corticostéroïdes, tamoxifène) seul ou associé au traitement chirurgical (entérolyse) avec une nutrition parentérale préalable est de règle. La prévention comprend l’utilisation de solutions physiologiques, la prescription d’icodextrine. Il est suggéré de pratiquer un lavage péritonéal prolongé après arrêt de la dialyse péritonéale si le patient est à hauts risques de péritonite sclérosante et encapsulante.

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Prise en charge de la péritonite méconiale: à propos d'un cas singulier de péritonite méconiale idiopathique à révélation anténatale.

  • La péritonite méconiale est une péritonite inflammatoire due à l'issue de méconium dans la cavité péritonéale secondaire à la perforation de l'intestin du foetus. Elle est accessible au diagnostic anténatal. Son pronostic dépend de la pathologie ayant initié la perforation. Souvent, celle-ci est méconnue. Les objectifs de cet article sont d'une part de rendre compte de la pertinence des explorations prénatales pour évaluer le pronostic néonatal de la péritonite méconiale, d'autre part de définir qu'elle devrait être sa prise en charge optimale. À propos du cas d'une péritonite méconiale diagnostiquée en anténatal et dont la présentation échographique paraissait particulièrement inquiétante, laissant supposer une issue létale pour le nouveau-né. L'enfant eutrophique est né par voie basse après ponction préalable d'une ascite méconiale. Il présentait une surdistension abdominale importante. Il a bien réagi à la réanimation néonatale. La laparotomie exploratrice a confirmé le diagnostic de péritonite méconiale. Aucune étiologie n'a été identifiée. Aucune perforation n'a été retrouvée. Les suites opératoires ont été simples. L'enfant a été revu ensuite, sans poser de problème particulier notamment d'ordre digestif. Les signes échographiques anténataux de gravité en cas de péritonite méconiale sont les dilatations intestinales importantes, les pseudokystes géants, l'ascite méconiale majeure, l'hydramnios. Ces nouveau-nés sont à risque accru d'obstruction et de perforation intestinale. Ils requièrent fréquemment des résections intestinales. Une réanimation cardiopulmonaire est plus souvent nécessaire. La mortalité de ces nouveau-nés par détresse respiratoire ou par complication postopératoire est plus importante. En cas de diagnostic prénatal et en l'absence de mucoviscidose, le pronostic est bon si la naissance a lieu dans un centre disposant du plateau technique adéquat.

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Les péritonites par perforation d’ulcère gastroduodénal chez l’enfant : à propos de 4 observations

  • La péritonite par perforation d’ulcère gastroduodénal est une entité rare en chirurgie pédiatrique. Au Sénégal, aucune étude à notre connaissance n’a été consacrée aux complications ulcéreuses chez l’enfant. Le but de ce travail était de décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de la perforation d’ulcère gastroduodénal chez les sujets âgés de moins de 15 ans. Cette étude rétrospective a été réalisée aux services des urgences chirurgicales et de chirurgie pédiatrique du centre hospitalier universitaire (CHU) Aristide Le Dantec de Dakar. Elle a permis de recenser en 11 ans (janvier 1999–décembre 2010) 4 enfants ayant présenté une perforation d’ulcère gastroduodénal. Il s’agissait de 3 filles et 1 garçon. L’âge moyen était de 9 ans avec des extrêmes de 7 et 14 ans. Aucun antécédent familial n’a été trouvé. La localisation était duodénale dans 3 cas et gastrique dans 1 cas d’ulcère. Le diagnostic clinique avait été évoqué devant un syndrome d’irritation péritonéale. La radiographie de l’abdomen sans préparation réalisée chez tous les enfants avait objectivé un pneumopéritoine dans 3 cas. L’hyperleucocytose était constante. Le traitement chez tous les enfants avait consisté en une réanimation pré-, per- et postopératoire, une laparotomie médiane sus- et sous-ombilicale permettant de réaliser un avivement – suture de la brèche suivie d’une épiplooplastie et d’un lavage abondant au sérum physiologique tiède. Un traitement adjuvant à base d’antiulcéreux et d’antibiotiques avait été instauré. L’examen bactériologique du liquide péritonéal avait isolé une flore polymicrobienne. L’

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Péritonites primitives en Afrique subsaharienne: à propos de 15 cas.

  • . La péritonite primitive (PP) est une infection du péritoine sans étiologie septique intrapéritonéale. Souvent décrite chez le cirrhotique, elle est rare chez le sujet sain. Nous rapportons une étude rétrospective sur 3 ans de 15 cas pris en charge à l'Hôpital Principal de Dakar. Tous les patients ont été opérés. Les prélèvements bactériologiques per-opératoires ont été systématiques. La population était jeune (2 patients avaient plus de 13 ans), de prédominance féminine (87 %), sans terrain prédisposant. Le tableau clinique était toujours celui d'une péritonite. L'exploration chirurgicale a été menée 13 fois par laparotomie et 2 fois par laparoscopie. Une triple antibiothérapie probabiliste complétait systématiquement ce geste. Elle comprenait une céphalosporine ou une béta-lactamine, un aminoside et du métronidazole. Cette association peu commune permettait une antibiothérapie à large spectre peu coûteuse. Les bacilles gram négatif étaient, comme chez le cirrhotique, les germes les plus retrouvés (47 %). Streptococcus pneumoniae a été retrouvé dans 40 % des cas. Des foyers infectieux ORL et pulmonaires ont parfois été suspectés. Malgré l'absence de documentation bactériologique génitale, la fréquente implication de pneumocoque et l'âge de la population évoqueraient une contamination par voie gynécologique chez les jeunes filles. Cette étude présente des aspects épidémiologiques, cliniques et bactériologiques inhabituels. En Europe, la chirurgie peut être évitée grâce à l'accessibilité des examens complémentaires de qualité. En Afrique, les bases du traitement reposeraient sur l'antibiothérapie et la toilette péritonéale. La laparoscopie serait la voie d'abord à privilégier.

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Péritonite granulomateuse après traitement coeliochirurgical d'un kyste dermoïde de l'ovaire. Diagnostic, prise en charge, prévention, à propos d'un cas.

  • Nous rapportons le cas d'une péritonite granulomateuse survenue dans les suites d'une exérèse coelioscopique d'un kyste dermoïde de l'ovaire contemporaine d'une IVG. Une rupture du kyste lors de sa dissection produit une contamination importante de la cavité péritonéale par du sébum et des cheveux. Un lavage abondant et une aspiration de toutes les particules visibles a été entrepris, au moyen d'une canule de 5 mm. Le diagnostic de péritoine granulomateuse est évoqué devant une fièvre persistante, un état général altéré, des douleurs abdominales modérées et l'apparition à l'échographie d'une image nodulaire sur l'ovaire opéré qui s'avérera être un granulome inflammatoire à corps étranger. Deux laparotomies, l'une transrectale, l'autre xypho-pubienne, réalisées un mois après l'intervention initiale seront nécessaires pour obtenir la guérison complète. Le diagnostic de péritonite granulomateuse sera confirmé par l'examen anatomopathologique. Une revue de la littérature permet : a) de rappeler l'expérience des auteurs anciens confrontés aux cas de péritonites granulomateuses survenues après ruptures spontanées de kystes dermoïdes, b) de rapporter les connaissances cliniques et expérimentales acquises à propos des péritonites granulomateuses liées à l'amidon des gants chirurgicaux, c) d'exposer les techniques et résultats d'exérèse coeliochirurgicales des kystes dermoïdes des auteurs récents.

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La peritonite encapsulante d'origine tuberculeuse. A propos de 18 cas.

  • Notre but est d'étudier les circonstances du diagnostic et les modalités thérapeutiques de la péritonite encapsulante d'origine tuberculeuse. Nous rapportons dans cette étude rétrospective 18 cas de péritonite encapsulante d'origine tuberculeuse colligés sur une période allant de 1982 à l'an 2000. La symptomatologie clinique était dominée par les signes généraux d'imprégnation tuberculeuse retrouvés isolés ou associés chez 14 malades, par la douleur abdominale retrouvée chez tous les malades et par un trouble du transit retrouvé chez Il malades. Une masse abdominale typiquement sonore était retrouvée uniquement chez trois malades. Les données échographiques associées aux données biologiques, ont contribué à l'élaboration du diagnostic. La confirmation de l'étiologie tuberculeuse était fournie par l'élude histologique des biopsies. Le traitement s'est basé sur la chimiothérapie antituberculeuse associant quatre antituberculeux en prise quotidienne pendant deux mois relayée par l'association de deux antituberculeux pendant une période allant de six à 13 mois. L'évolution a clé favorable chez 16 malades et nous avons noté deux décès.Un diagnostic histologique et plus rarement bactériologique. serait essentiel afin de démarrer un traitement précoce. Ce diagnostic est confirmé par l« open coelioscopie » lorsque l'ascite est cloisonnée ou par la laparotomie exploratrice dans les formes dites « fibro-adhésives ». La chirurgie radicale ne retrouve sa place que devant une complication.

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Prélèvements microbiologiques et traitements antibiotiques probabilistes des péritonites secondaires communautaires.

  • Les péritonites secondaires communautaires sont celles auxquelles le chirurgien et l'anesthésiste réanimateur sont le plus souvent confrontés. Les données de la littérature et les résultats des conférences de consensus sur les prélèvements microbiologiques et le choix de l'antibiothérapie probabiliste permettent de faire le point sur les péritonites secondaires communautaires. Cependant des doutes subsistent quant à l'intérêt des hémocultures et la nécessité de rechercher, de manière systématique, les bactéries anaérobies strictes dans le liquide péritonéal. La place de l'antibiothérapie probabiliste dans la prise en charge globale n'est plus à démontrer, mais aucune réponse absolue ne peut être apportée concernant la nécessité d'une mono-, bi- ou trithérapie, ni sur l'emploi systématique d'un aminoside. La durée du traitement antibiotique est également sujette à controverse avec des écarts allant de 24 heures à 10 jours. De même, la place des antibiotiques actifs sur les entérocoques et le traitement systématique par antifongiques lors de la découverte de levures dans le liquide péritonéal, restent à définir. Ces différents éléments de discussion soulignent la nécessité d'élaborer un consensus écrit entre les différents intervenants au sein de chaque établissement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les péritonites biliaires primitives.

  • But. - Le but de ce travail était de définir les particularités épidémiologiques, cliniques et diagnostiques des péritonites biliaires primitives (PBP) et de dégager les facteurs de mauvais pronostic. Méthodes. - Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur une série de 15 péritonites biliaires colligées entre 2000 et 2003. Seules les péritonites biliaires primitives ont été incluses et les autres étiologies (postopératoires, traumatiques...) ont été exclues de ce travail. Résultats. - Il s'agit d'une série de 15 malades, six hommes et neuf femmes, d'âge moyen 62 ans, opérés pour PBP. La lithiase biliaire était incriminée dans 14 cas. Le tableau clinique était celui d'une péritonite aiguë dans tous les cas. Six malades ont été opérés par voie médiane et neuf par voie sous-costale. Le délai opératoire était de six jours. Le taux de mortalité était de 26,6 % (quatre malades) et tous les décès étaient directement liés aux complications de la PBP. Les facteurs prédictifs de la mortalité étaient le score IGS II supérieur ou égal à 31 et le nombre de défaillances viscérales supérieur ou égal à trois. Conclusion. - La PBP est une pathologie rare et de mauvais pronostic qui touche avec prédilection les sujets âgés de sexe féminin. L'étiologie est dominée par la lithiase biliaire. Le traitement est essentiellement chirurgical et doit être associé à une réanimation périopératoire efficace.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Antibiothérapie dans les péritonites appendiculaires de l’enfant : le relais par voie orale est-il effectué ?

  • L’utilisation des antibiotiques par voie intraveineuse (IV) présente des inconvénients : coût de l’hospitalisation, risque infectieux, inconfort du patient. L’objectif de cette étude était d’évaluer la proportion d’enfants ayant reçu une antibiothérapie par voie IV suivi d’un relais oral (RO) conforme aux critères de l’Association américaine de chirurgie pédiatrique (AACP). Une cohorte de 100 enfants hospitalisés pour appendicite aiguë avec péritonite généralisée ou abcès péritonéal a été analysée rétrospectivement. Les critères de RO proposés par l’AACP étaient : apyrexie pendant 48 h, reprise du transit intestinal, disparition de la douleur et normalisation des globules blancs. Les critères retenus dans la littérature médicale étaient l’apyrexie et la reprise alimentaire. Seulement 47,5 % des enfants avaient eu un RO conforme aux recommandations de l’AACP. Chez les enfants ayant eu un relais tardif, la durée moyenne du traitement IV avait été de 7,6 ± 3,6 j et le nombre de jours évitables d’antibiothérapie par voie IV de 62 j. Les durées d’hospitalisation et d’antibiothérapie avaient été significativement plus élevées chez les enfants ayant eu un relais tardif (respectivement

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Une complication rare des lithiases rénales: péritonite et abcès splénique par rupture d'une pyonéphrose.

  • Les péritonites ont des étiologies variées, exceptionnellement un abcès rénal peut contaminer la grande cavité abdominale. Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 30 ans qui nous a été transférée dans un tableau polymorphe avec signes d'inondation péritonéale. L'origine supposée de cette dernière était la rupture d'une grossesse extra-utérine. La culdocentèse positive a ramené du pus franc. Une exploration endoscopique par open-coelioscopie a permis de confirmer que le point de départ de l'infection n'était pas gynécologique, cependant, elle n'a pas été suffisante pour déterminer l'origine exacte. L'exploration par laparotomie a trouvé un abcès splénique et une brèche péritonéale sous-phrénique laissant s'échapper un liquide purulent. Une splénectomie et une toilette abdominale avec un drainage résument les principaux gestes thérapeutiques immédiats. Un rein muet truffé de calculs coralliformes a été retrouvé à l'urographie itnraveineuse en postopératoire. Une échographie interventionnelle a permis de drainer une collection rétropéritonéale. Les suites opératoires ont été simples. Elle a été confiée aux urologues pour pratiquer une néphrectomie gauche. L'analyse de la littérature montre la rareté d'une telle complication qui peut avoir une évolution péjorative.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Phéochromocytome non sécrétant du ligament large révélé par une péritonite appendiculaire.

  • INTRODUCTION : Le paragangliome ou phéochromocytome non sécrétant est une tumeur endocrine qui siège dans 85 % des cas dans la médullosurrénale. Dans 15% des cas, son siège est extra-surrénalien. Sa localisation dans le ligament large et à partir d'une surrénale accessoire est exceptionnelle. OBSERVATION : Il s'agit d'une patiente de 25 ans chez qui est découvert un paragangliome localisé au hile ovarien droit, à l'occasion d'une péritonite appendiculaire. Cette tumeur était développée aux dépens d'une surrénale ectopique incluse dans le ligament large. Le diagnostic a été établi grâce à la tomodensitométrie et la nature endocrinienne a été confirmée à l'anatomopathologie avec immunomarquage. DISCUSSION : Cette localisation est rare et le diagnostic est difficile, si la tumeur n'est pas secrétante en catécholamines. L'exérèse est le seul traitement. Le pronostic est incertain car les formes malignes sont difficilement mises en évidence. Les récidives et les métatastases peuvent survenir après de nombreuses années, surtout après exérèse incomplète. L'étiopathogénie de cette tumeur est un reliquat de tissu embryonnaire chromaffine issu des chaines ganglionnaires sympathiques, qui s'est développé dans une surrénale ectopique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement antibiotique des péritonites.

  • Les péritonites secondaires sont le plus souvent dues à une perforation d'organe creux. La bactériologie de ces péritonites dépend du siège de la perforation (sus ou sous mésocolique) et du contexte de survenue (communautaire ou nosocomiale). Si l'intérêt des prélèvements bactériologiques n'est pas prouvé en cas de péritonite communautaire, il l'est en cas de péritonite nosocomiale en raison du caractère multirésistant des bactéries en cause. Les modèles expérimentaux ont mis en évidence l'évolution biphasique des péritonites et la synergie microbienne qui existe entre aérobies et anaérobies. Ces études expérimentales ont également mis en évidence la nécessité d'un traitement sur les entérobactéries et sur les bactéries anaérobies strictes. Le traitement des péritonites communautaires doit s'attaquer aux bacilles Gram négatifs, aux anaérobies stricts et à l'entérocoque. La cible de l'antibiothérapie des péritonites nosocomiales doit être essentiellement les bacilles Gram négatifs résistants et l'entérocoque. Il faut adapter la posologie des antibiotiques à la fonction rénale et aux conditions hémodynamiques, et le choix des antibiotiques à l'antibiogramme. La durée théorique du traitement antibiotique est controversée, il est préférable de l'adapter à chaque patient.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Péritonite à Staphylococcus epidermidis résistant aux glycopeptides

  • Un homme âgé de 71 ans, hypertendu depuis plus de 20 ans, insuffisant rénal chronique, est dialysé par voie intra-péritonéale (IP) depuis juin 2004. En mars 2008, survient une péritonite à Staphylococcus epidermidis résistant aux glycopeptides. Sous vancomycine IP (seule ou associée), les symptômes cliniques ne cèdent que partiellement et la bactérie ainsi que la réaction leucocytaire persistent dans le liquide de dialyse péritonéale. Sous rifampicine IP en revanche, toutes les anomalies cliniques et biologiques disparaissent. Les 4 isolats de S. epidermidis obtenus au laboratoire au décours de cette observation paraissent tous sensibles aux glycopeptides par diffusion en gélose, mais la résistance est bien confirmée par mesure des CMI. Le seul dosage (sanguin) de vancomycine effectué au décours de cet épisode ne nous permet pas d'affirmer, ni d'exclure, que la présence de concentrations subinhibitrices de vancomycine ait favorisé la résistance de ces isolats. Cette observation soulève la question du suivi thérapeutique optimal de ces patients à fonction rénale résiduelle: quand, à quelle fréquence, et par quelle méthode doser la vancomycinémie ?.

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Péritonite par rupture spontanée d'une pyonéphrose au cours d'une grossesse. A propos d'un cas.

  • La péritonite par rupture spontanée de pyonéphrose dans la cavité péritonéale est une complication rare et souvent de découverte per-opératoire. Nous rapportons un cas survenu chez une femme enceinte de 16 semaines, consultant pour une douleur lombaire gauche fébrile. A son admission, l'échographie montre une grossesse avec une bonne activité foetale de 16 semaines, et surtout une pyonéphrose gauche avec une échostructure rénale droite normale. Après traitement par antibiothérapie intraveineuse et la réalisation d'une montée de sonde urétérale ramenant du pus, les suites ont été marquées par la survenue d'un avortement spontané, la persistance de la fièvre et l'installation d'un abdomen aigu. La clinique et l'imagerie trouvent une pyonéphrose gauche avec un épanchement intrapéritonéal imposant une laparotomie d'urgence terminée par une néphrectomie gauche avec lavage péritonéal. Les suites ont été marquées par un choc septique survenu en per-opératoire, ayant nécessité un séjour en soins intensifs sous ventilation artificielle.

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Syndrome de Waterhouse-Friderichsen au cours d'une péritonite à Morganella morganii et Enterococcus faecium

  • Une insuffisance surrénalienne aiguë se rencontre au cours de 50 à 60 % des chocs septiques. Elle est dans la plupart des cas relative, mais peut également être absolue. Une des rares étiologies est la nécrose hémorragique bilatérale des surrénales. Classiquement, elle est décrite chez les patients atteints de méningococcémie maligne et présentant plusieurs facteurs de risque communément associés à cette pathologie (hypotension, troubles de la coagulation, sepsis). Nous rapportons le cas d'un patient ayant présenté une nécrose hémorragique bilatérale des surrénales au cours d'une péritonite communautaire compliquée d'un choc septique, mais sans trouble de la coagulation associé. Cette observation souligne le fait que cette pathologie puisse se rencontrer au cours de sepsis sévères, d'étiologies diverses et non exclusivement au cours d'infections à méningocoque. Elle peut être évoquée devant tout état septique grave d'évolution non favorable sous traitement adapté.

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Péritonites récidivantes à streptocoques oraux chez un joueur de saxophone en dialyse péritonéale

  • Il s'agit d'un patient de 77 ans, musicien (saxophoniste), diabétique, hypertendu, coronarien, néphrectomisé, en dialyse péritonéale. Il a présenté à quelques mois d'intervalle deux épisodes successifs de péritonites à Streptococcus mitis/oralis et à Streptococcus parasanguis. Avant chaque épisode il a joué du saxophone: il a joué deux fois et, à chaque fois, il a fait une péritonite. La coloscopie objectivait un polype du sigmoïde. L'hypothèse d'une auto-contamination du patient était confortée par le fait que S. mitis/oralis et S. parasanguis sont des streptocoques oraux, et que la pression intrapéritonéale (PIP) passe de 8 à 32 cm d'eau quand le patient joue du saxophone. Lors de cette mesure de PIP nous avons également pu constater à quel point la salive est disséminée de toute part, lors du jeu du saxophone. Notre patient est maintenant guéri et n'a pas repris le saxophone.

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Modalités de prise en charge chirurgicale des péritonites communautaires chez l'enfant. Analyse d'une enquête.

  • Le but de ce travail était de mieux connaître les pratiques chirurgicales pédiatriques dans les péritonites communautaires, à l'exclusion des pratiques d'antibiothérapie ou de réanimation. Un questionnaire a été adressé à 63 chirurgiens pédiatres en France pratiquant exclusivement la chirurgie viscérale. Les réponses ont porté sur les péritonites d'origine appendiculaire. Quarante six réponses ont été reçues et analysées. La laparoscopie est une bonne indication pour 40 chirurgiens. Un prélèvement bactériologique est quasiment systématique. Les conditions du lavage et du drainage sont précisées. Des antalgiques sont toujours utilisés en postopératoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov