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  • 1. L'épithélium de l'oreille moyenne Il s'agit d'un épithélium de type respiratoire : le mucus est produit par les cellules à mucus de l'oreille moyenne et par les glandes sous-muqueuses de la trompe d'Eustache. 2. Le tissu lymphoïde de l'oreille moyenne Il potentialise l'efficacité défensive de la barrière muqueuse et participe à l'établissement d'une réponse immunitaire spécifique locale. Les antigènes bactériens et viraux peuvent induire une réaction immunitaire. 3. Dans les cavités tubotympaniques Y interviennent à la fois les systèmes immunitaires humoraux (lymphocytes B secrétant des IgG, IgA et IgM) et des lymphocytes T en rapport avec la réponse immunitaire à médiation cellulaire. 4. Les mastocytes Présents au contact des vaisseaux et des filets nerveux du chorion tubotympanique, les mastocytes sont activés par la capture d'antigènes par les IgE. Cette activation est à l'origine de phénomènes inflammatoires allergiques locaux avec production d'histamine, de leucotriènes C, de facteur activateur des plaquettes (PAF) et de cytokines. 5. Au cours des états inflammatoires Les cellules à mucus sont stimulées et la composition des glycoprotéines sécrétées est modifiée. Cependant, l'épithélium de l'oreille a une fonction d'absorption de l'eau, cette fonction pouvant contribuer à maintenir aérées les cavités de l'oreille moyenne. 6. Au cours de l'otite moyenne aiguë Parmi les cytokines sécrétées en réponse aux lipopolysaccharides bactériens et viraux, le tumeur necrosis facteur alpha ou TNFa a un rôle essentiel : il induit la prolifération de fibroblastes, l'activation des polynucléaires neutrophiles, l'inhibition du tissu endothélial vasculaire et des lymphocytes B. Il facilite à la fois la guérison d'une infection de l'oreille moyenne, mais il peut être responsable de lésions pathologiques en cas de réparation incomplète. 7. Les bactéries de la flore du rhinopharynx Haemophilus influenzae, Branhamella catarrhalis, Streptococcus pneumoniae colonisent l'épithélium respiratoire de l'oreille moyenne par la trompe d'Eustache, généralement à la suite d'une infection virale. 8. Les glucocorticoïdes Administrés avant l'injection d'une endotoxine bactérienne, les glucocorticoïdes diminuent d'une façon significative les phénomènes inflammatoires dans l'otite aiguë induite chez le rat. Les corticoïdes réduisent la lipoperoxydation dans l'otite moyenne aiguë induite chez le cobaye, les radicaux libres étant responsables de la genèse et de la pérennisation de l'inflammation de l'otite moyenne aiguë. 9. L'inhibition de la migration des neutrophiles En utilisant un anticorps bloquant, les molécules de liaisons cellulaires exprimées en surface (CAM), tels que les anticorps antiCD 11 B et antiCT 18, pourraient être très utiles dans le traitement de l'otite moyenne aiguë. L'utilisation d'un inhibiteur des prostaglandines ne réduit pas de façon significative le risque d'épanchement résiduel aux 10 et 30

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Inflammation et otite séromuqueuse.

  • 1. Une relation importante Il existe une relation entre dysfonction tubaire, dépression tympanique et épanchement dans la caisse. 2. Deux phénomènes muqueux capitaux Il s'agit de : - l'augmentation de la capacité sécrétoire de la muqueuse , - la diminution de la clairance mucociliaire par diminution des cellules ciliées. 3. Continuum Il semble exister un continuum entre infection rhinopharyngée, otite moyenne aiguë et otite séromuqueuse puisque les techniques par réaction d'amplification génique (PCR) retrouvent les mêmes germes dans le rhinopharynx, dans le liquide de l'otite moyenne aiguë, dans l'épanchement de l'otite séromuqueuse (OSM). 4. Les bactéries et les virus Ces agents infectieux induisent, par la production de toxines, des réactions inflammatoires sévères dans l'OSM, en déclenchant la cascade des médiateurs de l'inflammation. 5. Les éléments de l'inflammation La présence de nombreux éléments participant à la cascade de l'inflammation est affirmée dans l'épanchement de l'OSM humaine et animale, malgré la pauvreté initiale des éléments producteurs des médiateurs de l'inflammation. Le rôle de la récidive des facteurs favorisants est certainement primordial. 6. La place de l'allergie Elle reste discutée car les critères cliniques et épidémiologiques ne sont pas en faveur de cette hypothèse, alors que de nombreuses études ont montré la présence des médiateurs de la réponse allergique dans l'épanchement de l'OSM. 7. Les antibiotiques Dotés d'un rôle favorable, à court terme, sur l'OSM, les antibiotiques ont une durée d'action brève,peut-être en raison de la pérennisation des phénomènes inflammatoires. 8. Les corticoïdes par voie orale Ils ont aussi un effet bénéfique à court terme sur l'OSM avec chute rapide du résultat au-delà de quelques semaines. 9. La durée habituellement longue et les récidives de l'OSM Elles interdisent de recourir à un traitement corticoïde systémique prolongé. C'est peut-être l'intérêt d'apprécier la place de la corticothérapie locale après un traitement d'attaque classique, associant antibiothérapie et corticothérapie orale en cure courte. 10. Les autres thérapeutiques Essayées dans l'OSM, elles se sont avérées peu ou pas efficaces, qu'il s'agisse des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des mucolytiques, des décongestionnants ou des antihistaminiques.

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Complications des otites moyennes chroniques.

  • Introduction. - Les complications des otites moyennes chroniques (OMC) sont devenues de moins en moins fréquentes depuis l'avènement de l'antibiothérapie. Cependant, elles restent toujours présentes avec une prévalence toujours élevée dans les pays en voie de développement. Objectifs. - Le but de ce travail est de déterminer l'incidence de ces complications dans notre contexte et d'étudier les particularités épidémiologiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques. Patients et méthodes. - Il s'agit d'une étude rétrospective étalée sur sept ans (entre janvier 1999 et décembre 2005). Ont été inclus tous les patients qui ont présenté une ou des complications d'une OMC hospitalisés au service d'ORL de l'hôpital du 20 Août de Casablanca durant cette période, et on a procédé à une analyse des différents paramètres. Résultats. - Quarante-sept patients ont été colligés parmi 824 cas d'OMC, soit une incidence de 5,7 %, dont 15 complications intracrâniennes (1,8 %) dominées par la méningite (neuf cas) et l'abcès cérébral (cinq cas), et 32 complications extracrâniennes (3,8 %) dominés par la mastoïdite (21 cas) suivie de la paralysie faciale (huit cas). Le cholestéatome a été retrouvé chez 70 % des patients. L'antro-attico-mastoïdectomie en technique ouverte a été le choix opératoire dans 80 % des cas, associée à un traitement étiologique spécifique selon la complication. L'évolution a été favorable dans 90 % des cas. Conclusion. - À travers cette étude, les auteurs rappellent l'incidence toujours élevée des complications de l'OMC dans notre contexte, et donc la nécessité d'une prise en charge précoce de toute OMC afin d'éviter les complications gravissimes pouvant engager le pronostic vital.

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Les otites séromuqueuses.

  • Objectif.-Les otites séromuqueuses (OSM) se définissent par la présence d'une effusion des cavités de l'oreille moyenne durant plus de trois semaines. Si le diagnostic ne pose pas de problème, la pathogénie et l'attitude thérapeutique restent incertaines et controversées. Matériels et méthodes. - A partir d'une revue de la littérature, les questions concernant la physiopathogénie et l'attitude thérapeutique sont étudiées. Résultats. - Exception faite des otites traumatiques, l'effusion correspond à un exsudat lié à une métaplasie mucipare. Le facteur causal essentiel est une inflammation de l'oreille moyenne qui fait suite à une infection virale ou bactérienne. Cette inflammation modifierait les fonctions de transports ioniques du sodium. La responsabilité de l'OSM dans la genèse des diverses formes d'otites chroniques reste controversée. Le traitement n'est justifié que lorsque l'OSM est chronique, autrement dit après une observation de quelques mois, visant à réduire les causes de l'inflammation et traiter l'effusion. La prévention et le traitement des causes de l'inflammation restent difficiles. En effet, les rhinopharyngites sont majoritairement d'origine virale et ne peuvent être prévenues. Le traitement de l'effusion est justifié afin de prévenir les séquelles locales et d'éviter des troubles de langage. L'ATT demeure l'unique traitement efficace, en levant la dépression tympanique, en corrigeant le dysfonctionnement tubaire secondaire et en restaurant la clairance mucociliaire. L'adénoïdectomie et/ou l'amygdalectomie n'ont pas d'efficacité sur l'OSM mais, associées à l'ATT, diminueraient les OMA récidivantes. Conclusion. - L'OSM reste une pathologie très fréquente, dont le seul traitement efficace repose sur l'ATT.

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L'otite externe necrosante progressive: a propos de 36 cas.

  • Prérequis: L'otite externe nécrosante progressive est une forme potentiellement létale d'otite externe survenant essentiellement chez des sujets âgés diabétiques. But: Etudier les aspects cliniques, diagnostiques et évolutifs de l'otite externe nécrosante progressive et exposer les modalités de la prise en charge de cette pathologie. Méthodes: Nous rapportons, dans cette étude rétrospective, une série de 36 patients traités dans notre service pour otite externe nécrosante progressive sur une période de 9 ans. Résultats: Notre série a comporté 34 sujets diabétiques. L'âge moyen de nos patients était de 62 ans. Le diagnostic positif a été retenu devant la réunion d'un faisceau d'arguments cliniques, biologiques et bactériologiques et devant les données de l'imagerie. Un traitement médical à base d'une antibiothérapie parentérale associant une céphalosporine de troisième génération à une fluoroquinolone a été prescrit dans 24 cas et à un aminoglycoside dans 12 cas. Un traitement local à base de soins du conduit et d'instillation d'antibiotiques locaux a été pratiqué de façon quotidienne. Un débridement chirurgical des tissus mous infectés et des séquestres osseux a été indiqué dans 8 cas devant l'absence d'amélioration sous traitement médical. Un seul patient a bénéficié d'une oxygénothérapie hyperbare. Le taux de guérison était estimé à 86%. Un seul cas de décès a été noté. Conclusion: L'otite externe nécrosante progressive est une infection grave. Son pronostic s'est nettement amélioré depuis l'avènement d'antibiotiques actifs sur le Pseudomonas aeruginosa. Sa prise en charge doit être rapide et son traitement doit être prolongé.

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De l'otite barotraumatique à la méningite en direct.

  • Objectifs: rapporter le cas d'un patient qui dans les suites d'une otite barotraumatique a présenté une méningite fulminante. Cas clinique: homme de 38 ans sportif qui a présenté une otite barotraumatique lors d'une plongée en apnée. Malgré un traitement associant corticoïdes et vasoconstricteur nasal cette otite a persisté. Cinq semaines après l'épisode initial le patient a reconsulté en urgence devant la survenue de céphalées intenses datant de quelques heures avec impression de malaise sans fièvre. L'état de conscience du patient s'est alors dégradé rapidement pendant la conversation. Dans l'espace de 15 minutes, le patient a glissé d'un état stuporeux à un coma vigile. Hospitalisé en urgence en service de réanimation, le diagnostic de méningite à Streptococcus pneumoniae d'origine otogène a été porté. Le patient a guéri sans séquelle. Conclusion: un traitement inadéquat accompagné d'un facteur anatomique favorable a facilité la diffusion du processus invasif bactérien de la caisse du tympan à travers la barrière osseuse jusqu'à la dure-mère. Une otite barotraumatique banale qui persiste peut provoquer des complications graves. Il ne faut pas oublier de prescrire un antibiotique à partir du grade III, c'est-à-dire quand il existe un épanchement rétrotympanique. Devant un trouble du comportement durant une otite, il faut penser toujours aux complications intracrâniennes et ne pas retarder le traitement anti-infectieux qui doit être instauré dés que possible. Pour obtenir une guérison sans séquelle, il semble que l'antibiothérapie adaptée doit être mise en place dans un délai inférieur à 10 heures.

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Otites externes nécrosantes d'origine mycosique.

  • Objectif. - L'otite externe nécrosante (OEN) d'origine mycosique est rare, sa fréquence aurait augmenté ces dernières années. Nous rapportons quatre observations d'otites externes nécrosantes mycosiques, il s'agit à notre connaissance de la série la plus importante rapportée à ce jour. Nous discutons des difficultés diagnostiques et de la prise en charge thérapeutique de cette infection. Observations. - il s'agit de deux hommes et deux femmes, tous diabétiques, âgés entre 69 et 74 ans. L'otite externe nécrosante a été traitée au début comme étant d'origine bactérienne, pour tous nos malades. Le diagnostic a été ensuite redressé après l'échec du traitement antibiotique. La culture a permis l'isolement de l'agent mycosique pour deux malades (Aspergillus flavus et Candida parapsilosis). Le diagnostic a été posé après une étude anatomopathologique pour un malade. Le dernier patient a été traité sans preuve mycologique. Deux malades ont présenté une paralysie faciale périphérique au cours de l'évolution. Le traitement était basé sur l'amphotéricine B par voie intraveineuse (IV) et l'itraconazole per os. La durée totale du traitement variait entre trois et six mois. Trois malades sont guéris de leur infection. Un malade a été perdu de vue. Conclusion. - L'origine mycosique de l'otite externe nécrosante est difficilement mise en évidence par les simples prélèvements microbiologiques. Elle devra être suspectée devant la résistance au traitement antipyocyanique. Il faudra recourir à des biopsies profondes au niveau du conduit auditif externe ou de la mastoïde pour confirmer le diagnostic.

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Ossiculoplastie par prothèse partielle en titane Spiggle & Theis dans l'otite cholestéatomateuse: résultats fonctionnels.

  • Objectifs. - Étudier les résultats fonctionnels d'un type de prothèse pour la reconstruction ossiculaire partielle dans le cholestéatome. Matériels et méthodes. - Étude rétrospective incluant 45 tympanoplasties réalisées sur une période de 30 mois par le même chirurgien. Tous les patients présentaient un cholestéatome et ont bénéficié de la mise en place de la plus courte des prothèses partielles en titane non sécable de Spiggle & Theis. Les interventions comptabilisaient 28 tympanoplasties en technique fermée et 17 tympanoplasties avec évidement, 27 étaient des premiers temps et 18 des révisions chirurgicales. Les données audiométriques ont été analysées avant et après l'intervention (suivi moyen de 13,4 mois). Résultats. - Le gain auditif moyen était de 6 ± 12,2 dB, pour un taux de réussite de 56 % (Glasgow Benefit Plot) ou 67 % (Rinne résiduel inférieur à 20 dB). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative entre les groupes tympanoplasties en technique fermée et tympanoplasties avec évidement. Les résultats étaient significativement meilleurs pour les premiers temps chirurgicaux par rapport aux révisions chirurgicales (p = 0,004). Le taux d'extrusion observé était de 2,2 %. Conclusion. - Les résultats observés montrent que la prothèse étudiée est indiquée pour la reconstruction ossiculaire dans le cholestéatome et ce dès le premier temps chirurgical.

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Évolution de la résistance aux bêtalactamines et aux autres antibiotiques des pneumocoques isolés d'otites moyennes aiguës en France: bilan du Centre national de référence 1995–1996

  • Matériel et méthode. - Durant les années 1995 et 1996, respectivement 393 et 566 souches de pneumocoque isolées d'otites moyennes aiguës ont été adressées par ses correspondants au Centre national de référence des pneumocoques. Résultats. - Les taux de résistance aux différents antibiotiques étaient respectivement, en 1995 et en 1996, de 65,4 et 70,3 % pour la pénicilline (répartis en 18,6 et 24,9 % de souches résistantes intermédiaires, 46,8 et 45,4 % de souches résistantes), de 57,5 et 68,5 % pour l'érythromycine, de 43,2 et 42,6 % pour la tétracycline et de 47,5 et 50,9 % pour le cotrimoxazole. Les concentrations minimales inhibitrices (CMI) de différentes bêtalactamines ont été déterminées sur un échantillon représentatif de souches (n = 99). Conclusion. - L'amoxicilline. le cefpodoxime et le céfuroxime conservent des CMI basses sur un certain nombre de souches de sensibilité diminuée à la pénicilline et apparaissent ainsi intéressants (en association à l'acide clavulanique pour l'amoxicilline afin de couvrir un éventuel H influenzae producteur de bêtalactamase) dans le traitement des otites moyennes aiguës, lorsque des facteurs de Risques d'infection à pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline sont retrouvés.

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L'épidermose malléaire. Une variété particulière d'otite muqueuse ouverte.

  • La présence de kératine à l'intérieur de l'oreille moyenne est habituellement associée au diagnostic de cholestéatome ou de métaplasie épidermoïde. L'analyse d'une série de 18 patients suggère qu'elle peut être fréquemment constatée au cours de certaines formes sévères ou traînantes d'otite chronique muqueuse ouverte, définissant alors une entité que nous appelons Epidermose Malléaire. Cette entité se caractérise par: i) une perforation tympanique centrale ou paracentrale longeant dans tous les cas le manche du marteau , ii) une prolifération de kératine émise à partir de l'umbo et s'engouffrant dans le mésotympanum, sans paroi limitante nette , iii) une inflammation discrète mais constante de la muqueuse de l'oreille moyenne. L'analyse des données épidémiologiques, otoscopiques, histologiques, et chirurgicales qui accompagnent cette entité permet de la distinguer de la métaplasie épidermoïde et du cholestéatome. L'otologiste doit donc savoir identifier l'épidermose malléaire car elle ne partage avec ces deux entités ni le mécanisme pathogénique, ni le pronostic, ni les mêmes sanctions thérapeutiques. Le traitement médical associant microaspirations et soins locaux suffit souvent à limiter la prolifération de kératine ais un traitement chirurgical peut être nécessaire. La présence de kératine dans les cavités de l'oreille moyenne ne correspond donc pas systématiquement au développement d'un cholestéatome.

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Imagerie des otites chroniques de l'adulte.

  • Les otites chroniques se subdivisent en deux catégories : les otites chroniques cholestéatomateuses (OCC) auxquelles on associe les états pré-cholestéatumateux, et les otites chroniques non cholestéatomateuses (OCNC). Les OCC ont un potentiel agressif, avec risque de complications labyrinthiques ou cérébro-méningées, justifiant dans tous les cas un traitement chirurgical. La TDM confirme souvent le diagnostic, mais est surtout essentielle dans le bilan pré-opératoire (extension, lésions associées, variantes anatomiques). Chez les patients opérés, l'imagerie joue un rôle croissant dans la recherche d'une récurrence cholestéatomateuse, en complément de la surveillance clinique. En particulier, de nouvelles techniques d'IRM permettent aujourd'hui de détecter un cholestéatome résiduel de quelques millimètres de diamètre. Les OCNC n'ont pas de potentiel ostéolytique et extensif, mais aboutissent parfois à une surdité séquellaire pouvant justifier une chirurgie réparatrice. Dans les cas où existe une hypoacousie importante, la TDM est indispensable au bilan étiologique. La TDM participe également au bilan étiologique en cas d'échec du traitement chirurgical. Cet article s'efforce de préciser les indications, les limites et les résultats de l'imagerie pré- et post-opératoire des otites chroniques, où la TDM joue un rôle prépondérant, mais où l'on voit l'IRM prendre une importance croissante.

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Epidémiologie des germes et de la résistance aux antibiotiques dans les otites moyennes aiguës en pédiatrie, selon l'origine géographique.

  • Épidémiologie des germes responsables L'otite moyenne aiguë (OMA) représente la première infection bactérienne de l'enfant de moins de 5 ans. Un germe est isolé du liquide auriculaire dans environ deux tiers des cas. La prévalence de chaque espèce bactérienne varie d'un pays à l'autre. Les pathogènes les plus fréquemment trouvés sont Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae (20-50%) et, dans une moindre mesure Moraxella catarrhalis (10 %). Cependant, plusieurs études récentes montrent une augmentation du nombre des otites à M. catarrhalis jusqu'à des taux de 20 % environ. Les infections à plusieurs germes représentent 10 % des OMA. Le rôle du streptocoque du groupe A et de Staphylococcus aureus a diminué depuis l'utilisation des antibiotiques. Épidémiologie de la résistance des germes L'émergence récente de la résistance du pneumocoque à la pénicilline et de H. influenzae à l'ampicilline varie considérablement d'un pays à l'autre et semble liée à l'utilisation des antibiotiques et aux conditions socio-économiques. Un suivi épidémiologique régulier des bactéries responsables d'OMA et de leur résistance est nécessaire dans chaque région du monde pour élaborer des stratégies antibiotiques efficaces.

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Rhinopharyngites et otites à répétition de l'enfant.

  • Les rhinopharyngites récidivantes doivent être considérées comme un phénomène normal chez un nourrisson qui construit ses défenses immunitaires dans un environnement où il rencontre des virus. Le lavage nasal à l'aide du sérum physiologique et le mouchage dès que possible sont les seuls traitements justifiés dans tous les cas. En dehors des complications, un traitement antibiotique n'est pas justifié : il ne raccourcit pas l'évolution et ne prévient pas les complications. Les otites récidivantes (trois épisodes en 6 mois ou quatre épisodes en 1 an) en sont la complication la plus fréquente. La surinfection bactérienne se fait par les germes présents dans le nasopharynx. Les facteurs favorisant la répétition de ces infections des voies aériennes supérieures tiennent d'une part à l'individu (âge de début des premiers épisodes, sexe, carence martiale, allergie, reflux gastro-oesophagien, hypertrophie des végétations adénoïdes), et d'autre part à l'environnement (absence ou insuffisance d'allaitement maternel, tabagisme passif, vie précoce en collectivité). Dans l'immense majorité des cas, les examens complémentaires sont inutiles. L'essentiel est de rassurer, car cette pathologie se raréfie avec l'âge. La prise en compte des différents facteurs précédemment énumérés devrait permettre de diminuer la fréquence des épisodes.

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Les otites externes malignes: à propos de 19 cas.

  • L'otite nécrosante des diabétiques, connue sous le nom d'otite externe maligne (OEM), en littérature anglo-saxonne représente une entité particulière et grave à plus d'un titre. Nous rapportons notre expérience personnelle à propos de 19 cas d'OEM hospitalisés et suivis durant une période de 9 ans. Nos critères de diagnostic sont les suivants: tous nos patients sont diabétiques (2 fois le diabète est révélé par l'OEM), l'otalgie domine le tableau clinique et la paralysie faciale est notée chez la quasi-totalité de nos patients. Le germe responsable est le pyocyanique dans 16 cas. La TDM utilisée à la place de la scintigraphie au Tc 99 nous a permis d'évaluer l'extension de l'affection. Le traitement chirurgical (mastoïdectomie) prôné pour nos premiers patients est actuellement jugé inutile en raison de son inefficacité sur un processus déjà étendu et en raison de la venue sur le marché de nouvelles familles d'ATB notamment les quinolones. Ce traitement général couplé au traitement local semble mieux contrôler le cours évolutif de l'OEM. Ce dernier reste grevé d'une lourde mortalité évaluée à 18 %. A travers cette série, nous exposons les données de la littérature, en rappelant les critères diagnostiques, l'intérêt de l'imagerie de la base du crâne et les critères de guérison.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Otite moyenne aiguë de l'enfant.

  • Complication la plus fréquente des rhinopharyngites de l'enfant, l'otite moyenne aiguë est la première infection bactérienne tous âges confondus et une des premières causes de prescription d'antibiotiques. Sous l'effet combiné de la vaccination par le Prevenar et de la réduction de l'utilisation des antibiotiques en France, les souches de pneumocoques hautement résistantes (celles qui posaient des problèmes thérapeutiques) ont diminué de plus des trois quarts. H. influenzæ non typable est devenu la bactérie le plus souvent responsable d'otite moyenne aiguë, et des souches résistantes aux bêta-lactamines par modifications des protéines de liaison de la pénicilline émergent en France. Le diagnostic d'otite moyenne aiguë purulente repose sur une triade: signes fonctionnels (otalgies) et/ou généraux (fièvre) d'apparition récente, épanchement rétrotympanique, inflammation tympanique lors de l'examen otoscopique. Les recommandations officielles, en France, suggèrent de ne traiter par antibiotiques (amoxicilline-acide clavulanique ou cefpodoxime proxétil) que les otites moyennes aiguës purulentes diagnostiquées de façon certaine, systématiquement chez l'enfant de moins de 2 ans, uniquement pour les formes les plus symptomatiques après cet âge en se servant de l'anamnèse et des corrélations bactériocliniques pour choisir l'antibiotique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Critères diagnostiques des otites externes nécrosantes progressives. Faut-il remettre en question la scintigraphie?

  • OBJECTIFS : Discuter de la place et de l'intérêt de la scintigraphie au technétium 99m pour le diagnostique des otites externes necrosantes progressives, faire une analyse des critères diagnostiques de cette affection. MÉTHODE : Il s'agit d'une étude rétrospective de 16 patients hospitalisés pour suspicion d'otite externe nécrosante progressive. Cette étude porte sur le terrain les signes cliniques, l'imagerie et l'évolution qui entrent dans les critères classiques de diagnostic de cette pathologie. RÉSULTATS : La scintigraphie du technétium 99m semble manquer de spécificité contrairement à ce qui est admis dans la littérature et le diagnostic d'otite externe nécrosante progressive ne peut être établi qu'à partir d' un faisceau d'arguments clinique et paraclinique. CONCLUSION : Le terrain et l'évolution sont primordiaux pour le diagnostic précoce de cette affection. Le scanner n'a de valeur que s'il montre une lyse osseuse qui est tardive. Une étude prospective serait nécessaire pour confirmer l'absence de spécificité de la scintigraphie dans ce contexte.

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Otite externe maligne à Candida Albicans.

  • L’otite externe maligne est une ostéomyélite de la base du crane. Le Pseudomonas aeruginosa est le germe le plus incriminé. Cependant l’origine fongique n’est pas rare. Patiente âgée de 80 ans avait présenté une otalgie gauche persistante depuis deux mois malgré un traitement bien conduit. L’examen otologique mettait en évidence des signes inflammatoires au niveau du pavillon, une sténose du conduit avec des granulomes, et otorrhée d’allure purulente. Le scanner montrait un comblement otomastoïdien, un processus inflammatoire extensif des tissus pré et rétro-auriculaire et une lyse du tympanal. Vu l’absence d’amélioration un examen mycologique a été réalisé et qui a révélé la présence de Candida Albicans. Les cas d’otite externe maligne à Candida Albicans sont rarement rapportés. L’origine fongique doit être suspecté devant la négativité des prélèvements bactériologiques et la non amélioration malgré un traitement antibiotique bien conduit, et confirmée par des prélèvements mycologiques parfois multiples. L’otite externe maligne à Candida Albicans est une infection rare potentiellement mortelle.

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L'ostéomyélite temporomandibulaire secondaire à une otite externe nécrosante progressive.

  • Introduction. L'ostéomyélite temporomandibulaire est une complication rare de l'otite externe nécrosante progressive, survenant souvent après un traitement initial inapproprié de l'affection causale. Observation. Un patient âgé de 65 ans, diabétique, a présenté une ostéomyélite temporomandibulaire droite suite à une otite nécrosante progressive. L'atteinte articulaire a été suspectée cliniquement et confirmée par l'imagerie. L'évolution a été favorable sous traitement médical. Discussion. L'ostéomyélite temporomandibulaire est une complication inhabituelle de l'otite externe nécrosante progressive. La diffusion de l'infection vers l'articulation temporomandibulaire peut être secondaire à une ostéite du tympanal ou se faire à travers des déhiscences congénitales du conduit auditif externe. Les douleurs, la limitation de l'ouverture buccale et la tuméfaction prétragienne en sont les principaux signes cliniques. Le traitement est essentiellement médical, basé sur une antibiothérapie.

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Otite séromuqueuse, traitement et évolution à long terme.

  • L'évolution de l'otite séro-muqueuse a été étudiée sur deux séries, l'une de 133 cas découverts à l'occasion de diverses pathologies évocatrices, l'autre de 127 cas tous traités pae aérateurs transtympaniques, associés aux autres traitements. Dans la première série, le taux de guérison est à peine supérieur à la moitié. La normalité du contrôle post-opératoire à 1 mois a une valeur pronostique car le résultat se maintient dans trois quarts des cas. Le volume important des végétations enlevées a également une valeur pronostique, les réinterventions pour aérateurs étant moins fréquentes dans ce cas. Dans la deuxième série, on constate l'évolution habituellement favorable à moyen et long terme sous aérateurs, la plupart des complications survenant chez les poteurs de divisions palatines. Les diverses possibilités thérapeutiques: adénoïctomie, antibiotiques, corticoïdes, cures thermales, rééducation tubaire, mucolytiques décongestionnants et anti-histaminiques sont envisagées et discutées à la lumière de travaux récents.

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La corticothérapie en O.R.L. Laryngites sous-glottiques de l'enfant, sinusites aiguës, polyposes naso-sinusiennes, otites séro-muqueuses.

  • Les auteurs montrent que la corticothérapie fait partie inhérente du traitement des phases aiguës des laryngites sous-glottiques, ainsi que de certaines sinusites et otites séro-muqueuses. L'absence ou l'insuffisance de mécanismes compensateurs de la régulation physiologique de la muqueuse ORL favorise l'évolution de ces différentes affections vers la chronicité ou vers des problèmes pouvant mettre en jeu le pronostic vital et ce, en particulier, pour les laryngites aiguës. La corticothérapie fait partie des différentes étapes de la prise en charge de ces affections. Elle sera adaptée en fonction du terrain et de courte durée. Le but de la corticothérapie est de diminuer l'inflammation, d'être antalgique et de rétablir la physiologie de la muqueuse ORL.

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