Paralysie [ Publications ]

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  • Les dysfonctions diaphragmatiques ont des présentations cliniques variables selon l’étiologie et l’étendue de l’atteinte, uni ou bilatérale. L’ascension d’un hémi-diaphragme d’origine périphérique, situation la plus fréquente, ne nécessite un traitement chirurgical qu’en cas de retentissement fonctionnel invalidant. L’exploration morphologique et fonctionnelle complète de la chaîne neuromusculaire et respiratoire permet de sélectionner les candidats à cette chirurgie. Celle-ci ne doit être proposée que si l’atteinte est permanente sans espoir de réversibilité. La plicature chirurgicale de la coupole par courte thoracotomie latérale, ou pour certains par vidéo-thoracoscopie, est une procédure permettant la remise en tension de la coupole. Cela entraîne une décompression des organes intrathoraciques et un repositionnement des organes abdominaux sans action directe sur la contraction de la coupole. La morbi-mortalité de la plicature diaphragmatique est très faible, davantage liée aux facteurs de comorbidités qu’à l’acte chirurgical lui-même. L’amélioration fonctionnelle après la remise en tension de la coupole, observée chez près de 100 % des patients avec la persistance du bon résultat à long terme, en fait une procédure valide. Certaines paralysies diaphragmatiques d’origine centrale rendent les patients dépendants à vie d’une ventilation assistée alors que leur système neuromusculaire périphérique et pulmonaire est intact. Dans ces cas sélectionnés par une exploration neuromusculaire rigoureuse, une stimulation phrénique implantée peut être proposée pour obtenir un sevrage du respirateur. Deux voies d’abord sont disponibles pour réaliser cette stimulation : la voie thoracique et l’approche par cœlioscopie. Il existe 2 principales indications : la tétraplégie au-dessus de C3 et l’hypoventilation alvéolaire d’origine centrale. Après un reconditionnement progressif de la musculature diaphragmatique, plus de 90 % des patients ont pu être sevrés du respirateur en quelques semaines. Ce sevrage améliore la qualité de vie des patients en raison d’une respiration plus physiologique, la récupération d’un odorat, une meilleure qualité de sommeil et une meilleure phonation. Le bénéfice de la stimulation diaphragmatique a aussi été évalué dans d’autres maladies neurologiques dégénératives, en particulier la sclérose latérale amyotrophique. Qu’il s’agisse de dysfonctions diaphragmatiques périphériques ou centrales, le succès du traitement chirurgical repose sur une sélection préopératoire rigoureuse des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Paralysies radiales persistantes après fracture de la diaphyse humérale: origine, traitement et résultats. A propos de 30 cas opérés.

  • La paralysie radiale est une des complications les plus redoutables des fractures de l'humérus. La survenue de cette complication est liée à la situation anatomique du nerf radial qui contourne la diaphyse humérale sur sa partie distale, en restant au contact de l'os. Si dans la majorité des cas, cette paralysie est régressive, un certain nombre d'entre elles nécessitent un traitement chirurgical pour obtenir une récupération neurologique. Une étude rétrospective a été réalisée à partir de 30 cas de paralysies radiales persistantes après fracture d'humérus et opérées. L'objectif était de définir les causes de non récupération de ces paralysies radiales, et d'évaluer l'efficacité du traitement mis en oeuvre. Seules les paralysies radiales survenues dans le cadre d'une fracture de l'humérus et opérées en raison d'une absence de récupération neurologique ont été prises en compte. Nous avons noté le type de fracture, le traitement employé pour obtenir la consolidation osseuse, la voie d'abord, le délai opératoire, le mode de réparation du nerf. Avec un recul moyen de 6,3 ans, nous obtenons une population majoritairement masculine, dont l'âge moyen est de 38,4 ans. Les fractures se situent surtout au niveau tiers moyen/tiers inférieur de la diaphyse humérale, et sont de type spiroïde. La synthèse initiale de la fracture de l'humérus a été réalisée la plupart du temps par plaque (30 %), ou embrochage (33 %). Un tiers des cas a nécessité une reprise chirurgicale pour pseudarthrose. L'exploration du nerf radial a retrouvé une compression au niveau du septum intermusculaire dans 33 % des cas, mais aussi un conflit direct avec une plaque d'ostéosynthèse dans 20 % des cas. Vingt-trois neurolyses et 5 greffes ont été nécessaires. Les résultats de la chirurgie nerveuse ont été évalués à partir de la classification d'Alnot , nous avons obtenu 22 bons ou très bons résultats, 1 résultat moyen, et 3 échecs. Deux patients ont eu un transfert d'emblée et 2 patients ont été perdus de vue. Le délai moyen de récupération était de 7 mois pour les neurolyses et de 15 mois pour les greffes. Après analyse des résultats, plusieurs facteurs apparaissent comme pouvant concourir à la survenue d'une paralysie radiale : une fracture du tiers distal de l'humérus, avec trait de fracture spiroïde, une synthèse par plaque représentent un plus grand risque de lésion du nerf radial ou d'absence de récupération après lésion primitive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les paralysies traumatiques C5-C6 et C5-C6-C7 du plexus brachial de l'adulte par lésions supraclaviculaires.

  • Entre 1984 et 1994, 27 lésions du plexus brachial C5-C6 et 43 cas de lésions C5-C6-C7 ont été pris en charge avec un délai moyen de 8 mois. La flexion du coude a été obtenue soit par chirurgie nerveuse sur la partie antérieure du premier tronc primaire soit directement sur le nerf musculo-cutané ou par transfert musculaire. La chirurgie nerveuse portant sur le nerf sus-scapulaire, sur la partie postérieure du premier tronc primaire ou directement sur le nerf circonflexe ont été réalisées au niveau de l'épaule. Les résultats ont été analysés séparément au niveau du coude, de l'épaule puis de façon plus globale. Dans les paralysies C5-C6, la flexion du coude a été rétablie dans tous les cas, que ce soit après chirurgie nerveuse seule, transfert palliatif seul ou l'association des deux. Une épaule stable avec une rotation externe active a été obtenue dans 56 p. 100 des cas. Dans les paralysies C5-C6-C7, la flexion du coude a été rétablie dans 86 p. 100 des cas. Une épaule stable avec une rotation externe active a été obtenue seulement dans 26 p. 100 des cas. Au niveau de l'épaule, les neurotisations spinal-susscapulaire ont permis d'obtenir une rotation externe active d'épaule dans 60 p. 100 des cas de plexus C5-C6 et 54 p. 100 des plexus C5-C6-C7. Il n'y a pas de différence vraiment significative après chirurgie nerveuse pour réanimer la flexion du coude, entre les lésions C5-C6 et C5-C6-C7. Les échecs de la chirurgie nerveuse ont été repris chaque fois que possible par transferts palliatifs. Quand C7 est lésée, moins de muscles sont transférables et les résultats ont été moins bons dans les plexus C5-C6-C7 que dans les plexus C5-C6. Au niveau de l'épaule, les meilleurs résultais ont été obtenus après neurotisation spinal-susscapulaire réalisée par suture directe. En cas d'échec, une ostéotomie de dérotation a été réalisée associée à une transposition du ligament acromio-coracoïdien en cas d'instabilité persistante de l'épaule. Dans les paralysies C5-C6, la flexion du coude doit être obtenue dans tous les cas et le pronostic dépend de la récupération de l'épaule. Dans les paralysies C5-C6-C7, les résultats sont moins bons. 14 p. 100 des patients n'ont récupéré aucune flexion active du coude et dans 63p. 100 des cas, l'épaule était stable mais paralytique. Les résultats obtenus sur la flexion du coude sont satisfaisants si le plan thérapeutique ne sépare pas chirurgie nerveuse et transferts musculaires. Au niveau de l'épaule, les résultats sont plus aléatoires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Stratégie thérapeutique dans les paralysies des muscles intrinsèques du pouce

  • Les paralysies des muscles intrinsèques du pouce altèrent tout ou partie des trois composantes de la fonction d'opposition : antépulsion, adduction, pronation. La conséquence en est la perte ou la dégradation de la pince pollicidigitale. Le préjudice fonctionnel est lourd et s'aggrave en cas d'absence ou d'insuffisance des gestes thérapeutiques. Le terme ultime de ces paralysies est le pouce adductus en rétroposition avec un IP enraidi en flexion ce qui rend ses capacités fonctionnelles à peu près nulles. Le choix des gestes repose sur un examen clinique soigneux évaluant les fonctions altérées, la mobilité et la stabilité des articulations, la liberté de la première commissure et la motivation du patient. Un examen minutieux permet de choisir parmi les techniques disponibles celle ou celles qui sont le mieux adaptées au patient et à sa paralysie. Et il faut savoir combiner les gestes articulaires (stabilisation, arthrolyse, arthrodèse, arthroplastie) et les gestes de réanimation tendineuse. La perte de l'antépulsion et de la pronation peut être compensée par le transfert de l'extenseur propre de l'index dérouté en circumcubital ou à travers la membrane interosseuse puis inséré sur les fibres terminales du court abducteur. D'autres tendons sont utilisables pour rétablir cette fonction : extenseur propre du 5, court extenseur du pouce, petit palmaire, hypothénariens mais leur course et leur longueur disponibles sont moindres ce qui rend leurs indications plus rares. La fonction d'adduction est au mieux restaurée par le transfert de Thompson (FCS du 3 dérouté sur le bord ulnaire de l'aponévrose palmaire et fixé par deux languettes, l'une sur l'extenseur long du pouce, l'autre sur le versant interne de la MP). Ce transfert est puissant et reconstitue correctement la force d'adduction. Dans les paralysies complètes de toutes les fonctions intrinsèques les transferts doivent pouvoir rétablir les trois composantes de l'opposition. Le transfert du FCS du 3 ou du 4 dérouté autour du pisiforme et anastomosé à la manière des transferts d'adduction peut être utilisé ainsi que l'extenseur propre du 2 dérouté en circumcubital. Dans les paralysies complètes, il faudra aussi veiller à stabiliser la MP et à compenser le défaut de force de l'extenseur long ce qui implique des gestes complexes dans leur choix et leur réalisation. Seule une expérience solide permet de maîtriser efficacement ces pathologies difficiles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation de l’efficacité du recul isolé de 12 mm du muscle oblique inférieur dans la paralysie congénitale du muscle oblique supérieur : étude rétrospective de 6 patients

  • Introduction : Les possibilités chirurgicales dans la paralysie de l'oblique supérieur sont nombreuses. Cette étude a pour but d'étudier l'efficacité d'un recul isolé de 12 mm de l'oblique inférieur sur l'hypertropie dans les différentes directions du regard. Patients et méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective sur 6 patients avec une atteinte congénitale de l'oblique supérieur. Ils présentaient tous des signes fonctionnels invalidants, une incomitance droite-gauche et une hypertropie en position primaire de loin inférieure ou égale à 25 D. Ils ont bénéficié de déviométries pré et postopératoires. La technique chirurgicale utilisée a toujours été la même : un recul isolé de 12 mm du muscle oblique inférieur, correspondant à une réinsertion de l'extrémité antérieure de ce muscle à 4 mm en arrière du bord temporal de l'insertion du muscle droit inférieur. Résultats : L'amélioration des signes fonctionnels fut manifeste. L'hypertropie moyenne préopératoire en position primaire était de 14,7 D de loin et de 12,7 D de près. La réduction de l'hypertropie en position primaire était de plus de 10 D prismatiques de loin et de près, soit une amélioration de 71,6 % de loin et de 81,4 % de près. L'hypertropie postopératoire moyenne en position primaire était de 4,2 D de loin et de 2,3 D de près. Sur le plan de la déviométrie, les résultats furent très satisfaisants, surtout dans la déviation en adduction, même avec de fortes hypertropies en adduction. Conclusion : Certains auteurs proposent pour améliorer les résultats chirurgicaux et affiner les indications opératoires d'étudier les tests d'élongation musculaire sur l'oblique supérieur et le droit supérieur. Le recul isolé de 12 mm de l'oblique inférieur peut suffire en première intention comme geste chirurgical dans la paralysie congénitale du muscle oblique supérieur surtout en présence d'une nette incomitance droite-gauche et d'une hypertropie en position primaire inférieure à 25 D.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le traitement chirurgical des éventrations et paralysies diaphragmatiques

  • Le traitement chirurgical d’une éventration ou d’une paralysie diaphragmatique est un traitement symptomatique et non curateur, dont le concept est différent selon l’origine périphérique ou centrale de la dysfonction. L’ascension d’un hémidiaphragme d’origine périphérique, situation la plus fréquente, ne nécessite un traitement chirurgical qu’en cas de retentissement fonctionnel invalidant (dyspnée d’effort et positionnelle, symptomatologie digestive, cardiaque ou douloureuse) lié à l’ascension permanente de la coupole en dépit d’une prise en charge conservatrice optimale. L’exploration morphologique et fonctionnelle complète de la chaîne neuromusculaire et respiratoire permet de sélectionner les candidats à la chirurgie. La plicature chirurgicale de la coupole par courte thoracotomie latérale, ou pour certains par vidéothoracoscopie, est une procédure sure, efficace et reconnue. Sa faible morbi-mortalité, davantage liée aux facteurs de comorbidités, et son bénéfice fonctionnel proche de 100 % se maintenant à long terme en font une procédure valide. En cas de bilatéralité de l’atteinte, de rares cas de plicature bilatérale ont été rapportés. Certaines paralysies diaphragmatiques d’origine centrale rendent les patients dépendant à vie d’une ventilation assistée alors que leur système neuromusculaire périphérique et pulmonaire est intact. Dans ces cas sélectionnés par une exploration fonctionnelle complète, une stimulation phrénique implantée peut être proposée pour obtenir un sevrage du respirateur. À ce jour, il existe deux indications validées de cette technique : la tétraplégie au-dessus de C3 et l’hypoventilation alvéolaire d’origine centrale. Après l’implantation thoracique, un reconditionnement progressif de la musculature du diaphragme permet un sevrage du respirateur en quelques semaines chez plus de 90 % des patients. Leur qualité de vie est améliorée grâce à l’indépendance du respirateur, une respiration plus physiologique, la récupération d’un odorat et d’une meilleure phonation. Qu’il s’agisse de dysfonctions diaphragmatiques périphériques ou centrales, le succès du traitement chirurgical repose sur une sélection préopératoire rigoureuse des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La paralysie supranucléaire progressive.

  • Parmi les syndromes parkinsoniens, la paralysie supranucléaire progressive (PSP) est une maladie 20 à 30 fois plus rare que la Maladie de Parkinson (Schrag étal., 1999). Si la PSP partage avec la maladie de Parkinson plusieurs symptômes, d'autres signes aident à distinguer les deux affections. De plus, les signes histopathologiques de la PSP visibles au microscope sont très particuliers et servent de base absolue diagnostique. Étant donné qu'il n'existe pas de marqueur biologique pour diagnostiquer la maladie, la responsabilité incombe aux cliniciens d'identifier l'ensemble minimal de signes cliniques qui assure la plus haute probabilité de ce diagnostic histopathologique. Le programme NINDS distingue deux catégories, « PSP probable » et « PSP possible », chacune avec ses propres caractéristiques. La PSP « probable » n'a qu'une sensitivité de 50 p. 100, mais une spécificité et une valeur prédictive positive de 100 p. 100. Avec la PSP « possible », il y a plus de cas (spécificité de 83 p. 100), mais on inclut des erreurs diagnostiques (spécificité de 93 p. 100) et la valeur prédictive positive est plus faible (83 p. 100). Pour les recherches et de nouveaux traitements, si on se concentre sur les cas de PSP probable», bien que la population disponible soit plus restreinte, le clinicien est conscient que les cas retenus ont vraiment une PSP. Les études thérapeutiques dans la PSP sont peu nombreuses et non contrôlées. Aucun produit médicamenteux et aucune intervention chirurgicale n'ont montré une grande efficacité. Un nouvel axe de recherche se concentre sur la neuroprotection, et dans ce but, il faut d'abord identifier la progression naturelle des incapacités cliniques. Une étude longitudinale de 50 patients avec PSP « probable » a examiné le temps moyen entre le début des symptômes et le développement de trois signes clefs, chacun détectable par l'échelle standardisée de Unified Parkinson's Disease Rating Scale: l'incapacité de se tenir debout sans aide, l'incapacité de parler de manière intelligible, et l'incapacité de se nourrir sans sonde. Les courbes Kaplan-Meier montrent que la durée moyenne de la maladie avant l'apparition d'un de ces signes est de 50 mois. Si les chercheurs veulent développer des protocoles pour prévenir ou pour ralentir ces événements, c'est dans cette période déterminante que l'effort doit se concentrer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asphyxie périnatale et paralysie cérébrale: implications médico-légales.

  • Au cours des trente dernières années, la pratique obstétricale s'est notablement modifiée (monitorage fœtal systématique perpartum, augmentation importante du taux de césarienne,) dans le but de prévenir l'asphyxie périnatale et tout particulièrement sa fraction perpartum. Mais l'amélioration des paramètres néo-natals ne s'est pas accompagnée d'une évolution parallèle du taux de paralysie cérébrale qui est resté stable autour de 2 ‰ au cours des trente dernières années. De fait, les causes de la paralysie cérébrale sont très majoritairement anténatales, ce qui explique l'échec de la technologie perpartum censée prévenir ce risque, de même que celui de la césarienne préventive. A partir de l'analyse exhaustive de la littérature des trente dernières années, des critères ont été proposés pour pouvoir établir une éventuelle relation causale entre une asphyxie aiguë perpartum et une paralysie cérébrale: des études en population ont démontré que cette relation était très minoritaire. Mais l'obstétrique est une discipline qui est tout particulièrement soumise à une inflation des primes d'assurance pour faire face à une sinistralité néonatale, très souvent attribuée à une mauvaise gestion de l'accouchement, en particulier pour le cas de la paralysie cérébrale, à un défaut ou une réalisation trop tardive d'une césarienne. L'expertise périnatale judiciaire est encore trop souvent basée sur des notions devenues obsolètes. Une réforme de l'expertise s'impose mais sera probablement inefficiente tant qu'elle se contentera d'améliorer les problèmes uniquement structurels en amont de l'expertise. Le modèle américain, initié par les neurologues et adopté par de nombreuses disciplines s'avère séduisant pour tous, y compris avocats et magistrats: il consiste à vérifier le caractère éthique des expertises contestées par les parties qui les saisissent et à en tirer éventuellement des conséquences sur le plan professionnel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rééducation des paralysies faciales après myoplastie d’allongement du muscle temporal. Intérêt du protocole « effet-miroir »

  • Une paralysie faciale (PF) périphérique révèle souvent deux points difficiles à rééduquer : l’occlusion labiale et la fente palpébrale. Mais si aujourd’hui il semble difficile de dépasser les techniques de stimulation musculaire, qu’en est-il de la stimulation de la plasticité cérébrale ? N’est-ce pas une piste à explorer plus avant pour améliorer ces deux points de résistance ? Nous avons appareillé deux groupes de patients opérés d’une PF périphérique par myoplastie d’allongement du temporal. Ces deux groupes ont suivi une rééducation dite « classique » et une autre dite « effet-miroir ». La méthode effet-miroir doit permettre d’orienter la plasticité cérébrale du patient de façon plus précise que les rééducations classiques. Cette méthode développe deux grands axes : le travail des mouvements volontaires permettant la maîtrise du sourire bilatéral retrouvé, qui se fait devant un miroir numérique utilisant une même hémiface dédoublée offrant ainsi au patient un faux-double de son visage. C’est ce que l’on nomme l’effet-miroir et le travail des mouvements spontanés nécessaires aux expressions faciales , le travail des mouvements spontanés, basée sur la théorie des émotions motrices et qui consiste à travailler en réel sur l’expression du sourire. Les résultats montrent un avantage significatif de ce protocole original de rééducation comparé à la rééducation classique. On trouve ici une application aux paralysies faciales idiopathiques non opérées

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ostéotomie humérale proximale associée au transfert du latissimus dorsi et teres major dans le traitement de certaines séquelles tardives de la paralysie obstétricale du plexus brachial.

  • Introduction : Les séquelles des paralysies obstétricales du plexus brachial au niveau de l'épaule posent un problème de prise en charge différent selon l'âge des patients et la présence ou non de déformations ostéo-articulaire. A un âge avancé et en présence de déformations ostéo-articulaire, la libération des parties molles et les transferts tendineux seuls s'avèrent insuffisants pour le rétablissement d'une fonction satisfaisante à l'épaule paralytique obstétricale. But : Le but de notre travail est de proposer une technique originelle associant une libération des parties molles rétractées à un geste osseux permettant une amélioration de la rotation externe et de l'abduction active de l'épaule paralytique. Méthodes : Notre étude rétrospective portait sur douze patients colligés dans le service d'Orthopédie Infantile de l'Hôpital d'Enfants de Tunis entre 1997 et 2003. L'âge moyen des patients été de 11 ans. Tous les malades ont eux une ostéotomie humérale proximale au dessus du V deltoïdien, une désinsertion du subscapularis et un transfert du latissimus dorsi et teres major, réalisée par une seule voie d'abord postérieure. Résultats : A un recul moyen de 48 mois une nette amélioration esthétique et fonctionnelle a été notée dans tous les cas. Conclusion : L'importance des rétractions à un âge avancé, fait qu'une ostéotomie humérale de dérotation externe est nécessaire. Pratiquée au dessus du V deltoïdien elle permet d'améliorer à la fois la rotation externe et l'abduction grâce à la translation en dehors du deltoïde. Cette dernière serait renforcer par la désinsertion d'un subscapularis rétracté et surtout la levée des co-contractions quasi constante du latissimus dorsi et teres major avec le deltoïde.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Paralysies du plexus brachial par lésions supraclaviculaires chez l'adulte. Résultats comparatifs à long terme des greffes nerveuses et des transferts nerveux.

  • La récupération de la flexion active du coude constitue l'objectif prioritaire en cas de réparation nerveuse pour lésion sévère supraclaviculaire du Plexus Brachial chez l'adulte. Toutefois, de nombreux sujets de controverse demeurent entre les partisans des greffes nerveuses et ceux des transferts nerveux. Les résultats des réparations nerveuses micro-chirurgicales des lésions supraclaviculaires du plexus brachial chez 62 patients ont été analysés au niveau des muscles fléchisseurs du coude. L'âge moyen lors de l'intervention était de 23 ans et le délai opératoire de 7 mois. Une greffe nerveuse à partir de C5 ou C6 fut pratiquée 43 fois alors qu'une neurotisation le fut 10 fois à partir des nerfs intercostaux et 7 fois à partir du nerf spinal externe. Greffe nerveuse à partir d'une racine et neurotisation furent branchées simultanément sur la voie d'innervation des fléchisseurs principaux du coude chez 2 patients. Dans tous les cas furent utilisés des greffons nerveux d'interposition conventionnels. Une cotation fonctionnelle des résultats post-opératoires fut utilisée incluant notamment l'amplitude de flexion active du coude, la récupération d'une supination active et la force maximale isotonique des fléchisseurs du coude. Avec un recul moyen de 8,5 ans (3 à 16 ans), le score fonctionnel moyen des fléchisseurs du coude est de 4,6 pour un total possible de 11. Ceci correspond à une récupération de la force musculaire au moins M3 chez 66 p. 100 des patients. Notre étude montre que la technique de greffe nerveuse à partir d'une racine non avulsée donne des résultats qui semblent supérieurs aux techniques de neurotisation par les intercostaux ou le nerf spinal externe avec greffons nerveux d'interposition, même si les différences ne sont pas statistiquement significatives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Paralysie laryngée unilatérale après lobo-isthmectomie intra capsulaire sans repéérage du nerf laryngé inférieur.

  • Objectifs: analyse de l'incidence, des variables favorisant la survenue, et du devenir de la paralysie laryngée unilatérale après lobo-isthmectomie selon la technique intra capsulaire sans repérage du nerf laryngé inférieur. Matériel et méthodes: étude rétrospective d'une cohorte de 317 lobo-isthmectomies, consécutivement réalisées par le même opérateur en utilisant la technique intra capsulaire sans repérage du nerf laryngé inférieur ni neuro monitoring ou technique moderne d'hémostase (Ligasure, Ultracision). Etude de l'incidence de la paralysie laryngée transitoire et définitive. Recherche d'une éventuelle liaison statistique avec les variables qui suivent: âge, sexe, comorbidité, caractère plongeant ou compressif trachéal de la lésion, coté de la lobo-isthmectomie, geste chirurgicaux associés, taille du plus gros nodule réséqué, poids du lobe réséqué, et caractéristiques anatomopathologiques (cancer, thyroidite, hyperthyroïdie). Résultats: le taux global de paralysie laryngée unilatérale post opératoire immédiat est de 1,2 %. La récupération de la mobilité laryngée est survenue au 1°, 3°, 5° et 9° mois post opératoire pour un taux de paralysie laryngée unilatérale définitive de 0 %. Au plan statistique, aucune des variables étudiées n'influe sur le taux d'immobilité laryngée unilatérale transitoire. Conclusion: les données présentées dans ce travail et leur comparaison avec les données de la littérature médicale scientifique soulignent que la lobo-isthmectomie intra capsulaire, par cervicotomie médiane, sur des loges thyroidiennes non préalablement opérées, réalisée selon une stratégie chirurgicale réglée qui vise à extérioriser le lobe thyroïdien et aborde la région de la pénétration du nerf laryngé en fin d'intervention, est une technique fiable qui n'augmente pas le risque de paralysie laryngée unilatérale transitoire ou définitive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La prise en charge des paralysies faciales après fracture du rocher. Aide à la décision à partir d'une série de 85 cas.

  • Objectifs. - Définir les critères de décision orientant vers un traitement chirurgical en cas de paralysie faciale (PF) après fracture du rocher. Type d'étude : étude rétrospective d'une série consécutive de 85 PF (83 malades) pris en charge sur une durée de 6 ans. Méthodes. - Entre 1984 et 1990, 85 cas de PF traumatiques ont été pris en charge. Dans chaque cas une évaluation clinique, radiologique, audiologique et électrophysiologique fut réalisée. En fonction des résultats de cette évaluation, les patients furent soit traités médicalement ou soit opérés (exploration des trois portions du nerf facial). Résultats. - Pour les 33 patients traités médicalement la récupération fut complète. Parmi les 52 patients opérés. 47 avaient une PF d'apparition immédiate (90,4 %), 2 une PF retardée et 3 une PF de délai d'apparition inconnu (5,8 %). La voie d'abord utilisée fut mixte (transmastoïdienne et sus-pétreuse) dans 60 % des cas, translabyrinthique dans 11 % des cas et transmastoïdienne pure dans 29%, le choix se faisant en fonction de l'audition, de la situation du trait de fracture et de l'état général du patient. Les lésions étaient pour l'essentiel situées au voisinage du ganglion géniculé. Le nerf facial était sectionné dans seulement 13,5 % des cas. Deux ans après l'intervention, 92,3 % des patients avaient un grade I à III de House et Brackmann. Discussion et conclusion. - La relative rareté des lésions de discontinuité nerveuse pose la question d'une sélection plus sévère des patients à opérer. La radiologie moderne offre les outils pour ce faire. Les PF totales et immédiates associées à une fracture évidente sont peut-être les seuls cas justifiant d'une approche chirurgicale potentiellement invasive. Quand le délai d'installation est impossible à préciser, la découverte d'une dénervation à l'EMG est également décisive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thyroplastie avec implant de Montgomery sous anesthésie locale dans les paralysies laryngées unilatérales.

  • Objectifs : A partir d'une cohorte de 63 patients avec une paralysie laryngée unilatérale, consécutivement traités par thyroplastie avec implant de Montgomery sous anesthésie locale entre 1997 et 2002, cette étude i) précise la morbidité et la mortalité de cette intervention, ii) évalue l'évolution des troubles de la voix et de la déglutition et iii) présente une analyse prospective qui précise l'évolution de plusieurs paramètres objectifs de la voix et de la parole et recherche une éventuelle liaison statistique entre ces paramètres et les variables qui suivent (âge, sexe, côté de la paralysie, délai entre paralysie et thyroplastie, position de la corde vocale paralysée, étiologie de la paralysie, topographie de l'atteinte nerveuse, pneumonectomie, antécédent d'injection intracordale de graisse autologue, opérateur). Résultats : Le taux global de complications est de 8 %. Le taux de complications mineures est de 6.5 % avec 4 oedèmes laryngés symptomatiques traités avec succès par corticothérapie per os. Le taux de complication majeure est de 1.5 % avec une trachéotomie transitoire pour dyspnée par hématome endo-laryngé. Les troubles de la déglutition étaient améliorés dans 93,5 % des cas. Tous les patients notaient une amélioration immédiate de la qualité de la voix et de la parole. Une dégradation secondaire du résultat vocal en rapport avec un déplacement latéral de l'implant a été notée chez un patient. La reprise chirurgicale a permis de replacer l'implant avec retour au résultat vocal post-opératoire initial. L'étude prospective de l'évolution des paramètres de la voix et de la parole note i) une amélioration statistiquement significative du temps maximum de phonation, du débit phonatoire, du nombre de syllabes émises par expiration, de la déviation standard de la fréquence fondamentale, du jitter et du shimmer dès le 1

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Surveillance virologique des paralysies flasques aiguës en République démocratique du Congo (RDC) 1997-2001.

  • Les auteurs rapportent les résultats de l'analyse de la surveillance virologique des paralysies flasques aiguës (PFA) en République Démocratique du Congo (RDC), pays longtemps ravagé par des conflits armés. Au total, 3658 échantillons de selles de cas de PFA en provenance des provinces sous contrôle gouvernemental, ont été analysés selon les méthodes recommandées par l'OMS. L'amélioration de la surveillance épidémiologique des PFA s'est traduite par l'accroissement sensible du nombre d'échantillons traités qui est passé de 32 en 1997 à 2471 en 2001. Les performances du laboratoire national de référence accrédité en 1999, ont été appréciées par le taux annuel d'isolement des entérovirus non poliovirus qui est passé de 10% en 1999 à 20% en 2001, et par le rendu des résultats qui est passé de 50% en 1999 pour dépasser en 2001 le seuil de 80% exigé par l'OMS. De 1997 à 2001, 68 souches de poliovirus sauvages ont été isolées dont 52 souches de type 1, une souche de type 2 et 15 de type 3. Quatre-vingt un pour cent des cas de poliomyélite survenus entre 1997 et 2001 ont été observés chez des enfants âgés de 0 à 5 ans. Seulement 12% ont été détectés chez des enfants âgés de 6 à 14 ans contre 3% chez de jeunes adolescents. Soixante-sept pour cent des 45 sujets atteints de poliomyélite et dont l'état vaccinal était connu, avaient reçu 0 à 3 doses de vaccin anti-poliomyélitique oral. Par contre 15 sujets (33%) bien qu'ayant reçu plus de 4 doses requises de vaccin, avaient quand même développé la maladie. Depuis 1997, trois provinces de la RDC sont exemptes de poliovirus sauvage : la ville de Kinshasa, le Bas-Congo et le Nord-Kivu. En 2001, la circulation de poliovirus sauvage a été interrompue sur toute l'étendue du pays grâce aux activités de vaccination de routine et surtout à l'organisation des journées nationales de vaccination (JNV).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La paralysie auriculaire permanente totale. Revue de la littérature à propos de 109 cas.

  • L'analyse de 109 cas bien documentés de la littérature de paralysie auriculaire permanente totale permet de préciser les caractères de cette arythmie qui est une entité bien individualisée. Elle se définit par la suppression de toute activité électrique et mécanique des deux oreillettes avec une ancienneté supérieure à six mois. Elle se présente sur un électrocardiogramme standard sous forme d'une bradycardie jonctionnelle voisine de 40 par minute dans ondes P visibles avec des complexes QRS fins de type supraventriculaire dans 80 % des cas. Elle ne peut être affirmée que par des enregistrements endocavitaires bipolaires minutieux qui explorent toutes les parois auriculaires sana recueillir d'auriculogramme et par la stimulation intraauriculaire droite et du sinus coronaire qui se révèle inefficace. Elle a une prédominance masculine dans les deux-tiers des cas et un caractère familial dans 18% des cas. Elle s'observe chez des sujets dont 71 % ont moins de 50 ans. Elle a pour substrat dans 33 % des cas une dystrophie musculaire d'Emery-Drefuss dont elle constitue un signe spécifique permettant de différencier cette dystrophie de toutes les autres et notamment de la myopathie facio-scapulo-humérale, et dans 30 % des cas une maladie dégénérative à type de diabète, amylose ou cardiomyopathie primitive. Une dilatation idiopathique de l'oreillette droite et retrouve dans 15 % des cas. Le trouble du rythme se complique de syncopes ou de lipothymies dans 31% des cas, d'accidents vasculaires cérébraux dans 21% des cas et d'insuffisance cardiaque dans 35% des cas. L'activation cardiaque est sous la dépendance d'un rythme d'échappement jonctionnel. Le mécanisme lésionnel en cause est une fibrose auriculaire pouvant déborder sur le nœud de Keith et Flack. Le traitement de choix consiste en l'implantation tôt ou tard d'un simulateur cardiaque sur le mode WI ou WIR en association avec un traitement anticoagulant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome pharyngo-cervico-brachial : un tableau de syndrome de Guillain-Barré atypique avec paralysie bulbaire sévère

  • Le syndrome pharyngo-cervico-brachial (PCB) est une variante focalisée et rare du syndrome de Guillain-Barré. Il se manifeste par un déficit prédominant au niveau oropharyngé, du cou et des membres supérieurs, en l’absence d’ataxie et de troubles de la conscience. Nous rapportons les cas de deux adolescentes âgées de 14 et 15 ans ayant présenté une dysphonie aiguë, suivie d’une paralysie bulbaire sévère avec des troubles de la déglutition, associée à une atteinte d’autres paires crâniennes et un déficit moteur global. Les réflexes ostéo-tendineux étaient conservés dans l’un des deux cas. Dans les deux cas, l’imagerie cérébrale et l’analyse du liquide céphalorachidien étaient normales. Les électromyogrammes (EMG) ont été peu contributifs. Le dosage des anticorps antigangliosides a permis de faire le diagnostic de syndrome PCB, avec un taux d’immunoglobuline (Ig) G anti-GT1a positif. Il s’y associait des IgG anti-GQ1b et anti-GT1b dans le premier cas et des IgG anti-GM1 et anti-GD1a dans le deuxième cas. L’évolution clinique a été rapidement favorable après administration d’Ig intraveineuses, la guérison étant complète. L’incidence pédiatrique du syndrome PCB est faible, mais certainement sous-estimée. Les principaux diagnostics différentiels sont éliminés surtout par l’imagerie cérébrale. L’EMG révèle souvent une neuropathie périphérique axonale, mais peut être normal s’il est réalisé précocement. La présence d’anticorps antigangliosides anti-GT1a de type IgG est fréquemment associée au syndrome PCB et est une importante aide diagnostique. Devant un tableau atypique de paralysie bulbaire avec atteinte d’autres paires crâniennes et une imagerie par résonance magnétique cérébrale normale, il faut évoquer ce diagnostic. Avec un traitement symptomatique par Ig intraveineuses, le pronostic semble bon.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les paralysies faciales d'apparition retardée après chirurgie des schwannomes vestibulaires. Rôle de la réactivation virale Herpès. Notre expérience à partir de 8 cas.

  • Objectifs: étudier la role de la reactivation virale herpès dans la genèse des paralysies faciales (PF) d'apparition retardée survenant plus de trois jours après chirurgie d'un schwannome vestibulaire (SV) et proposer une prise en charge thérapeutique adaptée. Matériels et méthodes: étude rétrospective de 8 cas de PF retardées extraits d'une série de 348 patients opérés d'un SV entre 1996 et 2002. Sept des huit patients furent traités par acyclovir (30 mg/kg/j pendant 5 jours) et methylprednisolone (2 mg/kg/j pendant 7 jours) délivrés par voie veineuse en hospitalisation. Une sérologie virale ciblée sur les virus herpès simplex hominis (HSV) et varicelle-zona (VZV) ne put être pratiquée que chez trois d'entre eux. Résultats: Le délai d'apparition est de 8,75 jours en moyenne avec un délai moyen de récupération sous traitement de 3 mois. Tous les patients traités récupérèrent une function faciale normale de grade 1. Le patient qui conserva des séquelles matrices de grade 3 après plus d'un an d'évolution ne put être traité en urgence en raison d'épisodes de confusion post-opératoire. Dans 3 cas, les sérologies virales ont permis de faire le diagnostic étiologique de réactivation HSV ou VZV Conclusion: La réactivation de virus HSV ou VZV est une étiologie à envisager systématiquement en cas de PF retardées après chirurgie d'un SV surtout en cas de délai d'installation supérieur à 3 jours. Le traitement antiviral et corticoïde se révèle très efficace. Mats la faible incidence de cet événement (2.5% des opérés) ne justifie pas de traitement préventif systématique antiviral et anti-inflammatoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La paralysie périodique thyréotoxique hypokaliémique. Présentation de trois cas.

  • Buts de l'étude : La paralysie périodique hypokaliémique thyréotoxique (PPHT) est une complication neuromusculaire de l'hyperthyroïdie. Souvent décrite chez des patients asiatiques, elle est rare dans les autres ethnies, notamment chez les sujets caucasiens. Parmi les mécanismes possibles, des modifications des flux potassiques ont été évoquées, consécutifs en partie à des anomalies de la pompe à sodium-potassium, Na-K-ATPasique. Le but de cet article est d'en rappeler les différentes manifestations cliniques et biologiques et son traitement. Patients et méthode : Nous présentons ici les cas de trois patients caucasiens opérés dans le service, souffrant d'une PPHT. Ces patients avaient tous pour antécédents plusieurs épisodes parétiques. Sur le plan clinique, les accès paralytiques flasques survenaient de façon brutale ou étaient précédés de myalgies diffuses. Ils atteignaient les muscles proximaux, surtout aux membres inférieurs. Aucun patient n'a eu de complications respiratoires. Tous trois ont bénéficié d'une thyroïdectomie totale à visée thérapeutique. Résultats : Dans les trois cas, la réalisation d'une thyroïdectomie totale a permis la guérison des symptômes. Après une période moyenne de quatre ans de suivi postopératoire, aucun patient n'a présenté de récidive de PPHT. Conclusion : La paralysie périodique hypokaliémique thyréotoxique est une affection rare impliquant une anomalie du fonctionnement de la pompe Na-K-ATPasique. L'hyperthyroïdie est une cause de décompensation de cette anomalie. La gravité de cette pathologie représente à notre avis une indication formelle au traitement chirurgical par thyroïdectomie totale, suivi d'un équilibre strict de l'opothérapie substitutive.

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Handicaps, recours aux soins et conditions de vie des Adultes atteints de paralysie cérébrale infantile en Bretagne (APIB): premiers résultats.

  • La paralysie cérébrale infantile est la conséquence d'une atteinte cérébrale en période périnatale. Le réseau Breizh IMC travaille à l'amélioration des connaissances des conditions de vie des adultes atteints de cette pathologie. Objectif - Décrire les conditions de vie et de recours aux soins des adultes atteints de paralysie cérébrale infantile. Méthode. - À partir des bases de données de l'assurance maladie, un questionnaire a été adressé aux personnes de 16 ans ou plus atteintes de PCI en Bretagne. Résultats. - Cinq cent soixante-deux questionnaires ont été exploités. La population était âgée en moyenne de 36 ans et majoritairement masculine (56 %). L'atteinte motrice sévère touchait plus fréquemment les personnes âgées: 50 % à 20 ans et 75 % après 60 ans. Les atteintes cognitives ou intellectuelles concernaient 66 % de la population. Soixante pour cent devaient être accompagnés pour un rendez-vous extérieur. Quarante pour cent nécessitaient une aide pour manger, se laver et/ou s'habiller. Le niveau scolaire était hétérogène de la maternelle à la faculté. Les problèmes de santé, plus fréquents que dans la population générale, étaient évolutifs: 75 % se plaignaient de douleurs, la moitié des patients se sentaient déprimés et/ou seuls. La consommation médicale était plus élevée que dans la population générale, sans que l'on puisse affirmer que tous les besoins fussent couverts. Conclusion. - D'autres études sont nécessaires pour mieux connaître la population à domicile, des prises en charge coordonnées dans des réseaux peuvent se mettre en place autour des problèmes identifiés par cette étude.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov