Onchocercose [ Publications ]

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  • Le développement d'un test de diagnostic hautement sensible et spécifique demeure une nécessité pour l'évaluation sur le terrain des programmes ayant pour but l'éradication de l'onchocercose. Nous présentons ici le développement et l'évaluation d'un test Dot blot d'immuno-fixation basé sur le système biotine-avidine (DIA-BA), de détection d'antigène spécifique de O. volvulus dans les fluides biologiques. Pour ce faire, les anticorps spécifiques ont été produits chez le lapin en l'immunisant avec l'antigène recombinant, Oncho-C71 de O. volvulus. Ces anticorps ont été marqués par la biotine et utilisés pour la détection des antigènes spécifiques de O. volvulus préalablement fixés sur la membrane de nitrocellulose. Sur 456 sujets de la région endémique examinés par le test DIA-BA, 98,4 %, 96,5% , 90,8 % et 75 % ont été trouvés positifs respectivement sur urine, suc dermique, larme et sérum. La plus petite quantité d'antigène détectable par ce nouveau test est de 0,5 ng, 1 ng, 1 ng et 2 ng respectivement sur urine, suc dermique, larme et sérum. La sensibilité est plus élevée (100 %) sur l'urine et plus faible (54,8 %) sur le sérum des sujets positifs à la biopsie cutanée exangue (BCE). La spécificité déterminée parmi les sujets non exposés est de 100 % sur tous les liquides biologiques à l'exception du suc dermique (97,5 %). Une corrélation positive (r = +0,8 sur urine) est aussi observée entre l'intensité de coloration des spots du test DIA-BA et la charge microfilarienne dermique. Ces résultats montrent que le test DIA-BA peut être utilisé pour le diagnostic en masse des infections précoces ou chroniques par O. volvulus.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'importance et le rôle des épandages larvicides au sol dans l'aire du Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest.

  • Le contrôle des simulies est basé sur l'épandage d'insecticides dans les rivières où se développent les stades larvaires de cet insecte. Pour cela, une première technique de lutte, réservée aux opérations de grande envergure, consiste à utiliser des aéronefs, à l'instar des opérations de démoustication ou de protection des cultures. La deuxième technique, object de cet article, consiste à traiter les rivières par voie terrestre, soit directement à l'aide d'un simple récipient ou d'un pulvérisateur à gros débit, soit par bateau par épandage de l'insecticide en une bande transversale. Dans les régions d'Afrique de l'Ouest où sévit encore l'onchocercose, les traitements au sol constituent en premier lieu un appoint aux opérations aériennes et, dans une moindre mesure, un moyen de contrôle de la nuisance, là où le niveau d'endémicité de la maladie est faible. Dans les zones libérées de ce fléau, la lutte contre les simulies vise la seule nuisance et a pour enjeu le développement socio-économique de régions longtemps défavorisées. De cette distinction dépend la prise en charge de ces traitements, puisque seule la lutte antivectorielle pour une interruption de la transmission est du ressort du Programme de lutte contre l'onchocercose alors que les opérations de lutte contre la nuisance sont à la charge, selon les cas, du secteur privé, des pouvoirs publics ou des communautés villageoises. Les auteurs tentent de faire le point sur les objectifs de ces traitements, leur prise en charge et leur devenir dans les pays d'Afrique de l'Ouest situés dans l'aire du Programme de lutte contre l'onchocercose. Ils présentent également la situation des traitements larvicides au sol dans les pays situés en dehors de ce Programme, tant en milieu tropical que tempéré.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Élimination ou contrôle de l'onchocercose en Afrique ? Cas du village de Gami en République centrafricaine.

  • Les auteurs rapportent les résultats d'une étude prospective transversale dont le but était d'évaluer l'impact de la lutte contre l'onchocercose après 20 années de distribution d'ivermectine dans un village de la République centrafricaine. Une étude prospective transversale à visée descriptive et analytique d'un échantillon de 393 sujets âgés de plus de 5 ans résidant dans le village de Garni depuis plus de deux ans et ayant été traités par l'ivermectine lors de la dernière campagne qui avait eu lieu 10 mois avant. Les données épidémiologiques, cliniques et parasitologiques recueillies ont été comparées aux résultats des enquêtes antérieures dans le village. Les paramètres se sont nettement améliorés pendant les 20 années (1990-2010) notamment la prévalence de la microfilarodermie (88 % en 1990 contre 19 % en 2010), la densité microfilarienne moyenne (54 contre 0,7 microfilaires par biopsie), la charge microfilarienne de communauté (CMFL) (39 contre 0,67 microfilaires par biopsie), l'indice de Knüttgen (qui s'est déplacé de la tranche d'âge de 5-9 ans à celle de plus de 45 ans dès 1998), la prévalence des nodules (36 % contre 8 %), celles des lésions oculaires onchocerquiennes (28 % contre 2 %) et des lésions oculaires graves (16 % contre 1,3 %) le taux de cécité (9 % contre 0,8 %), la prévalence de la perte de vision importante (3 % contre 0,0 %) et celle des lésions oculaires chez les enfants de 6-10 ans (6 % contre 0,3 %). Ces données permettent de parler de contrôle et non d'élimination de l'onchocercose dans le groupement villageois de Gami. La persistance d'une prévalence de microfilarodermie significative est susceptible d'entretenir la transmission et il est donc nécessaire de poursuivre la lutte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'onchocercose humaine en Afrique.

  • Avant les années 1980, la seule méthode de lutte contre l'onchocercose était l'élimination des populations de simulies vectrices. Cette stratégie a été utilisée avec un succès considérable dans le cadre du Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'ouest (OCP). La découverte de l'ivermectine, premier médicament efficace contre Onchocerca volvulus et pouvant être distribué à large échelle, suscite depuis 10 ans une nouvelle mobilisation internationale tant au niveau de la recherche fondamentale que de l'élaboration de nouvelles stratégies de lutte applicables en dehors de l'aire d'OCP. Cet article résume l'état des connaissances sur les aspects parasitologiques, cliniques, diagnostiques et épidémiologiques de l'onchocercose. Si le mode de développement des premiers stades parasitaires chez l'homme est encore très mal connu, des progrès importants ont été accomplis dans la connaissance de la dynamique de population d'Onchocerca volvulus. L'étude de la pathogénie des lésions dermatologiques et oculaires a fait l'objet de nombreux travaux. Des études épidémiologiques sont menées en vue d'apprécier l'importance des manifestations systémiques de l'onchocercose. De nouvelles méthodes diagnostiques, plus sensibles que la technique parasitologique classique, ont été mises au point. La répartition de l'onchocercose a été précisée grâce à l'utilisation systématique d'une méthode d'évaluation rapide des niveaux d'endémie. Les techniques de biologie moléculaire, utilisées en routine en Afrique de l'ouest, permettent de différencier les différentes espèces du genre Onchocerca ainsi que plusieurs souches d'Onchocerca volvulus, de pathogénicité différente. Enfin, de nouvelles méthodes de quantification des handicaps ont permis de préciser l'impact socio-économique des complications oculaires et cutanées de l'onchocercose.

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Onchocercose et épilepsie. Enquête épidémiologique au Mali.

  • ○ - Une enquête porte-à-porte a été réalisée au Mali dans 18 villages comptant 5243 habitants, répartis en fonction du niveau d'endémicité onchocerquienne. Chaque épileptique a été apparié à deux témoins. Le protocole comportait les étapes suivantes: recensement de la population, recueil de renseignements socio-démographiques, dépistage de l'épilepsie, examen clinique, études biologiques des cas et des témoins avec recherche des parasites dans les selles, les urines, le sang et la biopsie cutanée exangue. Soixante-dix épileptiques ont été identifiés, soit une prévalence globale de l'épilepsie de 13,35 p. 1000. L'enquête épidémiologique a permis d'établir un grand nombre de renseignements démographiques et de préciser, l'âge d'apparition, le type, les activités des crises, les antécédents personnels et familiaux. L'étude transversale a montré que le taux de prévalence de l'épilepsie n'est pas significativement plus élevé (p = 0,09) dans les zones d'hyperendémie onchocerquienne (16,1 p. 1000) que dans les zones d'hypoendémie (10,8 p. 1000). L'étude cas-témoins a montré des signes d'onchocercose chez 22,4 p. 100 des épileptiques et 21,7 p. 100 des témoins (odds ratio = 1,02 IC 95 p. 100: 0,47 - 2,19, non significatif). La tendence à une plus forte prévalence de l'épilepsie dans la zone d'hyperendémie onchocerquienne pourrait être due à des facteurs de risque plus particuliers à cette zone: génétiques, indicateurs socio-économiques négatifs, d'où une plus grande morbidité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Programme africain de lutte contre l'onchocercose (APOC): transmission d'Onchocerca volvulus par Simulium damnosum s. l. dans deux régions de la République Centrafricaine.

  • Des données entomologiques de base ont été recueillies dans les villages de Zinga et Boali-Chutes, en République Centrafricaine IRCA) en prévision de l'évaluation de l'impact à long terme du traitement par l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC). Les déterminations morphologiques révèlent que les simulies capturées dans les deux sites appartiennent au sous-groupe Sou/Sq. À Boali, la nuisance était assez élevée avec une moyenne de 243 piqûres/homme/jour, le taux de parturité moyen de 61,6 % et le potentiel annuel de transmission (PAT) brut de 8259 larves infectantes d'onchocerques par homme et par an. En outre, le nombre moyen de larves infectantes pour 1000 pares était de 177. À Zinga, on notait une moyenne de 191 piqûres/ homme/jour, un taux de parturité moyen de 51,6 % et un PAT brut de 3422, quant au nombre moyen de larves infectantes pour 1000 pares, il était de 86. En conclusion, les capacités vectrices et les indices entomologiques enregistrés sont caractéristiques de zones à forte transmission onchocerquienne. Reste que certaines des larves infectantes récoltées peuvent être d'origine animale, d'où la nécessité de leur identification pour situer le niveau réel de la transmission.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport de l’ivermectine dans le contrôle de l’onchocercose

  • L’ivermectine a fait la preuve de son efficacité dans le traitement de l’onchocercose, filariose dermique provoquant de nombreux cas de cécité en Afrique au sud du Sahara et dans quelques foyers d’Amérique centrale et du Sud. Depuis plusieurs années, l’ivermectine est utilisée en traitement à grande échelle à la dose de 150 _g/kg une fois par an. À cette dose, la charge microfilarienne est réduite de plus de 90 % et les lésions du segment antérieur de l’œil guérissent ou sont significativement réduites. L’ivermectine prévient l’apparition des lésions rétiniennes provoquant la cécité chez les sujets régulièrement traités. L’effet de l’ivermectine administrée à intervalles plus rapprochés sur les onchocerques adultes est en cours d’évaluation. Enfin, les traitements à grande échelle semblent pouvoir diminuer la transmission du parasite. La mise en place de programmes de distribution à grande échelle pose encore de nombreux problèmes. Le choix des personnes devant être traitées en priorité repose sur des méthodes de diagnostic coûteuses et parfois invasives, ce qui nécessite l’identification de nouvelles techniques. Le choix des stratégies de distribution reste controversé en raison des différences du rapport coût/efficacité et de la faisabilité de chacune. Enfin, les critères d’évaluation de ces programmes ne sont pas parfaitement définis.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La lutte contre l'onchocercose en Afrique: aspects actuels.

  • L'onchocercose peut être combattue de deux façons. La première, dont l'effet est différé dans le temps, consiste à abaisser ou interrompre la transmission du parasite par une lutte contre le vecteur à son stade le plus vulnérable, le stade larvaire. La seconde, dont l'effet sur la maladie est plus rapide, consiste à abaisser dans la population la densité du stade pathogène du parasite, les microfilaires, par le seul médicament pouvant aujourd'hui être distribué à large échelle, l'ivermectine. Ces deux méthodes sont utilisées dans le cadre de deux programmes internationaux : le Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'ouest (OCP), débuté en 1974 et qui doit se terminer fin 2002, et le Programme africain de lutte contre l'onchocercose (APOC), lancé en 1995 et qui doit se poursuivre pendant 12 ans. Cet article fait le point sur l'efficacité et les modalités d'utilisation des outils de lutte disponibles, ainsi que sur les objectifs, les stratégies, l'organisation, les résultats et l'évaluation de ces deux programmes. Certains aspects touchant à l'avenir de la lutte contre l'onchocercose, notamment la surveillance nécessaire au maintien des acquis d'OCP et la poursuite des recherches en vue d'élaborer de nouveaux outils de lutte et d'optimiser l'efficacité des programmes, sont également exposés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les déterminants géographiques de la transmission de l’onchocercose en zone de transition forêt-savane : l’exemple de deux villages du foyer du Mbam (région du centre, Cameroun)

  • L’onchocercose est une parasitose qui peut devenir fortement invalidante à long terme. Au Cameroun, en zone de transition entre forêt et savane, la méconnaissance de l’intensité de la transmission entrave les possibilités d’intervention. L’étude géographique de deux villages du foyer du Mbam doit permettre de mettre en évidence les facteurs environnementaux, démographiques et sociaux déterminant la transmission. Ces facteurs sont identifiés par l’analyse de la répartition spatiale des indicateurs parasitologiques. La réalisation de cette étude à grande échelle permet de prendre en compte un maximum de facteurs et autorise des niveaux de discrimination très fins. Le rôle des cacaoyères et de leurs emplacements par rapport aux gîtes de reproduction des simulies dans la transmission de l’onchocercose a été mis en évidence pour la population masculine. Pour la population féminine et infantile, les déplacements semblent à l’origine de la contamination.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La lutte contre l'onchocercose: un succès?

  • Trois programmes internationaux de lutte contre l'onchocercose humaine existent à l'heure actuelle, le programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest (Onchocerciasis Control Programme, OCP), le programme d'élimination de l'onchocercose dans les Amériques (Onchocerciasis Elimination Programme for the Americas, OEPA) et le programme africain de lutte contre l'onchocercose (African Programme for Onchocerciasis Control, APOC). Les deux programmes africains englobent 30 des 36 pays affectés par cette endémie soit 99 p. 100 des sujets onchocerquiens recensés dans le monde. Aussi, compte tenu de leur importance et de l'expérience que nous avons de l'OCP et de l'APOC, nous nous référerons essentiellement. pour répondre à la question posée, à l'onchocercose humaine africaine. Tous les pays d'Afrique concernés par l'onchocercose font partie soit de l'OCP, soit de l'APOC. La question du succès de la lutte contre cette endémie peut donc se poser par rapport à l'objectif final de ces programmes et aux stratégies utilisées pour atteindre cet objectif. Rappelons que l'OCP et l'APOC ont pour ambition, à terme, d'éliminer durablement l'onchocercose en tant que problème de santé publique et d'obstacle au développement socio-économique et que les deux moyens d'y parvenir sont la lutte antivectorielle et la lutte chimiothérapeutique (1).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'ouest: développement socio-économique et risque de recrudescence de la transmission. 1. Etude éxperimentale de la transmission des souches d'Onchocerca volvulus du sud-ouest de la Sierra Leone par Simulium sirbanum.

  • Dans l'hypothèse du retour des émigrés des régions savanicoles installés depuis plusieurs années en forêt, au sud de la Sierra Leone, nous avons mené une étude expérimentale de transmission croisée entre les femelles de simulies savanicoles, Simulium sirbanum à l'ouest du Mali (Missira) et la souche forestière d'Onchocerca volvulus du sud-ouest de la Sierra Leone. Cette étude permettra de savoir s'il existe un risque de recrudescence de la transmission de l'onchocercose lié à la réinstallation de ces émigrés dans leur région natale. La forte limitation du passage des microfilaires de la souche forestière d'O. volvulus dans l'hémocèle des simulies savanicoles et le très faible rendement parasitaire des femelles de S. sirbanum vis-à-vis de cette souche aboutissent à une intensité de transmission négligeable de cette souche forestière par les vecteurs savanicoles de l'onchocercose.

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L'onchocercose dans la région de Lastourville, Gabon. Aspects cliniques et entomologiques.

  • Le Programme africain de lutte contre l'onchocercose a organisé une série d'enquêtes visant à évaluer l'impact à long terme de ses activités. La région de Lastourville (Gabon) fait partie des sites sélectionnés pour cette étude. Au total, 886 personnes ont été examinées du point de vue dermatologique et 459 d'entre elles ont participé à un examen ophtalmologique détaillé. Des captures et dissections de simulies ont également été effectuées pendant un an. Bien que le foyer soit hypoendémique (prévalence des nodules de 7,7 %), la fréquence des lésions d'onchodermatite était relativement élevée. Les atteintes du segment antérieur de l'oeil étaient rares mais la prévalence des lésions de la papille et des choriorétinites atteignait 5,2 et 2,7 %, respectivement. Le potentiel annuel de transmission (2 171 larves infectantes par homme) était plus élevé que prévu, compte tenu du niveau d'endémicité dans la population humaine. La présence d'onchocerques animales chez les simulies vectrices pourrait expliquer cette observation. Ces résultats indiquent que dans le foyer de Lastourville, le plus étendu du Gabon, l'onchocercose est relativement peu sévère.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude entomologique sur la transmission de l'onchocercose dans une zone de transition forêt-savane du Cameroun.

  • Une étude entomologique a été menée dans le bassin de la moyenne Sanaga (Cameroun), en vue de préciser les modalités de transmission de l'onchocercose dans cette région où des prévalences élevées sont relevées jusqu'à 30 km des principaux cours d'eau. L'étude a montré que S. squamosum s.s. est le principal vecteur d'O. volvulus dans la région. Aucun gîte de reproduction n'a été identifié dans les petits affluents de la Sanaga et du Mbam et la dispersion radiaire de S. damnosum s.l. apparaît donc particulièrement importante dans la région. Les densités simulidiennes maximales ont été relevées en grande saison des pluies et, sur le Mbam, un deuxième pic a été observé en petite saison des pluies. Une variation saisonnière des capacités de dispersion a été notée au niveau de trois des quatre transects étudiés. La transmission de l'onchocercose a lieu principalement entre janvier et mai (fin de grande saison sèche-début de petite saison des pluies). La lutte antivectorielle par épandage de larvicides est proposée comme complément à la distribution d'ivermectine pour lutter contre l'onchocercose dans ce foyer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endémicité et manifestations cliniques de l'onchocercose dans la province de Rutana (Burundi).

  • Dans 9 collines (unités administratives) de la province de Rutana (Burundi), un échantillon de la population a été examiné pour déterminer la prévalence et l'intensité de l'onchocercose dans cette région endémique. Le foyer est hypoendémique avec, globalement, 7,9 % de la population qui est parasitée. Ceci revient à environ 4.000 personnes, sur une population de 52.000. L'intensité de l'onchocercose est en général peu élevée. L'examen clinique dans un sous-échantillon de 4 collines montre que le nombre de personnes qui sont atteintes d'onchocercose et qui se plaignent de prurit ou qui ont des lésions cutanées reste limité (respectivement 54,4 % et 38, 1 %). Les nodules sous-cutanés sont petits et difficilement palpables (20,6 % chez les sujets positifs). L'atteinte oculaire, mesurée par l'acuité visuelle, n'est que minimale: 89,9 % des yeux examinés ont une acuité visuelle de 10/10. Parmi les sujets positifs, 23,6 % ont une légère diminution de la vision (entre 9/10 et 3/10) qui pourrait être attribuée à l'onchocercose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Revue systématique sur la contribution des femmes distributeurs communautaires dans la lutte contre l'onchocercose en Afrique sub-saharienne.

  • Le Programme Africain de lutte contre l'Onchocercose (APOC) fut lancé en 1995, comme complément au brillant programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest. En 2011, plus de 80 millions de personnes ont bénéficié de cette intervention grâce à la contribution de 268 718 Distributeurs Communautaires (DC). Ses résultats significatifs occultent le rôle des femmes DC dans cette lutte cette maladie. L'objectif de cette analyse est de déterminer la contribution des femmes DC dans le traitement de l'onchocercose sous directive communautaire en Afrique sub-saharienne, et d’évaluer leur acceptation dans ledit programme. Comme stratégie de recherche, nous avons identifié toutes les études pertinentes de Janvier 1995 à Décembre 2012. Des recherches ont été effectuées dans les bases de données suivantes: Medline, Embase (

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endémicité et manifestations cliniques de l'onchocercose dans les provinces de Cibitoke et Bubanza (Burundi).

  • La prévalence et l'intensité de l'onchocercose dans la région endémique des provinces de Cibitoke et Bubanza (Burundi) ont été déterminées par l'examen d'un échantillon de la population de 33 collines (unités administratives). En moyenne, 15,8 % de la population était parasitée, ce qui correspond à environ 52 000 personnes sur une population à risque de 330 000. Le foyer est hypoendémique, mais quelques poches mésoendémiques se trouvent le long du cours intermédiaire des rivières Ruhwa, Muhira et Kaburantwa. L'examen clinique d'un sous-échantillon a montré que respectivement 69,1 % et 48,6 % des sujets positifs se plaignent de prurit ou présentent des lésions cutanées, le plus souvent légères. Les nodules sous-cutanés sont petits et difficiles à trouver (32,5 % chez les sujets positifs). L'acuité visuelle est 10/10 pour 89, 1 % des yeux examinés. Une légère diminution de la vision pourrait être attribuée a l'onchocercose chez 12,8 % des cas positifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endémicité et manifestations cliniques de l'onchocercose dans la province de Bururi, Burundi.

  • Un échantillon de la population de 20 collines (unités administratives) de la province de Bururi (Burundi) a été examiné pour déterminer la prévalence et l'intensité de l'onchocercose dans cette région endémique. Globalement, 34,4 % de la population y est parasitée, ce qui revient à environ 80 000 personnes pour la totalité du foyer. Autour de Rumonge se trouve une zone hyperendémique. Elle est entourée par une zone mésoendémique et à la périphérie se trouve une zone hypoendémique. L'examen clinique d'un sous-échantillon a montré que le prurit et les lésions cutanées ne sont pas très fréquents (respectivement 58,2% et 28,1% chez les sujets positifs). Les nodules sous-cutanés sont de petite taille et difficiles à trouver (21,3 % chez les sujets positifs). L'acuité visuelle est 10/10 pour 92,2% des yeux examinés. Une légère diminution de la vision, chez 9,4% des cas positifs, pourrait être attribuée à l'onchocercose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de l'onchocercose par la suramine à faibles doses progressives dans les collectivités hyperendémiques d'Afrique occidentale: 2. Résultats cliniques, parasitologiques et ophtalmologiques en zone de transmission contrôlée.

  • Etude faite dans un village du sud de la Haute-Volta. Les résultats obtenus lors d'un premier travail réalisé au Mali dans une zone non couverte par ce programme où subsiste une forte transmission saisonnière ont été confirmés et certains compléments ont été apportés. Ainsi la diminution de la charge parasitaire voisine de 90% est demeurée stable durant les 20 mois du suivi, la tolérance clinique a été tout à fait satisfaisante et l'incidence des lésions oculaires graves plus faible que celle enregistrée lors de l'utilisation du médicament aux doses classiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effet à long terme d'une prise unique d'ivermectine sur les charges microfilariennes dermiques dans un foyer d'onchocercose du Nord-Cameroun.

  • L'effet à long terme d'un traitement unique par l'ivermectine (150 μg/kg) sur les charges microfilariennes dermiques a été évalué par un suivi parasitologique, avant et après traitement, de 192 sujets vivant dans un foyer d'onchocercose du Nord-Cameroun. Deux villages dont les charges microfilariennes de communauté (CMFL) avant traitement étaient de 5,5 et 25,1 microfilaires par biopsie et qui avaient fait l'objet d'un traitement de masse par l'ivermectine en 1989 ont été examinés sur le plan parasitologique après 32 mois, lors de ce contrôle, les densités microfilariennes moyennes chez les adultes n'étaient remontées qu'à respectivement 24 et 51 % de leurs valeurs initiales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité parasitologique de traitements répétés par l'ivermectine dans un foyer d'onchocercose du Nord-Cameroun.

  • 321 sujets âgés de 15 ans et plus, vivant dans une zone d'hyperendémie onchocerquienne du Nord-Cameroun, traités pour la première fois par 150 μg/kg d'ivermecline en 1987 et ayant reçu au total trois à cinq fois la même dose de ce médicament ont été contrôlés du point de vue parasitologique en 1992. Chez les sujets ayant reçu cinq traitements, l'indice microfilarien (IMF) et la charge microfilarienne moyenne (MWCM)ont été respectivement réduits de 33 et de 97% par rapport aux valeurs avant le premier traitement. En 1992, l'IMC et la MWCM n'étaient pas significativement differents chez les sujets traités trois, quatre ou cinq fois. Il n'est pas nécessaire d'atteindre une couverture thérapeutique élevée pour maintenir l'onchocercose à un niveau d'endémie tolérable pour la population.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov