Perception auditive [ Publications ]

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  • Les premières étapes corticales de la perception auditive du langage mettent en jeu de manière bilatérale le cortex auditif temporal supérieur comme en témoigne l'existence de la surdité verbale pure. Mais, du fait de la rareté de ce syndrome, la localisation anatomique précise et le rôle fonctionnel des régions temporales impliquées dans ce type de perception restent mal connus. L'imagerie fonctionnelle en tomographie par émission de positons et en résonance magnétique se développe rapidement, ce qui a conduit à réaliser ici une méta-analyse de plus de 40 études récentes ayant trait à la perception auditive. Cette méta-analyse a d'abord permis de définir dans l'espace stéréotaxique de Talairach les limites anatomiques précises du cortex auditif sensible au langage. Cette structure s'étend dans les deux hémisphères sur plus de 4 cm dans le gyrus temporal supérieur de part et d'autre du gyrus de Heschl, incluant vers le bas le sillon temporal supérieur. Elle respecte des deux cotés le cortex auditif primaire et la branche montante du planum temporal. Le cortex auditif sensible au langage est par définition sensible au langage, mais il est aussi spécifique puisqu'il n'est activé ni par les tons purs, ni par les sons de l'environnement, ni par l'attention portée à des composants élémentaires du son, tels que son intensité, sa hauteur, ou sa durée. En apparence, la spécificité n'est pourtant pas complète, car cette région peut également être activée par certains stimuli qui ne sont pas du langage. Mais dans ces derniers cas, les activations peuvent toujours être rapportées aux mécanismes de la perception du langage, qu'il s'agisse de mécanismes de base d'élaboration de la scène auditive ou de l'élaboration/reconnaissance de « schémas vocaux ». Ceux-ci pourraient être à la base de l'élaboration ultérieure des « schémas de paroles/modules phonétiques » propres au langage. Le cortex auditif sensible au langage intègre dans ces « schémas vocaux », non seulement des informations auditives, mais aussi l'information visuelle du mouvement des lèvres dont on connaît l'importance en matière de perception du langage. Enfin, son activation est modulée par des influences « top-down » liées à la tâche effectuée par le sujet, qui pourraient refléter les contraintes anatomiques liées au type de réseau anatomo-fonctionnel cortical mis en jeu lors de l'exécution de la tâche.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude des mécanismes corticaux de la perception auditive chez l'homme: apport des potentiels intracérébraux et des champs magnétiques évoqués par les stimulations auditives.

  • Le but de cette étude a été de déterminer et de localiser les générateurs des différentes composantes des potentiels évoqués auditifs à moyenne latence par des enregistrements intracérébraux au niveau du cortex auditif chez l'Homme (Gyrus de Heschl et Planum Temporale). Les données intracérébrales montraient que les différents générateurs des ondes à 30, 50, 60 et 75 msec étaient distribués de façon médio-latérale le long du gyrus de Heschl. L'onde à 30 msec était générée dans la partie dorso-postéro-médiane du gyrus de Heschl (aire primaire), celle à 50 msec était générée un peu plus latéralement dans l'aire primaire. Les générateurs des ondes plus tardives (60 et 75 msec) étaient localisés dans la partie latérale du gyrus de Heschl, au niveau des aires secondaires. La comparaison avec les générateurs des composantes des champs magnétiques auditifs évoqués chez les mêmes patients ainsi que l'organisation tonotopique du cortex auditif sont discutées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov