Pericardite [ Publications ]

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  • La péricardite chronique constrictive est une affection de diagnostic difficile qui peut revêtir des formes trompeuses. A partir de 3 cas cliniques, l'article propose une mise au point sur le diagnostic de constriction péricardique. Chez trois patients récemment observés, l'affection a été finalement diagnostiquée après une ou plusieurs années d'évolution des symptômes et après plusieurs bilans diagnostiques et traitements infructueux. L'insuffisance cardiaque reconnue, les calcifications péricardiques manquant souvent à la radiographie thoracique, c'est habituellement l'écho-doppler cardiaque qui oriente le diagnostic étiologique. L'adiastolie est reconnue sur la dilatation de la veine cave et des oreillettes, contrastant avec des ventricules normaux et sans pathologie valvulaire majeure. C'est encore l'écho-doppler cardiaque qui fait alors écarter le diagnostic de cardiopathie restrictive et retenir celui de constriction péricardique : parois myocardiques normales, péricarde épaissi, mouvement septal particulier, expansion inspiratoire du ventricule droit, ouverture prématurée de la valve pulmonaire, variations respiratoires importantes des flux de remplissages ventriculaires, reflux télédiastolique expiratoire Important dans les veines sus-hépatiques. L'hémodynamique est Intéressante car elle permet de confirmer l'adiastolie et d'en évoquer l'origine péricardique si elle est caricaturale et ne s'accompagne que d'une hypertension artérielle pulmonaire légère. Au besoin, ce sont l'épaississement du péricarde supérieur à 4 mm en résonance magnétique nucléaire, et, en cas de doute diagnostique avec une myocardiopathie, l'absence de fibrose à la biopsie endomyocardique qui permettent le diagnostic et l'intervention chirurgicale curative : la péricardectomie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evolution a long terme des péricardites constrictives chroniques. A propos de 56 patients.

  • Objectif et méthode : nous avons analysé une série rétrospective de 56 patients consécutifs ayant un diagnostic confirmé de péricardite constrictive chronique (PC) sur une période de 23 ans. L'objectif était d'analyser l'évolution de la fréquence annuelle des PC, de ses étiologies et de définir des facteurs pronostiques de mortalité. Résultats: la fréquence annuelle des PC n'a pas diminué sur les 23 années de ce travail, atteignant 2,4 cas par an. L'origine tuberculeuse a progressivement diminué, remplacée par les complications de la chirurgie cardiaque et de la radiothérapie médiastinale. Une péricardectomie a été réalisée chez 41 patients et le suivi moyen a été de 9,5 ± 8,6 ans. Au terme de l'étude, 34 patients sont décédés (61,8 %), dont 18 d'une origine cardiovasculaire (38,3 %). Les facteurs prédictifs indépendants de mortalité totale étaient un antécédent de radiothérapie médiastinale, l'âge et la natrémie. Seule la présence d'un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré (BAV 1 ) était un facteur prédictif indépendant de mortalité cardiovasculaire. Dans le groupe péricardectomie, 24 patients sont décédés (60 %). Les antécédents de radiothérapie médiastinale et la présence d'une hyponatrémie préopératoire étaient des facteurs prédictifs indépendants de mortalité totale. Conclusion : la PC reste une pathologie grave. La péricardectomie permet une nette amélioration fonctionnelle mais, après péricardectomie, plus de 60 % des patients meurent dans les 10 ans qui suivent le diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité de la colchicine dans les péricardites aiguës récidivantes idiopathiques.

  • Introduction : Les péricardites aiguës idiopathiques se compliquent dans 15 à 30 % des cas de formes récidivantes. Le traitement préventif des récidives n'est pas codifié. L'aspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les corticoïdes sont les plus utilisés. L'objectif de cette étude est de préciser l'intérêt de la colchicine dans la prévention des récidives des péricardites aiguës idiopathiques. Méthodes et résultats : dans cette étude rétrospective, ont été analysés 28 dossiers de péricardites aiguës récidivantes (≥ 2 épisodes, ≥ 1 mois entre chaque poussée) vues dans un service de médecine interne entre 1989 et 1999. L'analyse a été faite plus précisément sur les 13 formes idiopathiques. Il s'agissait de 7 femmes et 6 hommes, d'âge moyen lors du premier épisode de péricardite aiguë de 41 ans (extrêmes: 10 et 62). Ces 13 patients ont été traités par colchicine (1 à 2 mg/j), après échec du traitement conventionnel (aspirine 13/13, AINS 13/13, corticothérapie 9/13, ponction-drainage péricardique 3/13). Dix patients ont été régulièrement suivis (≥ 6 mois après le début de la colchicine) et ont vu une amélioration du nombre, de la durée et de l'intensité de leurs poussées. La durée moyenne du traitement par colchicine a été de 17 ± 14 mois (6-48). Un sevrage progressif des AINS et de la corticothérapie a pu être obtenu (8/10). Conclusion: La colchicine paraît intéressante dans la prévention des récidives de péricardites aiguës. Elle pourrait être proposée en première intention notamment dans les formes idiopathiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Péricardites post-radiothérapiques, étude clinique, évolutive et histopathologique de 75 cas.

  • L'évolution de 75 cas de péricardites post-radiothérapeutiques assez graves pour entraîner un geste chirurgical a été systématiquement surveillée, depuis 1970 jusqu'à septembre 1995. Quatre cadres cliniques ont été individualisés : les péricardites aiguës rebelles aux traitements médicaux (12 cas), les épanchements liquidiens importants chroniques insensibles aux médicaments (16 cas), les épanchements chroniques compressifs (35 cas) et les symphyses constrictives (12 cas). Les néoplasies irradiées sont dominées par la maladie de Hodgkin (41 cas), suivies des carcinomes (27 cas), lymphomes malins, thymome et séminome. Quarante-trois décès sont survenus (dont quatre seulement sans rapport avec la néoplasie ou l'irradiation) avec un délai moyen de 7,4 années après la radiothérapie et de 2,5 années après la biopsie chirurgicale : 25 sont en rapport avec les complications radiques cardlopulmonalres, 14 sont dus à une récidive néoplasique ou à l'apparition d'une autre tumeur. Cinquante-deux dérivations du liquide péricardique et 28 péricardectomies ont été pratiquées, compte tenu des réinterventions nécessaires. Nous avons essayé de préciser les indications thérapeutiques qui s'appuient sur la physiopathologie admise et les aspects anatomiques des quatre diverses formes. Le pronostic est grevé par la fibrose post-radique qui déborde le péricarde pour gagner les autres structures cardiaques et le parenchyme pulmonaire. Il faut toutefois Insister sur le fait que tous ces malades n'ont survécu initialement que grâce à la radiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Péricardites et infection par le VIH : étude rétrospective de 40 cas à Ouagadougou, Burkina Faso

  • L'incidence des péricardites a augmenté en Afrique subsaharienne avec la pandémie de l'infection par le VIH. Nous avons mené une étude rétrospective dans le service de cardiologie du centre hospitalier national de Ouagadougou au Burkina Faso, afin de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, radiologiques et thérapeutiques des péricardites au cours de l'infection par le VIH. Les critères d'inclusion des patients ont été une atteinte péricardique échographique et une sérologie VIH positive. Quarante patients (28 hommes, 12 femmes), d'âge moyen de 34,45 ans, ont été inclus. Les signes généraux étaient la fièvre (87,5 %) et l'amaigrissement (70 %). Trente-six patients (90 %) étaient au stade C, trois (7,5 %) au stade B et un (2,5 %) au stade A de la classification des CDC d'Atlanta du sida. Les symptômes décrits étaient la dyspnée (92,5 %), la toux (77,5 %), les douleurs thoraciques (65 %), l'hépatalgie d'effort (27,5 %) et les palpitations (20 %). L'épanchement péricardique était de petite abondance dans 21 % des cas, de moyenne abondance dans 31,6 % des cas et de grande abondance dans 47,4 % des cas. La tamponade est survenue dans quatre cas (10 %). L'étiologie tuberculeuse a été retenue dans 75 % des cas. Huit décès intra-hospitaliers sont survenus, soit une mortalité de 20 %. Les péricardites symptomatiques sont plus fréquentes au stade C de l'infection par le VIH, souvent associées à une myocardite (37,5 %). La mortalité est élevée à court terme.

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Péricardite constrictive après chirurgie cardiaque.

  • La constriction péricardique, après chirurgie cardiaque sous circulation extra-corporelle, est une complication rare. Nous rapportons ici l'expérience de la Clinique de Chirurgie Thoracique Cardiaque et Vasculaire de Nantes. Ainsi, cinq constrictions péricardiques post-chirurgicales ont été diagnostiquées de 1984 à 1994 sur 7851 CEC, soit 0,63%. Ces patients, tous des hommes, avaient une moyenne d'âge de 62,5 ans. Le geste opératoire consista en pontages aorto-coronaires isolés pour 4 patients, et en un geste combiné (remplacement valvulaire aortique + pontage coronaire) pour un patient. Le délai moyen d'apparition des premiers signes cliniques, après la chirurgie initiale a été de 21 mois, principalement sous forme d'insuffisance ventriculaire droite. Dans tous les cas, le cathétérisme droit a permis d'affirmer le diagnostic, avec le signe pathognomonique de constriction péricardique « le dip-plateau ». Un traitement chirurgical par péricardectomie a été institué pour tous les patients sauf un traité médicalement par diurétiques. Pour les 5 patients, une amélioration notable avec amendement des signes cliniques a été observée. Le diagnostic positif de péricardite constrictive post-chirurgicale n'est pas toujours aisé, principalement pour deux raisons. D'une part, il s'agit d'une complication rare qui est donc difficilement évoquée devant une symptomatologie frustre. D'autre part, le diagnostic différentiel avec une authentique altération myocardique n'est pas toujours facile à réaliser.

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Irruption de l'infection par le VIH et des pèricardites en Afrique.

  • Depuis la description du Sida, il y a une nette recrudescence des cas de péricardite en Afrique noire en général et au Zaïre en particulier. Pour rechercher une éventuelle relation entre l'infection par le virus de l'immunodéflcience humaine (VIH) et l'incidence élevée des cas de péricardite liquidienne. 64 patients sélectionnés de manière aléatoire (32 infectés par le VIH et 32 contrôles séronégatifs pour le VIH, suspects d'épanchement péricardique ont été examinés de manière prospective de Janvier 1991 à décembre 1994. La numération et le frottis des cellules centrales et accessoires du système immunitaire ont été réalisés en plus de toutes les constantes biologiques de routine, de l'électrocardiogramme, du cliché radiologique du thorax et de l'échocardiogramme. Au cours de l'infection par le VIH, on note une baisse très significative de l'hémoglobine, des lymphocytes CD4 et des basophiles. Comparés à l'ensemble des admissions du centre, les péricardites liquidiennes représentent 8,8 % de prévalence hospitalière dont 70 % sont associées au VIH. L'incidence annuelle des cas de péricardite par le VIH est estimée à 1,8 %. Les facteurs étiologiques des péricardites varient selon l'évolution et l'importance du déficit immunitaire induit par le VIH : la tuberculose est la cause déterminante de 90.5 % des péricardites, associées à l'infection par le VIH et affirmée à la deuxième ponction péricardique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge des péricardites secondaires à un cancer broncho-pulmonaire

  • L’atteinte du péricarde dans le cancer du poumon est relativement fréquente mais peu symptomatique, sauf en cas de tamponnade. La présentation clinique est classique avec dyspnée, douleur thoracique, signes d’insuffisance cardiaque droite puis gauche, syncope mais il s’agit souvent d’un diagnostic difficile chez un patient ayant souvent une maladie évoluée multi-symptomatique. Le diagnostic repose sur l’échographie cardiaque. Une étiologie radique, plus rarement infectieuse doit être évoquée de manière systématique. Un épanchement de grande abondance doit être drainé en raison du taux important de récidive après une simple ponction. Le drainage est formellement indiqué lorsque l’épanchement dépasse 20 mm en diastole à l’échographie cardiaque, en cas de tamponnade ou d’hémodynamique compromise. La réalisation d’une fenêtre dans le péricarde par une thoracotomie antérieure permet l’écoulement du liquide et prévient les récidives. Le pronostic, étudié sur des séries anciennes rétrospectives, très hétérogènes est en général mauvais avec des médianes de survie qui ne dépassent pas 100 jours et des survies à un an en général inférieures à 10 %. L’amélioration du pronostic passe par un diagnostic précoce de l’épanchement péricardique permettant un suivi régulier et une chirurgie en dehors de situation d’urgence.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport de l’imagerie cardiaque dans le diagnostic des péricardites chroniques constrictives

  • La péricardite chronique constrictive est une pathologie rare et grave de diagnostic difficile, prêtant souvent à confusion avec les cardiomyopathies restrictives. L’échocardiographie doppler est certes une étape essentielle dans la démarche diagnostique mais qui reste souvent insuffisante dans la mesure où c’est un examen opérateurdépendant, limité par l’échogénicité du malade et qui ne permet pas d’analyser la structure péricardique. Les techniques d’imagerie médicale (scanner et imagerie par résonnance magnétique) sont d’un grand apport puisqu’elles permettent une excellente visualisation du péricarde et une analyse fonctionnelle du septum en temps réel, élément clé du diagnostic. Notre travail a pour objectif de ressortir l’intérêt de ces techniques en montrant les particularités sémiologiques des péricardites chroniques constrictives au scanner et à l’IRM.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comment je fais la différence en IRM entre une cardiomyopathie restrictive et une péricardite constrictive en présence d'une adiastolie?

  • Les myocardiopathies restrictives sont caractérisées par une anomalie de la fonction diastolique, alors que la fonction systolique est habituellement préservée. La contribution de l'IRM sera d'apporter des informations tissulaires, avec notamment la mise en évidence de fibrose interstitielle ou nodulaire selon l'étiologie. Lorsque le péricarde est modifié par une atteinte inflammatoire, une fibrose ou des calcifications, la constriction péricardique résultante entraîne une gêne à l'expansion diastolique et perturbe le remplissage ventriculaire, provoquant une insuffisance cardiaque particulière, l'adiastolie. L'IRM peut objectiver le stigmate anatomique: l'épaississement péricardique, mais un péricarde en apparence d'épaisseur normale, ne permet pas pour autant d'éliminer une constriction. D'où la valeur additionnelle de la modification de la forme du ventricule droit, la dilatation de la veine cave, et la présence d'une interdépendance VD/VG avec mouvement paradoxal du septum interventriculaire ou fasseyement du septum, sensibilisé par les manœuvres respiratoires.

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Péricardite aiguë.

  • La péricardite aiguë bénigne est une affection fréquente dont la prise en charge semble, de prime abord, bien codifiée mais, en fait, les recommandations des sociétés savantes restent floues sur les traitements à privilégier et sur leur durée optimale. Méthodes : en avril 2005, un bref questionnaire anonyme d'évaluation des pratiques a été expédié à l'ensemble des cardiologues de la région Bretagne. Résultats : sur 248 courriers, 164 questionnaires analysables ont été renvoyés (66 %). Le bilan initial en présence d'une péricardite aiguë comprend un électrocardiogramme dans 100 % des cas, une échocardiographie dans 95 % des cas, une biologie dans 93 % des cas. Seulement 24 % des cardiologues hospitalisent systématiquement leurs patients. L'aspirine est prescrite en première intention dans 92,5 % des cas. La durée du traitement est extrêmement variable : pour 2,5 % des cardiologues, elle est de moins de 5 jours, pour 25,5 % de 5 à 10 jours, pour 23,0 % de 11 à 15 jours, et pour 35,3 % de 16 à 21 Jours. Enfin, 14 % des cardiologues traitent pendant plus de 21 jours. Les cardiologues libéraux hospitalisent moins systématiquement leurs patients que les cardiologues hospitaliers (5,1 vs 79,5 % , p

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Pleuropéricardite compliquée d'une tamponnade révélatrice d'une connectivite mixte. Régression sous anti-inflammatoires non stéroïdiens. A propos d'un cas.

  • Les connectivites mixtes ou syndrome de Sharp sont des maladies inflammatoires à manifestations essentiellement articulaires, musculaires et cutanées. L'atteinte pleuropéricardique est peu fréquente et rarement révélatrice. La tamponnade est exceptionnelle. Ce fait clinique décrit une pleuropéricardite compliquée de tamponnade chez un homme de 22 ans révélatrice d'un syndrome de Sharp. Le diagnostic de connectivite mixte repose sur l'association de signes cliniques et d'un titre élevé d'anticorps sériques anti-nucléaires anti-RNP. Le traitement de la péricardite repose sur la prescription de corticoïdes, mais les anti-inflammatoires non stéroïdiens ont été suffisants dans notre observation. Les épanchements plus importants peuvent nécessiter corticoïdes et drainage péricardique. Nous signalons l'intérêt des dosages immunologiques dans le bilan étiologique des pleuropéricardites du sujet jeune.

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Péricardites récidivantes révélatrices d’une maladie de Wegener

  • Une récidive de péricardite survient chez près d’un quart des patients après un premier épisode de péricardite aiguë. Ces récidives sont, dans la plupart des cas, idiopathiques ou d’origine virale. Au cours des maladies inflammatoires systémiques, les péricardites récidivantes sont rares. Elles sont observées le plus souvent au cours du lupus érythémateux systémique et de la polyarthrite rhumatoïde. Nous rapportons ici l’observation originale d’un patient ayant présenté, en cinq ans, quatre épisodes de myopéricardites aiguës, révélateurs d’une maladie de Wegener (MW). Cette observation souligne l’importance pour les cliniciens d’évoquer la possibilité d’une maladie de Wegener en cas de péricardites récidivantes, et de rechercher des signes cliniques évocateurs de cette vascularite affectant les voies aériennes supérieures et inférieures. Dans cette perspective, le dosage des anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) et/ou la biopsie des organes atteints peuvent confirmer le diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Péricardite constrictive liée à l'exposition à l'amiante.

  • Introduction Les péricardites constrictives liées à une exposition à l'amiante sont rares et peu de cas ont été rapportés dans la littérature. Cas clinique Nous rapportons deux cas de péricardite constrictive chez des sujets anterieurement exposés à l'amiante. Le premier sujet âgé de 62 ans avait été exposé à l'amiante pendant sept ans 23 ans auparavant en centrale thermique. Le second âgé de 76 ans avait travaillé pendant 21 ans comme calorifugeur 20 ans auparavant Le tableau initial était une insuffisance cardiaque droite subaiguë. Les deux patients ont été traités par péricardectomie, mettant en evidence des épaississements du péricarde correspondant à une fibrose collagène. Les deux patients sont décédés dans des délais de un et cinq ans. Huit autres cas d'épanchements ou d'épaississements péricardiques parfois calcifiés attribués à l'amiante ont été retrouvés dans la littérature, le plus souvent associés à des atteintes similaires pleurales. Conclusions Le pronostic est sévère, puisque trois de ces huit patients sont décédés, rendant souhaitable un diagnostic précoce.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La péricardite tuberculeuse : un diagnostic qui reste d’actualité

  • Alors que la vaccination par le bacille de Calmette et Guérin n’est désormais obligatoire en France que pour les enfants à risque, la tuberculose reste un diagnostic non exceptionnel, y compris dans ses formes extrapulmonaires. Nous rapportons le cas d’un patient malgache de 27 ans, séronégatif pour le VIH, présentant un épanchement péricardique au retour d’un séjour prolongé à Madagascar. L’échec d’un traitement anti-inflammatoire puis antibiotique probabiliste et l’apparition de signes échographiques de tamponnade motivent la réalisation d’un drainage chirurgical et l’introduction d’une quadrithérapie antituberculeuse, compte tenu du contexte épidémiologique. L’évolution est ensuite rapidement favorable et le diagnostic de péricardite tuberculeuse isolée n’est étayé que rétrospectivement par la mise en évidence d’une inflammation granulomateuse péricardique et par le dosage de l’activité adénosine désaminase dans le liquide de drainage.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Difficulté diagnostique de la péricardite constrictive occulte. A propos d'un cas.

  • Nous rapportons l'observation d'une femme de 42 ans suivie pour une insuffisance cardiaque attribuée initialement par défaut à une cardiomyopathie restrictive. L'évolution et la répétition régulière des examens ont finalement permis de redresser le diagnostic en mettant en évidence une péricardite constrictive restée occulte pendant 9 ans. Le diagnostic différentiel entre péricardite constrictive et cardiomyopathie restrictive est un problème récurrent en cardiologie clinique. Le diagnostic de péricardite constrictive repose sur un faisceau d'arguments parfois trop limité pour proposer d'emblée une thoracotomie. Nous discutons des moyens diagnostiques disponibles pour cerner plus précisément cette entité atypique qu'est la péricardite constrictive occulte.

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Myopéricardite ou nécrose sous-endocardique : apport de l’imagerie par résonance magnétique illustré par un cas clinique

  • Nous rapportons l’observation d’un patient de 50 ans suivi pour une maladie de Crohn (MC), bien contrôlée par la mésalazine, chez lequel la survenue d’une douleur thoracique avec discrètes modifications de l’électrocardiogramme et augmentation de la troponine fera hésiter le diagnostic entre myopéricardite iatrogène et syndrome coronaire aigu. Les données de la scintigraphie myocardique et de la coronarographie apparaissant discordantes, c’est l’imagerie par résonance magnétique (IRM) qui permettra d’affirmer le diagnostic d’infarctus myocardique sous-endocardique autorisant la reprise de la mésalazine arrêtée dans l’hypothèse d’une myocardite iatrogène. Cette observation confirme la place incontournable de l’IRM devant toute pathologie myocardique.

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La péricardite chronique constrictive, une véritable gangue calcifiée réalisant un goulot d’étranglement médio-ventriculaire : à propos d’un cas

  • Une femme de 30 ans a consulté pour un tableau d’insuffisance cardiaque globale à prédominance droite évoluant depuis environ 3 mois. On retrouve dans ses antécédents une notion de tuberculose pleuropulmonaire mal traitée à l’âge de 8 ans. La radiographie du thorax de profil, l’échocardiographie transthoracique et le scanner thoracique ont permis de noter une calcification en anneau siégeant au niveau ventriculaire réalisant une compression médio-ventriculaire avec ballonisation apicale. Le diagnostic de péricardite chronique constrictive medio-ventriculaire d’étiologie tuberculeuse a été retenu. La patiente a été mise sous traitement diurétique et l’évolution immédiate est favorable avec une régression des signes de congestion. Une décortication chirurgicale a été indiquée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de la ventriculographie isotopique et de l'imagerie par résonance magnétique dans le diagnostic de péricardite constrictive.

  • Dans un contexte clinique évocateur, le diagnostic de péricardite constrictive est porté sur un profil hémodynamique traduisant la gêne au remplissage des ventricules (adiastolie). Dans ce travail, reposant sur 15 patients présentant une péricardite constrictive pure et isolée, nous tentons de préciser l'intérêt diagnostique de'2 méthodes non invasives encore peu connues dans cette indication: la ventriculographie isotopique et l'imagerie par résonance magnétique. De la ventriculographie isotopique nous attendons une aide au diagnostic «fonctionnel par l'étude du remplissage ventriculaire gauche globale et segmentaire. De l'imagerie par résonance magnétique nous attendons une aide au diagnostic anatomique par la mesure de l'épaisseur du péricarde.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Forme respiratoire des péricardites constrictives. A propos de 4 cas.

  • La dyspnée et les épanchements pleuraux transudatifs, associés deux fois à des signes de défaillance ventriculaire droite, constituent dans nos quatre observations les signes principaux ayant conduit au diagnostic de péricardite constrictive. Suspecté sur le volume normal du coeur en radiographie standard et les anomalies de l'électrocardiogramme, le diagnostic repose sur les données morphologiques du péricarde à la tomodensitométrie et est confirmé par le cathétérisme droit retrouvant l'augmentation de la pression télédiastolique du ventricule droit avec aspect en dip plateau et égalisation des pressions dans l'oreillette droite et le ventricule droit. L'étiologie de cette péricardite est inconnue dans un cas, peut être tuberculeuse dans deux cas et post-radique dans un cas. Le diagnostic précoce permet la péricardectomie dans deux cas. Dans un cas, les corticoïdes et le traitement antituberculeux font régresser une épicardo-péricardite subaiguë.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov