Nevralgie [ Publications ]

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  • La radiochirurgie est une alternative à la chirurgie conventionnelle pour le traitement de la névralgie faciale (NF). Afin de mieux définir l’efficacité et l’innocuité de la radiochirurgie et les choix techniques optimaux, nous avons passé en revue notre matériel et les données de la littérature. Trois cent trente-quatre patients ont été traités par radiochirurgie Gamma Knife (GKS) pour NF dans le service de neurochirurgie fonctionnelle et stéréotaxique de l’hôpital de la Timone de Marseille, entre décembre 1992 et septembre 2005. Un minimum d’un an de recul était disponible pour 262 patients. L’âge moyen était de 68 ans (extrêmes : 29–90 ans), 128 patients étaient de sexe masculin et 134 de sexe féminin. Un conflit neurovasculaire a été clairement visualisé sur l’IRM chez 167 patients. Vingt et un patients étaient suivis pour sclérose en plaque et 110 avaient déjà bénéficié d’une chirurgie antérieure de leur NF. L’intervention a consisté en un traitement radiochirurgical par Gamma Knife au niveau de la portion cisternale rétrogassérienne du nerf trijumeau. La dose médiane utilisée à l’isodose 100 % était de 85 Gy (extrêmes : 70–90 Gy). Les courbes actuarielles démontrent un plateau à cinq ans pour le risque d’une hypoesthésie et pour le risque de récidive. À cinq ans, 58 % des patients sont libres de douleurs et 83 % n’ont aucune atteinte sensitivomotrice du nerf trijumeau. Le délai moyen pour la disparition de la douleur est de 15 jours. Le taux initial d’efficacité est 89 %. Aucune des complications rapportées avec les autres techniques n’a été observée. La sélection des patients (névralgie typique versus atypique, âge, chirurgie antérieure, sclérose en plaques) et les nuances techniques (dose maximale, volume du nerf traité, cible anatomique…) ont une influence importante sur la probabilité de disparition de la douleur et du risque de toxicité. Les nuances techniques s’avèrent avoir une influence importante sur les résultats cliniques. Dans notre expérience, une dose élevée (80 à 90 Gy) délivrée sur le trajet cisternal au niveau de la portion rétrogassérienne du nerf (7 à 8 mm en dehors du tronc cérébral) offre au patient une chance plus élevée de soulagement à long terme et un risque inférieur de perturbation fonctionnelle. Les résultats de la radiochirurgie dans la NF sont donc particulièrement opérateur et technique dépendants, ce qui explique l’hétérogénéité des résultats de la littérature.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La névralgie clunéale inférieure par conflit au niveau de l'ischion: identification d'une entité clinique à partir d'une série de blocs anesthésiques chez 72 patients

  • Introduction. - Certains patients présentent des douleurs neuropathiques du périnée, de topographie atypique pour une névralgie pudendale par syndrome canalaire. Le but de cette étude était de valider l'hypothèse d'une nouvelle entité clinique correspondant à une souffrance d'un autre tronc nerveux, le nerf clunéal inférieur, branche du nerf cutané postérieur de la cuisse et d'évaluer l'intérêt thérapeutique d'une infiltration de corticoïdes. Patients. ― Étude rétrospective de 72 patients présentant ces douleurs périnéales atypiques par leur topographie. Réalisation d'un bloc anesthésique avec adjonction de corticoïdes du nerf clunéal inférieur, sous scanner, au niveau de la région endo-ischiatique. Évaluation de la douleur, par l'échelle visuelle analogique (EVA) au cours d'un questionnaire, huit jours et quelques minutes avant l'infiltration, puis cinq minutes et trois semaines après le geste. Résultats. - Population composée de 40 (55%) femmes et d'âge moyen 55 ans. Quarante-neuf (68%) patients ont eu un bloc positif. Ces patients étaient caractérisés par des douleurs neuropathiques ischio-périnéales, respectant la verge ou le clitoris, aggravées en station assise (98 %), surtout sur les sièges durs, ne réveillant pas la nuit, et ne s'accompagnant pas d'hypoesthésie superficielle. L'adjonction de corticoïdes associés lors de l'infiltration n'a qu'un effet modeste sur l'évolution de la douleur à trois semaines avec une diminution de 30% de l'EVA maximale (au cours de la semaine précédent l'évaluation) pour 40% (n=29) des patients. Conclusion. ― Cette étude a permis de décrire une population de patients qui présentaient des critères cliniques communs pouvant caractériser une névralgie clunéale inférieure par conflit ischiatique.

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La prise en charge moderne des névralgies pudendales. A partir d'une série de 212 patientes et 104 interventions de décompression.

  • La sémiologie clinique de la névralgie pudendale se révèle d'une grande richesse et d'une grande variabilité individuelle. Le diagnostic, d'obtention difficile, est confirmé ou infirmé par les explorations électrophysiologiques. Depuis octobre 1998, un score diagnostic permet de sélectionner les patientes. Durant 4 années, le diagnostic de névralgie pudendale a été confirmé chez 212 patientes par l'exploration électrophysiogique. Douze patientes présentant une étiologie lésionnelle radiculo-médullaire ont été écartées. Seule la prise en charge des patientes porteuses d'une atteinte tronculaire du nerf pudendal (200 patientes) est décrite ici. 38 neuropathies sans syndrome canalaire (obstétricales, post-traumatiques...) sont traitées par infiltration. L'étude des 162 syndromes canalaires montre une lésion prédominante à la pince ligamentaire sacro-spino-tubérale qui est atteinte sélectivement dans 68 % des cas, comparativement au canal d'Alcock qui n'est atteint que dans 20 % des cas. Chez 104 de ces patientes, la décompression chirurgicale a été réalisée par voie trans-ischio-rectale après échec des séances d'infiltration. Le procédé chirurgical, ses suites opératoires et résultats sont rapportés ici. Ceux-ci apparaissent encourageants avec, à 1 an, 86 % de patientes asymptomatiques ou en réduction significative de la douleur. L'appréciation de la douleur s'effectue par l'échelle d'évaluation numérique.

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Névralgie du trijumeau: résultats de la décompression vasculaire micro-chirurgicale et endoscopique.

  • La névralgie faciale essentielle est en fait, dans la majorité des cas, symptomatique d'un conflit vasculo-nerveux au niveau de l'angle ponto-cérébelleux. La chirurgie de décompression vasculaire a été initiée par Jannetta dans les années 70. Nous pratiquons celle-ci par une voie rétro-sigmoïde a minima, en associant microchirurgie et endoscopie. Objectifs : Étudier la corrélation radio-chirurgicale entre les résultats de l'IRM et les constatations per-opératoires, l'efficacité du traitement chirurgical et son caractère peu invasif. Matériel et méthodes : Entre 1991 et 2000, 98 décompressions neuro-vasculaire ont été effectuées chez 79 patients atteints de névralgie faciale essentielle échappant au traitement médical après une durée moyenne de 6 ans. Le suivi post-opératoire moyen a été de 28 mois. Résultats : L'IRM a une spécificité de 100 % et une sensibilité de 93,6 %. La douleur a complètement disparu dans 69 % des cas, a été significativement réduite dans 21 %, est restée inchangée dans 6 % des cas. Les patients perdus de vue représentent 4 % de notre série. Les complications sont limitées à 10 % de collections ou fuites de LCR dont seulement 1 % (1 patient) a nécessité une reprise chirurgicale. Conclusion : Le traitement chirurgicale de décompression vasculaire effectué par un abord limité, sans rétraction instrumentale du cervelet et associée à la pratique de l'endoscopie, offre une morbidité réduite, même chez les sujets âgés. Ce traitement représente le traitement étiopathogénique de la névralgie faciale.

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Névralgie faciale révélatrice d'une récidive desmoplastique profonde et neurotrope d'un mélanome de Dubreuilh.

  • Introduction. Le mélanome neurotrope est une forme anatomopathologique particulière correspondant à une prolifération dermique de cellules desmoplastiques à différenciation neuroïde. Nous rapportons un nouveau cas révélé par une névralgie faciale. Observation. Un homme de 64 ans avait eu en 1996 un mélanome de Dubreuilh de la région malaire droite traité chirurgicalement et d'exérèse complète. Après deux années de surveillance, l'apparition d'une nouvelle lésion pigmentée a justifié une réintervention chirurgicale. L'examen histopathologique de la lésion retirée en totalité a montré une prolifération lentigineuse mélanocytaire intraépidermique sans infiltration dermique. En 1999, une névralgie du trijumeau droit est apparue en dehors de toute manifestation cutanée, une angio-IRM a montré une prise de contraste diffuse du nerftrijumeau droit. L'intervention chirurgicale par voie endobuccale a trouvé une tuméfaction noirâtre englobant le nerftrijumeau. L'analyse anatomopathologique et immunohistochimique des prélèvements histologiques a montré un mélanome infiltrant à composante desmoplastique. Discussion. Les mélanomes neurotropes avec envahissement des faisceaux nerveux par des cellules tumorales, révélés par une névralgie faciale sont rares. Notre observation est particulière par le caractère très profond du mélanome neurotrope et l'existence initiale d'un mélanome de Dubreuilh sans mélanome dit « neurotrope » associé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation des infiltrations épidurales cervicales sous contrôle tomodensitométrique dans le traitement des névralgies cervico-brachiales mécaniques.

  • Objectif. Étude prospective ouverte évaluant l'efficacité et la tolérance des infiltrations épidurales cervicales de corticoïdes sous contrôle tomodensitométrique (IEDC) dans le traitement des névralgies cervico-brachiales mécaniques (NCB). Matériel et méthode. De juillet 2003 à août 2004, l'étude prospective ouverte a porté sur 34 patients (16 femmes, 18 hommes) d'âge moyen 44,5 ans. Les critères d'inclusion étaient une NCB d'évolution supérieure à 1 mois, réfractaire traitement médical avec une concordance radioclinique. Une évaluation du Neck Pain Disability Score (NPDS) associé à des Critères secondaires a été réalisée par le même examinateur à J0, J30 et J 90. Le geste est réalisé sous contrôle TDM. Résultats. L'efficacité symptomatique des IEDC à 3 mois a été de 45 % avec les critères NPDS, de 47,1 % avec l'échelle analogique de la douleur, et de 58,8 % jugée par le patient (efficace/très efficace). La tolérance était excellente (55,9 %), moyenne (41,2 %) et mauvaise (2,9 %). Conclusion. Les IEDC apparaissent efficaces et bien tolérées. Une étude randomisée en aveugle pourrait valider son intérêt. Cependant une étude corticoïde versus placebo pose des problèmes éthiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport de l'angio-IRM temps de vol dans l'exploration des conflits neurovasculaires (hémispasme facial et névralgie du trijumeau).

  • Le but de cette étude est de préciser l'apport de l'Angiographie par Résonance Magnétique (ARM) et particulièrement des reconstructions multiplanaires (MPR) obtenues à partir de cette séquence dans l'évaluation des conflits neurovasculaires artériels qui constituent l'étiologie la plus fréquente de l'hémispasme facial et de la névralgie du trijumeau. Tous les examens ont été réalisés sur Magnetom Vision 1,5 Tesla (Siemens). La séquence d'ARM utilisée est de type TOF (Time of flight) 3DFT-FISP (Fast Imaging Steady Precession), l'acquisition est réalisée dans le plan axial. Leur traitement se fait par reconstructions multiplanaires (MPR) dans des plans parallèles et perpendiculaires aux nerfs et permet de mieux apprécier leurs rapports avec les vaisseaux et la réalité du conflit dans la Zone d'Emergence Radiculaire ou « Root Entry Zone » (REZ). En raison du trajet ascendant du paquet acoustico-facial en haut, en avant et en dehors la REZ reste mal définie sur les coupes natives de l'ARM. Une reconstruction dans un plan coronal oblique puis axial oblique permet de définir la REZ avec plus de précision. A partir du bloc de données, on réalise une projection des pixels d'intensité maximum (MIP) afin d'identifier le vaisseau impliqué. Pour la V

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Traitements des névralgies périnéales par atteinte du nerf pudendal. A propos de 170 cas.

  • La compression chronique du nerf pudendal dans la fossette ischio-rectale (syndrome du canal d'Alcock) ou à hauteur du ligament sacro-épineux est responsable d'une névralgie périnéale. Nous présentons les résultats des différents traitements effectués sur 170 patients (17 femmes et 53 hommes d'âge moyen 60,3 ans) et suivis avec un recul d'au moins un an. Les infiltrations scano-guidées de corticoïdes dans la fossette ischio-rectale ne furent efficaces que dans un tiers des cas avec une récidive dans 66 p. 100 des cas. Les infiltrations sous repérage radioscopique du nerf à l'épine ischiatique furent plus efficaces d'emblée (57 p. 100 de bons résultats) mais ne le restèrent à un an que dans 15 p. 100 des cas. La neurolyse chirurgicale proposée 27 fois, supprima totalement les douleurs 9 fois et partiellement 8 fois (soit deux tiers de bons résultats). Toutes techniques thérapeutiques confondues, les patients furent améliorés dans 65 p. 100 des cas, 23 p. 100 totalement, 42 p. 100 partiellement. Ces résultats justifient un diagnostic précoce aidé par les explorations électrophysiologiques périnéales et une prise en charge pluridisplinaire, médico-chirurgicale, des névralgies périnéales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les douleurs périnéales somatiques autres que les névralgies pudendales

  • À côté du syndrome bien établi de compression pudendale, et compte tenu de la richesse d’innervation tronculaire sensitivé du périnée, existent des souffrances d’autres troncs nerveux auxquelles il faut penser. Des nerfs d’origine « haute », thoracolombaire (nerf ilio-inguinal, nerf iliohypogastrique, nerf génitofémoral) peuvent être le siège de lésions traumatiques lors d’abords chirurgicaux de la paroi abdominale, ou subir des compressions lors de leur traversée aponévrotique des muscles larges de l’abdomen. Les irradiations périnéales trompeuses ne ressemblent pas aux névralgies pudendales et doivent évoquer la souffrance de ces troncs dont les territoires cutanés ne sont pas uniquement périnéaux, et dont l’expression clinique douloureuse n’est pas liée à la position assise. De même, le syndrome de dérangement intervertébral mineur de la jonction thoracolombaire n’est pas une vision de l’esprit et doit être évoqué, recherché et traité. S’apparentant plus à la névralgie pudendale, la souffrance du nerf clunial inférieur, déclenchée par la position assise sera évoquée lorsque la douleur atteint la région latéro-anale, atteint le scrotum ou la grande lèvre en respectant la verge ou le clitoris. Des traitements spécifiques (physiothérapie, infiltrations, chirurgie) ont fait leur preuve.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité de l'infiltration de C1-C2 par voie parasagittale postérieure dans le traitement de la névralgie d'Arnold de 24 patients.

  • L'objectif de cette étude est de juger de l'efficacité de l'infiltration de l'articulation C1-C2 par voie sagittale postérieure dans le traitement de la névralgie d'Arnold. Matériel et méthode. Vingt quatre patients ont pu être réinterrogés à l'issue des 33 infiltrations réalisées et ceci dans un délai moyen de 22 mois. L'abord avait toujours été fait sous contrôle radiologique par voie postérieure. Vingt-sept infiltrations ont été réalisées à l'Hydrocortancy 1, 6 à l'Altim. Résultats. Le pourcentage de patients soulagés à 1 mois est de 71 %, à 3 mois de 62 % et à plus de 1 an de 50 %. La régression de la douleur sur l'échelle numérique est de 5,8 points soit de 70 % chez les patients soulagés. On note une forte diminution de la prise de médicaments chez les patients soulagés, les patients ayant récidivé réclament une nouvelle infiltration. Il n'est pas noté de complication significative. Conclusion. La méthode proposée semble une alternative efficace à l'infiltration de l'émergence du nerf et aux traitements chirurgicaux proposés.

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Traitement de la névralgie trigéminale par thermorhizotomie

  • La thermorhizotomie percutanée du trijumeau est un traitement efficace de la névralgie trigéminale. L’efficacité à long terme dépend du degré d’hypoesthésie postopératoire. Son avantage est sa sélectivité topographique, pourvu que l’électrode soit placée avec une extrême précision au niveau des fibres correspondant à la zone « gâchette ». L’évitement d’effets secondaires néfastes dépend de la minutie de l’opérateur. Cela requiert un contrôle radiologique et un monitorage neurophysiologique précis. À côté de ses indications dans le cadre de la névralgie idiopathique, en particulier pour les patients âgés en état général précaire, la thermorhizotomie percutanée est particulièrement utile pour le traitement des névralgies trigéminales par sclérose multiloculaire. Elle peut s’appliquer aux névralgies symptomatiques, mais seulement si les composantes essentielles sont de type paroxystique et/ou allodynique , elle pourrait aggraver les composantes permanentes en particulier lorsqu’elles sont à type de brûlure et aggraver d’éventuels troubles trophiques préexistants, en particulier les kératites.

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Traitement neurochirurgical de la névralgie vago-glossopharyngienne

  • La névralgie glossopharyngienne, qu’il vaut mieux dénommer « vago-glossopharyngienne » du fait de l’association fréquente d’irradiations dans le territoire sensitif du nerf vague, est souvent mal reconnue du fait de sa relative rareté (elle est 100 fois moins fréquente que la névralgie du trijumeau). Comme la névralgie trigéminale, lorsqu’elle devient rebelle aux traitements spécifiques – c’est-à-dire les anticonvulsivants – elle peut être guérie dans la quasi-totalité des cas par la chirurgie. La première option est la décompression vasculaire microchirurgicale, un conflit vasculaire étant généralement à l’origine de la névralgie. La thermocoagulation percutanée de la racine au niveau de la pars nervosa du foramen jugularis n’est indiquée qu’en seconde option, en raison des déficits sensitivomoteurs des nerfs IX–X qu’elle ne manque pas d’entraîner. Les tractonucléotomies au niveau du tronc cérébral restent des indications d’exception, en dehors des douleurs d’origine néoplasique.

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Traitement de la névralgie trigéminale par la compression par ballon

  • Les auteurs présentent une étude rétrospective de 121 patients traités par compression par ballon du plexus triangulaire et de la partie initiale de la racine postérieure sensitive du complexe trigéminal. Les patients inclus dans cette série souffrent d’une névralgie du trijumeau résistant au traitement médical. Les auteurs décrivent leur technique chirurgicale et comparent leurs résultats avec ceux de la littérature. Les paramètres suivants sont comparés : succès techniques, efficacité sur la douleur, récidives et complications. La compression par ballon est considérée, selon les données de la littérature, comme la technique percutanée la moins grevée de complications, notamment sensitives. Les meilleures indications semblent être les suivantes : névralgie trigéminale du sujet âgé ou rentrant dans le cadre d’une maladie multiloculaire, névralgie touchant le territoire de l’ophtalmique (V1). Il paraît nécessaire, pour parfaire cette opinion, d’étudier des séries plus importantes avec un délai de suivi plus long (supérieur à cinq ans) et statistiquement mieux étudiées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de la névralgie trigéminale par décompression vasculaire microchirurgicale

  • La décompression vasculaire microchirurgicale (DVMC) pure est capable de guérir (c’est-à-dire, pas de douleur, pas de médicaments) la névralgie trigéminale (NT) dite « essentielle », due à une compression vasculaire dans 75 % des cas (90 % lorsque la compression est marquée), comme en témoigne l’étude avec courbe de Kaplan-Meier à 15 ans. L’IRM à haute résolution permet désormais de prévoir, avec une bonne fiabilité, la présence et même le degré de la compression vasculaire responsable. Les résultats sont meilleurs lorsque la décompression est pure, et sans que le matériel d’interposition pour maintenir le vaisseau compressif à distance ne comprime le nerf. Cela plaide pour un mécanisme réellement décompressif de la méthode, plutôt qu’une action par bloc de conduction. La DVMC pure ne produit généralement pas d’hypoesthésie au niveau du territoire trigéminal douloureux. C’est pourquoi elle constitue la première option thérapeutique chirurgicale chez les patients ayant une névralgie résistante aux anticonvulsivants.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Arbre décisionnel pour le traitement neurochirurgical de la névralgie du trijumeau

  • Dans la plupart des centres de référence, le consensus pour le traitement neurochirurgical de la névralgie trigéminale obéit aux critères suivants : névralgie trigéminale dont le caractère essentiel a été vérifié , durée d’évolution suffisante pour être assuré qu’il s’agit d’une névralgie invalidante, c’est-à-dire à crises fréquentes et avec peu de tendance à des périodes de rémission prolongées , échec du traitement médicamenteux bien conduit et/ou intolérance à celui-ci. Dans les centres qui peuvent avoir recours aux différentes variétés de techniques chirurgicales, le consensus est généralement le suivant : (1) décompression vasculaire microchirurgicale en première option , (2) si la décompression vasculaire microchirurgicale ne paraît pas souhaitable, ou si elle n’est pas investie favorablement par le patient, une méthode d’interruption percutanée, ou la radiochirurgie, peuvent être indiquées en sachant que : « pas d’hypoesthésie égale à récidive, versus, effet de longue durée égal à certain degré d’hypoesthésie ».

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Névralgie syncopale du glossopharyngien par envahissement tumoral. Conduite thérapeutique. A propos de deux cas.

  • Les névralgies du glossopharyngien demeurent relativement rares et sont parfois secondaires à un envahissement carcinomateux cervical haut. L'association à des épisodes syncopaux suggère la création d'une voie réflexe entre le nerf glossopharyngien et le nerf vague par l'intermédiaire de connections entre les noyaux bulbaires. La précession systématique de l'épisode syncopal par une crise névralgique permet de la différencier d'autres phénomènes vasomoteurs actifs. Son traitement repose essentiellement sur des médications antalgiques, et parfois en cas d'échappement, sur une section neurochirurgicale de la racine du IX et du contingent supérieur du X. A la lumière de deux cas récents, les auteurs rappellent la prise en charge thérapeutique et le mécanisme physiopathologique de cette entité névralgique particulière.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Névralgie amyotrophiante post-opératoire du nerf cubital: 4 cas.

  • Quatre cas de mononeuropathie du nerf cubital survenus à la suite d'un geste chirurgical sont rapportés. Il existait dans chaque cas un déficit sensitivo-moteur profond limité au territoire cubital. Le déficit moteur était sévère ou total dans le premier interosseux dorsal et sévère, modéré ou absent dans les muscles antébrachiaux. Le diagnostic lésionnel et topographique fut porté grâce à l'examen électromyographique classique avec étude étagée des vitesses de conduction motrice et sensitive et surtout grâce à l'étude des potentiels évoqués somesthésiques après stimulation du nerf cubital au-dessus du coude. Ces données permettaient d'éliminer une atteinte au coude et de localiser l'atteinte au poignet (1 cas) au bras ou au plexus (3 cas). La récupération fut complète (1 fois), partielle (2 fois) et nulle (1 fois). Ces cas peuvent être rapprochés de la névralgie amyotrophiante de Parsonage et Turner compte tenu des similitudes épidémiologiques, cliniques, évolutives et électrophysiologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de la névralgie essentielle du trijumeau par radiochirurgie stéréotaxique

  • La névralgie essentielle du trijumeau est une douleur paroxystique de la face évoluant par crises, selon la distribution sensitive du nerf. La prise en charge initiale thérapeutique repose le plus souvent sur un traitement médical. Dans 25 % des cas, ce traitement dès le début est peu efficace. Sinon, l’efficacité des médicaments peut diminuer dans le temps ou bien les effets secondaires liés à l’augmentation de la dose de ces médicaments restent mal tolérés par les patients. Dans ces situations, différentes procédures chirurgicales sont possibles, comme les techniques percutanées ablatives (thermocoagulation, microcompression par ballonnet, injection de glycérol) ou la décompression microvasculaire du trijumeau dans l’angle pontocérébelleux (procédure de Gardner-Jannetta). Parmi ces approches thérapeutiques, la radiochirurgie, portée par les équipes utilisant le Gamma Knife

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Névralgie cervicobrachiale non déficitaire associée à 2 cas de dissection de l'artère vertébrale extracrânienne.

  • Les radiculopathies cervicobrachiales dues aux dissections de l'artère vertébrale (AV) extracrânienne sont rares. Les cas de la littérature sont en général associés à un déficit sensitif et/ou moteur limité aux racines C5 à C7. Nous rapportons 2 cas de névralgie cervicobrachiale (NCB), non déficitaire, inaugurale. Le diagnostic de dissection de l'AV fut évoqué à l'occasion de la survenue différée de signes neurologiques centraux. Dans le premier cas, il s'agissait d'un syndrome de Wallenberg et dans le deuxième d'une possible ischémie médullaire cervicale transitoire. Le mécanisme pourrait être une compression radiculaire par la dissection ou une ischémie de la racine. Ces présentations sont trompeuses exposant à des errances diagnostiques et thérapeutiques (retard d'anticoagulation).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Névralgie cervico-brachiale chronique traitée par injection péridurale cervicale de corticoïdes. Résultats à long terme

  • . Objectif : Evaluer l'efficacité à long terme d'une injection péridurale cervicale de corticoïdes (IPCC) chez des patients souffrant de névralgie cervicobrachiale chronique (NCBC). . Type d'étude : Etude prospective ouverte. . Patients : Une IPCC a été effectuée chez 29 patients souffrant, depuis plus de 12 mois, d'une NCBC non compressive et non chirurgicale, devenue permanente depuis au moins trois mois et rebelle à un traitement médical correctement conduit. . Méthode : Un volume croissant de sérum physiologique (jusqu'à 10 mL) était injecté dans l'espace péridural cervical C7.T1 (aiguille 18G), afin de reproduire la radiculalgie du patient. Un volume équivalent de lidocaïne à 0,5 %, associée à de l'acétonide de triamcinolone (10 mg.mL

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov