Paralysie cerebrale [ Publications ]

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  • Au cours des trente dernières années, la pratique obstétricale s'est notablement modifiée (monitorage fœtal systématique perpartum, augmentation importante du taux de césarienne,) dans le but de prévenir l'asphyxie périnatale et tout particulièrement sa fraction perpartum. Mais l'amélioration des paramètres néo-natals ne s'est pas accompagnée d'une évolution parallèle du taux de paralysie cérébrale qui est resté stable autour de 2 ‰ au cours des trente dernières années. De fait, les causes de la paralysie cérébrale sont très majoritairement anténatales, ce qui explique l'échec de la technologie perpartum censée prévenir ce risque, de même que celui de la césarienne préventive. A partir de l'analyse exhaustive de la littérature des trente dernières années, des critères ont été proposés pour pouvoir établir une éventuelle relation causale entre une asphyxie aiguë perpartum et une paralysie cérébrale: des études en population ont démontré que cette relation était très minoritaire. Mais l'obstétrique est une discipline qui est tout particulièrement soumise à une inflation des primes d'assurance pour faire face à une sinistralité néonatale, très souvent attribuée à une mauvaise gestion de l'accouchement, en particulier pour le cas de la paralysie cérébrale, à un défaut ou une réalisation trop tardive d'une césarienne. L'expertise périnatale judiciaire est encore trop souvent basée sur des notions devenues obsolètes. Une réforme de l'expertise s'impose mais sera probablement inefficiente tant qu'elle se contentera d'améliorer les problèmes uniquement structurels en amont de l'expertise. Le modèle américain, initié par les neurologues et adopté par de nombreuses disciplines s'avère séduisant pour tous, y compris avocats et magistrats: il consiste à vérifier le caractère éthique des expertises contestées par les parties qui les saisissent et à en tirer éventuellement des conséquences sur le plan professionnel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Handicaps, recours aux soins et conditions de vie des Adultes atteints de paralysie cérébrale infantile en Bretagne (APIB): premiers résultats.

  • La paralysie cérébrale infantile est la conséquence d'une atteinte cérébrale en période périnatale. Le réseau Breizh IMC travaille à l'amélioration des connaissances des conditions de vie des adultes atteints de cette pathologie. Objectif - Décrire les conditions de vie et de recours aux soins des adultes atteints de paralysie cérébrale infantile. Méthode. - À partir des bases de données de l'assurance maladie, un questionnaire a été adressé aux personnes de 16 ans ou plus atteintes de PCI en Bretagne. Résultats. - Cinq cent soixante-deux questionnaires ont été exploités. La population était âgée en moyenne de 36 ans et majoritairement masculine (56 %). L'atteinte motrice sévère touchait plus fréquemment les personnes âgées: 50 % à 20 ans et 75 % après 60 ans. Les atteintes cognitives ou intellectuelles concernaient 66 % de la population. Soixante pour cent devaient être accompagnés pour un rendez-vous extérieur. Quarante pour cent nécessitaient une aide pour manger, se laver et/ou s'habiller. Le niveau scolaire était hétérogène de la maternelle à la faculté. Les problèmes de santé, plus fréquents que dans la population générale, étaient évolutifs: 75 % se plaignaient de douleurs, la moitié des patients se sentaient déprimés et/ou seuls. La consommation médicale était plus élevée que dans la population générale, sans que l'on puisse affirmer que tous les besoins fussent couverts. Conclusion. - D'autres études sont nécessaires pour mieux connaître la population à domicile, des prises en charge coordonnées dans des réseaux peuvent se mettre en place autour des problèmes identifiés par cette étude.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Impact sur les parents de la paralysie cérébrale chez l’enfant : revue de la littérature

  • La paralysie cérébrale est la principale cause de déficience motrice chez l’enfant. Les parents d’enfants souffrant de ce trouble sont confrontés à une variété de problèmes représentatifs de ceux de tous les parents d’enfants handicapés. L’objectif de cette étude est de faire l’état des connaissances sur cet impact parental en précisant les points de consensus et de divergence. Une recherche d’articles a été réalisée à partir des mots-clés « Cerebral palsy » et « Parents/Father/Mother » et « Adapt/Adjust/Cost/Economic/Impact/Well-being » sur Medline et PsycInfo, entre 1989 et 2009. Sept dimensions d’impact parental ont été isolées pour l’analyse : temps dépensé, limitation au travail, relations sociales, relations familiales, bien-être psychologique, santé physique, conséquences économiques. Sur 40 articles retenus, les études sont majoritairement transversales. Malgré la variété des méthodes, ces différentes dimensions d’impact apparaissent liées entre elles et dépendantes des caractéristiques de l’enfant et de l’aidant. La sévérité de la déficience motrice n’est pas identifiée unanimement comme un facteur aggravant. En revanche, les troubles du comportement de l’enfant influencent l’impact vécu par les parents. Pour permettre une meilleure compréhension des conséquences de la paralysie cérébrale sur la vie des parents et l’effet propre des facteurs contextuels, il est nécessaire de mettre en place des études longitudinales et de vérifier les relations complexes évoquées dans ces articles par une confrontation de modèles théoriques avec les données réelles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévention de la paralysie cérébrale du grand prématuré par le sulfate de magnésium

  • Cinq essais randomisés utilisant le sulfate de magnésium ont été réalisés chez la femme en menace d’accouchement prématuré dont 4 essais dans un but de neuroprotection cérébrale de l’enfant. Plusieurs méta-analyses de ces essais ont été faites confirmant les tendances observées dans les divers essais et permettant d’affirmer que le sulfate de magnésium diminue significativement les séquelles neuromotrices graves à type de paralysie cérébrale observées entre 18 et 24 mois (risque relatif = 0,69 , intervalle de confiance 95 % = 0,54–0,87). En pratique, il faudrait traiter 63 mères avant le terme de 33–34 semaines pour observer une paralysie cérébrale de moins, avec un effet plus net avant 28 semaines puisque ce sont 29 mères qu’il faudrait traiter pour prévenir une paralysie cérébrale. De plus, cette molécule avait entraîné une réduction significative de la prévalence des difficultés motrices dans 4 essais ainsi qu’une diminution des taux du critère combinant mortalité pédiatrique et paralysie cérébrale à 2 ans dans les 4 essais programmés à visée neuroprotectrice. Chez les enfants, aucune augmentation des taux de mortalité pédiatrique n’a été constatée ni aucun effet délétère significatif. Chez les mères, des effets secondaires mineurs à type de flush, de tachycardie, voire d’hypotension artérielle étaient rapportés plus souvent avec le magnésium mais disparaissaient à l’arrêt du traitement. Il n’y avait en revanche aucun effet délétère sévère du sulfate de magnésium sur les taux de mort maternelle ou d’arrêt cardiorespiratoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les paralysies du membre supérieur : plexus brachial obstétrical, arthrogrypose, paralysie cérébrale

  • On peut regrouper sous le nom « paralysie du membre supérieur chez l’enfant » différentes pathologies conduisant à une hypomobilité du membre : la paralysie cérébrale, l’arthrogrypose et la paralysie obstétricale du plexus brachial. Ces pathologies qui diffèrent sur l’atteinte centrale ou non ont les mêmes conséquences du fait de l’atteinte précoce : une négligence et des raideurs et déformations. Un examen clinique complet régulier du membre, une évaluation des besoins dans la vie quotidienne, une connaissance du milieu sociofamilial sont des points indispensables pour la prise en charge. Dans ces pathologies, la rééducation est une urgence, débutée dès la naissance et de façon intensive. Les orthèses et l’ergothérapie font partie du traitement. La chirurgie peut avoir un rôle fonctionnel, hygiénique ou esthétique selon les situations. Elle s’attachera à prendre en charge : les raideurs articulaires, les déformations osseuses, les contractures musculaires et spasticité, les parésies, les laxités ligamentaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une plate-forme technologique liée à la paralysie cérébrale - le projet ICT4Rehab.

  • L’appareil musculosquelettique (AMSQ) est primordial pour effectuer nos tâches quotidiennes et professionnelles, et interagir socialement avec notre entourage. Les pathologies de l’AMSQ ont un retentissement important sur notre fonctionnement normal. Il n’est donc pas étonnant que les pathologies de l’AMSQ arrivent en tête dans les statistiques mondiales relatives à l’absentéisme professionnel ou aux coûts sociétaux liés à la prise en charge des patients qui en sont atteints. L’AMSQ est aussi impliqué dans des pathologies lourdes du système nerveux central, telles que la paralysie cérébrale (PC), dont l’étiologie complexe complique l’interprétation des signes cliniques et l’obtention d’un consensus sur la mise en place d’un suivi clinique. Le projet ICT4Rehab a développé une plateforme technologique intégrée proposant des outils qui permettent une gestion et une visualisation plus aisées des informations cliniques liées à l’AMSQ dans le cadre de la PC. Cette plate-forme est ouverte à tout centre clinique intéressé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov