Paludisme cerebral [ Publications ]

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  • Depuis l'identification, en 1954, du premier gène de résistance à une infection à Plasmodium falciparum, plusieurs gènes, dont certains impliqués dans la réponse immune, ont été décrits comme pouvant interférer avec la pathologie cérébrale. Cette pathologie est largement dépendante de la capacité des hématies infectées à adhérer à l'endothélium des micro-vaisseaux, entraînant leur occlusion. Les différents acteurs potentiellement impliqués dans la pathologie cérébrale sont décrits : récepteurs exprimés à la surface de la cellule endothéliale et connus pour interférer avec le globule rouge parasité, cytokines modulant l'expression de ces molécules d'adhésion et dont l'augmentation a été montrée lors du neuropaludisme, monoxyde d'azote (NO) et récepteur de faible affinité pour les IgE (Fcε RII/CD23). Par l'intermédiaire de différents ligands, des cellules autres que les globules rouges parasités, telies que plaquettes, monocytes, lymphocytes, peuvent adhérer à ces rècepteurs endothéliaux ou entre elles, ajoutant à la complexité des phénomènes impliqués et aux possibilités de blocage du micro-vaisseau. En théorie, toutes ces molécules, qu'elles soient impliquèes dans l'adhésion, la modulation de cette adhésion ou l'activation de l'expression de divers médiateurs endothéliaux, sont des candidats dont le polymorphisme mérite d'être étudié. Le polymorphisme de cinq de ces molécules a été exploré à ce jour: ICAM-1, TNF-α, IL-1β, iNOS2 (NOS inductible) et CR-1 (récepteur du complément-1). À l'étude de ces cinq gènes candidats, il faut rajouter celles concernant la mannose binding protein (MBP), protéine jouant un rôle dans l'immunité innée, et l'HLA-B53, antigène leucocytaire de classe I. Le seul résultat clair concerne le TNF-α Pour les autres polymorphismes, soit aucune association n'est retrouvée (IL-1RA, CR-1, MBP), soit les résultats sont géographiquement hétérogènes (ICAM-1, HLA-B53) ou contradictoires (iNOS2). L'approche suivie a été le plus souvent l'approche gène candidat' dans le cadre d'études cas-témoins Un des problèmes majeurs de cette approche réside dans la difficulté de mettre en place la cohorte contróle. Cette difficulté disparaît dans les études familiales qui incluent par définition leurs propres témoins, mais les seuls résultats obtenus par analyse de ségrégation concernent l'impact sur la densité parasitaire et non sur la pathologie cérébrale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt pronostic du dosage du lactate dans le paludisme cérébral chez l'enfant camerounais.

  • Nous avons étudié les perturbations du métabolisme glucidique sur 61 enfants camerounais âgés de 1 à 15 ans, atteints d'un accès palustre cérébral et d'un accès grave, admis dans les hôpitaux à Yaoundé. Les deux groupes de patients présentaient respectivement une parasitémie de 8,10 ± 0,35 % pour l'accès cérébral et 4,47 ± 0,84 % pour l'accès grave. La majorité de nos malades, 42 au total tous groupes confondus, étaient normoglycémiques, 15 hyperglycémiques et seulement 4 hypoglycémiques. Les malades ayant une hypoglycémie provenaient tous du groupe présentant un accès pernicieux. Nous n'avons trouvé aucun cas d'hyperinsulinémie. Le taux de lactate était plus élevé chez 73 % de malades (19 sur 26) admis pour le paludisme cérébral contre 37 % (13 sur 35) des patients admis pour accès grave. Nous avons trouvé une corrélation significative entre le taux des parasites et le taux de lactate (P

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le paludisme cérébral de l'enfant. Une étude de 11 cas de bon pronostic au CHU de Yaoundé, Cameroun.

  • De janvier à décembre 1993, 11 cas de paludisme cérébral ont été colligés parmi 106 accès palustres hospitalisés dans le service de pédiatrie générale du CHU de Yaoundé. Les 11 malades étaient répartis en 6 garçons et 5 filles âgés de 6 mois à 10 ans avec une moyenne de 4,24 ans. Les signes cliniques étaient dominés par les convulsions et le coma chez 9 et 11 malades respectivement. La fièvre était présente chez 10 malades, dont 1 cas d'hyperthermie majeure, tandis que la splénomégalie n'était retrouvée que chez 6 patients et l'hépatomégalie chez 2 autres. La parasitémie variait entre 0,02 et 4 %. La chimioprophylaxie était irrégulière dans 2 cas et absente chez 9 patients. La durée moyenne de l'hospitalisation était de 5,5 jours. Aucun cas de décès n'a été enregistré dans notre série.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov