Osteomyelite [ Publications ]

osteomyelite [ Publications ]

Publications > osteomyelite

  • Contexte : l'ostéomyélite compliquée de l'enfant est difficile à traiter et est responsable de séquelles fonctionnelles importantes. Objectif: rapporter les aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques et les résultats du traitement des complications des ostéomyélites de l'enfant. Population d'étude et méthode : une étude rétrospective monocentrique de dossiers d'ostéomyélites compliquées traitées de mars 2000 à mars 2004 a été menée dans l'unité orthopédique de Centre hospitalier et universitaire de Yopougon. Ont été regroupées sous la terminologie d'ostéomyélites compliquées, toutes les lésions évolutives d'une ostéomyélite aiguë. Les paramètres étudiés étaient : épidémiologiques (âge, sexe, origine), cliniques (fièvre, type d'ostéomyélite compliquée), paracliniques (numération formule sanguine, NFS , C-réactive protéine, CRP : bactériologique , radiologiques), thérapeutiques (antibiothérapie, traitement chirurgical et orthopédique), résultats du traitement (guérison, séquelles). Résultats : quarante-deux ostéomyélites compliquées ont été traitées au cours de la période d'étude. Le sex-ratio était de 1, l'âge moyen était de 7 ans et 5 mois. Trente pour cent des enfants provenaient du service d'hématologique clinique. Soixante pour cent des enfants étaient d'origine malinké (nord de la Côte d'Ivoire). Le délai moyen de la première prise en charge spécialisée était de 7 mois avec des extrêmes de 5 jours à 5 ans. Soixante pour cent des enfants avaient une fièvre supérieure ou égale à 38,5 °C, 32 enfants (76 %) présentaient une ostéomyélite fistulisée, et 10 enfants (24 %) avaient une ostéomyélite sans fistule. Dix enfants (23 %) avaient une hémoglobinopathie. La radiographie a montré des fractures pathologiques dans 13 cas (31 %), des séquestres dans 17 cas (41 %), des pandiaphysites dans 12 cas (28%). Les lésions prédominaient au fémur et à l'humérus. Les bactéries responsables étaient dominées par le Staphylococcus aureus et les salmonelles. Une biantibiothérapie associant céphalosporines de troisième génération et aminosides a été nécessaire dans 19 cas d'ostéomyélites fistulisées (60 %) et dans 3 cas d'ostéomyélites non fistulisées fébriles (30 %). Le traitement chirurgical a consisté en une fistulectomie dans 94 % des cas pour les ostéomyélites fistulisées et en une séquestrectomie dans 47 % des cas. Les fractures pathologiques ont été traitées dans plus de la moitié des cas par une immobilisation plâtrée. Sept séquestres ont été réhabilités par l'immobilisation plâtrée. Soixante-quinze pour cent des enfants traités par une fistulectomie ont guéri avec une cicatrisation de fistule. Les séquelles étaient dominées par les déviations d'axe du membre. Conclusion : les complications évolutives des ostéomyélites aiguës sont dues à des erreurs diagnostiques qui entraînent le retard thérapeutique dans la majorité des cas. Le traitement chirurgical des deux principales lésions, la fistule et le séquestre osseux, encadré par une biantibiothérapie et complété par une immobilisation plâtrée assure la guérison complète dans plus de la moitié des cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéomyélite sclérosante diffuse mandibulaire et syndrome de SAPHO.

  • Ostéomyélite sclérosante diffuse mandibulaire et syndrome de SAPHO Introduction : L'ostéite sclérosante diffuse mandibulaire (OSDM) et le syndrome de SAPHO (synovite, acné, pustulose palmo-plantaire et psoriasis, hyperostose, ostéite) n'ont été que récemment associés dans la littérature rhumatologique. Cette dernière affection n'ayant pas encore été décrite par les stomatologistes et chirurgiens maxillo-faciaux français, les auteurs ont réuni une série homogène de 12 dossiers de patients atteints d'OSDM dont les manifestations ont été décrites, puis l'éventuelle intégration au sein d'un SAPHO recherchée. Matériel et méthodes : Tous les patients présentaient une ostéite mandibulaire dont les signes cliniques et paracliniques sont précisés. Résultats : Cinq dossiers d'ostéite multifocale s'intégraient dans le cadre d'un syndrome de SAPHO car ils associaient une ostéite sclérosante multifocale à des lésions cutanées. Une patiente souffrant d'un foyer ostéitique mandibulaire isolé accompagné d'une pustulose palmo-plantaire présentait un SAPHO débutant et probable. Le diagnostic posé dans les autres cas était celui d'une ostéite sclérosante diffuse mandibulaire. Discussion : Les auteurs comparent les caractéristiques de cette série clinique avec celles rapportées dans la littérature mondiale, en insistant sur les difficultés diagnostiques et thérapeutiques engendrées par cette affection. L'ostéomyélite sclérosante diffuse mandibulaire est une affection qu'il faut différencier des ostéites microbiennes banales et qui doit être évoquée rapidement afin d'éviter les avulsions dentaires multiples et inutiles que les patients subissent souvent au début de la maladie. Le lien possible entre OSDM et syndrome de SAPHO implique l'examen des téguments ainsi que l'exploration systématique par une scintigraphie de la totalité du squelette, à la recherche d'autres foyers d'ostéite. La biopsie, souhaitable, permet en particulier d'écarter une lésion maligne. Le traitement par A.I.N.S. semble actuellement apporter le meilleur confort à ces patients atteints d'une affection d'évolution particulièrement longue. Bien que d'une efficacité certaine, la chirurgie et l'antibiothérapie ne permettent d'obtenir que des rémissions de quelques mois.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulite faciale révélatrice d'une ostéomyélite mandibulaire chez un nourrisson.

  • Introduction. La découverte d'une tuméfaction jugale de l'enfant peut faire évoquer plusieurs affections. Nous rapportons l'observation d'un nourrisson de 4 mois dont la cellulite de la joue a été révélatrice d'une ostéomyélite mandibulaire. Observation. Un garçon de quatre mois, était amené en consultation pour une tuméfaction jugale gauche, dure, chaude, avec de multiples adénopathies cervicales. Le diagnostic évoqué était une cellulite à point de départ cutané. Il existait une hyperleucocytose à 21 900/mm3 associée à un syndrome inflammatoire biologique. La radiographie standard du massif facial était normale. Une échographie de la face montrait un épaississement des tissus mous sous-cutanés et des adénopathies rétro et sous mandibulaires avec une image d'abcédation. Une antibiothérapie par amoxicilline et acide clavulanique permettait une rapide amélioration. Trois jours après l'arrêt de l'antibiothérapie, il existait une récidive de la tuméfaction sans fièvre. Un scanner de la face éliminait un lymphangiome kystique et montrait une ostéolyse de la table externe de la branche montante de la mandibule gauche avec appositions périostées. L'examen histologique d'une biopsie osseuse chirurgicale trouvait un aspect d'ostéite infectieuse et un streptocoque β hémolytique était identifié en culture. L'évolution sous antibiothérapie (amoxicilline et gentamycine initialement puis amoxicilline en monothérapie) à 6 semaines était satisfaisante avec régression de tout signe cutané. Commentaires. La découverte d'une tuméfaction dans cette localisation doit faire éliminer des causes tumorales malignes ou bénignes telles que le lymphangiome kystique. Les causes infectieuses (abcès, parotidite et ostéomyélite) doivent être évoquées et distinguées de l'hyperostose corticale infantile (syndrome de Caffey-Silverman). L'imagerie par radiologie standard, scanner ou scintigraphie est une aide au diagnostic. La découverte d'une ostéolyse doit conduire à un geste biopsique pour examen anatomopathologique et bactériologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Phosphate tricalcique, vecteur d'antibiotiques: étude sur foyer d'ostéomyélite expérimentale chez le lapin.

  • But de l'étude: Des sphérules de céramique macroporeuse de phosphate de calcium ont été évaluées et développées, avec le double objectif d'obtenir un substitut osseux résorbable et ostéoconducteur, et un vecteur d'antibiotiques assurant une délivrance in situ de gentamicine ou de vancomycine. Le but de cette étude est de placer cet implant dans un foyer d'ostéomyélite chronique expérimental chez le lapin, ce qui permet de s'approcher pour la première fois du but de cette expérimentation: le comblement des pertes de substance osseuse en milieu septique. Matériel et méthode: L'expérience a été menée sur 24 lapins et a comporté trois étapes en s'inspirant de la description de Norden. L'induction de l'ostéomyélite a été réalisée au niveau de la métaphyse supérieure du tibia en injectant un agent sclérosant puis une suspension de Staphylococcus aureus. La maturation ayant été obtenue en trois semaines, le foyer d'ostéomyélite chronique a été abordé chirurgicalement et cureté. Les animaux ont alors été répartis en trois groupes: un groupe recevant un implant de céramique chargée en gentamicine, un deuxième groupe recevant un implant identique, mais sans antibiotique, un troisième groupe ne recevant aucun implant, considéré comme témoin. Les lapins ont été sacrifiés de j2 à j21 de façon à recueillir une information d'ordre cinétique. L'étude a porté sur la colonisation osseuse bactérienne, la concentration osseuse d'antibiotique et la quantité d'antibiotique restant dans l'implant. Les dosages ont été réalisés par méthode immuno-enzymatique. Résultats: L'induction de l'ostéomyélite a été obtenue dans 21 cas sur 24 (87,5 %). La libération de l'antibiotique a été totale et précoce (avant le 2

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bactériologie des ostéomyélites de l'enfant drépanocytaire au CHU de Tokoin (Togo) : tentative d'évaluation et thérapeutiques.

  • Introduction : l'ostéomyélite du drépanocytaire est due principalement aux salmonelles, Mais, depuis quelques années, d'autres germes prennent la première place. Nous avons effectué cette étude dans le but de déterminer la répartition actuelle des germes, permettant de mieux orienter l'antibiothérapie probabiliste initiale. Matériel et méthodes : cette étude rétrospective sur 8 ans (1998 à 2005) a porté sur les dossiers d'enfants d'âge moyen 6 ans et demi, hospitalisés pour ostéomyélite et étant de statut hémoglobinique SS ou SC. Ont été retenus 32 dossiers de 22 garçons et 10 filles répartis en 18 SS et 14 SC. Onze dossiers d'enfants AS ont été exclus de cette étude. Il y avait 13 ostéomyélites aiguës et 19 ostéomyélites chroniques. La recherche bactériologique a été effectuée par hémoculture, ponction osseuse et examen cytobactériologique des pus. Résultats : sur 4 hémocultures faites, une était positive. Une ponction osseuse faite était positive. L'examen cytobactériologique du pus a été effectué dans 19 cas : positif dans 16 cas (84 %). Dans 8 cas (25 %) d'ostéomyélite aiguë, aucune recherche bactériologique n'a été effectuée. Les principaux germes retrouvés étaient : les staphylocoques (22 %), les salmonelles (19 %) et le Pseudomonas aeruginosa (6%). Conclusion : l'antibiothérapie probabiliste initiale, dans l'ostéomyélite du drépanocytaire, doit viser surtout le staphylocoque et les salmonelles, avec de préférence, une association de céphalosporine de troisième génération et d'aminoside. Une recherche bactériologique systématique devrait permettre d'avoir une carte bactériologique plus fiable, permettant d'instituer un traitement initial plus efficace.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéomyélite de la base du crâne d'origine otosinusienne. Etude d'une série de cinq cas récents.

  • Introduction. - Les ostéomyélites de la base du crâne sont des infections rares mais sévères et de diagnostic parfois difficile, compliquant habituellement une otite externe nécrotique. Le but de cette étude clinique était d'en préciser les caractéristiques cliniques et paracliniques, ainsi que les modalités thérapeutiques et évolutives. Méthodes. - Étude d'une cohorte de cinq patients évalués et suivis à l'hôpital Beaujon entre 2004 et 2005. Résultats. - Les cinq patients étaient âgés en moyenne de 75 ans (63-89). Quatre d'entre eux étaient diabétiques avec des antécédents plus ou moins récents d'otite externe. Tous présentaient des symptômes associant à des degrés divers des céphalées et l'atteinte d'un ou plusieurs nerfs crâniens, en particulier, le nerf facial. Le diagnostic a été établi à partir des données de l'IRM qui montraient l'atteinte de la médullaire osseuse avec disparition de son hypersignal Tl spontané. Le germe en cause était Pseudomonas aeruginosa. Un patient est décédé de complications neurologiques liées à l'extension de l'ostéomyélite. Les quatre autres ont présenté une évolution clinique favorable, avec persistance d'une atteinte faciale séquellaire dans deux cas. Cette infection était rattachée dans quatre cas au traitement inadapté de l'otite externe nécrotique initiale du fait d'une antibiothérapie inefficace et/ou trop brève. Conclusions. - Le diagnostic d'ostéomyélite de la base du crâne est évoqué, chez un patient présentant une otite externe nécrotique, devant l'apparition de céphalées et de l'atteinte d'un ou plusieurs nerfs crâniens. Il est établi grâce à une évaluation IRM comportant des séquences en saturation de graisse. Cette pathologie devrait être évitée grâce à la prise en charge adaptée des otites externes nécrotiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéomyélites à staphylocoque coagulase négative chez le prématuré : proposition de démarche diagnostique

  • L’ostéomyélite aiguë (OMA) est une complication rare chez le nouveau-né et reste un défi diagnostique et thérapeutique pour éviter des séquelles fonctionnelles majeures. Bien que le staphylocoque doré soit le germe le plus souvent en cause, le staphylocoque à coagulase négative (SCN), plus souvent responsable de bactériémies secondaires, peut-être impliqué dans les infections ostéoarticulaires du nouveau-né. Les principaux facteurs de risques sont la prématurité et les procédures invasives, en particulier le cathétérisme central prolongé. Nous rapportons 3 observations d’OMA secondaire à SCN chez des nouveau-nés prématurés, survenues dans un contexte de bactériémie prolongée malgré un traitement antibiotique bien conduit et le retrait du cathéter central. La culture des cathéters était négative et l’OMA n’était pas survenue dans chaque cas sur le membre où était inséré le cathéter central. Le diagnostic d’OMA est parfois difficile chez le nouveau-né du fait de la pauvreté des signes cliniques. Dans ces observations, la scintigraphie au Tc99m a été un élément clé pour poser le diagnostic et détecter les différents sites infectés. La place de cet examen est discutée au regard des autres techniques d’imagerie. Ces observations suggèrent que la persistance d’une bactériémie à SCN, malgré un traitement médical bien conduit, doit faire évoquer une atteinte infectieuse osseuse secondaire. Dans ce cas, la scintigraphie osseuse est un outil diagnostique discriminant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Particularités épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant en milieu africain.

  • Introduction: l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant s'intègre dans le cadre général des complications ostéoarticulaires de la drépanocytose. Objectif: dégager les particularités épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant en milieu africain en vue d'en améliorer la prise en charge. Matériel et méthodes: d'avril 2004 à septembre 2009, 11 cas d'ostéomyélites chez des enfants âgés de 0 à 15 ans porteurs d'une hémoglobine anormale S avaient été colligés dans le service de chirurgie pédiatrique de l'hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé. Résultats: l'âge moyen des enfants était de sept ans avec un pic de fréquence entre un et cinq ans. Le sex-ratio était de 1,2 en faveur des garçons. La porte d'entrée n'était retrouvée que dans 30 % des cas. La prédilection de l'atteinte des os longs, des formes non fistulisées, de l'homozygotie SS et des salmonelles en cause était remarquable. Le traitement médical préventif toujours de mise, était suivi d'un traitement orthopédique, la chirurgie étant d'indication ciblée. La guérison médicochirurgicale était obtenue dans 80% des cas. Conclusion: les auteurs mettent en relief un profil type de l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant en milieu africain.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ostéomyélite aiguë hématogène du pourtour du foramen obturé chez l'enfant : à propos de sept cas.

  • L'ostéomyélite aiguë du pourtour du foramen obturé est une entité rare. Le tableau clinique est souvent atypique rendant le diagnostic difficile. Nous rapportons une série de sept cas d'ostéomyélite du pourtour du foramen obturé afin d'étudier les particularités cliniques et paracliniques de cette localisation. Le tableau clinique n'était pas spécifique. La symptomatologie clinique se résumait à un syndrome douloureux de la hanche dans cinq cas. La douleur était abdominopelvienne dans deux cas. L'examen physique initial n'a noté la douleur exquise ischiatique ou pubienne que dans deux cas. Le diagnostic de l'ostéomyélite du pourtour du foramen obturé a été retenu comme suit: dans quatre cas, en se basant sur le résultat d'IRM et en isolant le germe pathogène, dans un cas, en se basant sur la radiographie standard initiale qui a montré une géode au niveau de la branche ischiopubienne, l'IRM qui a montré des signes en faveur de l'ostéomyélite de la branche ischiopubienne et la chirurgie qui a permis d'évacuer une collection purulente, dans deux cas, en se basant sur le résultat de la scintigraphie qui a montré une hyperfixation au niveau du foramen obturé. Le traitement a été médical dans tous les cas et six malades ont été opérés. Nos résultats ont été étudiés avec un recul moyen de trois ans avec des extrêmes de un à dix ans. Tous les malades ont récupéré une fonction normale. Aucune complication n'a été notée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ostéomyélite aiguë hématogène du col du fémur chez l'enfant : à propos de 28 cas.

  • Nous rapportons une série de 28 cas d'ostéomyélite du col du fémur afin de mettre en évidence les particularités cliniques et paracliniques de cette localisation. Le tableau clinique non spécifique était fait d'un syndrome douloureux de la hanche dans un contexte fébrile. Le diagnostic de l'ostéomyélite du col du fémur a été réalisé en se basant, sur l'imagerie (IRM et scintigraphie) dans trois cas avec une preuve bactériologique dans deux cas, sur les constatations opératoires qui ont confirmé l'atteinte du col dans 19 cas et sur les modifications de l'aspect radiologique du col dans six cas. Le traitement a été médical dans tous les cas, 25 malades ont du subir un acte chirurgical. On a noté cinq complications thromboemboliques et cinq cas d'évolution vers une pandiaphysite fémorale. Nos résultats ont été analysés avec un recul moyen de trois ans et demi. Sur le plan fonctionnel, la mobilité de la hanche était complète dans 78% des cas. On a observé quatre cas de raideur de la hanche et deux cas d'ankylose. Sur le plan anatomique, on a noté deux cas de nécrose céphalique partielle et deux cas de nécrose totale de la tête et du col. L'analyse de nos résultats a montré que le pronostic de l'ostéomyélite du col du fémur est fonction du délai de prise en charge. Les malades traités tardivement présentent des mauvais résultats. L'évolution vers une pandiaphysite est un facteur péjoratif.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ostéomyélite hématogène du calcanéum chez l'enfant: à propos de 26 cas.

  • Nous rapportons une série de 26 cas d'ostéomyélite du calcanéum, afin d'étudier les particularités cliniques et paracliniques de cette localisation rare. Le tableau clinique n'était pas spécifique. La température n'était supérieure à 38,5 °C que dans 45 % des cas. La symptomatologie était celle d'un syndrome douloureux et fébrile de l'arrière-pied avec une impotence fonctionnelle du membre. La douleur était à distance du calcanéum, ce qui a fait errer le diagnostic dans six cas. Le syndrome inflammatoire biologique n'était pas constant. Une leucocytose supérieure à 10000 par millilitre n'a été notée que dans 61% des cas. Le diagnostic de l'ostéomyélite du calcanéum a été retenu sur la radiographie standard, en montrant une géode au niveau de calcanéum dans 12 cas, sur l'échographie, réalisée chez 19 malades et qui a montré six décollements sous-périostés au niveau de calcanéum, trois collections au niveau de l'arrière-pied et quatre épaississements des parties molles. La scintigraphie osseuse, réalisée dans un cas, a montré une hyperfixation en regard du calcanéum. L'IRM, réalisée chez un patient, a pu mettre en évidence une anomalie de signal au niveau de calcanéum sous forme d'un hypersignal T

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Epithéliomas épidermoïdes et ostéomyélites chroniques: à propos de 3 cas et revue de la littérature.

  • Les ostéites chroniques associées aux carcinomes épidermoïdes représentent une pathologie qui reste rare mais classique. Nous rapportons 3 cas d'ostéite chronique du tibia compliquant un traumatisme ouvert de jambe. Au cours de leur surveillance, après modification des signes locaux secondaire à une période de latence de plusieurs dizaines d'années, des biopsies ont permis de faire le diagnostic de dégénérescence carcinomateuse. Le bilan d'extension loco-régional et général réalisé à la recherche d'éventuels autres foyers septiques et de métastases était négatif. Tous nos patients ont été traités par amputation avec de bons résultats précoces. À partir de cette courte série, une revue de la littérature est réalisée permettant de dégager les principaux caractères épidémiologiques et diagnostiques, et d'insister sur les signes précoces d'alerte. La conduite à tenir n'est pas encore consensuelle, même si l'amputation, signe d'échec pour certains, est repoussée au-delà des limites du raisonnable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Antibiothérapie intraveineuse des ostéomyélites aiguës : traitement long versus court

  • Les recommandations sur la durée du traitement antibiotique des ostéomyélites aiguës (OMA) hématogènes sont très diverses. La tendance actuelle est au raccourcissement de la durée du traitement antibiotique par voie intraveineuse. Le but de ce travail était de comparer l’efficacité de 2 protocoles de traitement intraveineux de durée différente. Cette étude prospective randomisée ouverte a concerné les enfants traités pour OMA hématogène non compliquée. Dès le début du traitement, les enfants ont été tirés au sort pour faire partie de 2 groupes. Le groupe 1 (G1) était traité par 7 j d’antibiotique intraveineux et le groupe 2 (G2) pendant 14 j. Le critère de jugement était l’absence de signe d’ostéomyélite chronique (OMC) au dernier examen. Cinquante-trois enfants ont été inclus (G1 = 27, G2 = 26) Les 2 groupes étaient comparables. Après un recul moyen de 11,5 mois aucun enfant n’avait évolué vers l’OMC. En conclusion, le traitement court de 7 j a eu une efficacité comparable à celle d’un traitement plus long.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bandelette sous-urétrale avec ancrage osseux compliquée d’une ostéomyélite pubienne : à propos de deux cas

  • La compression sous-urétrale au moyen d’une bandelette non résorbable constitue une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort de l’homme après la chirurgie prostatique. Plusieurs bandelettes sont en cours d’évaluation et leur mode de fixation est variable selon la technique adoptée. Le procédé InVance™ fait appel à une compression sous-urétrale par une bandelette synthétique fixée aux branches ischiopubiennes par l’intermédiaire de plusieurs vis en titane. Nous rapportons les cas de deux patients ayant bénéficié de l’implantation d’une bandelette sous-urétrale avec ancrage osseux selon le procédé InVance™. Les suites opératoires ont été marquées par la survenue d’une suppuration périnéale compliquée secondairement d’une ostéomyélite pubienne. La guérison a été obtenue après l’explantation de la totalité du matériel implanté (vis et bandelette) avec débridement des séquestres osseux et antibiothérapie prolongée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’ostéomyélite aiguë hématogène de la scapula chez l’enfant : à propos de quatre cas

  • Le but de cette étude était de rapporter des cas d’ostéomyélite scapulaire de l’enfant afin d’étudier leurs spécificités cliniques et radiologiques et de proposer une conduite thérapeutique adaptée. Cette étude rétrospective portait sur quatre patients, avec un âge moyen de huit ans au moment du diagnostic (extrêmes de cinq et 11 ans). Le tableau clinique non spécifique était fait d’un syndrome douloureux de l’épaule dans un contexte fébrile. Le diagnostic de l’ostéomyélite de la scapula a été réalisé en se basant sur l’imagerie (échographie et tomodensitométrie). Le staphylocoque doré méthi-s a été isolé dans les quatre cas. Le traitement a été médicochirurgical dans les quatre cas permettant d’évacuer la collection purulente et de trépaner la scapula. Nos résultats ont été analysés avec un recul moyen de 36 mois (16 à 60 mois). Sur le plan fonctionnel, le résultat était satisfaisant avec une mobilité complète de l’épaule et disparition des douleurs. Sur le plan anatomique, nous n’avons pas noté de séquelles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningite à Escherichia coli associée à une ostéomyélite de l'os pariétal chez un nourrisson: une complication rare d'un céphalhématome.

  • Le cas d'un nourrisson de 30 jours présentant une méningite à E. coli avec récidive 5 jours après l'arrêt du traitement est rapporté dans cet article. Les investigations ont permis de poser le diagnostic d'ostéomyélite de l'os pariétal, probablement consécutive à l'infection d'un céphalhématome au départ d'une plaie du cuir chevelu occasionnée par un monitoring fœtal. Le céphalhématome est fréquent chez le nouveau-né et généralement sans conséquences. Bien que rares, des cas de céphalhématomes infectés ont été décrits dans la littérature, entraînant des méningites (essentiellement à E. coli) et des ostéomyélites. Parfois, les deux pathologies sont associées. Une surinfection de céphalhématome doit être envisagée lorsque l'étiologie d'une méningite à E. coli n'est pas clairement établie et dans ce cas, il est nécessaire de rechercher une ostéomyélite dont la présence influencera de façon sensible le traitement de l'enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Granulomatose septique chronique révélée par une ostéomyélite multifocale.

  • La granulomatose septique chronique est une maladie immunitaire rare liée à une anomalie de la NADPH oxydase des cellules phagocytaires. Elle se manifeste par des infections précoces et récidivantes parfois sévères. Nous présentons l'observation d'un enfant de 22 mois pour lequel une localisation infectieuse osseuse multifocale a été le révélateur inhabituel de la maladie. La granulomatose septique chronique doit être intégrée au diagnostic différentiel des infections récurrentes de l'enfant. Son diagnostic est basé sur divers tests sanguins spécifiques comme le test de réduction au NitroBleu de Tétrazolium, le test de chimioluminescence et l'analyse moléculaire. La prise en charge thérapeutique doit être la plus précoce possible afin d'améliorer le pronostic à long terme. Il n'existe cependant pas de traitement curatif. La prise en charge associe un traitement agressif de chaque foyer infectieux par antibiothérapie et parfois par débridement chirurgical, ainsi qu'une antibioprophylaxie au long cours.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ostéomyélite temporomandibulaire secondaire à une otite externe nécrosante progressive.

  • Introduction. L'ostéomyélite temporomandibulaire est une complication rare de l'otite externe nécrosante progressive, survenant souvent après un traitement initial inapproprié de l'affection causale. Observation. Un patient âgé de 65 ans, diabétique, a présenté une ostéomyélite temporomandibulaire droite suite à une otite nécrosante progressive. L'atteinte articulaire a été suspectée cliniquement et confirmée par l'imagerie. L'évolution a été favorable sous traitement médical. Discussion. L'ostéomyélite temporomandibulaire est une complication inhabituelle de l'otite externe nécrosante progressive. La diffusion de l'infection vers l'articulation temporomandibulaire peut être secondaire à une ostéite du tympanal ou se faire à travers des déhiscences congénitales du conduit auditif externe. Les douleurs, la limitation de l'ouverture buccale et la tuméfaction prétragienne en sont les principaux signes cliniques. Le traitement est essentiellement médical, basé sur une antibiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéites récidivantes et Coxiella burnetii: relation avec l'ostéomyélite chronique récurrente multifocale

  • L'ostéomyélite chronique récurrente multifocale (OCRM) est une affection dont l'origine infectieuse est suspectée mais non démontrée. Observation. - Une enfant a présenté un tableau caractéristique d'OCRM touchant successivement le péroné, le radius, l'humérus gauche et le carpe droit. Une infection à Coxiella burnetii a pu être affirmée lors de la poussée initiale. Deux récurrences sont survenues malgré une antibiothérapie adaptée avec un bilan infectieux négatif. Deux mois après l'arrêt de l'antibiothérapie survenait un nouvel épisode avec présence du germe dans le foyer osseux et réascension sérologique. Conclusion. - Coxiella burnetii peut être à l'origine d'un tableau d'OCRM. Le mécanisme en cause est probablement celui d'une hypersensibilité retardée faisant de cette affection la première forme d'ostéite réactionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéomyélite subaiguë de l'acétabulum.

  • Nous rapportons le cas d'une fillette âgée de 15 mois présentant une excentration de la hanche associée à une image lacunaire de l'acétabulum. L'arthrographie mettait en évidence une communication entre l'articulation et la cavité du fond de l'acétabulum. Les prélèvements bactériologiques du liquide articulaire étaient négatifs. C'est l'analyse des images radiologiques qui a fait proposer le diagnostic d'ostéomyélite subaiguë. Une immobilisation relative à l'aide d'un appareil d'abduction de type Atlanta fut prescrite. Aucun traitement médical n'était administré chez cette enfant qui avait reçu des cures d'antibiotiques pour des infections urinaires polymicrobiennes ainsi que pour une pharyngite avant l'identification de son problème orthopédique. Lévolution a été satisfaisante avec un comblement progressif de la lacune mais apparition d'une coxa valga subluxante qui a justifié une ostéotomie de varisation du fémur. Nous pensons qu'il s'agit d'une forme particulière d'ostéomyélite subaiguë qui n'est pas décrite dans les classifications antérieures.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov