Pemphigus [ Publications ]

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  • Le pemphigus paranéoplasique est une dermatose bulleuse caractérisée par un polymorphisme clinique et des critères histologiques et immunologiques précis. Nous rapportons un cas de pemphigus paranéoplasique associé à une leucémie lymphoïde chronique avec atteinte de l'épithélium trachéo-bronchique. Observation Un malade suivi pour une leucémie lymphoïde chronique voyait apparaître un tableau d'ectodermose pluriorificielle. L'existence de multiples érosions conjonctivales, buccales et génitales associées à des plages érosives du tronc, à un signe de Nikolski et à des bulles flasques évoquait le diagnostic de pemphigus paranéoplasique. L'étude histologique d'une bulle montrait un décollement intra-épidermique et une acantholyse supra-basale. L'immunofluorescence directe mettait en évidence des dépôts intercellulaires d'IgG et de C3. La recherche d'anticorps anti-substance intercellulaire était positive, avec une fluorescence sur les substrats spécifiques de pemphigus paranéoplasique. En immunotransfert, le sérum reconnaissait plusieurs bandes correspondant à des antigènes de 250, 230, 210 et 190 kD, confirmant le diagnostic de pemphigus paranéoplasique. Quelques jours plus tard apparaissaient une altération de l'état général et une bronchorrhée. La fibroscopie bronchique mettait en évidence des placards ulcéro-nécrotiques. La biopsie trachéale trouvait des cellules acantholytiques et un clivage intra-épithélial. Une corticothérapie générale était débutée entraînant une amélioration des lésions cutanées mais le malade décédait rapidement d'une pneumopathie. L'autopsie confirmait la présence d'un décollement épithélial et d'une acantholyse touchant la trachée et les bronches. Discussion Notre observation illustre la difficulté du diagnostic initial du pemphigus paranéoplasique. En effet l'atteinte pluriorificielle oriente souvent vers le diagnostic de syndrome de Stevens-Johnson. En dehors des muqueuses génitales, conjonctivales et buccales, les autres muqueuses peuvent être touchées. Dans notre observation, malgré l'absence d'élément immunologique, l'histologie est fortement évocatrice de localisations trachéobronchiques spécifiques. La présence de telles lésions, qu'il faut évoquer devant toute symptomatologie broncho-pulmonaire chez ces malades, aggrave le pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Localisation ultrastructurale des antigénes du pemphigus vulgaire et du pemphigus superficiel par immunomicroscopie electronique indirecte. A propos de 7 cas.

  • Introduction. Le pemphigus vulgaire (PV) et le pemphigus superficiel (PS) sont des maladies bulleuses caractérisées par la perte de la cohésion intercellulaire et par l'existence d'anticorps dirigés directement contre des E-cadhérines. La localisation ultrastructurale de l'antigène du PV reste controversée alors que pour le PS, elle semble bien établie. L'utilisation de techniques diverses pourrait expliquer l'hétérogénéité des données de la littérature. Nous avons utilisé une technique d'immunomicroscopie électronique (IME) indirecte que nous avons couplée à une technique d'immunotransfert sur épithélium de langue de bœuf. Matériel et méthode. Trois sérums de PS, quatre sérums de PV et deux sérums de sujets sains ont été utilisés dans cette étude. Les critères d'inclusion étaient basés sur des éléments cliniques, le niveau de clivage et la présence d'anticorps circulants. Le substrat utilisé, pour l'IME indirecte était un fragment de peau de sujet sain de chirurgie. Le marquage était révélé par la peroxydase. L'immunotransfert était réalisé à partir des mêmes échantillons sanguins. Résultats. En IME indirecte, les dépôts immuns étaient localisés à la fois dans les régions desmosomales et extradesmosomales dans le PV, et sur les seules aires desmosomales dans le PS. En immunotransfert, on pouvait identifier un polypeptide de 130 kDa dans le PV et de 150 kDa dans le PS. Discussion. Nous avons choisi une technique d'IME indirecte sur peau humaine normale avec immunomarquage à la peroxydase, car il semblerait que la représentativité antigénique des kératinocytes soit mieux conservée. D'après nos résultats, l'antigène du PV pourrait appartenir à deux types de jonctions telles que les jonctions desmosomales et les jonctions adhérentes, alors que l'antigène du PS (desmogléine) est limité aux desmosomes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphome cutané T, hyperpigmentation cutanée et pemphigus paranéoplasique.

  • Introduction. Le pemphigus paranéoplasique est une maladie cutanéo-muqueuse auto-immune fréquemment associée aux proliférations lymphoïdes (lymphomes, leucémies lymphoïdes chroniques). Nous en rapportons un cas associé à un mycosis fongoïde. Cette association n'a, à notre connaissance, jamais été publiée. Par ailleurs, il existe des manifestations cutanées atypiques au cours du mycosis fongoïde comme des troubles pigmentaires. Notre malade avait un mycosis fongoïde particulier car il s'accompagnait d'une hyperpigmentation cutanée progressive. Observation. Un homme âgé de 70 ans avait un pemphigus paranéoplasique confirmé par les résultats de l'histologie, de l'immunologie et de l'immunoempreinte. Quelques mois après, apparaissait une éruption cutanée érythémateuse annulaire qui s'avérait être un mycosis fongoïde avec présence de cellules CD30 + intradermiques. Parallèlement se développait une hyperpigmentation cutanée prédominante en zone photoexposée s'aggravant progressivement et s'améliorant après chimiothérapie. Discussion. Le pemphigus paranéoplasique peut précéder le cancer, comme c'était le cas dans cette observation. Ce pemphigus paranéoplasique était particulier par l'absence d'atteinte muqueuse et la survie prolongée du malade. Le diagnostic de mycosis fongoïde avec cellules CD30 + a été retenu. Enfin nous pensons que l'hyperpigmentation cutanée est à relier au mycosis fongoïde cardes cas comparables de cette association ont été décrits dans la littérature. La pathogénie est mal connue, une des hypothèses avancée est la synthèse de mélanine sécrétée sous l'effet d'un facteur produit par les mastocytes mais aussi par les cellules tumorales lymphoïdes : SCF ou Stem Cell Factor.

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Rôle des infections à staphylocoques dans la survenue de pemphigus endémique tunisien

  • Le pemphigus est une dermatose bulleuse acquise auto-immune caractérisée par la perte d'adhérence des kératinocytes entre eux et aboutissant à la formation des bulles flasques ou d'érosions cutanées et muqueuses. Le pemphigus résulte d'une auto-immunisation avec production d'autoanticorps pathogènes dirigés contre des glycoprotéines du desmosome, les desmogléines. La pathogénie du pemphigus est encore incertaine car le mécanisme complet qui va de l'agent causal jusqu'aux atteintes des cibles finales est inconnu. Néanmoins, deux types de facteurs ont été incriminés dans l'étiopathogénie du pemphigus: les facteurs génétiques et/ou environnementaux. Le rôle des facteurs infectieux dans son déclenchement, bien que probable, n'est pas encore défini de façon certaine. Nous nous sommes intéressés à l'étiologie infectieuse notamment bactérienne due aux staphylocoques. Nous avons procédé à la recherche de marqueurs sérologiques de pemphigus, les Ac anti-desmogléines, chez les 29 patients atteints de staphylococcie cutanée par des techniques sérologiques. En second lieu nous avons confronté ces résultats à un groupe témoin de donneurs sains de sang. Le travail a porté sur: 1) la recherche par Elisa de la prévalence des anticorps anti-desmogléines chez les patients atteints d'infections staphylococciques , 2) la confirmation des résultats du test Elisa par immunofluorescence indirecte en utilisant comme support des coupes congelées de peau humaine saine et par immunoblot en utilisant comme antigène un extrait protéique de peau humaine. La recherche des AC anti-Dsg1 par Elisa montre que 10,3 % des patients atteints de staphylococcie cutanée ont des Ac anti-Dsg1 contre 7 % chez les sujets sains (p

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Pemphigus, polymyosite et myasthénie induits par la D-pénicillamine.

  • Introduction. La D-pénicillamine peut induire des maladies auto-immunes notamment chez des malades recevant ce traitement pour une pathologie associée à des troubles dysimmunitaires. Observation. Une femme de 67 ans, traitée depuis 15 mois pour une polyarthrite rhumatoïde par D-pénicillamine, était hospitalisée pour l'apparition simultanée d'une éruption bulleuse et d'un déficit musculaire proximal, n'y avait pas d'anticorps anti-substance intercellulaire circulant. L'examen histologique cutané montrait un clivage intra-épidermique dans le corps muqueux et l'immunofluorescence directe un marquage épidermique en cadre avec les anticorps anti-IgG et anti-C3. Le marquage avec un anticorps antidesmogléine donnait un aspect très évocateur de pemphigus induit. Les examens biologiques montrait une cytolyse musculaire, et la présence d'anticorps anti-récepteur à l'acétylcholine. L'électromyogramme révélait un bloc neuromusculaire sans atteinte myogène, et la biopsie musculaire une myosite modérée. La D-pénicillamine était arrêtée. L'évolution était marquée par la guérison du pemphigus et l'aggravation de la myosite, nécessitant une corticothérapie générale à forte dose. Discussion. La malade avait un pemphigus induit par la D-pénicillamine. Les pemphigus induits par ce traitement sont fréquents. L'immunomarquage de la desmogléine était en faveur d'un pemphigus médicamenteux et l'évolution a été rapidement favorable à l'arrêt du traitement. Il coexistait des signes de myasthénie et une polymyosite. Polymyosites et myasthénies sont des complications possibles de la D-pénicillamine. L'association de ces trois maladies suggère que la D-pénicillamine pourrait démasquer certains antigènes ou avoir une fonction immunomodulatrice.

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Pemphigus paranéoplaique lichenoïde au cours d'un lymphome ganglionnaire de bas grade.

  • Introduction. Le diagnostic de pemphigus paranéoplasique repose sur des critères précis définis par Anhalt. Toutefois, ceux-ci ne sont pas toujours réunis dans leur ensemble. La présentation clinique et histologique peut être très trompeuse. Observation. Un cas de pemphigus paranéoplasique est rapporté chez un homme de 60 ans suivi pour un lymphome ganglionnaire de bas grade non évolutif. Ce cas était particulier par son évolution prolongée sous la forme de lésions lichénoïdes cutanéo-muqueuses sans décollements cutanés. L'histologie était également trompeuse puisqu'elle ne montrait qu'une vacuolisation de la basale, agressée par un infiltrat lymphocytaire et des nécroses kératinocytaires suspendues sans acantholyse. L'évolution a été prolongée pendant un an avec le même aspect anatomo-clinique. Ce n'est que quelques jours avant le décès que les lésions se sont brutalement majorées avec des érosions cutanées puis de vastes décollements bulleux de l'ensemble du tégument et des muqueuses conjonctivales. œsophagiennes et du tractus respiratoire entraînant le décès du malade malgré des bolus de corticoïdes et de la cyclosporine. Commentaires. Une telle présentation lichénienne n'a que rarement été décrite et il existe alors le plus souvent des érosions cutanées associées d'emblée. Notre cas est particulier par sa présentation lichénoide prolongée pendant plusieurs mois, sans acantholyse nette. Cette observation souligne les difficultés diagnostiques rencontrées au cours du pemphigus paranéoplasique. Il faudra ainsi évoquer un tel diagnostic devant des lésions lichéniennes chez un malade ayant une néoplasie profonde, même si celle-ci n'est pas en évolution.

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Pseudo-tumeur inguinale. Récidive d'un pemphigus vulgaire en rémission depuis 15 ans.

  • Introduction. Le pemphigus végétant est un type rare de pemphigus. Nous rapportons un cas de localisation inguinale ayant fait évoquer initialement une prolifération tumorale Observation. Un homme de 59 ans a été vu en février 2001 pour une tumeur inguinale droite. Il avait été traité par cyclophosphamide et corticothérapie générale de 1974 à 1985 pour un pemphigus vulgaire. Il était en rémission depuis 1985. La lésion était une tuméfaction inguinale droite molle et végétante mesurant 10 x 5 x 5 cm. L'examen histologique a montré une spongiose, une acanthose et de l'acantholyse. L'immunofluorescence cutanée directe était fortement positive. L'immunofluorescence indirecte a montré la présence d'anticorps anti-substance inter-cellulaire au taux de 1/800, et l'immunoblot des anticorps dirigés contre la desmogléine 3. Le diagnostic de pemphigus végétant a été fait, et le malade a été traité par une dermocorticothérapie. Trois ans plus tard, le malade est en rémission de son pemphigus. Discussion. Les formes localisées de pemphigus sont rares. Vingt quatre autres cas ont été rapportés dont un seul cas de pemphigus végétant. Notre observation est originale en raison de la modification morphologique de la maladie, du taux élevé d'anticorps circulants, de l'absence de facteur déclenchant retrouvé et de l'efficacité de la dermocorticothérapie.

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Pemphigus paranéoplasique. Une forme pustuleuse au cours d'une leucémie lymphoïde chronique.

  • Introduction. Le Pemphigus Paranéoplasique (PPN) est une maladie cutanéo-muqueuse auto-immune décrite en 1990, le plus souvent associée à un lymphome ou une leucémie lymphdïde chronique (LLC). Les lésions observées ont souvent un aspect trompeur à type d'érythème polymorphe ou de lichen. Nous rapportons un nouveau cas de PPN dont les lésions cutanées étaient des pustules. Observation. Un homme de 52 ans avait des érosions buccales et labiales associées à des papules cutanées depuis quelques semaines. Puis des pustules de grande taille, parfois à hypopion, associées à des bulles sont apparues. Le diagnostic de pemphigus paranéoplasique a été affirmé sur la présence de dépôts d'IgG interkératinocytaires et le long de la membrane basale en immunofluorescence directe, et sur la mise en évidence d'anticorps circulants sur vessie de rat en immunofluorescence indirecte. Ce pemphigus a révélé une leucémie lymphoïde chronique. Discussion. Les atteintes cutanées décrites dans le pemphigus paranéoplasique sont des lésions érosives, vésiculeuses, bulleuses, psoriasiformes, lichéniennes voire en cocarde ou à type de plaques végétantes. Notre observation est à notre connaissance la première forme pustuleuse rapportée. Elle est à rapprocher cliniquement du Pemphigus pustuleux de Hallopeau.

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Distribution en sous-classes d'immunoglobulines G des anticorps anti-substance intercellulaire du pemphigus.

  • Introduction. Le but de cette étude était d'analyser la distribution en sous-classes d'IgG des auto-Ac du pemphigus et de rechercher l'existence d'un lien avec des paramètres cliniques ou évolutifs. Matériel et méthodes. 25 biopsies cutanées et 16 échantillons de sérum provenant de 27 cas de pemphigus ont été analysés en IF directe et indirecte à l'aide d'Ac monoclonaux de souris anti-sous-classes d'IgG humaines. Résultats. Des IgG1 étaient présentes dans 21 des 25 biopsies, des IgG2 dans 2, des IgG3 dans aucune, et des IgG4 dans les 25. Des IgG1 étaient présentes dans les 16 sérums, des IgG2 dans 1 seul, des IgG3 dans 1 seul également, et des IgG4 dans 15 des 16 échantillons. Il n'a pas été mis en évidence de lien entre sous-classes d'IgG et paramètres cliniques ou évolutifs. Discussion. La restriction isotypique aux IgG1 et 4 de cette étude est comparable aux données de la littérature. La distribution hétérogène et le nombre relativement faible d'échantillons étudiés n'a pas permis de mettre en évidence un lien avec les paramètres cliniques ou évolutifs.

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Pustulose intraépidermique à IgA chez un enfant: Mise en évidence d'un antigène cible identique à celui du pemphigus superficiel.

  • Introduction. La pustulose intraépidermique à IgA est une dermatose vésiculo-pustuleuse définie par un dépôt intercellulaire, de type pemphigus, d'IgA exclusivement. Son appartenance au groupe des pemphigus ou aux dermatoses neutrophiliques est débattue. Observation. Un enfant avait depuis l'âge de 11 ans des lésions vésiculo-pustuleuses des membres. Les biopsies montraient des pustules, sous-cornées et intraépidermiques, et un dépôt intercellulaire en IgA exclusivement sur toute la hauteur de l'épiderme. L'immunofluorescence indirecte, l'immunoélectrophorèse des protides étaient négatives. L'étude en immunotransfert sur extrait de langue de boeuf montrait une bande de 150-160 kDa correspondant à la desmogléine 1 en IgA et IgG. La corticothérapie générale puis la pristinamycine étaient efficaces. Commentaires. Les rapports avec le pemphigus sont discutés au vu des données de la littérature. Il s'agit du premier cas où a été mis en évidence un anticorps dirigé contre l'antigène du pemphigus superficiel.

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Pemphigus atypique révélateur d'une leucémie lymphoïde chronique.

  • Introduction. Des éruptions bulleuses sont parfois rapportées au cours de la leucémie lymphoïde chronique. Nous rapportons le cas d'une malade chez qui une éruption bulleuse de classification nosologique difficile a été révélatrice d'une leucémie lymphoïde chronique. Observation. Une femme de 57 ans ayant une polyarthrite rhumatoïde voyait apparaître une éruption bulleuse associée à de volumineuses adénopathies. Les examens révélaient une leucémie lymphoïde chronique L'examen clinique, l'examen histologique, l'immunofluorescence directe et indirecte plaidaient en faveur d'un pemphigus paranéoplasique, mais l'immunoblot montrait uniquement des anticorps anti-desmogléine 1. Discussion. Le pemphigus paranéoplasique est une dermatose bulleuse auto-immune dont le diagnostic repose sur les critères définis par Anhalt, avec la présence d'anticorps anti-plakines dirigés principalement contre la plaque desmosomale. Notre observation est inhabituelle par l'absence de ces anticorps et par la présence d'anticorps dirigés contre la desmogléine. Ceci confirme le chevauchement de la réponse auto-immune dans les pemphigus.

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Pemphigus vulgaire et néoplasie intra-épithéliale de localisation vaginale.

  • Introduction. L'atteinte de la muqueuse vaginale au cours du pemphigus vulgaire paraît exceptionnelle. Nous en rapportons un cas original qui a conduit à la découverte d'une néoplasie intra-épithéliale de même localisation. Observation. Une femme de 63 ans était suivie depuis 18 ans pour un pemphigus vulgaire traité par prednisone associée initialement à de l'azathioprine. Une lésion érosive du cul-de-sac vaginal droit a été découverte lors d'un examen gynécologique systématique, correspondant histologiquement à un pemphigus, alors que celui-ci était en rémission ailleurs. Malgré la reprise de l'azathioprine et de la prednisone, la lésion vaginale s'est étendue. Une nouvelle biopsie a révélé une néoplasie intra-épithéliale vaginale coexistant avec des images de clivage suprabasal et une acantholyse. Une exérèse chirurgicale a été effectuée. Discussion. L'association de carcinome intra-épithélial et de pemphigus vulgaire a été décrite de façon exceptionnelle sur le col utérin mais jamais au niveau vaginal.

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Pemphigus induit par radiothérapie : à propos d'un cas

  • La radiothérapie est rarement inductrice de pemphigus. Nous rapportons un nouveau cas de pemphigus, chez un homme de 61 ans, apparu deux mois après le début d'une irradiation pour un carcinome épidermoïde de la lèvre inférieure. Les lésions érosives et croûteuses postbulleuses étaient au début localisées à la face et au cou puis généralisée. Le diagnostic de pemphigus vulgaire a été confirmé par l'étude histologique et immunopathologique. L'évolution a été favorable sous une corticothérapie générale d'une durée de six mois. Le pemphigus radio-induit est le plus souvent de type vulgaire. Les néoplasies associées sont variables, du sein, du larynx, lymphome, de la peau (carcinome basocellulaire). Le délai de survenue est de quelques semaines à un an. Les lésions sont strictement localisées au niveau de la zone irradiée puis s'étendent secondairement. L'acantholyse suprabasale et les autoanticorps de type IgG sont constants. L'évolution est habituellement rapidement favorable sous une corticothérapie générale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Alternariose cutanée survenant au cours de l'évolution d'un pemphigus traité. A propos de 2 cas.

  • Alternaria est une dématiée fréquente dans l'environnement, et son isolement en culture doit toujours faire suspecter une contamination. L'atteinte cutanée est rare et seulement 70 cas ont été publiés. Nous rapportons 2 cas d'alternariose dermique particuliers par leur survenue au cours de l'évolution d'un pemphigus traité par corticothérapie générale. L'aspect histologique est le même dans les 2 cas montrant des structures mycéliennes au sein d'un abondant granulome inflammatoire dermique. Les cellules géantes macrophagiques sont nombreuses, et contiennent souvent une pseucovacuole intracytoplasmique correspondant à des structures mycéliennes ovalaires. D'autres structures mycéliennes extracytoplasmiques sont présentes sous forme de structures ovalaires et de filaments septés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude comparative de l'évolution et du pronostic du pemphigus vulgaire et du pemphigus séborrhéique.

  • Le pronostic du pemphigus séborrhéique est traditionnellement jugé plus favorable que celui du pemphigus vulgaire. L'analyse rétrospective des dossiers de 10 malades atteints de pemphigus séborrhéique et de 13 malades atteints de pemphigus vulgaire a eu pour but de comparer l'évolution de ces deux affections. L'évolution comparée du pemphigus séborrhéique et du pemphigus vulgaire dans des populations similaires quant à l'âge, au sexe, à la durée de la maladie avant traitement, à la durée du suivi et aux traitements reçus a montré que les rechutes étaient plus fréquentes au cours du pemphigus séborrhéique, alors que les rémissions, la durée moyenne de la maladie et les complications iatrogènes étaient comparables dans les deux groupes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement chirurgical de la maladie de Hailey-Hailey ou pemphigus chronique bénin familial. A propos d'une localisation sous-mammaire.

  • A propos d'un cas de malade de Hailey-Hailey ou pemphigus chronique bénin familial, les auteurs font une revue de la littérature concernant les traitements chirurgicaux utilisés dans cette affection invalidante. La majorité des auteurs prônent l'excision suivie de greffe de peau mince. Quelques autres défendent l'excision suivie de cicatrisation dirigée et d'autres encore l'excision-suture simple. Le cas rapporté est ici le premier cas décrit de plastie mammaire associée dans le même temps à une cure de Hailey-Hailey.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une cryptococcose disséminée compliquant un traitement par prednisone et azathioprime d'un pemphigus vulgaire.

  • L'infection à cryptocoque est une complication redoutable chez les patients traités par immunosuppresseurs et dont l’évolution peut être rapidement fatal en cas de retard diagnostic. Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 70 ans, ayant des antécédents de pemphigus vulgaire traité par prednisone et azathioprime et admise dans le service de médecine Interne pour des nodules sous cutanés atypiques. Le diagnostic retenu était celui d'une cryptococcose disséminée. L’évolution était rapidement fatale malgré le traitement antifongique.

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Pemphigus induit par l'alphamercaptopropionyl-glycine (Acadione).

  • L'alphamercaptopropionyl-glycine ou tiopronine (TP) est un composé sulfhydrilé récemment introduit dans l'arsenal thérapeutique de la polyarthrite rhumatoïde (PR). Sa nature chimique, son activité et ses effets secondaires sont comparables à ceux de la D-pénicillamine. Nous rapportons un nouveau cas de pemphigus induit par la prise de tiopronine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anguillulose maligne d'évolution fatale au cours d'un pemphigus végétant.

  • L'anguillulose intestinale est rare. Les formes malignes surviennent généralement au cours d'une immunodépression. Notre observation souligne la gravité de l'anguillulose en cas de maladie auto-immune notamment le pemphigus et l'inefficacité de l'Albendazole dans ces situations à risque.

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Pemphigus bénin familial: traitement par désensibilisation au MRV ou à la candidine.

  • Etude chez 5 patients. Pour 4 patients (2 après désensibilisation au MRV, 2 après désensibilisation à la candidine): absence de lésions cutanées après 1, 2 ans 6 mois de recul.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov