Obesite [ Publications ]

Obésité abdominale et gonarthrose.

  • L'objectif de notre étude est d'étudier si le tour de taille (TT) est un indicateur plus fiable que l'indice de masse corporelle (IMC) de la présence d'une gonarthrose chez le sujet obèse. Patients et méthodes. - Il s'agit d'une étude observationnelle ayant porté sur des patients obèses ne présentant pas d'autres facteurs de risque d'arthrose des genoux. Pour chaque patient nous avons précisé à côté des données démographiques, l'IMC, le TT, l'ancienneté de l'obésité et l'existence ou pas de douleurs du ou des deux genoux. Deux groupes ont été individualisés : « un groupe de sujets asymptomatiques » (GA), et un « groupe de sujets ayant des douleurs du ou des deux genoux » (GDG). Pour le groupe des patients symptomatiques (GDG) nous avons précisé l'intensité de la douleur, le retentissement fonctionnel par l'indice de « Lequesne » et de « Womac ». Tous les patients symptomatiques ont bénéficié de radiographies standard des deux genoux à la recherche de signes radiologiques d'arthrose. Ensuite le groupe GDG a été divisé en deux sous-groupes: « un groupe avec des signes radiologiques de gonarthrose » (GDG-1) et un groupe sans signes radiologiques de gonarthrose (GDG-2). La comparabilité des deux groupes « GA » et « GDG » et des deux sous-groupes GDG-1 et GDG-2 a été vérifiée pour les critères d'âge, du sexe et de l'ancienneté de l'obésité. La comparaison des facteurs étudiés: l'IMC le TT ainsi que l'existence d'un retentissement algofonctionnel, a été effectuée par le test de Student. Résultats. - Cinquante-six patients ont été retenus pour l'étude, 82,5 % étaient de sexe féminin, l'obésité évoluait en moyenne depuis 13 ans ± 6,5. L'âge moyen était de 43,21 ± 9,58 ans. L'IMC moyen était de 39,6 ± 7,23 kg/m

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Traitement de l'obésité morbide par anneau gastrique ajustable: un suivi clinique et radiologique.

  • Objectifs. Le but de cette mise au point est de définir et illustrer le rôle de la radiologie après la mise en place d'un anneau gastrique ajustable dans le traitement de l'obésité morbide. Patients et méthode. Depuis 1996, 1 000 patients obèses morbides ont été traités par cette technique dans notre institution. Notre expérience est basée sur une étude rétrospective portant sur 663 patients obèses morbides avec 2 types d'anneaux, (de Septembre 1996 à Septembre 2002), est rapportée: 114 avec un anneau de type Lapband (LB), et 549 avec un anneau de type Sweedish adjustable gastric banding (SAGB). En post-opératoire, un transit oesogastrique (TOG) est réalisé chez tous les patients dans un délai de 24 à 48 heures. À distance, le TOG est réalisé pour chaque ajustement de l'anneau et pour détecter d'éventuelles complications. Résultats. 5 types d'anneaux existants sont présentés. La technique et le matériel de ponction percutanée sous scopie de la chambre implantable sont illustrés. Le TOG aux hydrosolubles permet de détecter les complications précoces post- opératoires (perforation gastrique) et des complications plus tardives au niveau de l'anneau (slippage, dilatation chronique de la poche, migration trot-gastrique), au niveau de la tubulure (déconnexion, fuite) et au niveau de la chambre d'injection sous cutanée (infection, bascule). L'ajustement de l'anneau est adapté suivant le retentissement gastrique après un TOG baryté. Conclusion. Dans le traitassent de l'obésité morbide l'anneau gastrique, est une technique efficace. La radiologie a un rôle important dans la détection des complications et dans la prise en charge de la perte pondérale.

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Approches génomiques de l'obésité: vers la compréhension d'un syndrome complexe.

  • L'obésité est une maladie multifactorielle liée à la pression de facteurs de risque environnementaux liés à la sédentarité et à l'accès illimité à la nourriture chez des sujets porteurs de gènes de prédisposition au surpoids. Les études génétiques récentes ont permis de montrer qu'il existait un continuum entre les différentes formes d'obésité humaine: certains cas, principalement des formes très sévères d'obésité à début dans l'enfance, sont monogéniques à transmission récessive avec un rôle simplement permissif de l'environnement. D'autres mutations plus fréquentes comme celles du récepteur 4 de la mélanocortine ont une expressivité variable mais l'inactivité est suffisante pour conduire à des anomalies précoces de la prise alimentaire. Les formes communes d'obésité sont au contraire polygéniques. La pression extrême de l'environnement moderne dépasse les capacités d'adaptation homéostatique des individus génétiquement prédisposés à l'obésité, conduisant à un déséquilibre energétique propice au stockage sous forme de graisse. Certains gènes candidats comme les protéines découplantes, le récepteur bêta-3 adrénergiques ou les régions régulatrices du gène de la leptine jouent un, rôle mineur dans la constitution ou l'aggravation des surpoids. Récemment, les explorations « génome entier de familles obèses ont localisé des gènes majeurs d'obésité sur les chromosomes 2, 5, 10, 11 et 20. Leur identification grâce aux techniques de clonage positionnel et de génomique fonctionnelle permettra de mieux connaître les déterminants moléculaires de l'obésité, et de définir les cibles de nouvelles thérapeutiques.

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Régulation du poids chez l’enfant : application à la compréhension de l’obésité

  • Des mécanismes de régulation du poids permettent le maintien d’une croissance pondérale régulière chez l’enfant et d’un poids constant chez l’adulte, en dépit des fluctuations quotidiennes des ingesta et des dépenses énergétiques. Le terme de pondérostat est attribué à ce système qui maintient le poids à une valeur de référence propre à l’individu. Le pondérostat fonctionne grâce à des médiateurs périphériques, principalement la leptine et la ghréline, qui renseignent les centres hypothalamiques effecteurs sur les modifications des réserves énergétiques induites par les variations de la balance énergétique. Ces centres agissent alors par des voies efférentes sur l’appétit et la dépense énergétique pour corriger les déséquilibres induits. Chez les obèses, tout se passe comme si le pondérostat s’efforçait d’atteindre puis de maintenir un poids de référence plus élevé. Des arguments cliniques et métaboliques confirment qu’il existe effectivement chez l’obèse un équilibre énergétique entre les ingesta et les dépenses que le pondérostat cherche à conserver à un niveau plus élevé. Le traitement de l’obésité, dont l’objectif est de négativer la balance énergétique, se trouve ainsi confronté au pondérostat qui s’oppose à la perte de poids en stimulant l’appétit et en réduisant la dépense énergétique. De tels phénomènes apportent une explication aux nombreux échecs constatés avec les mesures préconisées pour traiter l’obésité. La mise au point de nouvelles thérapeutiques agissant sur le pondérostat est probablement une voie de recherche prometteuse.

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Les bases génétiques de l'obésité humaine: résultats des études d'épidémiologie génétique.

  • L'obésité est une maladie complexe qui résulte d'une interaction entre une multitude de facteurs génétiques et environnementaux. Les recherches menées au cours des vingt dernières années dans le domaine de l'épidémiologie génétique ont permis de mieux comprendre les bases génétiques de l'obésité. Il est maintenant bien établi que le surplus pondéral et l'obésité sont des conditions qui ont tendance à se concentrer dans les familles. La prévalence d'obésité est environ 2 à 8 fois plus élevée au sein des familles d'individus obèses que dans la population en général, le risque le plus élevé étant observé dans les cas d'obésité massive. L'héritabilité des divers phénotypes d'obésité varie en fonction du phénotype à l'étude, de la nature des données familiales et des méthodes d'analyse utilisées. En général, les héritabilités les plus élevées sont obtenues avec les études de jumeaux (50 % à 80 %) alors que les plus faibles sont obtenues avec les études d'adoption (10 % à 30 %). Plusieurs études suggèrent que un ou plusieurs gènes à effets majeurs pourraient influencer la masse corporelle ainsi que la quantité de graisse abdominale. Finalement, un nombre croissant d'études suggèrent que la covariation entre l'obésité et ses principales co-morbidités, en particulier, la tension artérielle, la résistance à l'insuline, le diabète et les dyslipidémies, pourrait s'expliquer en partie par l'hérédité. Cette covariation génétique est cependant moins importante que les effets génétiques observés pour chacun des phénotypes étudiés séparément.

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Actualités thérapeutiques dans le domaine de l'obésite.

  • Le traitement d’un sujet obèse a non seulement pour but d’obtenir un amaigrissement durable, mais aussi de corriger les facteurs de risque généralement associés. Ce dernier objectif peut déjà être obtenu avec une réduction pondérale relativement modérée (5-10 % du poids initial). La prise en charge d’un patient obèse doit débuter par les mesures hygiéno-diététiques (régime alimentaire et exercice physique), éventuellement avec un soutien psychologique. En cas de succès insuffisant, le recours à une approche pharmacologique peut être envisagé, en appoint aux mesures hygiéno-diététiques. La pharmacothérapie peut faire appel actuellement à des médicaments agissant sur le système nerveux central pour diminuer l’appétit (sibutramine), sur le tube digestif pour diminuer l’absorption des graisses alimentaires (orlistat) ou, à la fois, au niveau central et périphérique (rimonabant). En cas d’obésité extrême ou d’obésité sévère associée à des comorbidités, ne répondant pas à une prise en charge médicale optimalisée, la chirurgie bariatrique, bien conduite, s’avère souvent être la seule méthode capable d’entraîner une perte pondérale importante et durable, avec une amélioration substantielle des facteurs de risque associés. La gastroplastie, en particulier par anneau ajustable, a bénéficié d’un grand engouement dans notre pays. Cependant, en raison de diverses limitations, elle est de plus en plus remplacée par les techniques de dérivation, notamment le «bypass» gastrique. Dans tous les cas, une approche multidisciplinaire intégrée et individualisée, avec des objectifs réalistes favorisant le maintien de la perte pondérale à long terme et une meilleure santé, doit être privilégiée.

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L'obésité: un modèle d'interactions complexes entre génétique et environnement.

  • L’obésité résulte d’une combinaison entre une prédisposition génétique et des facteurs environnementaux, tels qu’une plus grande sédentarité et une alimentation à forte teneur calorique, créant un environnement dit «obésogène». La mise en évidence des facteurs génétiques de prédisposition reste difficile, même si les progrès ont été nombreux au cours des dernières années. A côté de cas d’obésité monogénique rarissime, on rencontre le plus fréquemment des formes d’obésité commune, polygénique, au sein de laquelle les facteurs génétiques contribueraient entre 40 et 70 % à la variation interindividuelle. Les études d’association pangénomique ont permis de mettre en évidence de nombreux polymorphismes de gènes en rapport avec le poids corporel. L’obésité commune résulte de l’interaction de nombreux polymorphismes de gènes au niveau de différentes régions géniques avec des facteurs d’environnement. La valeur prédictive de ces polymorphismes demeure cependant faible. Enfin, l’influence des facteurs de l’environnement sur la prédisposition à la prise de poids s’explique par des facteurs épigénétiques. Des déséquilibres alimentaires survenant à des moments clés du développement du foetus déterminent la programmation foetale, en modulant l’expression de gènes via, par exemple, des processus de méthylation de l’ADN ou des histones, ce qui peut influencer l’état de santé à long terme et la survenue de différentes affections, telle l’obésité.

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Pharma clinics. Comment je traite ... un patient diabétique avec obésité sévère.

  • L'obésité joue un rôle déterminant dans la physiopathologie du diabète non insulinodépendant (type 2) et une perte de poids substantielle facilite singulièrement l'obtention d'un bon équilibre glycémique. Compte tenu de l'échec fréquent des mesures hygiéno-diététiques classiques à moyen terme, différentes approches plus agressives ont été proposées, comme les cures à très basses calories, les médicaments anti-obésité ou, même, la chirurgie bariatrique. Les cures à basses calories sont remarquablement efficaces à court terme, mais souvent décevantes à plus long terme, Les médicaments anti-obésité n'entraînent qu'une perte de poids modeste en moyenne, même si certains patients paraissent être de meilleurs répondeurs, Les dérivés sérotoninergiques offrent cependant l'avantage d'améliorer la sensibilité à l'insuline et l'équilibre glycémique, indépendamment de toute perte pondérale. La chirurgie bariatrique donne les résultats les plus spectaculaires, Chez des patients bien sélectionnés, la gastroplastie (par agrafage vertical ou par cerclage calibré) entraîne une perte pondérale telle qu'elle améliore remarquablement et durablement le contrôle glycémique, tout en permettant une réduction, voire une suppression, du traitement médicamenteux antidiabétique. Cette solution ultime ne doit donc pas être négligée, après échec des mesures diététiques et médicamenteuses classiques, à condition que l'indication soit bien posée, que l'opération soit réalisée dans un centre spécialisé et que le suivi soit bien assuré par une équipe multidisciplinaire.

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Obésité et SAOS de l’enfant

  • L’obésité est avec l’hypertrophie des végétations et des amygdales un des facteurs de risque principaux du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) de l’enfant. Elle est associée à une fréquence et une sévérité accrue du SAOS, et constitue également un facteur prédictif de la persistance et de l’aggravation du SAOS dans le temps. Le SAOS de l’enfant est associé à une morbidité d’organe qui touche avant tout le développement neurocognitif et comportemental. Les conséquences cardiovasculaires et métaboliques sont moins importantes chez l’enfant que chez l’adulte. Des interactions réciproques entre le sommeil en général, le SAOS, l’obésité et des dysrégulations de l’homéostasie métabolique ont été mises en évidence, ce qui rend très difficile l’établissement du rôle exact de l’obésité dans la morbidité d’organe liée au SAOS. Aucune étude n’a jusqu’à présent réussi à démontrer que l’obésité était associée à une « sur-morbidité d’organe » dans le SAOS de l’enfant. Elle est toutefois associée à une efficacité moindre des traitements du SAOS et, en particulier, de l’adéno-amygdalectomie. Les complications per- et postopératoires sont plus fréquentes et plus sévères chez l’enfant obèse. Le recours à un traitement par pression positive continue (PPC) est donc plus fréquent chez l’enfant obèse mais la compliance de celui-ci à la PPC est moins bonne que chez l’enfant non obèse. En conclusion, l’obésité de l’enfant constituant un problème de santé publique à l’échelle mondiale, sa prévention constitue une des mesures les plus efficaces pour diminuer l’incidence et la morbidité associée au SAOS de l’enfant.

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Evaluation médicoéconomique du traitement de l'obésité morbide par anneau gastrique ajustable suédois (SAGB).

  • Introduction. - Le but de cette étude était d'analyser à partir d'un modèle médicoéconomique, l'impact budgétaire de chacun des traitements de l'obésité en France, en prenant en compte les comorbidités associées selon les perspectives de l'assurance maladie, et de calculer plus précisément les ratios coût/efficacité de l'anneau gastrique ajustable suédois (SAGB) par rapport au traitement conventionnel pour différents profils de patients, ainsi que l'impact budgétaire de l'utilisation d'un tel dispositif sur une cohorte de patients donnée. Méthodes. - Le modèle a étudié les patients éligibles à la chirurgie et a comparé l'efficacité du traitement par anneau gastrique à celle du traitement non chirurgical. La durée de suivi était d'un à cinq ans. Les coûts pris en compte étaient les coûts directs médicaux liés au traitement et ceux des éventuelles comorbidités. L'efficacité est déterminée en fonction de la perte d'IMC et de sa tenue dans le temps ainsi que du niveau d'amélioration de la qualité de vie. Résultats et conclusions. - Une évaluation sur une série de 1000 patients montre que le traitement par SAGB est dominant (moins cher, plus efficace en termes de diminution d'IMC maintenue dans le temps) par rapport au traitement conventionnel pour les patients atteints de DT2 ou de SAOS. La même évaluation en termes de QALYs montre que le traitement par SAGB est dominant par rapport au traitement conventionnel pour les patients avec un IMC supérieur ou égal à 35 kg/m

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Qui sont les adolescents consultant pour demande de prise en charge d’une obésité dans une Maison des adolescents ? Phénotypes d’une cohorte de 200 patients

  • L’obésité commune est une cause fréquente de consultation dans un service de médecine de l’adolescent. Son risque évolutif à l’âge adulte n’est plus à démontrer. Nous avons repris 200 observations d’adolescents suivis dans le service pour décrire le phénotype somatique, métabolique, psychologique et social au début de la prise en charge. L’atteinte de l’image corporelle et le retentissement psychosocial au quotidien étaient les motifs de consultation les plus fréquents. Cette demande de prise en charge par des filles 2 fois sur 3 faisait suite à de fréquentes tentatives passées sans résultat. Ces adolescents étaient en moyenne âgés de 14,5 ans et avaient un z-score d’indice de masse corporelle (IMC) à 7,4. Ils souffraient d’un point de vue fonctionnel, mais peu encore à ce stade d’un point de vue métabolique. Différentes caractéristiques psychologiques, sociales, individuelles ou familiales et certains troubles du comportement alimentaire ont été fréquemment observés. Ces données nous permettent de cerner certains profils où la prise de poids, si elle est un symptôme commun, est associée à différents facteurs, utiles à comprendre par l’adolescent et sa famille, avant la proposition d’une prise en charge thérapeutique.

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Apport des « neurosciences de la décision » à l'étude des comportements alimentaires et de l'obésité - Imagerie et cognition (10).

  • Les «neurosciences de la décision» étudient l'activité cérébrale associée aux choix. Elles apportent de fait un éclairage nouveau sur les mécanismes comportementaux et cérébraux qui les sous-tendent. Ce champ d'investigation permet de renouveler le questionnement de la « théorie du choix rationnel » issue des sciences économiques. Cette dernière repose sur une rationalité idéalisée postulant qu'après avoir évalué toutes les possibilités offertes et notamment le rapport coût/gain, les individus choisissent toujours la meilleure alternative, c'est-à-dire celle qui maximise leur utilité. La neuro-imagerie fonctionnelle pointe les changements d'activité cérébrale associés à la prise de décision, en mettant en évidence l'intervention d'un réseau cérébral (ou circuit) dit « de la récompense » dans l'évaluation des objectifs, la motivation à agir et les choix comportementaux. La compréhension de l'intervention et du rôle de ce réseau dans la prise de décision apporte des éclairages nouveaux dans de nombreux domaines, et notamment ceux des comportements de consommation. De tels résultats dans le cadre d'études des comportements (et des désordres) alimentaires devraient à présent contribuer à l'élaboration de campagnes de prévention en santé publique, plus adaptées à la réalité du comportement hédonique des consommateurs, loin de l'idéal économique rationnel.

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La chirurgie de l'obésité morbide: des courts-circuits intestinaux à l'anneau gastrique adjustable.

  • L'auteur présente l'expérience du Centre pour le traitement chirurgical de l'obésité morbide de l'Université de Milan, dans lequel, à partir du 1974, ont été opérés 603 grands obèses, dont 312 ont eu un court-circuit jéjuno-iléal (JIB), 70 un court-circuit bilio-intestinal (BIB), 102 une gastroplastie horizontale (HGP), 44 une gastroplastie verticale avec anneau de silastic (SRVGP) et 75 un anneau gastrique ajustable (ASGB). La médiane de suivi est respectivement de 16 ans, 6 ans, Il ans, 4 ans et 24 mois. La perte de poids a été satisfaisante, même si les pourcentages diffèrent en fonction des types d'intervention. Les complications les plus graves (insuffisance hépatique grave, néphrite interstitielle oxalique, troubles métaboliques persistants) ont été observées chez les JIB. Parmi les courts-circuits intestinaux, le BIB donne les meilleurs résultats cliniques, avec un moindre taux de complications. Parmi les interventions de restriction gastrique le vomissement incoercible est la complication la plus fréquente, tandis que la péritonite généralisée par perforation gastrique et la neuropathie périphérique sont les complications les plus graves. Selon l'expérience de l'auteur, la chirurgie de l'obésité morbide médicalement incurable, est désormais un moyen thérapeutique sûr et valable. Le court-circuit bilio-intestinal garde encore une place chez les super obèses jeunes (BMI >

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Diversification alimentaire et obésité: une période à risque.

  • Relation between rapid growth during the first months of life and secondary risk of excessive adiposity is well demonstrated. Many works have indicated a birth feeding effect on weight gain during the first year of life and a protective effect towards later childhood and adult obesity. However all these studies are observational and several works denied this protective effect. Concerning complementary feeding, 3 interventional, randomized, studies achieved between 4 and 6 months of age, showed a good regulation of caloric intake and no weight gain modification due to complementary foods. Most of others studies are observational and don't show any relation between time of introduction of complementary foods and later fat mass. However 3 recent studies indicate, respectively at 7, 10 and 42 years of age, an increased adiposity, suggesting the possibility of a programmed excessive fat gain induced by an early complementary foods introduction. Very few studies have evaluated, besides the time of weaning, the kind, quantity and caloric density of foods used as complements, whereas other recent studies show the importance of appetite differences since the first months of life and the importance of genetic influence on these variations. Others works have emphasized the possible role of an excessive protein intake during the first 2 years of life. So, it appears that it may be necessary to pay attention not only on the date, but also on the kind and quantity of complementary foods, particularly in infants at risk for obesity, because of parental obesity, rapid weight growth or an excessive appetite.

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Moduler l'exposition tissulaire au cortisol, nouvelle perspective pour réduire le risque métabolique associé a l'obésité.

  • La recherche pharmaceutique tente de trouver de nouvelles alternatives médicamenteuses pour contrer les anomalies métaboliques liées à l’obésité. Dans ce contexte, la 11-β-hydroxystéroïde déshydrogénase de type 1 (11HSD1) représente une piste intéressante. En effet, cette enzyme intervient dans la transformation de la cortisone inactive en cortisol actif au sein même des tissus-cibles et paraît bien être responsable d’un hypercorticisme purement local, dans le tissu adipeux et/ou dans le foie, impliqué dans la pathogénie de l’obésité abdominale, du syndrome métabolique et du diabète de type 2. Dès lors, l’inhibition de cette enzyme pourrait représenter une cible pharmacologique potentielle et une perspective thérapeutique innovante. Plusieurs études, réalisées chez l’animal et chez l’homme, ont mené au développement d’inhibiteurs de la 11HSD1 de plus en plus spécifiques, avec des résultats prometteurs. En effet, une diminution de l’insulinorésistance et une amélioration des profils glycémiques et lipidiques sont observées. Cet article décrit le rationnel qui a conduit au développement d’inhibiteurs de la 11HSD1 et présente brièvement les premiers résultats obtenus avec ces molécules appelées peut-être à devenir une nouvelle classe d’antidiabétiques oraux.

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Résultats du traitement laparoscopique de l'obésité morbide: a propos de 27 cas.

  • Prérequis: La prévalence croissante de l'obésité et son retentissement sur la santé devient préoccupante partout dans le monde. Diverses solutions chirurgicales ont été décrites dans la littérature. But: évaluer les résultats à court et à moyen terme du traitement laparoscopique de l'obésité morbide par deux techniques: l'anneau gastrique modulable et le By pass gastrique afin de dégager les particularités de nos patients. Méthodes: Il s'agit d'une étude rétrospective allant du premier Mai 2001 au 30 septembre 2007 qui a inclus 27 patients consécutifs traités par voie coelioscopique pour obésité morbide, 24 patients ont eu un anneau gastrique modulable et 3 patients ont eu un By pass gastrique. Le critère de jugement principal était l'IMC et la perte d'excès pondéral. Accessoirement, la conversion, la morbidité et la mortalité. Résultats: la moyenne d'age était de 36 ans, il y avait 4 hommes et 23 femmes. Des comorbidités étaient présentes chez 16 patients. Des antécédents chirurgicaux chez 8 patients. Le poids moyen était de 122,4 Kg (87-152 Kg). Le BMI moyen était de 42,5 kg/m2 (36,5 -52 kg/m2). La durée d'intervention moyenne était de 129 minutes (50-300 min). La durée du séjour hospitalier était de 4.8 jours (extrêmes: 3-8). La mortalité était nulle , trois patients avaient des complications précoces, des complications tardives chez un patient. La perte d'excès de poids moyen a été de 43 %. L'IMC moyen est passé de 42,5 kg/m

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Obésité et dyslipidémie chez des patients bipolaires tunisiens

  • L'objectif de ce travail est d'étudier la prévalence de l'obésité et sa corrélation avec les paramètres lipidiques chez les patients bipolaires. Notre travail a concerné 130 patients bipolaires et 130 témoins âgés respectivement de 37,9 ± 12,1 et de 37,2 ± 13,1 ans. L'obésité a été évaluée par l'indice de masse corporelle (IMC). Le cholestérol total, les triglycérides, le HDLc et le LDLc ont été dosés par des méthodes enzymatiques et les ApoA1 et B et la Lp(a) par immunoturbidimétrie. La prévalence de l'obésité chez les patients est de 30,1 % contre 12,3 % chez les témoins. Une augmentation significative de l'IMC a été notée chez les patients par rapport aux témoins indépendamment du sexe et du statut tabagique et chez les patients âgés de moins de 35 ans et ceux consommateurs d'alcool. La majorité des patients obèses et en surpoids sont traités par l'acide valproïque. Nous avons retrouvé une augmentation du cholestérol (4,41 ±1,02 vs 3,90 ±0,98 mmol/L), du LDLc (2,13 ± 1,09 vs 1,29 ± 0,56 mmol/L) et de la Lp(a) (236 ± 207 vs 163 ± 150 mg/L) et une diminution du HDLc (0,98 ± 0,28 vs 1,09 ± 0,36 mmol/L), plus fréquentes chez les patients obèses et ceux en surpoids. La fréquence élevée de l'obésité et du surpoids chez les patients bipolaires, et leurs associations à une augmentation du cholestérol total, du LDLc et de la Lp(a), et à une diminution du HDLc, majorent le risque cardiovasculaire.

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Comportement alimentaire de l’enfant et de l’adolescent souffrant d’obésité : intérêt d’un couplage des approches neurobiologique et neuropsychologique.

  • L’obésité constitue un problème de santé publique comme en témoigne la difficulté à endiguer l’augmentation du nombre de personnes concernées, notamment chez l’enfant et l’adolescent, et ce malgré une prise en charge diététique et sportive intensive de plus en plus accessible. L’efficacité de cette prise en charge est remise en question par de récentes et nombreuses études, notamment du fait de la difficulté du maintien d’un comportement restrictif vis-à-vis de la nourriture calorique. Ainsi a-t-on pu mettre en lumière un lien entre les comportements de prise excessive de nourriture et l’activité de neurotransmetteurs au sein des zones cérébrales impliquées dans la régulation du comportement et le circuit de la récompense. La réduction de l’activité dopaminergique dans le cortex orbito-frontal invite ainsi à s’interroger, chez les jeunes patients souffrant d’obésité, sur l’efficience exécutive qui facilite l’adaptation et les processus contrôlés du comportement. Ceci souligne la nécessité de considérer l’influence des facteurs environnementaux, comportementaux et psychoaffectifs au sein d’une étiologie multifactorielle. À terme, cela permettrait de mieux cerner le profil cognitif des patients concernés et favoriserait l’adaptation des thérapies proposées.

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Aspects génétiques et moléculaires de l'obésité: données récentes.

  • L'obésité est une maladie entraînant de nombreuses et sérieuses complications. L'accroissement considérable de la prévalence de l'obésité dans de nombreux pays est un puissant moteur de la recherche fondamentale et clinique. Plusieurs gènes expliquant des obésités monogéniques murines viennent d'être identifiées. L'un de ces gènes code la protéine OB ou leptine sécrétée par le tissu adipeux et agissant au niveau hypothalamique en inhibant l'appétit. Des obèses humains portant une mutation de ce gène ou du récepteur de la leptine ont été identifiés. Plusieurs autres gènes impliqués dans les obésités humaines ont été localisés sur les chromosomes 1, Il, 18 et 20. Plusieurs facteurs de transcription contrôlant la différenciation des adipocytes ont été identifiés: C/EBP α β et δ, ADD1/SREBP1, PPARy2. La capacité des tissus adipeux à sécréter de nombreux facteurs tels TNF-α, CETP, IGF-β, PGE2, LPA... a été démontré. Des nouvelles protéines, les protéines découplantes mitochondriales ou UCPs, capables de découpler la respiration et participer à la dépense énergétique ont été caractérisées. Enfin, un secteur très actif de la recherche sur l'obésité est celui des neuropeptides hypothalamiques et leurs récepteurs. Une dizaine de ces neuropeptides ont été mis en évidence.

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Données actuelles concernant l'association de l'obésité au reflux gastro-oesophagien et à ses complications.

  • L'incidence de l'adénocarcinome de l'oesophage et de son précurseur l'oesophage de Barrett ou endobrachyoesophage augmente dans les pays occidentaux. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) et un indice de masse corporelle (IMC) augmenté sont des facteurs de risque connus. Les études concernant l'endobrachyoesophage chez les sujets obèses ont mis en lumière que la graisse centrale est un facteur de risque plus important que l'IMC dans l'apparition de la métaplasie intestinale puis de l'adénocarcinome de l'oesophage. L'impact pro-inflammatoire des adipokines de la graisse abdominale associée au syndrome métabolique est également déterminant. En dehors des pathologies cardiovasculaires, du diabète de type 2 et de la stéatohépatite non alcoolique, l'obésité abdominale et le syndrome métabolique sont donc responsables d'une augmentation de la prévalence de l'adénocarcinome de l'oesophage, mais également d'autres cancers. Dans cette revue, nous étudions les principales données épidémiologiques et physiopathologiques actuellement disponibles sur cette association, suggérant l'intérêt futur de mesures préventives chez les patients obèses, en particulier en présence d'un syndrome métabolique.

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